10.06.2007

Nouveau départ

L’heure est venue pour moi de m’en retourner. Ce qui s’est levé ne retombera pas et ce qui n’a pas eu lieu en 2007 s’accomplira en 2012. Je le souhaite de tout cœur. Pour ma part, j’ai dit tout ce que j’avais à dire, tentant d’éclairer de mon mieux le spectacle du monde qui va. Je n’ai plus rien à ajouter.

  Je m’en retourne confiant,  le cœur plein de gratitude envers celles et ceux qui m’ont fait confiance tout au long de ces jours difficiles et qui m’ont tant donné.

 Je m’en retourne aussi avec la volonté de laisser les choses en bon ordre derrière moi.

Ces derniers jours, la curiosité naturelle des uns et des autres a pris le pas sur tout le reste et je le déplore. Cette frénésie "d'enquêtes" aboutit aujourd'hui à une situation aussi insupportable que grotesque. J’ai une pensée pour celles et ceux suspectés d’être ce qui tint ma plume tout au long de ces semaines. Je les prie de m’en excuser; romanciers, essayistes, anciens élus, conseillers, journalistes, connus ou inconnus, illustres ou obscurs. Certains sont plus suspects que d’autres, objets de rumeurs invérifiables, hypothèses mathématiques, constructions savantes, accusations péremptoires, je le regrette. Quelques uns, déjà cités publiquement, s'en amusent, d'autres non. Certains redoutent de l'être et s'en inquiètent. Afin d'éviter tout malentendu sachez que tout ce que l’on m’a rapporté de ce qui se dit ou s’écrit est faux, je me dois de le dire. Comme d’habitude, et comme il était prévisible, tout cela s’avère « abracadabrantesque » et finira par faire « pschitt ! » (Sublimes inventions de mon successeur…) Tiens, il ne manque plus que le nouvel élu à la liste. Après tout ne s’est-il pas lui aussi en son temps amusé à tenir ma plume, ce qui dénote chez lui un goût du masque qui n’est pas l’aspect le moins déplaisant de sa personne ?

  Je vous le répète encore une fois, en guise de conclusion : Etre en accord avec soi-même, je ne connais pas de meilleur bulletin de santé. Je crois aux forces de l’esprit, je ne vous quitterai pas.

 

PS : j’allais oublier ce que je dois également à ceux qui estiment que l'histoire est de la plus haute importance. En 1992, Fabius versa quelques larmes de dépit face à un miroir des toilettes du Conseil Régional de Haute-Normandie. Le Premier secrétaire du PS qu’il était, sur de sa victoire, venait d’être battu parce que le PCF en avait décidé ainsi. Un journaliste fut témoin inopiné de la scène. Je pensais qu’il s’en souvenait, d’où mon interpellation amusée. Il ne s’en souvenait pas et s’est cru mis en cause pour des raisons que j’ignore. Je confesse avoir tiré profit de son trouble pour le taquiner. Voilà : la montagne accouche d’une souris, me direz-vous, et vous aurez bien raison. Mais qui a accouché de la montagne ?

08.06.2007

Voter socialiste

  Ce dimanche, votez socialiste, après tout, c’est encore la maison commune de toutes celles et tous ceux qui souhaitent le pain, la paix, la liberté pour tous. Là d’où je suis, je ne puis que vous y encourager. Ce qui se passera au lendemain de ce scrutin relève d’une autre Histoire; celle-ci vous appartient

Ombre et lumière

Vous croyez que le bien c’est la lumière et que l’ombre c’est le mal ? Mais où est l’ombre ? Où est la lumière ? Où est la frontière du mal ? Savez-vous si vous êtes du bon ou du mauvais côté ?  Méditez là-dessus et faites votre examen de conscience, vous serez peut-être étonné des résultats. On a le choix vous savez…

06.06.2007

Fillon et Colbert, Mémoire et journalisme

J’ai toujours considéré que la couleur de la France était le gris. Le gris des toits, le gris des clochers, le gris du ciel, et désormais le gris du nouveau Premier ministre. Ce François Fillon n’est pas transparent, contrairement à ce que je lis ici où là ; il est terne. 

  A le voir ainsi se glisser dans le sillage tumultueux de celui que les Français ont élu le 6 mai dernier, il m’évoque Colbert à la traîne de Louis XIV. Comme lui il jouit d’une image de rigueur intransigeante, de serviteur de l’Etat consciencieux et détaché, comme lui, il est en fait peu regardant sur la bonne tenue des finances publiques, pourvu que cela plaise au souverain. Colbert se signalait par sa mesquinerie, sa jalousie, allant jusqu’à provoquer la chute du flamboyant Fouquet pour mieux s’emparer de ses trésors (Vaux-le-Vicomte…). Fillon ne se distingue pas de Colbert en ces qualités, à cette différence près que son Fouquet se nomme Villepin et que Matignon fut l’objet de sa convoitise aujourd’hui rassasiée.

  Il faut cependant rendre grâce au nouveau Premier ministre : il n’avance pas masqué. Ceux qui le connaissent savent qu’il s’est toujours flatté auprès de ses proches de cheminer en politique à l’ombre des plus grands. Il fut, l’a-t-on oublié, le plus discrets des douze rénovateurs de la droite en 1989, cette bande de quadragénaires qui voulait envoyer Chirac et Giscard aux oubliettes. Seguin, Noir, Bayrou, Baudis, Bosson, Carignon, Millon, d’Aubert, Villiers, Pinte, Barnier et Fillon… A l’arrivée, a réussi celui sur lequel Alain Duhamel n’aurait pas parié à l’époque. Mieux encore, Fillon a toujours fui comme la peste les plateaux de télévision, jugeant que ses électeurs n’aimeraient pas le voir trop souvent sur le petit écran. Il a su se contenter d’apparaître à l’occasion, se bâtissant une petite notoriété, évitant de susciter bien des jalousies parmi ses collègues.

  Les initiés m’ont rapporté que ce personnage avait peut être servi de modèle, il y a une dizaine d’années, à l’un des personnages d’un roman de Gilles Martin-Chauffier, « Les Corrompus ». Que voilà un livre à lire ou relire peut être…

  En apparence, Fillon est le Premier ministre idéal pour ce président omnipotent. Mais il faut se méfier de la servilité de ces Premiers ministres là. Il arrive un moment où la servilité se mue en prudence, où le chef du gouvernement ayant pris goût aux choses du pouvoir, se plait à penser à mieux, où l’immobilisme tient lieu de viatique car il faut songer à l’avenir. Bref, ce Fillon n’est pas seulement l’héritier de Colbert, il me fait penser à l’un de mes Premiers ministres, aussi terne et gis que lui en son temps et qui rêvait à un destin plus élevé, qui dissertait à longueur de temps sur le dialogue social et qui laissait les infirmières à leur détresse, qui faisait mine de me servir en tout, et qui ne faisait rien. On vu ce que cela a donné, le nouvel élu devrait se méfier.

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  On me prête parfois, depuis mon retour provisoire en ces lieux de bien vilaines pensées. Cela m’attriste, car je n’ai point pour volonté de contraindre qui que ce soit à agir contrairement à sa conscience. Détestant par nature que quiconque me dicte sa volonté, je m’en voudrais d’imposer la mienne à autrui. Il m’arrive parfois, il est vrai, d’inviter les uns ou les autres à faire part de leur témoignage dès lors qu’ils sont les détenteurs d’une part d’Histoire, si infime soit elle au regard de la marche du monde, partant du principe que les témoins directs d’un événement sont plus crédibles que ceux qui ne le sont pas.

  J’ai mentionné ici, il y a quelques jours une anecdote touchant à la fragilité masquée par Fabius depuis toujours, insistant sur le fait que bien peu de personnes, hors le cercle de ses intimes, ont eu la possibilité d’en être témoin. Il se trouve qu’un jour de 1992, un journaliste aujourd’hui très connu et très puissant, a eu ce privilège en des circonstances peu banales, nées des hasards de la vie, des coïncidences de l’existence. Etre là au moment où l’on ne devrait pas y être, en un lieu insolite et voir ce qu’on ne pensait jamais voir, sauf miracle. Cela s’est produit où cela s’est produit ce jour-là, il n’y a pas lieu de nourrir des polémiques là-dessus, car l’humanité et la dignité des uns et des autres n’est aucunement mise en cause. En tout cas la scène vue était suffisamment saisissante pour que ce journaliste en informe certains de ses confrères, qui eux-mêmes en ont informé certains de mes conseillers, qui eux-mêmes m’en ont informé. Ainsi circulent les informations car on ne dira jamais assez combien les journalistes sont, pour les responsables publics que nous sommes, de précieux correspondants sur les activités, ambitions, desseins des uns et des autres. Quand cette affaire m’a été rapportée, j’ai estimé, comme le conseiller qui me l’a rapportée, Fabius bien imprudent. Puis, je me suis dit que cette anecdote serait vite oubliée (sauf peut être par son témoin direct). Ainsi va la vie des journalistes, oublieux que l’actualité du jour est l’Histoire de demain, bavards contemplateurs de l’écume des vagues, muets insensibles aux mouvements des marées.

  Je m’aperçois que je suis déjà trop long et que ça n’est pas encore ce jour que je pourrais vous dévoiler tous les secrets de cette histoire. Je vous prie de m’en excuser et de ne pas y voir malice de ma part. Je m’en tiens là pour l’instant, et assure le journaliste détenteur d’un lourd secret enfoui dans les méandres de sa mémoire capricieuse, de ma considération respectueuse à l’égard de sa personne et de sa fonction, toutes deux absolument nécessaires à notre république en ces temps difficiles.

Gallo et ses secrets, GSPR et République

Il est des circonstances où il faut céder sur ce qui est moindre. Ainsi en a décidé Max Gallo pour parvenir à ses fins : succéder à Revel sous la Coupole. En vérité, je n’ai point voulu le dire à l’époque, mais le soutien de Gallo au candidat de l’UMP a été très largement dicté par les nécessités de sa campagne académique. Je le dis pour les plus jeunes de mes lecteurs, mais l’académie n’est pas un lieu où les forces de progrès sont les plus représentées. Gallo, livré à son ambition, a choisi le ralliement bruyant au nouvel élu afin de s’attirer les bonnes grâces (et les votes) d’Ormesson, Druon et toute la clique. C’est ainsi que les hommes sont faits, que voulez-vous, il n’y a aucune raison de s’en offusquer. 

  Pour cette fois il est vrai, je dois admettre que Gallo a fait les choses franchement. Il n’en a pas toujours été ainsi. Tiens, en 1999 par exemple, il se cachait chez lui pour négocier son soutien à la liste Pasqua-Villiers à l’orée de la campagne des élections européennes de l’époque. Lorsqu’il recevait l’émissaire de Pasqua venu négocier les termes du ralliement dans son logis, situé sur un place parisienne de renom il se précipitait à la fenêtre pour scruter la place avec anxiété. « Avez-vous été suivi ? Est-ce qu’ils vous ont vu entrer ici ? » Et l’émissaire de s’étonner : « Ils ? Qui ça ils ? ». Gallo se laissait alors tomber dans son fauteuil, comme accablé par le poids d'un invisible complot. « Je suis sur que mon éditeur me fait suivre… Il pense que ça n’est pas bon pour mes ventes de m’afficher avec Pasqua… »

  L’émissaire de Pasqua, un homme à la plume acérée et qui prétend écrire de bien meilleurs discours que Gaino, s’amusait beaucoup des coquetteries de Gallo. Il était venu lui proposer d’animer pour le compte des souverainistes de l’époque un « pôle de gauche » (eh oui ! Déjà) et une bonne place sur la liste, mais tout cela n’a pas abouti.

  De toutes façons, dès 1988, Gallo voulait quitter le PS et il n’avait de cesse d’expliquer à Chevènement que l’avenir était ailleurs. Il lui est même arrivé à l’époque de téléphoner à  toute heure du jour et de la nuit à Georges Sarre pour l’entretenir de ses visions à ce sujet. Pour tout vous dire, Sarre a cru pendant un bon moment que Gallo était aussi zinzin qu’Hallier, qui lui avait les mêmes coups dix ans auparavant. Bref, par la suite, on a vu ce que ça a donné.

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  Les gendarmes du GSPR ne sont plus chargés d’assurer réellement la protection du président de la République. C’est bien regrettable. Ce sont des fonctionnaires profondément républicains, efficaces et désintéressés. Celui qui m’aide chaque jour ici pourrait en témoigner. Certes, son bureau n’était pas situé au palais même, il lui arrivait de passer beaucoup plus de temps dans les locaux du 2-8 de la rue voisine ; mais je sais que lors des ses visites régulières à l’Elysée, il appréciait la courtoisie, le maintien et le dévouement de ces gendarmes et qu’il les salue aujourd’hui, notamment ceux qui connaissent tant et tant de choses qu’ils taisent à jamais.

 

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Commentaires

Prem's

Ecrit par : Visiteur | 06.06.2007

Message de Destop à Canard WC :

"M. Mitterrand de la Toile et du masque réunis, nous réitérons donc notre supplique d'hier: parlez, racontez, dites. Trop de choses sont en jeu pour que vous vous taisassiez plus longtemps. Pour la France, monsieur, nous vous le demandons…"

Ecrit par : Visiteur | 06.06.2007

ok

Ecrit par : verbim | 06.06.2007

 

05.06.2007

Eternel retour, mémoire et anecdote

Le siècle actuel a un caractère octogénaire : il me présente l’image de la vieillesse ; l’impuissance et l’amour de soi-même. Il est d’un mauvais politique de ne point savoir perdre.  Sans boussole ni pilote, cela ne peut que mener à la catastrophe car il y a pour chaque âge une mesure d’ambition que la nature nous invite à ne pas dépasser. 

  Il est toujours utile de relire les classiques, il y a là matière à profit. Les socialistes seraient bien inspirés de s’y consacrer, eux que je vois errer dans cette campagne législative tels des canards sans tête. Il ne suffit pas de s’abriter derrière les 17 millions de voix du 6 mai dernier pour dissimuler le score minimal de la gauche, à peine 47%, pas plus qu’il ne sert de clamer que « le PS restera toujours le PS », ce qui est somme toute plus inquiétant que rassurant. Il est vrai cependant que le retour de Jospin dans cette campagne apporte du crédit à cette maxime d’essence tautologique. Ceteris paribus, ce retour soudain m’évoque mon propre retour aux affaires du monde, à cette différence près que moi, on m’écoute, et que je continue de susciter bien des haines et des rancoeurs. C’est le prix qu’il faut payer dans la France d’aujourd’hui, la France des puissances d’argent et de medias, lorsque l’on a le courage de vouloir faire entendre d’autres voix, d’autres vérités ; les gardiens du temple vous assaillent, bourreaux qui se posent en victimes et s’assurent eux-mêmes de leur propre commisération.

  Pour en revenir à Jospin, que je connais mieux qu’il ne l’imagine, je sais ce que son activité de ces jours-ci dissimule : un froid désir de vengeance contre Royal, Hollande et Strauss-Kahn. Il ne manquait plus que ça, vous en conviendrez. Depuis que cette pièce a commencée en 1990 au congrès de Rennes, combien d’actes représentés ? Quelqu’un a-t-il fait le compte scrupuleux de ces scènes indéfiniment jouées et rejouées ? J’estime Jospin, et je n’ai guère apprécié les sifflets qui ont accueilli son message lors du dernier meeting du Zénith, mais il est grand temps pour lui de cesser de confondre ses traumatismes personnels avec le destin du PS.

  Cette ritournelle me lasse chaque jour davantage. Elle finit presque par me détourner, comme tant d’autres, de la lutte nécessaire à mener contre la droite la plus réactionnaire de ces cinquante dernières années. Un exemple parmi tant d’autres ? J’ai découvert ces derniers jours qu’un organisme créé par Raffarin et livré au lobby de la droite catholique la plus ringarde sélectionnait les dossiers de candidats à l’adoption internationale par tirage au sort, dans le secret le plus absolu, et sans contrôle. Les bras m’en sont tombés. Et il n’y a personne à gauche pour s’emparer de ce dossier ? Ecouter tous ces citoyens ainsi traités ? S’indigner un tant soit peu face à de telles pratiques ?

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  Il me revient que je ne vous ai pas encore tout dit de la désormais célèbre anecdote touchant Laurent Fabius au soir de sa conquête avortée du Conseil régional de Haute-Normandie en 1992. On me dit que le témoin privilégié de cette affaire ne se souvient plus de rien. Ma foi, c’est bien dommage pour un journaliste que d’avoir si peu de mémoire lorsque l’on est témoin d’un événement marquant et de ce qu'il peut révéler de la psychologie d’un responsable politique de premier plan. Moi, je me souviens de bien des choses et ma mémoire ne me fait que rarement défaut. Etre doté d’une mémoire solide évite les problèmes de conscience et les tempêtes sous les crânes lorsque sont évoquées de vieilles affaires. Tout cela n’est pas si grave. On y arrive et tous les dessous de cette histoire vous seront bientôt livrés. Mais pas aujourd’hui… 

  Je vais le répéter une fois encore : je fais ce que je veux, comme je le veux, quand je le veux.

 

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Commentaires

prems

Ecrit par : panturne | 05.06.2007

Bonjour monsieur le Président

Grand plaisir de vous savoir matinal.
Et vous avez raison : faites ce qui vous plait pour notre meilleur plaisir.

Bien à vous

Ecrit par : rimbus | 05.06.2007

Pour reprendre la suite des posts précédents :
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En revanche, comme le souligne Pescaloun, les propos de FFillon, sont inadmissibles, blessant, écoeurant...

Et vissiblement toujours pas de réaction du PS à, ces propos dans les fils d'actualité...

Il faut mordre, pour reprendre les propos de Tonton d'il y a quelques jours.

Ecrit par : Christian | 05.06.2007

Pour mordre ... il ne restera plus bientôt que la gauche du PS, la gauche unitaire, la gauche REELLEMENT anti-libérale (pas celle de Fabius) ... si aucune force politique n'est capable de "gérer" cette réelle opposition, il faut s'attendre à des lendemains "un peu" agité.

Ecrit par : Georges | 05.06.2007

Un bonheur de style, comme d'habitude, et toujours ce don d'attiser les curiosités et les impatiences... Vous allez vous faire beaucoup d'ennemis.

Courage : c'est une occupation d'aristocrate, comme disait Montherlant.

Ecrit par : Scartio | 05.06.2007

J'aurais pu dire deuze mais je préfère saluer notre hôte avant.

Ecrit par : rimbus | 05.06.2007

Apathie va pas être content !

Pfff....

Ecrit par : ordzo | 05.06.2007

Bravo MAB !

Ecrit par : Arpad | 05.06.2007

Mordre bien sur... Mais aussi et toujours avoir en tête que rependre du terrain face à cette droite au fond de taureau passera par la culture, par l'intelligence et par l'esprit. Ce que je trouve ici.

Les morsures les plus profondes, en somme.

Dénoncer avec notre ancien Président la vulgarité, le côté nouveau riche emperlouzé de ce régime. Dénoncer cette politique haineuses de parvenus, ces discours rancuniers d'un premier ministre de papier qui n'a que cela à faire de son temps, de dire du mal de son prédécesseur et du Président précédent ou d'insulter ses adversaires.

Ecrit par : Scartio | 05.06.2007

@Christian
Bertrand Delanoe sur France Inter a répondu ce matin et de très fort belle manière à l'arrogance et au cynisme de l'autre nabot de la droite la plus sectaire que nous nous sommes préparé.

Ecrit par : Kader | 05.06.2007

@ Pescaloun

Réponse dès le 04/06
Les responsables socialistes ont dénoncé les propos tenus quelques heures plus tôt par le premier ministre à Lyon.
"Nous n'acceptons pas le révisionnisme de l'Histoire de cette droite qui se croit maintenant tout permis parce qu'elle croit qu'elle va tout gagner (...). L'amour de la France ne se mesure pas à la violence des déclarations", a déclaré Jean-Marc Ayrault.

Le directeur de cabinet de M. Hollande et adversaire de François Fillon aux législatives dans la Sarthe, Stéphane Le Foll, a affirmé, au vu des propos de son adversaire, qu'"il n'y a plus de doute à avoir sur la nature de l'engagement politique de ceux qui gouvernent la France". "C'est une politique qui sera une politique de droite dure, une politique qui consiste à mépriser les acquis de la gauche, à revenir sur tout ce qui a été fait depuis cinquante ans", a-t-il dit.

François Hollande, lui, a fustigé "l'esprit de revanche qui anime nos concurrents". "Ils veulent revenir sur 68, même sur la Libération, ils veulent la table rase, disent-ils, pour inventer une nouvelle France, pour permettre (...) aux nantis de pouvoir s'en sortir par eux-mêmes".

Ecrit par : family | 05.06.2007

Attention, vos lecteurs vont finir par se lasser de ce faux suspense...

Rémi - Magazine L'Etendard

Ecrit par : Magazine L'Etendard | 05.06.2007

Après l'affaire VSD, voici l'affaire FM007...

http://img19.imageshack.us/img19/6026/fmpubbv7.jpg

Ecrit par : Culture Pub | 05.06.2007

A Scartio:

Ne s'agirait-il pas plutôt de "droite à front de taureau" ?

Ecrit par : camé léon | 05.06.2007

J'ai assisté au meeting du Zenith à Nantes et force est de constater que les fils d'actualité ne révèlent rien de la force des propos de Jean-Marc Ayrault, Ségolène Royal, Stéphane Lefol et François Hollande.

Pas de réactions ?
C'est une plaisanterie. Ou plutôt l'effet d'un silence incroyable de la presse.

Les réponses furent belles et rudes.
Un jour viendra où les valets médiatiques paieront leurs courbettes...

Ecrit par : Tof | 05.06.2007

@Rémi

Eh bien s'ils se lassent, qu'ils se lassent... C'est qu'ils n'aiment pas le jeu, et ne ne crois pas que notre fantôme en ressente une bien grande peine. D'autant que je crois avoir vu qu'il s'en tire plutôt bien jusqu'ici, non ?

Ecrit par : Scartio | 05.06.2007

Qui aurait un lien vers ce discours de Fillon, hier à Lyon ?

J'en ai entendu des extraits ce matin sur France Inter.

Les bras m'en sont tombés !

Pescaloun, si vous avez le texte ...

Ecrit par : anne | 05.06.2007

@ camé léon : si bien sur... ;-) Merci d'avoir de vous-même rectifié.

Ecrit par : Scartio | 05.06.2007

"La France des puissances d’argent " est elle vraiment derrière la libération du chef de la rébellion qui détient Bétancourd comme le proclame les médias ce matin ?

Si c'est le cas c'est que ca sert réellement a quelque chose d'être copains des patrons du CAC.

Au quel cas chapeau bas Mr Sarko.

Pascal

Ecrit par : pmousque | 05.06.2007

Apathie : terme médical désignant un état de fatigue physique ou intellectuelle profond

Ecrit par : saperlipopette | 05.06.2007

Avez-vous un lien vidéo vers les déclarations de Fillon, j'en ai besoin pour me faire une opinion.

Ecrit par : Mistigri | 05.06.2007

@pmousque

Et quel hasard de voir ce dossier Betancourt avancer avec tant de force à quelques jours des législatives... Il me souvient d'avoir vu autant d'efforts déployés au Liban en 86, toujours aussi opportunément.

Instrumentaliser une famille entière ainsi, quelle petitesse ! La fin ne justifie pas tous les moyens.

Ecrit par : Scartio | 05.06.2007

Tof, je ne dis pas qu'il n'y a pas eu de réactions.
Mais le PS a "fustigé", défendu, argumenté.

Ils ont répondu comme si c'était de l'UMP au PS que ça se passait.
Mais ce ne sont pas que les dogmes ou les actions des dirigeants socialistes qui sont attaquées, ce sont aussi les citoyens qui ont "osé" voter à gauche.

Il faut une réaction en notre nom à tous.
De façon brève et percutante.

Il faut dire que ce sont 17 millions de Français qui ont été insultés, et demander des excuses.

Après tout, quand M. De Villepin avait insulté François Hollande, on avait bien su demander des excuses au 1er ministre.

Le PS ne saurait-il pas faire pour tous ses électeurs ce qui a été fait promptement pour son chef?

Ecrit par : Pescaloun | 05.06.2007

Pour se faire une opinion, voici:
"ll faut rompre, pour rejeter l'imposture morale de cette gauche qui joue à colin-maillard avec l'Histoire, la gauche des grandes âmes sèches, qui pratique la justice sociale comme on offre un caramel mou, du bout des doigts, à la sortie des kermesses dominicales, celle qui n'ose plus aimer la France, celle qui considère comme déplacé d'être fier ...
Finies ces mystifications par lesquelles la gauche des grands sentiments dressait en sous-main le travailleur contre son patron, le justiciable contre la justice et le Français contre la France ! Vous avez voté Sarkozy pour que cela cesse et cela va donc cesser!"
Face à une gauche "fatiguée", "dépassée", "bardée de certitudes et de préjugés", la victoire de M. Sarkozy et le gouvernement incarnent "une nouvelle vague et un style original".
"Le Parti socialiste hurle au débauchage et à la traîtrise parce qu'il sait, au fond de lui-même, que cette ouverture révèle sa vacuité intellectuelle et son conservatisme politique.
Chacun de vos bulletins est plus qu'un vote, c'est un acte de foi dans nos valeurs"

Ecrit par : Pescaloun | 05.06.2007

Ps= vacuité intellectuelle + conservatisme: OK, pas de probleme, je ne suis pas d'accord mais c'est son droit de penser cela, c'est la tolérance en politique.

Il faut se rappeler que "la gauche" en France, ce n'est pas seulement "les dirigeants du PS". C'est l'ensemble des gens qui ont soutenu des idées de gauche, ce sont ces 47% de citoyens qui n'ont pas voté Nicolas Sarkozy.

Considérer que le peuple de gauche *parce qu'il ne pense pas comme la majorité* représente une "imposture morale", que nos convictions sont des préjugés, que nous avons dressé "le Français contre la France", que ce sont des béni-oui-oui à la compassion poisseuse, bien pensants et inefficaces, que la solidarité c'estun autre nom pour la charité et que cela doit cesser, que s'il y a eu des luttes sociales c'est qu'on a excité les salariés contre leurs dirigeants et pas qu'il y avait des problèmes sociaux..

M. Le 1er ministre est libre de penser ce qu'il veut, mais il n'a pas le droit d'insulter ses concitoyens. Il doit donc NOUS présenter des excuses.

Et cà sa réponse on verra la démocratie telle qu'il l'imagine.

"le progrès pour tous, le respect pour chacun"
ça aussi c'est dépassé?

Ecrit par : Pescaloun | 05.06.2007

"il y a pour chaque âge une mesure d’ambition que la nature nous invite à ne pas dépasser."

c'est gonflé, ça, tonton.

Ecrit par : Martin P. | 05.06.2007

@ scartio

Pour le discours de François Fillon.

http://quandjypense.canalblog.com

Ecrit par : quandjypense | 05.06.2007

OK, super, la gauche = l'antifrance. Merci monsieur Fillon de nous traiter d'imposteurs moraux. Et après quand on parle de discours néopétainiste, on nous accuse de caricaturer.

Ecrit par : El Fredo | 05.06.2007

Elections législatives
Lyon
Discours de François Fillon

**
Il y a un mois, un mois seulement, Nicolas Sarkozy entrait à l’Elysée en vainqueur. Et vous y entriez avec lui.
Il y entrait, parce que vous aviez partagé son élan.
Parce que vous aviez adhéré à sa vision.
Il y entrait pour mener en votre nom son projet pour la France !

Mon cher Dominique,
Mes chers amis,

Cette victoire de Nicolas Sarkozy elle est aussi la vôtre.

Vous vous êtes reconnus dans les valeurs qu’il a portées parce que la ville des canuts et des soyeux est une ville où l’on chérit le travail, l’effort et le mérite.

Parce que la ville de Jacquard, de Thimonnier et des Frères Lumière est une ville où on aime entreprendre, créer et forger l’avenir.
Parce que la ville d’Ampère et de Mérieux est une ville où on a toujours engagé la bataille de l’intelligence pour conserver une longueur d’avance.
Parce que la ville de l’abbé Pierre est une ville où l’on s’élève contre ce qui porte atteinte à la dignité humaine.
Parce que la ville où est mort Jean Moulin est une ville où on connaît le prix de la liberté.
Parce que la ville de Saint-Exupéry, est une ville où l’on sait se donner les moyens de voler vers ses rêves.

Vous avez élu Nicolas Sarkozy, parce que vous reconnaissiez en lui un homme de cœur et de parole.

Je suis venu vous dire que le nouveau président élu est à la hauteur du candidat – rigoureux, rassembleur, résolu à tenir ses engagements !
Sachez qu’il n’y aura pas de pause.
Que l’élan est pris.
Que l’ambition est plus forte que jamais.

Vous avez donné un mandat à Nicolas Sarkozy : il vous offre un avenir !



Sa victoire, vous l’avez voulue large, généreuse, incontestable.
Certains aimeraient l’expliquer par les atermoiements de la gauche, ses divisions, ses naïvetés…
Il faut couper court à ces interprétations fumeuses !
Car le sens de notre victoire est sans ambiguïtés : il est dans l’adhésion massive des Français à un projet; dans une mobilisation populaire bien au-delà des partis et des clivages; il est dans la confiance de tout un peuple à l’un des siens.

Ce président nouveau est le champion d’une politique de rupture ; d’une politique d’innovation et de rénovation, une politique sans concessions pour ces facilités, ces lâchetés, ces ratés qui ont si gravement lézardé la maison France.

Il faut, mes chers amis, rompre pour réinventer ; pour faire un sort à cette société figée, où toutes les voies sont en cul-de-sac; où l’immobilisme économique et social désespère le peuple; où les classes moyennes s’interrogent avec inquiétude sur l’avenir de leurs enfants; où tous ceux qui réussissent hésitent à céder aux sirènes de l’expatriation.

Il faut rompre, pour rejeter l’imposture morale de cette gauche qui joue à colin-maillard avec l’histoire.
La gauche des grandes âmes sèches, qui pratique la justice sociale comme on offre un caramel mou - du bout des doigts, à la sortie des kermesses dominicales.
Celle qui n’ose plus aimer la France.
Celle qui considère comme déplacé d’en être fier.
Celle qui prêche le statu quo quand tous les Français disent : nous voulons autre chose, nous avons faim de réussir !

Il fallait rompre, c’était l’urgence. Mais pour rompre réellement, il fallait écouter ceux que l’on n’écoutait pas.

Ecouter les six milliards d’habitants de la planète, qui défient la France de retrouver son rôle moteur dans le progrès économique, technologique et culturel.
Entendre les millions de chômeurs, qui nous défient chaque jour, d’entreprendre enfin les réformes profondes de la fiscalité, du droit du travail, de l’éducation et de la formation sans lesquelles il n’y aura pas de plein emploi.
Entendre ces Français qui n’acceptent pas de vivre avec la peur au ventre, qui n’acceptent plus de baisser le regard face à ceux qui veulent imposer la loi de la cité sur celle de la République.
Entendre et rendre justice à nos petits-enfants, sur le dos desquels nous vivons à crédit, et qui nous mettent au défi de désendetter la France.

Oui, la croissance économique et le pouvoir d’achat peuvent être boostés – pourvu que la valeur du travail soit enfin honorée.
Oui, notre pacte social peut être sauvé – pourvu que chaque citoyen donne à son pays autant qu’il reçoit de lui.
Oui, les petites retraites peuvent être meilleures – pourvu que l’on réforme les régimes spéciaux.
Oui, l’immigration peut être intelligemment contrôlée – pourvu que l’on cesse de faire de l’angélisme.
Oui, la France peut être rassemblée – pourvu que son identité soit définie et respectée.
Oui l’insécurité peut être jugulée – pourvu que l’impunité soit sanctionnée.
Oui, l’Europe peut être relancée – pourvu qu’elle soit dotée d’une ambition politique et pas technocratique.

Toutes ces vérités, les Français ont choisi de les entendre !
Et de les entendre 5/5, à la surprise de certains de nos analystes les plus avertis ! Le 21 avril 2002, les régionales de 2004, le rejet du referendum sur le traité européen, tout cela traduisait à leurs yeux le désarroi de l’électeur et le déclin de la démocratie. « L’électorat -annonçaient-ils- s’est enfermé dans le cynisme et dans la contestation mécanique ». « L’esprit citoyen -disaient-ils- s’est éteint». « Les Français- pensaient-ils- n’y croient plus ».

A ce catastrophisme, vous avez opposé une mobilisation magnifique !

Avec 84% de participation et 53% des votes exprimés, vous venez d’accorder au président élu une victoire historique ; et plus encore, vous avez rendu une espérance à notre pays. Je vous demande, le 10 et le 17 juin, de confirmer la légitimité de son gouvernement et de ses engagements, en envoyant à l’Assemblée nationale une majorité cohérente et agissante, capable de dépasser les frilosités et les corporatismes !

Chacun de vos bulletins est plus qu’un vote, c’est un acte de foi dans nos valeurs.

Il y a quelque chose de galvanisant à évoquer ces valeurs qui mèneront demain notre action politique ; galvanisant, parce qu’elles donnent à notre effort un sens ; galvanisant, parce qu’elles nous conduisent sur la voie d’une politique audacieuse et franche.

Non, la politique ne consiste pas à tout lisser, à tout accepter, à tout admettre ; à considérer que tout se vaut ; à prétendre que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ».

Non, la politique ne consiste pas à chercher des excuses au délinquant, jusqu’à confondre sa cause avec celle de la victime.
Non, la politique n’est pas l’art de passer sous silence les mérites des uns et d’excuser l’indolence des autres, pour entretenir une équité de façade, un consensus flou et mou.

Fini, ces mystifications par lesquelles la gauche des grands sentiments dressait en sous-main le travailleur contre son patron, le justiciable contre la Justice et le Français contre la France !

Vous avez voté Sarkozy pour que cela cesse, et cela va donc cesser.

Vous attendiez depuis des années qu’un mouvement de fond, venu du peuple, nous donne mandat de réaliser ces réformes radicales, par lesquelles le pays se libérera de ses tabous et de ses pesanteurs.
Voilà que sur l’emploi, sur l’égalité des chances, sur l’éducation, nous pouvons moderniser.
Voilà que sur la sécurité, sur la réforme de l’Etat, sur la fiscalité, nous pouvons trancher.

Le 6 mai, nous avons pris à contre-pied une gauche fatiguée, dépassée, bardée de certitudes et de préjugés, une gauche qui se faisait par avance une joie de nous caricaturer, de nous diaboliser.
Une gauche espérant et attendant une droite autoritaire et dogmatique, une droite partisane et hautaine telle qu’on apprend à la reconnaître dans les manuels du parfait militant…

Et bien non ! C’est une nouvelle vague qui arrive aux responsabilités.
Une nouvelle vague bien décidée à changer la façon de penser et d’agir.
Une nouvelle vague déterminée à réécrire les scénarios politiques les plus usés, les dialogues les plus stéréotypés.
Une nouvelle vague résolue à changer le film en noir et blanc auquel la gauche tenait tant.


Une nouvelle vague qui ne craint pas de bousculer les tabous et d’enjamber les barrières partisanes qui ralentissent et divisent la France.

Mes chers amis,

La gauche attendait le retour du passé, et c’est l’avenir qui déboule.
Nous avons fait la démonstration d’une image de générosité et de modernité. Nous montrons que nous sommes capables d’aller à la rencontre de tous les Français.

Le gouvernement que j’ai l’honneur de conduire, est composé à égalité d’hommes et de femmes, car il fallait enfin donner l’exemple de cette parité éternellement débattue, éternellement espérée, éternellement promise – et rarement atteinte.

C’est un gouvernement resserré et surtout organisé autour des grands défis de notre temps.

Parce que la question de l’environnement est centrale, parce qu’elle doit imprégner toutes nos politiques, nous avons créé un grand ministère d’Etat de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables, piloté par Alain Juppé.
Parce que la puissance de la mondialisation exige une stratégie nationale globale, nous avons créé un grand ministère de l’économie, des finances et de l’emploi, animé par Jean Louis Borloo.
Parce que la question des flux migratoires est décisive - comme l’illustre le drame des naufragés qui ont été repêchés par la marine française -, parce que la dérive des pays pauvres peut entraîner la chute des pays riches, parce que l’on ne peut pas, d’un côté, parler d’intégration, et, de l’autre, ne pas parler de l’identité de la France, nous avons créé un grand ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement, dirigé par Brice Hortefeux.

Ce gouvernement, mes chers amis, c’est aussi un gouvernement d’ouverture. Ceux qui n’appartiennent pas à notre bord ont reconnu honnêtement que nos ambitions transcendaient les partis et pouvaient être utiles à la France. D’Alain Juppé à Bernard Kouchner, d’Hervé Morin à Rachida Dati, vous l’avez sous les yeux la photo de famille de la France rassemblée que j’aime et la France efficace que je veux !

Ah, l’ouverture ! On l’a chanté le grand air de l’ouverture, au cours de cette campagne ! Madame Royale était prête à l’entonner –sa voix n’a pas rencontré d’écho. Monsieur Bayrou l’aurait interprété aussi – il s’est trompé d’orchestre... Pour finir, l’un et l’autre ont chanté ce duo de l’ouverture ensemble ; mais il n’y avait plus personne pour les écouter car cela sonnait faux.

Alors, pourquoi cette surprise, cette agressivité, quand Kouchner, Besson, Jouyet, Hirsch ( ces hommes qui n’ont pas renié leurs valeurs de gauche ) ont choisi de nous rejoindre ? Tout simplement parce que nous avons donné son vrai sens au mot « ouverture », non pas celui d’un accord entre appareils politiques, mais celui d’une harmonie entre des sensibilités républicaines.

Le parti socialiste hurle au débauchage et à la traîtrise, parce qu’il sait, au fond de lui même, que cette ouverture révèle sa vacuité intellectuelle et son conservatisme politique. La gauche s’énerve parce qu’elle sent que nous sommes en train de bousculer les frontières idéologiques et partisanes derrière lesquelles elles prospéraient au chaud.

La vérité, c’est que nos socialistes, à l’inverse de tous leurs homologues européens, n’ont toujours pas pris la mesure de leur époque et des audaces qu’elle exige. Idéologues, ils ne s’intéressent pas à l’intelligence des électeurs. Ils craignent leur clairvoyance. Ils méprisent la sincérité de leur engagement.
Et ce ceux sont ces mêmes socialistes qui viennent réclamer les clés de l’Assemblée ?

Croyez moi, il y a mieux à faire de ces clés.

Oui, ce gouvernement incarne une nouvelle vague et un style original. Rien ne nous y obligeait. Ce 17 mai, nous aurions pu sans surprendre présenter aux Français le gouvernement des amis, des alliés, des vieux routiers du pouvoir. Nous aurions pu faire comme avant, comme toujours.

Mais le mandat donné par 53% des électeurs français, c’est d’aller au-delà de toute facilité. C’est de sortir des sentiers battus. C’est réaliser sans attendre ce que l’on n’osait plus réclamer de la politique. C’est cela, la rupture ; la rupture, tout de suite !





Mes chers amis,

Dimanche, les candidats de la majorité présidentielle viendront réclamer vos suffrages.
Faites leur confiance. Donnez leur le pouvoir d’agir.
Donnez à tous les candidats ici présents, le pouvoir d’honorer nos engagements.
Donnez leur une belle et franche majorité.

Je vous la demande, parce que je n’accepte plus que la France ait chuté de la 11e à la 17e place en termes de richesse par habitant.
Je vous la demande parce que je n’accepte plus que la première université française se trouve au 45ème rang mondial.
Je vous la demande parce que je n’accepte plus que nos chercheurs les plus brillants quittent la France parce qu’ils ne peuvent trouver qu’à l’étranger des conditions de travail à la mesure de leur talent.


Je vous la demande parce que je n’accepte plus que nos jeunes créateurs d’entreprises préfèrent fonder leur start up à Pékin, Londres ou New York plutôt qu’à Paris ou Lyon !



Je vous le demande parce que je n’accepte plus que le plein emploi soit impossible en France et possible ailleurs !

Dans la formidable concurrence qu’engendre la mondialisation, j’ai la conviction que notre pays a tant à dire. La France a une jeunesse imaginative, des salariés qualifiés, des infrastructures modernes, des industries de pointe, elle a un Etat et des services publics dont nous n’avons pas à rougir. La France a un grand atout : sa capacité de création et d’innovation.

Toute notre stratégie économique est fondée sur un objectif : aller à la conquête de la croissance, gagner ce fameux point de croissance indispensable pour figurer de nouveau au rang des nations fortes.

Alors n’hésitons pas : il faut lever les freins au travail ; il faut accroître notre compétitivité.







Le chemin d’une meilleure efficacité passe, d’abord, par nos universités et par nos laboratoires car face aux pays émergents nous devons miser sur notre matière grise.
Je l’ai dit vendredi dernier devant les enseignants et chercheurs réunis à Orsay : le premier défi de notre temps, c’est la bataille de l’intelligence et de la connaissance.
Chacun sait que nos universités n’ont pas les moyens de lutter à armes égales avec celles des autres pays industrialisés.
Enlisées dans l’immobilisme, nos universités n’ont plus la force d’assumer les deux objectifs que la nation doit lui assigner : celui de la démocratisation des études supérieures et celui de l’excellence.
C’est pourquoi, dès cet été, la réforme de nos universités sera engagée.

Nous élargirons leur autonomie : aux organes dirigeants de l’université de définir les contours de l’enseignement dispensé, de gérer le corps enseignant, de fixer les modalités de fonctionnement de leur établissement, de nouer des relations étroites avec les acteurs économiques et scientifiques.

Notre objectif est de permettre à chaque université de trouver son chemin, adapté à son histoire, à son organisation, à sa politique scientifique car rien ne serait pire que d’imposer une règle uniforme à tous les établissements.

Il n’y aura pas de dogme, pas de règle imposée d’en haut. En revanche il y aura une exigence de résultats, et un objectif d’excellence auquel chaque établissement sera tenu.

Notre productivité et notre compétitivité dépendent aussi de la formation continue proposée aux salariés. C’est pour moi un sujet essentiel. C’est pourquoi je souhaite que chaque salarié dispose d’un compte individuel d’épargne de formation. C’est une condition indispensable pour permettre à chacun de se construire un véritable projet de carrière pour progresser et se protéger des évolutions naturelles de l’économie.

Je veux que les salariés français, qui sont parmi les plus efficaces au monde, le soient encore plus. Mais il faut aussi qu’ils soient plus nombreux à travailler, et qu’ils puissent, s’ils le souhaitent, travailler davantage.

Le président de la République a fixé un cap clair : atteindre le plein emploi d’ici la fin de la mandature.

Il n’y a pas de raison que nous ne puissions accomplir ce que d’autres pays ont accompli. Pour cela, nous allons réaliser, en concertation étroite avec les partenaires sociaux, les réformes dont notre marché du travail a besoin.

Nous voulons un contrat unique. Pourquoi ? Pour trouver un nouvel équilibre, plus sécurisant pour les salariés et plus souple pour les entreprises.
Nous voulons unifier le service public de l’emploi, afin que la vie des chômeurs ne soit plus un parcours du combattant entre les différentes administrations.
Bref, nous voulons relever le défi de l’emploi pour tous et nous avons l’intention de nous y atteler tout de suite.

Dès cet été, une série de mesures sera prise :

- il y aura l’exonération de charges fiscales et sociales sur les heures supplémentaires afin que ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus puissent enfin le faire ;

- il y aura la défiscalisation du travail étudiant car il est absurde de dissuader les jeunes de s’engager dans l’aventure professionnelle.

Vous l’aurez compris, ces mesures ont pour but d’enclencher une révolution culturelle : celle du retour de la valeur travail.

C’est ainsi, nous ne sommes pas socialistes !

Nous ne croyons pas que le travail, le mérite, l’effort, soient des gros mots.
Nous ne croyons pas que le partage du travail soit la solution contre le chômage.
Nous ne croyons pas que les salariés soient les adversaires des entrepreneurs et notamment pas de tous ces petits chefs d’entreprise qui se battent jour et nuit pour faire vivre leur boite.

Nous ne croyons pas qu’en rationnant le travail on peut augmenter le pouvoir d’achat, car, jusqu’à preuve du contraire, la hausse des salaires dépend de l’augmentation de notre productivité car c’est elle qui crée les richesses à partager.

Nous ne croyons pas que le droit incontestable de faire grève doit paralyser tous ceux qui ont une activité, et c’est pourquoi le principe du service minimum dans les transports sera voté et devra être négocié puis respecté dans les entreprises.

Nous ne croyons pas qu’on sort de la spirale de l’assistanat en condamnant la logique de l’effort et de la responsabilité.


Nous ne croyons pas que le travail et la liberté économique s’opposent à la justice et au progrès social. Nous croyons même le contraire ! Pour conserver notre modèle social, pour faire que l’Ecole, la santé, les retraites, les services publics demeurent notre bien commun, il faut se retrousser les manches car la solidarité à un coût.

Enfin, nous ne croyons pas que c’est en surtaxant et en surimposant les Français que l’on suscite de l’élan et de la confiance.

Mes chers amis,

Dès l’été - comme nous vous l’avions promis ! - la déduction des intérêts de l’emprunt immobilier sera instaurée. Vouloir devenir propriétaire, vouloir posséder son logement, c’est un investissement moral, économique et social. C’est un acte de foi dans l’avenir. C’est un acte de confiance. Or, la confiance est au cœur de la relance nationale.








Dès l’été - comme nous vous l’avions promis ! - la suppression des droits de succession sera au rendez-vous. La transmission de son patrimoine est plus qu’un droit, c’est en engagement de coeur. Le travail et l’effort de toute une vie doivent être respectés. Voilà ce que nous croyons. Voilà donc ce que nous ferons !

Enfin, dès l’été – comme nous vous l’avions promis ! - nous instaurerons le bouclier fiscal, établi à 50% des revenus et de l’investissement direct dans le capital des PME, des universités, des fondations et des entreprises d’insertion. Nous le ferons, parce que dans une Europe ouverte notre fiscalité ne doit pas être un handicap. Nous le ferons, parce qu’il n’y a pas à s‘excuser de vouloir réussir et d’avoir réussi.

Je préfère que les grandes fortunes restent en France et financent notre pacte social, nos entreprises, notre commerce, plutôt que des les voir se réfugier à l’étranger !






A cet égard, je veux dire qu’il n’est pas choquant que ceux qui prennent des risques, qui travaillent quinze heures par jour, qui réussissent à la tête de grandes entreprises puissent percevoir des revenus élevés. Ce qui est choquant, c’est lorsque la récompense n’est pas justifiée par les résultats. Ce qui est choquant, c’est lorsque les primes de quelques uns ignorent les difficultés de tous les autres qui travaillent dans la même boite.

Je crois profondément que l’éthique du capitalisme repose sur les notions de mérite, d’effort, de résultat. Il faut que les salariés aient confiance dans leurs entrepreneurs et leurs dirigeants. Et pour cela, l’éthique comme la transparence doivent être au cœur de l’efficacité économique, car l’efficacité ne va pas sans vertus.
C’est pourquoi, dès cet été, nous légiférerons sur les parachutes dorés en posant des conditions strictes à l’octroi d’indemnités pour les dirigeants d’entreprises au moment de leur départ : ces indemnités de départ devront être liées à la performance, et attribuées par les conseils d’administration dans des conditions de transparence totale.

Davantage de Français au travail grâce à la réorganisation du marché de l’emploi ; des salariés qui accomplissent plus d’heures afin d’améliorer leur pouvoir d’achat ; des femmes et des hommes plus motivés et plus productifs grâce à la formation, l’innovation et la recherche ; des familles accédant à la propriété et des parents léguant librement leur héritage à leurs enfants ; une France retrouvant son rang dans une Europe plus dynamique et plus protectrice : voilà la politique globale que nous voulons engager pour créer un choc de croissance et de confiance.

Mes chers amis,

Tant d’années de négligence ont durement pénalisé notre pays.
Tant d’années d’hésitation ont paralysé la France.

Le 6 mai, nous nous en sommes libérés.
Le 10 et le 17 juin, nous laisserons toutes ces années derrière nous.
Nous les laisserons derrière nous, à condition que votre mobilisation vienne appuyer nos espérances.
A condition que vous vous souveniez que rien n’est encore gagné.
Que votre mobilisation ne s’arrête pas sur un triomphalisme hâtif.
Que vous sachiez convaincre sans opposer.
A condition que votre exemple et votre parole l’emportent sur les hésitations de vos proches, de vos amis, des électeurs qui vous entourent.
Soyez, comme Nicolas Sarkozy, les porte-parole décomplexés de vos convictions et de vos engagements.

J’ai besoin de vous car j’ai besoin d’une majorité présidentielle. Dans cette salle, beaucoup des candidats qui portent nos couleurs sont des amis. Avec eux et avec Dominique, je vous invite à aller chercher la victoire.

En élisant Nicolas Sarkozy, vous avez demandé la rupture. Par votre vote, concrétisez-la !
Vous avez demandé le changement. Par votre vote, engagez-le !
Vous avez demandé la réhabilitation du travail. Grâce à votre vote, nous allons le réhabiliter !
Vous avez demandé que l’identité de la France soit ranimée. Bientôt, elle reprendra ses couleurs et son souffle !
Vous avez demandé l’autorité de l’Etat parce que la sécurité est la première des libertés. Elle sera exercée !
Vous avez demandé que l’immigration soit choisie et pas subie, qu’elle corresponde à nos capacités d’accueil, qu’elle obéisse aux valeurs qui sont les nôtres. Elle en sera ainsi !
Vous avez demandé un pacte social nouveau. L’égalité des chances sera restaurée !
Vous avez demandé que la nature et le climat soient protégés, que la santé publique soit préservée, que les paysages, les ressources et les énergies soient ménagés. Nous releverons le défi de l’environnement !

Les Français ont voté pour que la voix de la France soit respectée en Europe et influente dans le monde. Le Président de la République, est, dès à présent, en train de replacer la France aux premiers rangs de l’initiative européenne. Et il est décidé à faire entendre la voix de notre pays, partout où les valeurs qu’il incarne sont attendues.

Parce que la force de sa présidence dépend de vous, Nicolas Sarkozy a besoin d’une majorité décidée.
Il a besoin d’une majorité forte et créative.
Il a besoin de vous.
Vous qui n’avez pas manqué à son appel.
Vous qui n’avez jamais manqué à la France.
La France qui, maintenant, si vous en décidez ainsi, va prendre son destin en main.

Vive la République, et vive la France.

Ecrit par : quandjypense | 05.06.2007

Le caractère octogénaire du siècle actuel nous ramène aussi à une époque où la droite était décomplexée, sûre de son bon droit, inspiratrice du discours d'hier à Lyon.

Kader, avez-vous un lien?

Jospin: la sagesse chenue sera consultée dans sa montagne, une fois l'an, en mémoire de ce qu'il a représenté. Il dispensera ses oracles aux jeunes générations venues le contempler dans son tombeau de verre.
Il faut s'y résoudre, M. Jospin: il y a des retours impossibles.
Monsieur le Président Tonton, à vous lire, je me dis que certains de nos dirigeants ne méritent pas le peuple de gauche qui les a soutenus.

Ecrit par : Pescaloun | 05.06.2007

Peut être avez vous du talent, mais vous êtes bien prétentieux M. le président. Je dois avouer que j'ai davantage de respect pour M. Apathie que pour un corbeau d'opérette qui pousse son délire de grandeur jusqu'à se prendre pour le président qui ,somme toute, n'a pas fait autant pour la France que ce qu'on dit. Qu'importe ce qu'il s'est passé dans les toilettes du conseil général ! Mais continuez votre Blog, c'est très bien écrit.

Ecrit par : Sergio | 05.06.2007

A la suite des citations de Fillon et des commentaires de Pescaloun à ce sujet, un point intéressant ressort quant à ce qui structure le discours de Fillon et de la droite en général.

On a le sentiment que cette rhétorique de l'union unanime autour de "l'amour pour la France" (sous-entendu, quel que puisse être son visage, c'est à dire, entre autres, la ligne politique suivie par ses gouvernants) dépeint un pays homogène, rassemblé autour de valeurs d'action qui sont strictement celles qui animent nos nouveaux maîtres. Dans la mesure où ceux-ci les tiennent de leurs mandants, les citoyens dont ils ont réussi à articuler leurs aspirations, peuple et gouvernants ne font qu'un.

On a donc logiquement affaire à un discours qui traite les rapports de force comme nul et non avenu et lui substitue une logique de subordination.

Car en effet, si les gouvernants qui sont au diapason du peuple font, quoi qu'ils fassent, la politique du peuple, la partie du peuple qui ne s'en trouverait pas satisfaite, s'exclurait d'elle-même de beau concert harmonieux.

En ce sens, les contestataires se mettent ipso facto en-dehors du peuple légitime (par le partage des valeurs que mettent en musique les gouvernants). C'est la logique du tiers-exclu.

Si bien que quel que soit le contenu de leurs arguments, ceux-ci ne peuvent qu'être inaudibles car ceux qui les tiennent sont hors du cadre, et qu'il existe des termes idoines pour les qualifier en les enfermant dans ce no man's land.

Evidemment, il s'agit de propos de campagne. Mais c'est tout de même révélateur d'une vision du monde.

Ecrit par : ;) ou :( | 05.06.2007

J'ai entendu le discours de François Hollande comme une réponse sur les valeurs que nous partageons tous chez les socialistes et sur la gauche en général.

Insulter la gauche, c'est insulter la France, une partie de son Histoire. La gauche et la droite font l'Histoire et en tant que personnage de l'Histoire, qu'un Premier Ministre, qui se pare de l'habit de l'ouverture, ait l'indignité de tenir de tels propos, c'est ne pas vouloir le bien de son pays.

Comment peut-il rassembler ? comment pouvons-nous être apaisés en étant insultés de la sorte ?
Est-il à la bonne place lorsqu'il crie sa haine d'une partie de son peuple ?

Nous, nous aimons assez la France pour accepter de perdre une élection et pour vouloir nous relever. Nous aimons assez la France pour applaudir à la détermination de Sarkozy pour Ingrid.
C'est quoi ce mauvais procès ? il est inutile et blessant et ne fait qu'attiser la haine.
Ils veulent du combat ? Qu'ils se rassurent, ils en auront.

Ecrit par : Tof | 05.06.2007

Allez il faut passer aux actes :

Le seul moyen est que le premier ministre, nommé parceque que dans les défilés, de par sa taille, il ne fait pas d'ombre à son curateur, soit battu aux prochaines élections.

Il faut donc que tout le monde se mobilise à Sablé pour qu'il prenne sa culotte et soit démissionné.

"Mort aux cons" et "c'est un vaste programme" comme le disait le prédécesseur de notre Président.

Ecrit par : PL | 05.06.2007

Allez il faut passer aux actes :

Le seul moyen est que le premier ministre, nommé parceque que dans les défilés, de par sa taille, il ne fait pas d'ombre à son curateur, soit battu aux prochaines élections.

Il faut donc que tout le monde se mobilise à Sablé pour qu'il prenne sa culotte et soit démissionné.

"Mort aux cons" et "c'est un vaste programme" comme le disait le prédécesseur de notre Président.

Ecrit par : PL | 05.06.2007

"On y arrive et tous les dessous de cette histoire vous seront bientôt livrés. Mais pas aujourd’hui…
Je vais le répéter une fois encore : je fais ce que je veux, comme je le veux, quand je le veux."

Dégonflé.

Ecrit par : eulalie | 05.06.2007

Et si ? Et si enfin on faisait l'inventaire de l'ère Jospin, notamment cette diabolisation irrationnelle de Shroeder et Blair et de leur 3ème voie par un Premier Ministre imbu de lui même, qui n'a pas été très dissemblable dans les faits mais tenais à représenter LE socialisme européen.

L'ambition personnelle est une vertue lorsqu'elle se confonds avec l'ambition collective, en ce qui concerne Jospin qui fu quand même le meilleur premier ministre le République, son ego hyperdilaté commence à cesser de peser sur la gauche et se faisant tout le cortège de doctrine devenues des dogmes à force de ne pas se confronter à la réalité.

Quand aurons nous une gauche puissante en France, une gauche politique ET syndicale de concert ? Quand la gauche assumera-t-elle de porter l'image du pouvoir sans renvoyé systématiquement à gauche au nom d'une utopie auto gestionnaire d'adolescent en rupture ?

Quand ? Quand laissera-t-elle tomber ses discours moralisateurs d'une bien pensance des beaux quartier pour lui substituer une réthorique plus humaine, centrée sur l'individu avec le collectif comme levier de la transformation sociale ?

Je désespère moi qui a adhéré au PS au lendemain de 2002, qui a constaté en moins d'un 1/4h que la sociologie vieillissante du PS l'envoie dans le mur dans un pays majoritairement à propriété privé (un droit de l'homme) ? Rien de change, les constats et les solutions sont pourtant majoritaires, le blocage ne se lève pas, les éléphants bouchent toujours la vue ... et si finalement la bérézina du mois de juin permettait enfin de se débarasser de tous ces élus qui s'accrochent comme des moules à leur 6ème mandat. On les remercie d'avoir représenté à bout de bras la gauche pendant 30 ans, mais là l'heure de le retraite, l'heure de la relève a sonné, je ne peux imaginer qu'après avoir défendu pendant 30 ans certains blocages de la société ils pourraient maintenant les remettre en question.

soupirs ...

A croire que la jeune génération va devoir mener un putsch pour se réapproprier l'outil de transformation sociale...

Ecrit par : Caiius | 05.06.2007

;) ou ;( : D'accord avec votre analyse.
A savoir -
"donner un mandat"
c'est un anglicisme fréquemment utilisé par le GOP ("Grand Old Party" ou "God's Own Party"= les conservateurs américains) pour dire en bon français:
"signer un chèque en blanc"

La différence c'est que GWB a pu voir qu'il s'était trompé en croyant avoir "un mandat", ayant été désavoué lors d'élections de mi-mandat, mais qu'en France on en a pour 5 ans.

Ecrit par : Pescaloun | 05.06.2007

pescaloun, je partage votre colère. en mettant la gauche plus bas que terre, c'est plus que symboliquement l'opposition que Fillon (marionnette de Sarkozy) cherche à écraser par avance sous la botte de son mépris et de sa haine. oui, il est nécessaire de réagir, de fustiger ses propos en mettant en évidence ce que cela implique en terme d'absence de respect (de l'autre, de la démocratie) et d'absence d'ouverture (d'esprit). il faut réveiller les français, pas seulement la gauche, ne pas se laisser faire, résister, réagir, se mobiliser et, comme premier acte de tout cela, voter.

mais ce gouvernement ne donne pas que dans la forme, il s'est mis au boulot - salement même. j'ai essayé d'en donner une petite illustration à propos des déduction fiscale d'intérêts d'emprunt, de suppression des droits de succession, de défiscalisation des heures supplémentaires :

http://sarkononmerci.fr/files/defiscalisation%20interets%...

Ecrit par : Dedalus | 05.06.2007

> Je vais le répéter une fois encore : je fais ce que je veux, >comme je le veux, quand je le veux.

Oui mais Papy, on se lasse vite des intrigues sans fin des series B .

Ecrit par : kca | 05.06.2007

Vous ecrivez " "La France des puissances d’argent " est elle vraiment derrière la libération du chef de la rébellion qui détient Bétancourd comme le proclame les médias ce matin ?

Si c'est le cas c'est que ca sert réellement a quelque chose d'être copains des patrons du CAC.

Au quel cas chapeau bas Mr Sarko"

Si c'est vrai on est en droit de regretter qu'il n'ait pas fait agir plus tôt cette "France des puissances d’argent " ! Il était quand même le n° 3 trois français.

Ecrit par : brassus | 05.06.2007

Salut camarade Dedalus
Vous êtes toujours la voix de la lucidité. Hélas je crois qu'il faudra quelques mois aux français pour comprendre leur erreur. Je ne sais pas si vous aviez suivi, il y a quelques semaines, mon idée concernant l'assemblée législative. (un renouvellement par moitié des députés tout les 2 ans et demi). Je maintiens que ce serait un changement radical pour la démocratie. Dans 2 semaines, Sarkolescu sera certainement un monarque absolu, et pour 5 ans. Les naïfs pourrons toujours se mordre les doigts de leur crédulité, il sera trop tard.
Resistons.

Ecrit par : rimbus | 05.06.2007

Monsieur,

Votre choix de pseudo vous appartient, mais que vous usurpiez la personnalité de ce dernier
revèle soit d'un trouble certain de la personnalité, ou d'un canular.
Assumez vos propos et laissez reposer le défunt président en paix.

Agissez effectivement, les actes sont certainement plus porteurs de vérité qu'une bonne parole de l'au delà.

Ecrit par : La Vieille | 05.06.2007

Mort aux cons en effet, ce n'est pas MAB ni son accolyte PR qui le démentiront, ces bons vieux rois du pastiche 51. L'ami qu'ils citaient hier dans notre bien aimé blog les salue bien du Maroc d'où il n'utilise ni haut ni bas débit, pas plus qu'il ne le fait à Paris.

Quant au successeur de Dieu, il paraît que l'on serait sans nouvelles de lui du côté d'Agadir. Il se murmure qu'il devait assiter à un royal dîner en présence de sa Majesté mais qu'il se serait fait représenté par Sainte Bernadette. Que lui arriverait-il ? Préparerait-il son retour aux affaires ?

François Fillon joue le coq mais il ne chantera pas plus de quelques aubes. Alexander Adler l'a prévenu ce matin à propos des "emprunts" fait par la droite à la gauche, en idées, en références, en personnalités débauchées : "Emprunter coûte cher, et à un moment donné il faut rendre".

De Malte à la Colombie un même fil ténu semble bel et bien relier notre nouveau Saigneur, c'est un fil qui finit toujours mal pour celui qui se croit au centre de la toile. Si ce n'était que le CAC 40 ce serait bien trop simple.

Ces gens là devraient rapidement s'effondrer de leur hautaine suffisance. Je ne leur donne pas cinq ans. Les français ne tiendront pas. Leur règne est parti sous les auspices de la folie dépensière et arrogante et avec leur majorité ils vont pouvoir se lâcher comme jamais. Les intérêts des emprunts risquent d'être très élevés.

Pour les amis qui n'ont pas la "chance" de pouvoir apercevoir la mine triste de MAM à l'arrière de sa Citroën de fonction, vous n'avez vraiment rien raté. Je vous raconte ça pas du tout par parisiannisme, au contraire. Ce bouclage du quartier, ce défilé de limousines avec escortes policières, cette façon de faire du spectacle en dit long sur ce qui se joue dans la socité du politique-show. Le Maire de Paris était quant à lui seul avec sa voiture de fonction plus modeste, et sans escorte, mais l'Hôtel de Ville est juste en face de l'Ile Saint Louis, et franchement il aurait dû venir à pied. Après ça qu'il ne vienne pas dire qu'il ne faut pas conduire les enfants à l'école en voiture. Pour finir, José Arthur devait avoir bien chaud avec son imperméable. On a aussi vu un type fier comme un bar tabac qui saluait tout le monde qui ne le saluait pas pour autant. Mon ami comédien m'a dit que c'était le mec qui présente un jeu à la noix sur France 3, mais ni lui ni moi n'avons retrouvé son nom. Remarquez, lorsque j'ai découvert il y a quelques mois à la une de Paris Match "le couple préféré des français", c'était la première fois que j'entendais parler de Machine Lamy et de Truc Desjardins. Alors surtout restons décalés, ça ne nous empêche pas d'aimer la France, n'en déplaise à Fillon !!! On a le droit de préférer la Marseillaise chantée sur les marches de l'Opéra Bastille par l'américaine Barbara Hendrix à celle de Mireille Mathieu le 6 mai 2007 à la Concorde. La Concorde, universelle, justement !

Dernier point : ce serait bien que Misters Président of Jarnac nous indiquent leurs sources au sujet des adoptions internationales tirées au sort. C'est pire que les agressions stupides de Fillon la vengeance (n'oubliez pas qu'en effacçant les années précédentes il déverse aussi sa haine et sa bile sur les années Chirac). Si cette affaire était avérée, elle aurait de quoi faire réagir. L'adoption est une chose sérieuse, je suis bien placé pour le savoir. On ne peut pas jouer avec ça.

Bonne journée.

Ecrit par : Arpad | 05.06.2007

salut frère rimbus,

oui, je me souviens de cette discussion, de votre proposition... et pas du tout ce que j'en avais dit. mais deux ans et demi ça me semble court pour une mandature (en général, parce que là, ça va nous sembler bien long) : c'est qu'il s'agit tout de même de mettre en oeuvre une politique. bon, par motié, ça diminue un peu le risque d'instabilité, mais un peu seulement.

je crois qu'une part de la solution est dans la proportionnelle, une proportionnelle avec prime majoritaire (comme pour les municipales, avec fusion de listes).

je me demande même si ça pourrait pas se faire à la même date que les présidentielles. ce qui aurait pour effet de corriger la dérive présidentialiste de nos institutions.

je ne sais plus quelles sont les propositions de la C6R en la matière....


et puisque je vous tiens et que j'ai oublié de vous dire : joli votre petit Einstein. vous devez être bien fier.

Ecrit par : Dedalus | 05.06.2007

Pour les adoptios, j'ai trouvé ça :
http://www.lavoixdunord.fr/journal/VDN/2007/05/24/PLUS/AR...

Ecrit par : bobo | 05.06.2007

La cohorte équivoque des amateurs de pseudo confidence attend la nouvelle "révélation" du misérable gazettier 2.0, dont on ne sait si ses modèles sont Joseph Fouché, Geneviève Tabouis ou Paul Wermus.


Sera-t-elle de la même eau que celle qui ouvrait son billet du 15 mars ?

" Je ne vais pas entretenir un trop long suspense. Nicolas Sarkozy ne sera pas élu président de la République cette année. "

Ecrit par : de passage | 05.06.2007

"ce retour soudain (de Jospin) m’évoque mon propre retour aux affaires du monde, à cette différence près que moi, on m’écoute."

J'adore votre humour Mr le Président, cette note du jour si piquante me rappelle pourquoi je viens vous lire tous les jours. Continuez!

Ecrit par : Le CEP | 05.06.2007

@ dedalus : oui merci, je voulais commenter ce dessin en le titrant "mon fils se génie", mais j'ai préféré la jouer modeste.

Cette connerie de Lionel nous mets bien dans la panade. la présidentielle créant un enthousiasme artificiel, nous allons bien en baver pendant 5 ans. L'expérience Chirac a été démonstrative du peu de cas que l'équipe UMP fait de la volonté populaire.

Une seule solution pour moi : soutenir la C6R.
http://www.c6r.org/index.php

Ecrit par : rimbus | 05.06.2007

@ARPAD

L'adoption d'enfants vietnamiens soumise à « tirage au sort »

Article publié le 05 Avril 2007
Par Anne Chemin
Source : LE MONDE
Taille de l'article : 621 mots

Extrait : Hanoï ayant aggravé les conditions, 200 couples français seront choisis de manière aléatoire parmi 1 500 pour adopter les enfants concernés. Certains s'en indignent, d'autres s'en accommodent : pour départager les 1 500 familles qui souhaitent adopter un enfant venant du Vietnam, l'Agence française de l'adoption (AFA) a décidé au mois de mars d '« effectuer un classement devant huissier ». « Cette année, le nombre d'enfants vietnamiens ne devrait pas excéder 200, souligne-t-on à l'agence. Pour que chaque famille ait une chance égale, nous avons transmis les 1 500 dossiers que nous avons reçus à un huissier, qui leur a affecté un numéro de manière aléatoire....

Politis
Tirage au sort
jeudi 26 avril 2007


Casse-tête pour l’Agence française de l’adoption (AFA) : le 15 mars, le Vietnam, qui avait fermé ses portes aux adoptions individuelles en octobre 2005, les a rouvertes sous certaines conditions. Le nombre d’enfants proposés « ne saurait excéder 200 dans l’année qui vient ». Or, 1 500 familles françaises sont candidates à l’adoption dans ce pays. Pour les départager, l’AFA a décidé « d’effectuer un classement devant huissier ». Une sorte de tirage au sort, en somme, témoin brutal d’une juridiction manquante.

Comme vous le voyez, les sources ne manquent pas... à force de se vouloir décalé, on passe à côté de bien des informations et toutes n'ont pas trait aux peoples ! ;-)

Serait-il envisageable que notre Premier Ministre ne veuille pas d'une majorité par trop écrasante pour ne pas devoir entendre parler d'un Etat UMP pendant 5 ans? Quelle bonne idée de la Droite d'insulter la Gauche, puisqu'elle n'arrive visiblement plus à mobiliser les siens !!!

Ecr

03.06.2007

Masques et paroles

Toute parole est comme une pierre jetée à la rivière. Les cercles s’agrandissent autour du pont de chute et vont à l’infini. Toute parole libre est légitime, seule importe la vérité. 

  Je n’ai jamais dédaigné les masques. J’ai toujours aimé que l’on joue des apparences dans le dessein de faire apparaître les dissimulations, impostures, hypocrisies et tartufferies. J’y ai même prêté la main à l’occasion. Attali le raconte partout, mais c’est bel et bien moi qui ai eu l’idée de lancer l’opération Caton il y a vingt ans. Tout le monde le sait et cela m’amuse encore. C’est également moi qui ai choisi Bercoff pour la rédaction du pamphlet. Il avait réalisé pour le compte d’un journal disparu aujourd’hui un reportage extraordinaire à Bordeaux. Durant une semaine, il s’était déguisé en émir saoudien multi milliardaire désireux d’investir dans la cité girondine. Durant tout ce temps, toute la bourgeoisie du cru était venue se prosterner à ses pieds, lui qui résidait dans le plus luxueux palace de la ville, lui promettant tout et n’importe quoi. Le faux émir dupa tout ce petit monde, aveuglé par l’argent qui rend fou. Une supercherie de grand talent. Le simulacre dura jusqu’au moment où la  moustache postiche de Bercoff, mal fixée, tomba lamentablement dans le potage lors d’un important dîner d’affaires. C’est ainsi que l’usurpateur fut démasqué, en des circonstances qui, si l’on y réfléchit bien, ridiculisaient encore plus ses victimes.

  J’ai eu l’occasion de dîner en compagnie de Bercoff. Je lui ai demandé de me narrer tous les détails de cette histoire et j’en ai beaucoup ri. J’aime les impostures lorsqu’elles démasquent d’autres imposteurs, les pires d’entre tous : les dévots de l’ordre établi, valets des puissances d’argent, moutons de la droite tapis au sein des grands medias… Oui, cela m’a toujours diverti et j’ai toujours encouragé celles et ceux qui s’adonnaient à ces supercheries pour ce qu’elles révèlent de la nature humaine.

  Je pense souvent à Louis XIV commandant « Tartuffe » à Molière pour mieux confondre leur adversaire commun, le parti des dévots. Saviez vous que Molière rédigea lui-même un pamphlet anonyme contre sa pièce afin de ridiculiser ses adversaires et mieux se poser en victime ? Que dirait-on aujourd’hui du procédé et de son auteur sur les plateaux de télévision qu’affectionnent nos Tartuffes modernes ?

PS : Sur « Tartuffe » je me permets de recommander l’excellent ouvrage de Lacouture et Rey consacré à ce sujet si français et si actuel…

02.06.2007

Question

Le destin de la Seine est-il d'arroser Paris ou d'aller à la mer?

 

Trackbacks

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Commentaires

Un cheval blanc n'est pas un cheval

http://quandjypense.canalblog.com

Ecrit par : quandjypense | 02.06.2007

arroser Paris, bien sur.

Ecrit par : Scif | 02.06.2007

comprend pas. c'est fort boyard ?

Ecrit par : Jonathan | 02.06.2007

c' est fait!APHATIE a répondu! il se défile bien sur!comme prévu il descend le blog en bon faux cul qu'il est et demeure!

Ecrit par : BELLETANE | 02.06.2007

Le destin de la Seine est-il d'arroser Paris ou d'aller à la mer?

C'est pas pour concililer les deux que Paris-Plage a été crée?

Ecrit par : Diogene | 02.06.2007

Il est pathétique Apathie ! Quelle autosuffisance...

Ecrit par : Céline | 02.06.2007

le destin de la seine n'est effectivement pas d'arroser paris, en tous cas pas seulement

Apathie est de ceux qui pensent que le journalisme consiste à frayer dans les eaux du pouvoir, quitte à ne pas colporter les infos glanées.

le journalisme, avec lui, devient effectivement le faux nez de la courtisanerie

donc oui, les infos doivent sortir

Ecrit par : Martin P. | 02.06.2007

Bonjour à toutes et tous,

"Tant va la cruche à l'eau qu'a la fin elle se casse !"

J'ai bon ?

Bises à vous...

Eric bloggeur

http://monmulhouse.canalblog.com/

Ecrit par : eric | 02.06.2007

La Paille et le Grain (1975) François Mitterrand

Ecrit par : VJD | 02.06.2007

Tout tourne autour de Paris en ce moment! Le président Sarkozy a donné l'air d'avoir très envie que M. Delanoë soit le futur chef de fil de l'opposition, son adversaire pour la présidentielle de 2012. Pourquoi tant d'empressement alors que les municipales se profilent déjà?Est-ce lié à l'homosexualité assumée publiquement du maire de Paris et aux réactions extrêmistes qu'elle entraîne.Sarkozy veut-il encore réveiller de bas-instincts pour mieux enlever la mise ensuite? Je m'interroge sur les motivations du président Sarkozy et elles ne sont certainement pas désintéressées...
http://jeromelemercier.hautetfort.com

Ecrit par : jerome L | 02.06.2007

Et celui du PS, forcer sur l'esprit ou enterrer les éléphants ?

Ecrit par : Michel | 02.06.2007

un truc vu dans le canard, repris sur sauce jeudi:

Un universitaire américain, à propos des médias: "Faire partie du petit cercle des élites est devenu plus important que d'aider le public à comprendre les évènements"

http://sauce.over-blog.org/

dans le même genre, joffrin il y deux jours:

"Arnaud Lagardère est un homme ouvert et chaleureux. On éprouve quelque difficulté à l'accabler quand il est dans la difficulté."

Ecrit par : Martin P. | 02.06.2007

Aphatie

Comme beaucoup de journalistes cet Apathie est très très faché avec la psychologie. Il l'est avec cette capacité de se connaître, il l'est avec le courage qui s'efface derrière son angoisse de perdre et se montre parfois dans l'art d'agrémenter les mots et de les présenter. Agrémenter les mots cela permet souvent de ne pas avoir à agrémenter les maux...

Alors plutôt que de faire mine de ne pas comprendre à quoi sert ce Blog, vous aussi posez vos mots et vos maux sur la profession de journaliste. Sur le fronton de la République, juste au dessous de Liberté, Egalité, Fraternité il y a écrit : connais toi, toi même...

Ecrit par : Malbosc | 02.06.2007

Cher Président,

Pourquoi aller nous déterrer cette citation? Y aurait-il des réponses dans le livre d'où vous l'avez tiré à savoir La Paille et le Grain?

J'avoue ne pas comprendre... Si quelqu'un a une réponse je suis preneur...

Ecrit par : VJD | 02.06.2007

C'est vrai, Apathie a l'air tout fâché ! Même avec l'orthograffe. Ou alors c'est le besoin d'écorcher un nom "propre" : tout au long de son propos, il écrit "Mitterand"…

Il y a des notes et des archives qu'il a eu tort de jeter, à l'évidence…

Ecrit par : kivala | 02.06.2007

@ apathique

vous dites "je ne me souviens pas DE CE QUE j'ai vu". Vous L'avez donc vu et vous savez de quoi il est question. Arrêtez donc de faire de la rétention d'information! Faites donc votre boulot, quoi!
Il ne tient qu'à vous de recouvrer votre dignité. Tête haute!

Ecrit par : Athéna | 02.06.2007

Etes vous certain que c'est bien la Seine qui arrose Paris ?

N'est-ce pas plutôt l'Yonne ?

Ecrit par : Le bouffon | 02.06.2007

Un jour peut-être, je révelerai ce qui c'est passé dans la lumière blafarde des néons fatigués se reflétant sur un carrelage jaunâtre de mon urinoir. Je crois moi aussi aux forces de l'esprit, mais la vie m'a apprise qu'elles passent toujours après les forces impérieuses et pressantes de la nature.

Ecrit par : dame pipi | 02.06.2007

Femme fatale,

J'ai bien aimé le blog du Héron Gris, sa thèse me parait très crédible. Si les journaleux du Monde avaient réfléchi 2 secondes avec de livrer leur bouquin qui apparaitra de plus en plus comme une tentative de déstabilisation à l'issue du scrutin des Présidentielles (au profit de qui ??), rien que l'argument : "si tu vas chercher jospin...." aurait du vous convaincre de ne pas aller plus loin dans cette entreprise. Quand un journaliste affiche un argument comme celui là sous la marque du chantage, il faut tout simplement s'appitoyer sur les capacités intellectuelles de ces deux journalistes pas plus capable de comprendre plus loin que leurs seules réactions primaires. Ah bon il y a des mères qui feraient du chantage aux enfants... et donc celle là aussi.... Tant qu'à faire pourquoi ne pas aussi écrire toutes des salopes. ???

Mesdames, trois des 4 enfants de FH et SR sont majeurs et deux au moins n'ont pas démenti leurs propos rapportés par les journalistes...

Quant-à l'autre argument, l'histoire de femme trompée, pour justifier l'engagement de Ségolène ROYAL, il faut être effectivement très mauvais journaliste pour savoir que Ségolène ROYAL ne pense pas la même chose que François HOLLANDE.

Moi je suis de ceux (rares ??)qui pensent qu'elle a sauvé la Gauche, le PS et qu'elle a su par sa candidature assumée jusqu'au bout des ses forces physiques, garder dans ce pays un outil d'opposition au pouvoir de Droite. Si Bayrou avait été au deuxième tour, c'est aussi une infrastructure démocratique qui aurait été bien secouée sinon détruite à bien des endroits du territoire.

Il paraitra de plus en plus que même si Sarkosy a été bon, ce sont plus certainement, les archaïques du PS, qui ont fait perdre Ségolène ROYAL, ces mêmes qui contestent que ce soit fatalement Elle qui devienne le renouveau des idées et des pratiques de la Gauche.

Ecrit par : Malbosc | 02.06.2007

Excellent ce post, de quoi noyer encore un peu plus le poisson !
On s'en fout de savoir qui anime ce blog, l'important c'est d'y croire !
C'est ce qui a cruellement manquer à beaucoup de socialistes durant la campagne présidentielle et sans doute déjà bien avant...

Ecrit par : Zapruder | 02.06.2007

Bravo Docteur,

Patrick PELLOUX était sur le plateau du 12-13 de F3. Il y avait un reportage sur les Urgences. Le sujet était présenté par un reportage dans un service où tout n'allait pas si mal..

PELLOUX a montré en quelques arguments que si cela allait bien dans ce service c'est qu'il était dirigé par le conseiller santé de l'UMP.

Alors les journaleux, encore une fois pris à être debout, professionnel, indépendant, déontologique, honnête ??

Ecrit par : Malbosc | 02.06.2007

La réponse à cette question dépend de l'identité de celui ou de celle qui soudoie la Pythie et les chresmologues.

Ecrit par : Herman la tortue | 02.06.2007

Pour les citations, dans la Paille et le Grain (1975), Mitterrand parlait plutôt de l'océan que de la mer....Dans ce même ouvrage il se laissait aller à un "Si j'avais le temps, j'écrirais l'histoire des fleuves que j'ai connus." JMA aura--t-il le temps lui, un jour d'écrire ses mémoires?.

Ecrit par : provincial | 02.06.2007

La Seine a Paris pour douce prison. L’enlaçant d’un bras verdoyant, voyez de quel geste gracieux elle s’incurve pour l’étreindre. Elle vit penchée sur son coeur... Mais à l’heure de le quitter, au sortir du Bois de Boulogne, comme ses regrets sont amers !... Elle s’attarde, elle traînaille, avance, revient sur ses pas et, pour le contempler d’un suprême regard, dessine de nombreux méandres. C’est l’éternelle Bérénice contrainte de fuir ses amours...

Ecrit par : Jule | 02.06.2007

je viens de découvrir ce site.C'est magnifique.Je m'en félicite

Ecrit par : navarro | 02.06.2007

Peu de monde aujourd'hui... Seriez-vous en train de méditer sur la raison de cette citation?

Laissez donc JMA à son alzheimer, qui sera toute temporaire, il faut l'espérer pour lui, et demandons nous de fait, si cela vaut la peine de lui consacrer nos commentaires de ce jour? Vu le personnage, on peut se poser la question. Faisons fi des médisances, la citation/question du jour à certainement en son sein plus de révélations à nous faire que n'en a JMA.

Ecrit par : VJD | 02.06.2007

@FM

si c'est une nouvelle allusion à l'integrite d'Apathie, c'est tenter d'enfoncer un clou deja mal engagé.

Bon alors, cette histoire avec Fabius, ca vaut qq chose ou pas?

Ecrit par : Gasper | 02.06.2007

Ma question à moi:
(Duc d'Enghien)! = Commune?


PS: Palliatif pour éviter le JT qui jogge (expression DS) trop souvent en ces temps de la glorification des minables et autres bécotteurs publics.

http://www.dailymotion.com/video/xy0mh_le-dictateur-disco...

Ecrit par : ciaofr | 02.06.2007

Je viens sur ce blog chaque jour pour en lire les bons mots. Cependant cette fixation sur JMA et "qui est l'auteur du blog commence à être lassante. FM ne vous donnera que ce que vous demandez chers commentateurs, et à ce train là il ne restera que ces deux sujets (JMA et "qui est-ce). Pourtant l'actualité est riche en sujet.

Aujourd'hui nous sommes amenés à réflechir sur le sens de la citation tirée d'un livre de ce cher FM, mais on voit les visiteurs se vautrer sur le sujet JMA, voyant en cette citation une réponse cynique aux propos tenus sur son blog ce jour. Mais que diable! pensez-vous que ce "journaliste" soit le seul sujet de réflexion de notre Président?

Qui viendra lancer le vrai sujet et un début de réponse à la question du jour?

Ecrit par : -7-6 | 02.06.2007

Ceci n'est pas le blog de François Mitterrand ... Nom d'une Pipe !

Alors monsieur le Président, j'ai bon ?

Ecrit par : Farid | 02.06.2007

@7-6

Vous surestimez l'auteur de ce Blog.
Il est certes tres divertissant (je le lis moi meme tous les jours avec plaisir) mais ne pas toujours fait preuve d'une coherence et d'une rigueure intellectuelle irreprochable.
Bien qu'influent et talentueux, "Qu'importe le discours, pourvu qu'on ait l'audience" me semble refleter plus justement les relles motivations de l'auteur.

Je persiste donc: je pense que la question est une nouvelle attaque contre Apathie (au lieu d'eclairer la France, il aurait preferer amuser la galerie Parisienne)

Ecrit par : Gasper | 02.06.2007

Mister President,
Quelle déception votre dernier commentaire alors qu'un événement majeur vous concernant s'est produit avant hier :
L'élection de Max Gallo à l'Académie Française. Inutile de rappeler les 350 citations décriant cette assemblée cacochyme.
La seule bonne raison de se réjouir, c’est la plus grande mixité de cette auguste assemblée, car avec Max, c'est un cortège de 40 "nègres" qui l'intègre...

Plutôt cette question qui m'a toujours taraudée : Pourquoi l'avoir choisi comme porte parole ?
> Profile parfait du traître
> Comme Mussolini qui a commencé à gauche, il finira chez Le Pen en passant par NS
> Reste un caution pour les média de droite pour avoir un invité dit de gauche (Cf. esprit public le dimanche sur France Culture)

Et le plus grave comme dirait Pétrone de Néron :
Il est nullissime comm