05.06.2007

Eternel retour, mémoire et anecdote

Le siècle actuel a un caractère octogénaire : il me présente l’image de la vieillesse ; l’impuissance et l’amour de soi-même. Il est d’un mauvais politique de ne point savoir perdre.  Sans boussole ni pilote, cela ne peut que mener à la catastrophe car il y a pour chaque âge une mesure d’ambition que la nature nous invite à ne pas dépasser. 

  Il est toujours utile de relire les classiques, il y a là matière à profit. Les socialistes seraient bien inspirés de s’y consacrer, eux que je vois errer dans cette campagne législative tels des canards sans tête. Il ne suffit pas de s’abriter derrière les 17 millions de voix du 6 mai dernier pour dissimuler le score minimal de la gauche, à peine 47%, pas plus qu’il ne sert de clamer que « le PS restera toujours le PS », ce qui est somme toute plus inquiétant que rassurant. Il est vrai cependant que le retour de Jospin dans cette campagne apporte du crédit à cette maxime d’essence tautologique. Ceteris paribus, ce retour soudain m’évoque mon propre retour aux affaires du monde, à cette différence près que moi, on m’écoute, et que je continue de susciter bien des haines et des rancoeurs. C’est le prix qu’il faut payer dans la France d’aujourd’hui, la France des puissances d’argent et de medias, lorsque l’on a le courage de vouloir faire entendre d’autres voix, d’autres vérités ; les gardiens du temple vous assaillent, bourreaux qui se posent en victimes et s’assurent eux-mêmes de leur propre commisération.

  Pour en revenir à Jospin, que je connais mieux qu’il ne l’imagine, je sais ce que son activité de ces jours-ci dissimule : un froid désir de vengeance contre Royal, Hollande et Strauss-Kahn. Il ne manquait plus que ça, vous en conviendrez. Depuis que cette pièce a commencée en 1990 au congrès de Rennes, combien d’actes représentés ? Quelqu’un a-t-il fait le compte scrupuleux de ces scènes indéfiniment jouées et rejouées ? J’estime Jospin, et je n’ai guère apprécié les sifflets qui ont accueilli son message lors du dernier meeting du Zénith, mais il est grand temps pour lui de cesser de confondre ses traumatismes personnels avec le destin du PS.

  Cette ritournelle me lasse chaque jour davantage. Elle finit presque par me détourner, comme tant d’autres, de la lutte nécessaire à mener contre la droite la plus réactionnaire de ces cinquante dernières années. Un exemple parmi tant d’autres ? J’ai découvert ces derniers jours qu’un organisme créé par Raffarin et livré au lobby de la droite catholique la plus ringarde sélectionnait les dossiers de candidats à l’adoption internationale par tirage au sort, dans le secret le plus absolu, et sans contrôle. Les bras m’en sont tombés. Et il n’y a personne à gauche pour s’emparer de ce dossier ? Ecouter tous ces citoyens ainsi traités ? S’indigner un tant soit peu face à de telles pratiques ?

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  Il me revient que je ne vous ai pas encore tout dit de la désormais célèbre anecdote touchant Laurent Fabius au soir de sa conquête avortée du Conseil régional de Haute-Normandie en 1992. On me dit que le témoin privilégié de cette affaire ne se souvient plus de rien. Ma foi, c’est bien dommage pour un journaliste que d’avoir si peu de mémoire lorsque l’on est témoin d’un événement marquant et de ce qu'il peut révéler de la psychologie d’un responsable politique de premier plan. Moi, je me souviens de bien des choses et ma mémoire ne me fait que rarement défaut. Etre doté d’une mémoire solide évite les problèmes de conscience et les tempêtes sous les crânes lorsque sont évoquées de vieilles affaires. Tout cela n’est pas si grave. On y arrive et tous les dessous de cette histoire vous seront bientôt livrés. Mais pas aujourd’hui… 

  Je vais le répéter une fois encore : je fais ce que je veux, comme je le veux, quand je le veux.

 

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Commentaires

prems

Ecrit par : panturne | 05.06.2007

Bonjour monsieur le Président

Grand plaisir de vous savoir matinal.
Et vous avez raison : faites ce qui vous plait pour notre meilleur plaisir.

Bien à vous

Ecrit par : rimbus | 05.06.2007

Pour reprendre la suite des posts précédents :
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En revanche, comme le souligne Pescaloun, les propos de FFillon, sont inadmissibles, blessant, écoeurant...

Et vissiblement toujours pas de réaction du PS à, ces propos dans les fils d'actualité...

Il faut mordre, pour reprendre les propos de Tonton d'il y a quelques jours.

Ecrit par : Christian | 05.06.2007

Pour mordre ... il ne restera plus bientôt que la gauche du PS, la gauche unitaire, la gauche REELLEMENT anti-libérale (pas celle de Fabius) ... si aucune force politique n'est capable de "gérer" cette réelle opposition, il faut s'attendre à des lendemains "un peu" agité.

Ecrit par : Georges | 05.06.2007

Un bonheur de style, comme d'habitude, et toujours ce don d'attiser les curiosités et les impatiences... Vous allez vous faire beaucoup d'ennemis.

Courage : c'est une occupation d'aristocrate, comme disait Montherlant.

Ecrit par : Scartio | 05.06.2007

J'aurais pu dire deuze mais je préfère saluer notre hôte avant.

Ecrit par : rimbus | 05.06.2007

Apathie va pas être content !

Pfff....

Ecrit par : ordzo | 05.06.2007

Bravo MAB !

Ecrit par : Arpad | 05.06.2007

Mordre bien sur... Mais aussi et toujours avoir en tête que rependre du terrain face à cette droite au fond de taureau passera par la culture, par l'intelligence et par l'esprit. Ce que je trouve ici.

Les morsures les plus profondes, en somme.

Dénoncer avec notre ancien Président la vulgarité, le côté nouveau riche emperlouzé de ce régime. Dénoncer cette politique haineuses de parvenus, ces discours rancuniers d'un premier ministre de papier qui n'a que cela à faire de son temps, de dire du mal de son prédécesseur et du Président précédent ou d'insulter ses adversaires.

Ecrit par : Scartio | 05.06.2007

@Christian
Bertrand Delanoe sur France Inter a répondu ce matin et de très fort belle manière à l'arrogance et au cynisme de l'autre nabot de la droite la plus sectaire que nous nous sommes préparé.

Ecrit par : Kader | 05.06.2007

@ Pescaloun

Réponse dès le 04/06
Les responsables socialistes ont dénoncé les propos tenus quelques heures plus tôt par le premier ministre à Lyon.
"Nous n'acceptons pas le révisionnisme de l'Histoire de cette droite qui se croit maintenant tout permis parce qu'elle croit qu'elle va tout gagner (...). L'amour de la France ne se mesure pas à la violence des déclarations", a déclaré Jean-Marc Ayrault.

Le directeur de cabinet de M. Hollande et adversaire de François Fillon aux législatives dans la Sarthe, Stéphane Le Foll, a affirmé, au vu des propos de son adversaire, qu'"il n'y a plus de doute à avoir sur la nature de l'engagement politique de ceux qui gouvernent la France". "C'est une politique qui sera une politique de droite dure, une politique qui consiste à mépriser les acquis de la gauche, à revenir sur tout ce qui a été fait depuis cinquante ans", a-t-il dit.

François Hollande, lui, a fustigé "l'esprit de revanche qui anime nos concurrents". "Ils veulent revenir sur 68, même sur la Libération, ils veulent la table rase, disent-ils, pour inventer une nouvelle France, pour permettre (...) aux nantis de pouvoir s'en sortir par eux-mêmes".

Ecrit par : family | 05.06.2007

Attention, vos lecteurs vont finir par se lasser de ce faux suspense...

Rémi - Magazine L'Etendard

Ecrit par : Magazine L'Etendard | 05.06.2007

Après l'affaire VSD, voici l'affaire FM007...

http://img19.imageshack.us/img19/6026/fmpubbv7.jpg

Ecrit par : Culture Pub | 05.06.2007

A Scartio:

Ne s'agirait-il pas plutôt de "droite à front de taureau" ?

Ecrit par : camé léon | 05.06.2007

J'ai assisté au meeting du Zenith à Nantes et force est de constater que les fils d'actualité ne révèlent rien de la force des propos de Jean-Marc Ayrault, Ségolène Royal, Stéphane Lefol et François Hollande.

Pas de réactions ?
C'est une plaisanterie. Ou plutôt l'effet d'un silence incroyable de la presse.

Les réponses furent belles et rudes.
Un jour viendra où les valets médiatiques paieront leurs courbettes...

Ecrit par : Tof | 05.06.2007

@Rémi

Eh bien s'ils se lassent, qu'ils se lassent... C'est qu'ils n'aiment pas le jeu, et ne ne crois pas que notre fantôme en ressente une bien grande peine. D'autant que je crois avoir vu qu'il s'en tire plutôt bien jusqu'ici, non ?

Ecrit par : Scartio | 05.06.2007

Qui aurait un lien vers ce discours de Fillon, hier à Lyon ?

J'en ai entendu des extraits ce matin sur France Inter.

Les bras m'en sont tombés !

Pescaloun, si vous avez le texte ...

Ecrit par : anne | 05.06.2007

@ camé léon : si bien sur... ;-) Merci d'avoir de vous-même rectifié.

Ecrit par : Scartio | 05.06.2007

"La France des puissances d’argent " est elle vraiment derrière la libération du chef de la rébellion qui détient Bétancourd comme le proclame les médias ce matin ?

Si c'est le cas c'est que ca sert réellement a quelque chose d'être copains des patrons du CAC.

Au quel cas chapeau bas Mr Sarko.

Pascal

Ecrit par : pmousque | 05.06.2007

Apathie : terme médical désignant un état de fatigue physique ou intellectuelle profond

Ecrit par : saperlipopette | 05.06.2007

Avez-vous un lien vidéo vers les déclarations de Fillon, j'en ai besoin pour me faire une opinion.

Ecrit par : Mistigri | 05.06.2007

@pmousque

Et quel hasard de voir ce dossier Betancourt avancer avec tant de force à quelques jours des législatives... Il me souvient d'avoir vu autant d'efforts déployés au Liban en 86, toujours aussi opportunément.

Instrumentaliser une famille entière ainsi, quelle petitesse ! La fin ne justifie pas tous les moyens.

Ecrit par : Scartio | 05.06.2007

Tof, je ne dis pas qu'il n'y a pas eu de réactions.
Mais le PS a "fustigé", défendu, argumenté.

Ils ont répondu comme si c'était de l'UMP au PS que ça se passait.
Mais ce ne sont pas que les dogmes ou les actions des dirigeants socialistes qui sont attaquées, ce sont aussi les citoyens qui ont "osé" voter à gauche.

Il faut une réaction en notre nom à tous.
De façon brève et percutante.

Il faut dire que ce sont 17 millions de Français qui ont été insultés, et demander des excuses.

Après tout, quand M. De Villepin avait insulté François Hollande, on avait bien su demander des excuses au 1er ministre.

Le PS ne saurait-il pas faire pour tous ses électeurs ce qui a été fait promptement pour son chef?

Ecrit par : Pescaloun | 05.06.2007

Pour se faire une opinion, voici:
"ll faut rompre, pour rejeter l'imposture morale de cette gauche qui joue à colin-maillard avec l'Histoire, la gauche des grandes âmes sèches, qui pratique la justice sociale comme on offre un caramel mou, du bout des doigts, à la sortie des kermesses dominicales, celle qui n'ose plus aimer la France, celle qui considère comme déplacé d'être fier ...
Finies ces mystifications par lesquelles la gauche des grands sentiments dressait en sous-main le travailleur contre son patron, le justiciable contre la justice et le Français contre la France ! Vous avez voté Sarkozy pour que cela cesse et cela va donc cesser!"
Face à une gauche "fatiguée", "dépassée", "bardée de certitudes et de préjugés", la victoire de M. Sarkozy et le gouvernement incarnent "une nouvelle vague et un style original".
"Le Parti socialiste hurle au débauchage et à la traîtrise parce qu'il sait, au fond de lui-même, que cette ouverture révèle sa vacuité intellectuelle et son conservatisme politique.
Chacun de vos bulletins est plus qu'un vote, c'est un acte de foi dans nos valeurs"

Ecrit par : Pescaloun | 05.06.2007

Ps= vacuité intellectuelle + conservatisme: OK, pas de probleme, je ne suis pas d'accord mais c'est son droit de penser cela, c'est la tolérance en politique.

Il faut se rappeler que "la gauche" en France, ce n'est pas seulement "les dirigeants du PS". C'est l'ensemble des gens qui ont soutenu des idées de gauche, ce sont ces 47% de citoyens qui n'ont pas voté Nicolas Sarkozy.

Considérer que le peuple de gauche *parce qu'il ne pense pas comme la majorité* représente une "imposture morale", que nos convictions sont des préjugés, que nous avons dressé "le Français contre la France", que ce sont des béni-oui-oui à la compassion poisseuse, bien pensants et inefficaces, que la solidarité c'estun autre nom pour la charité et que cela doit cesser, que s'il y a eu des luttes sociales c'est qu'on a excité les salariés contre leurs dirigeants et pas qu'il y avait des problèmes sociaux..

M. Le 1er ministre est libre de penser ce qu'il veut, mais il n'a pas le droit d'insulter ses concitoyens. Il doit donc NOUS présenter des excuses.

Et cà sa réponse on verra la démocratie telle qu'il l'imagine.

"le progrès pour tous, le respect pour chacun"
ça aussi c'est dépassé?

Ecrit par : Pescaloun | 05.06.2007

"il y a pour chaque âge une mesure d’ambition que la nature nous invite à ne pas dépasser."

c'est gonflé, ça, tonton.

Ecrit par : Martin P. | 05.06.2007

@ scartio

Pour le discours de François Fillon.

http://quandjypense.canalblog.com

Ecrit par : quandjypense | 05.06.2007

OK, super, la gauche = l'antifrance. Merci monsieur Fillon de nous traiter d'imposteurs moraux. Et après quand on parle de discours néopétainiste, on nous accuse de caricaturer.

Ecrit par : El Fredo | 05.06.2007

Elections législatives
Lyon
Discours de François Fillon

**
Il y a un mois, un mois seulement, Nicolas Sarkozy entrait à l’Elysée en vainqueur. Et vous y entriez avec lui.
Il y entrait, parce que vous aviez partagé son élan.
Parce que vous aviez adhéré à sa vision.
Il y entrait pour mener en votre nom son projet pour la France !

Mon cher Dominique,
Mes chers amis,

Cette victoire de Nicolas Sarkozy elle est aussi la vôtre.

Vous vous êtes reconnus dans les valeurs qu’il a portées parce que la ville des canuts et des soyeux est une ville où l’on chérit le travail, l’effort et le mérite.

Parce que la ville de Jacquard, de Thimonnier et des Frères Lumière est une ville où on aime entreprendre, créer et forger l’avenir.
Parce que la ville d’Ampère et de Mérieux est une ville où on a toujours engagé la bataille de l’intelligence pour conserver une longueur d’avance.
Parce que la ville de l’abbé Pierre est une ville où l’on s’élève contre ce qui porte atteinte à la dignité humaine.
Parce que la ville où est mort Jean Moulin est une ville où on connaît le prix de la liberté.
Parce que la ville de Saint-Exupéry, est une ville où l’on sait se donner les moyens de voler vers ses rêves.

Vous avez élu Nicolas Sarkozy, parce que vous reconnaissiez en lui un homme de cœur et de parole.

Je suis venu vous dire que le nouveau président élu est à la hauteur du candidat – rigoureux, rassembleur, résolu à tenir ses engagements !
Sachez qu’il n’y aura pas de pause.
Que l’élan est pris.
Que l’ambition est plus forte que jamais.

Vous avez donné un mandat à Nicolas Sarkozy : il vous offre un avenir !



Sa victoire, vous l’avez voulue large, généreuse, incontestable.
Certains aimeraient l’expliquer par les atermoiements de la gauche, ses divisions, ses naïvetés…
Il faut couper court à ces interprétations fumeuses !
Car le sens de notre victoire est sans ambiguïtés : il est dans l’adhésion massive des Français à un projet; dans une mobilisation populaire bien au-delà des partis et des clivages; il est dans la confiance de tout un peuple à l’un des siens.

Ce président nouveau est le champion d’une politique de rupture ; d’une politique d’innovation et de rénovation, une politique sans concessions pour ces facilités, ces lâchetés, ces ratés qui ont si gravement lézardé la maison France.

Il faut, mes chers amis, rompre pour réinventer ; pour faire un sort à cette société figée, où toutes les voies sont en cul-de-sac; où l’immobilisme économique et social désespère le peuple; où les classes moyennes s’interrogent avec inquiétude sur l’avenir de leurs enfants; où tous ceux qui réussissent hésitent à céder aux sirènes de l’expatriation.

Il faut rompre, pour rejeter l’imposture morale de cette gauche qui joue à colin-maillard avec l’histoire.
La gauche des grandes âmes sèches, qui pratique la justice sociale comme on offre un caramel mou - du bout des doigts, à la sortie des kermesses dominicales.
Celle qui n’ose plus aimer la France.
Celle qui considère comme déplacé d’en être fier.
Celle qui prêche le statu quo quand tous les Français disent : nous voulons autre chose, nous avons faim de réussir !

Il fallait rompre, c’était l’urgence. Mais pour rompre réellement, il fallait écouter ceux que l’on n’écoutait pas.

Ecouter les six milliards d’habitants de la planète, qui défient la France de retrouver son rôle moteur dans le progrès économique, technologique et culturel.
Entendre les millions de chômeurs, qui nous défient chaque jour, d’entreprendre enfin les réformes profondes de la fiscalité, du droit du travail, de l’éducation et de la formation sans lesquelles il n’y aura pas de plein emploi.
Entendre ces Français qui n’acceptent pas de vivre avec la peur au ventre, qui n’acceptent plus de baisser le regard face à ceux qui veulent imposer la loi de la cité sur celle de la République.
Entendre et rendre justice à nos petits-enfants, sur le dos desquels nous vivons à crédit, et qui nous mettent au défi de désendetter la France.

Oui, la croissance économique et le pouvoir d’achat peuvent être boostés – pourvu que la valeur du travail soit enfin honorée.
Oui, notre pacte social peut être sauvé – pourvu que chaque citoyen donne à son pays autant qu’il reçoit de lui.
Oui, les petites retraites peuvent être meilleures – pourvu que l’on réforme les régimes spéciaux.
Oui, l’immigration peut être intelligemment contrôlée – pourvu que l’on cesse de faire de l’angélisme.
Oui, la France peut être rassemblée – pourvu que son identité soit définie et respectée.
Oui l’insécurité peut être jugulée – pourvu que l’impunité soit sanctionnée.
Oui, l’Europe peut être relancée – pourvu qu’elle soit dotée d’une ambition politique et pas technocratique.

Toutes ces vérités, les Français ont choisi de les entendre !
Et de les entendre 5/5, à la surprise de certains de nos analystes les plus avertis ! Le 21 avril 2002, les régionales de 2004, le rejet du referendum sur le traité européen, tout cela traduisait à leurs yeux le désarroi de l’électeur et le déclin de la démocratie. « L’électorat -annonçaient-ils- s’est enfermé dans le cynisme et dans la contestation mécanique ». « L’esprit citoyen -disaient-ils- s’est éteint». « Les Français- pensaient-ils- n’y croient plus ».

A ce catastrophisme, vous avez opposé une mobilisation magnifique !

Avec 84% de participation et 53% des votes exprimés, vous venez d’accorder au président élu une victoire historique ; et plus encore, vous avez rendu une espérance à notre pays. Je vous demande, le 10 et le 17 juin, de confirmer la légitimité de son gouvernement et de ses engagements, en envoyant à l’Assemblée nationale une majorité cohérente et agissante, capable de dépasser les frilosités et les corporatismes !

Chacun de vos bulletins est plus qu’un vote, c’est un acte de foi dans nos valeurs.

Il y a quelque chose de galvanisant à évoquer ces valeurs qui mèneront demain notre action politique ; galvanisant, parce qu’elles donnent à notre effort un sens ; galvanisant, parce qu’elles nous conduisent sur la voie d’une politique audacieuse et franche.

Non, la politique ne consiste pas à tout lisser, à tout accepter, à tout admettre ; à considérer que tout se vaut ; à prétendre que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ».

Non, la politique ne consiste pas à chercher des excuses au délinquant, jusqu’à confondre sa cause avec celle de la victime.
Non, la politique n’est pas l’art de passer sous silence les mérites des uns et d’excuser l’indolence des autres, pour entretenir une équité de façade, un consensus flou et mou.

Fini, ces mystifications par lesquelles la gauche des grands sentiments dressait en sous-main le travailleur contre son patron, le justiciable contre la Justice et le Français contre la France !

Vous avez voté Sarkozy pour que cela cesse, et cela va donc cesser.

Vous attendiez depuis des années qu’un mouvement de fond, venu du peuple, nous donne mandat de réaliser ces réformes radicales, par lesquelles le pays se libérera de ses tabous et de ses pesanteurs.
Voilà que sur l’emploi, sur l’égalité des chances, sur l’éducation, nous pouvons moderniser.
Voilà que sur la sécurité, sur la réforme de l’Etat, sur la fiscalité, nous pouvons trancher.

Le 6 mai, nous avons pris à contre-pied une gauche fatiguée, dépassée, bardée de certitudes et de préjugés, une gauche qui se faisait par avance une joie de nous caricaturer, de nous diaboliser.
Une gauche espérant et attendant une droite autoritaire et dogmatique, une droite partisane et hautaine telle qu’on apprend à la reconnaître dans les manuels du parfait militant…

Et bien non ! C’est une nouvelle vague qui arrive aux responsabilités.
Une nouvelle vague bien décidée à changer la façon de penser et d’agir.
Une nouvelle vague déterminée à réécrire les scénarios politiques les plus usés, les dialogues les plus stéréotypés.
Une nouvelle vague résolue à changer le film en noir et blanc auquel la gauche tenait tant.


Une nouvelle vague qui ne craint pas de bousculer les tabous et d’enjamber les barrières partisanes qui ralentissent et divisent la France.

Mes chers amis,

La gauche attendait le retour du passé, et c’est l’avenir qui déboule.
Nous avons fait la démonstration d’une image de générosité et de modernité. Nous montrons que nous sommes capables d’aller à la rencontre de tous les Français.

Le gouvernement que j’ai l’honneur de conduire, est composé à égalité d’hommes et de femmes, car il fallait enfin donner l’exemple de cette parité éternellement débattue, éternellement espérée, éternellement promise – et rarement atteinte.

C’est un gouvernement resserré et surtout organisé autour des grands défis de notre temps.

Parce que la question de l’environnement est centrale, parce qu’elle doit imprégner toutes nos politiques, nous avons créé un grand ministère d’Etat de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables, piloté par Alain Juppé.
Parce que la puissance de la mondialisation exige une stratégie nationale globale, nous avons créé un grand ministère de l’économie, des finances et de l’emploi, animé par Jean Louis Borloo.
Parce que la question des flux migratoires est décisive - comme l’illustre le drame des naufragés qui ont été repêchés par la marine française -, parce que la dérive des pays pauvres peut entraîner la chute des pays riches, parce que l’on ne peut pas, d’un côté, parler d’intégration, et, de l’autre, ne pas parler de l’identité de la France, nous avons créé un grand ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement, dirigé par Brice Hortefeux.

Ce gouvernement, mes chers amis, c’est aussi un gouvernement d’ouverture. Ceux qui n’appartiennent pas à notre bord ont reconnu honnêtement que nos ambitions transcendaient les partis et pouvaient être utiles à la France. D’Alain Juppé à Bernard Kouchner, d’Hervé Morin à Rachida Dati, vous l’avez sous les yeux la photo de famille de la France rassemblée que j’aime et la France efficace que je veux !

Ah, l’ouverture ! On l’a chanté le grand air de l’ouverture, au cours de cette campagne ! Madame Royale était prête à l’entonner –sa voix n’a pas rencontré d’écho. Monsieur Bayrou l’aurait interprété aussi – il s’est trompé d’orchestre... Pour finir, l’un et l’autre ont chanté ce duo de l’ouverture ensemble ; mais il n’y avait plus personne pour les écouter car cela sonnait faux.

Alors, pourquoi cette surprise, cette agressivité, quand Kouchner, Besson, Jouyet, Hirsch ( ces hommes qui n’ont pas renié leurs valeurs de gauche ) ont choisi de nous rejoindre ? Tout simplement parce que nous avons donné son vrai sens au mot « ouverture », non pas celui d’un accord entre appareils politiques, mais celui d’une harmonie entre des sensibilités républicaines.

Le parti socialiste hurle au débauchage et à la traîtrise, parce qu’il sait, au fond de lui même, que cette ouverture révèle sa vacuité intellectuelle et son conservatisme politique. La gauche s’énerve parce qu’elle sent que nous sommes en train de bousculer les frontières idéologiques et partisanes derrière lesquelles elles prospéraient au chaud.

La vérité, c’est que nos socialistes, à l’inverse de tous leurs homologues européens, n’ont toujours pas pris la mesure de leur époque et des audaces qu’elle exige. Idéologues, ils ne s’intéressent pas à l’intelligence des électeurs. Ils craignent leur clairvoyance. Ils méprisent la sincérité de leur engagement.
Et ce ceux sont ces mêmes socialistes qui viennent réclamer les clés de l’Assemblée ?

Croyez moi, il y a mieux à faire de ces clés.

Oui, ce gouvernement incarne une nouvelle vague et un style original. Rien ne nous y obligeait. Ce 17 mai, nous aurions pu sans surprendre présenter aux Français le gouvernement des amis, des alliés, des vieux routiers du pouvoir. Nous aurions pu faire comme avant, comme toujours.

Mais le mandat donné par 53% des électeurs français, c’est d’aller au-delà de toute facilité. C’est de sortir des sentiers battus. C’est réaliser sans attendre ce que l’on n’osait plus réclamer de la politique. C’est cela, la rupture ; la rupture, tout de suite !





Mes chers amis,

Dimanche, les candidats de la majorité présidentielle viendront réclamer vos suffrages.
Faites leur confiance. Donnez leur le pouvoir d’agir.
Donnez à tous les candidats ici présents, le pouvoir d’honorer nos engagements.
Donnez leur une belle et franche majorité.

Je vous la demande, parce que je n’accepte plus que la France ait chuté de la 11e à la 17e place en termes de richesse par habitant.
Je vous la demande parce que je n’accepte plus que la première université française se trouve au 45ème rang mondial.
Je vous la demande parce que je n’accepte plus que nos chercheurs les plus brillants quittent la France parce qu’ils ne peuvent trouver qu’à l’étranger des conditions de travail à la mesure de leur talent.


Je vous la demande parce que je n’accepte plus que nos jeunes créateurs d’entreprises préfèrent fonder leur start up à Pékin, Londres ou New York plutôt qu’à Paris ou Lyon !



Je vous le demande parce que je n’accepte plus que le plein emploi soit impossible en France et possible ailleurs !

Dans la formidable concurrence qu’engendre la mondialisation, j’ai la conviction que notre pays a tant à dire. La France a une jeunesse imaginative, des salariés qualifiés, des infrastructures modernes, des industries de pointe, elle a un Etat et des services publics dont nous n’avons pas à rougir. La France a un grand atout : sa capacité de création et d’innovation.

Toute notre stratégie économique est fondée sur un objectif : aller à la conquête de la croissance, gagner ce fameux point de croissance indispensable pour figurer de nouveau au rang des nations fortes.

Alors n’hésitons pas : il faut lever les freins au travail ; il faut accroître notre compétitivité.







Le chemin d’une meilleure efficacité passe, d’abord, par nos universités et par nos laboratoires car face aux pays émergents nous devons miser sur notre matière grise.
Je l’ai dit vendredi dernier devant les enseignants et chercheurs réunis à Orsay : le premier défi de notre temps, c’est la bataille de l’intelligence et de la connaissance.
Chacun sait que nos universités n’ont pas les moyens de lutter à armes égales avec celles des autres pays industrialisés.
Enlisées dans l’immobilisme, nos universités n’ont plus la force d’assumer les deux objectifs que la nation doit lui assigner : celui de la démocratisation des études supérieures et celui de l’excellence.
C’est pourquoi, dès cet été, la réforme de nos universités sera engagée.

Nous élargirons leur autonomie : aux organes dirigeants de l’université de définir les contours de l’enseignement dispensé, de gérer le corps enseignant, de fixer les modalités de fonctionnement de leur établissement, de nouer des relations étroites avec les acteurs économiques et scientifiques.

Notre objectif est de permettre à chaque université de trouver son chemin, adapté à son histoire, à son organisation, à sa politique scientifique car rien ne serait pire que d’imposer une règle uniforme à tous les établissements.

Il n’y aura pas de dogme, pas de règle imposée d’en haut. En revanche il y aura une exigence de résultats, et un objectif d’excellence auquel chaque établissement sera tenu.

Notre productivité et notre compétitivité dépendent aussi de la formation continue proposée aux salariés. C’est pour moi un sujet essentiel. C’est pourquoi je souhaite que chaque salarié dispose d’un compte individuel d’épargne de formation. C’est une condition indispensable pour permettre à chacun de se construire un véritable projet de carrière pour progresser et se protéger des évolutions naturelles de l’économie.

Je veux que les salariés français, qui sont parmi les plus efficaces au monde, le soient encore plus. Mais il faut aussi qu’ils soient plus nombreux à travailler, et qu’ils puissent, s’ils le souhaitent, travailler davantage.

Le président de la République a fixé un cap clair : atteindre le plein emploi d’ici la fin de la mandature.

Il n’y a pas de raison que nous ne puissions accomplir ce que d’autres pays ont accompli. Pour cela, nous allons réaliser, en concertation étroite avec les partenaires sociaux, les réformes dont notre marché du travail a besoin.

Nous voulons un contrat unique. Pourquoi ? Pour trouver un nouvel équilibre, plus sécurisant pour les salariés et plus souple pour les entreprises.
Nous voulons unifier le service public de l’emploi, afin que la vie des chômeurs ne soit plus un parcours du combattant entre les différentes administrations.
Bref, nous voulons relever le défi de l’emploi pour tous et nous avons l’intention de nous y atteler tout de suite.

Dès cet été, une série de mesures sera prise :

- il y aura l’exonération de charges fiscales et sociales sur les heures supplémentaires afin que ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus puissent enfin le faire ;

- il y aura la défiscalisation du travail étudiant car il est absurde de dissuader les jeunes de s’engager dans l’aventure professionnelle.

Vous l’aurez compris, ces mesures ont pour but d’enclencher une révolution culturelle : celle du retour de la valeur travail.

C’est ainsi, nous ne sommes pas socialistes !

Nous ne croyons pas que le travail, le mérite, l’effort, soient des gros mots.
Nous ne croyons pas que le partage du travail soit la solution contre le chômage.
Nous ne croyons pas que les salariés soient les adversaires des entrepreneurs et notamment pas de tous ces petits chefs d’entreprise qui se battent jour et nuit pour faire vivre leur boite.

Nous ne croyons pas qu’en rationnant le travail on peut augmenter le pouvoir d’achat, car, jusqu’à preuve du contraire, la hausse des salaires dépend de l’augmentation de notre productivité car c’est elle qui crée les richesses à partager.

Nous ne croyons pas que le droit incontestable de faire grève doit paralyser tous ceux qui ont une activité, et c’est pourquoi le principe du service minimum dans les transports sera voté et devra être négocié puis respecté dans les entreprises.

Nous ne croyons pas qu’on sort de la spirale de l’assistanat en condamnant la logique de l’effort et de la responsabilité.


Nous ne croyons pas que le travail et la liberté économique s’opposent à la justice et au progrès social. Nous croyons même le contraire ! Pour conserver notre modèle social, pour faire que l’Ecole, la santé, les retraites, les services publics demeurent notre bien commun, il faut se retrousser les manches car la solidarité à un coût.

Enfin, nous ne croyons pas que c’est en surtaxant et en surimposant les Français que l’on suscite de l’élan et de la confiance.

Mes chers amis,

Dès l’été - comme nous vous l’avions promis ! - la déduction des intérêts de l’emprunt immobilier sera instaurée. Vouloir devenir propriétaire, vouloir posséder son logement, c’est un investissement moral, économique et social. C’est un acte de foi dans l’avenir. C’est un acte de confiance. Or, la confiance est au cœur de la relance nationale.








Dès l’été - comme nous vous l’avions promis ! - la suppression des droits de succession sera au rendez-vous. La transmission de son patrimoine est plus qu’un droit, c’est en engagement de coeur. Le travail et l’effort de toute une vie doivent être respectés. Voilà ce que nous croyons. Voilà donc ce que nous ferons !

Enfin, dès l’été – comme nous vous l’avions promis ! - nous instaurerons le bouclier fiscal, établi à 50% des revenus et de l’investissement direct dans le capital des PME, des universités, des fondations et des entreprises d’insertion. Nous le ferons, parce que dans une Europe ouverte notre fiscalité ne doit pas être un handicap. Nous le ferons, parce qu’il n’y a pas à s‘excuser de vouloir réussir et d’avoir réussi.

Je préfère que les grandes fortunes restent en France et financent notre pacte social, nos entreprises, notre commerce, plutôt que des les voir se réfugier à l’étranger !






A cet égard, je veux dire qu’il n’est pas choquant que ceux qui prennent des risques, qui travaillent quinze heures par jour, qui réussissent à la tête de grandes entreprises puissent percevoir des revenus élevés. Ce qui est choquant, c’est lorsque la récompense n’est pas justifiée par les résultats. Ce qui est choquant, c’est lorsque les primes de quelques uns ignorent les difficultés de tous les autres qui travaillent dans la même boite.

Je crois profondément que l’éthique du capitalisme repose sur les notions de mérite, d’effort, de résultat. Il faut que les salariés aient confiance dans leurs entrepreneurs et leurs dirigeants. Et pour cela, l’éthique comme la transparence doivent être au cœur de l’efficacité économique, car l’efficacité ne va pas sans vertus.
C’est pourquoi, dès cet été, nous légiférerons sur les parachutes dorés en posant des conditions strictes à l’octroi d’indemnités pour les dirigeants d’entreprises au moment de leur départ : ces indemnités de départ devront être liées à la performance, et attribuées par les conseils d’administration dans des conditions de transparence totale.

Davantage de Français au travail grâce à la réorganisation du marché de l’emploi ; des salariés qui accomplissent plus d’heures afin d’améliorer leur pouvoir d’achat ; des femmes et des hommes plus motivés et plus productifs grâce à la formation, l’innovation et la recherche ; des familles accédant à la propriété et des parents léguant librement leur héritage à leurs enfants ; une France retrouvant son rang dans une Europe plus dynamique et plus protectrice : voilà la politique globale que nous voulons engager pour créer un choc de croissance et de confiance.

Mes chers amis,

Tant d’années de négligence ont durement pénalisé notre pays.
Tant d’années d’hésitation ont paralysé la France.

Le 6 mai, nous nous en sommes libérés.
Le 10 et le 17 juin, nous laisserons toutes ces années derrière nous.
Nous les laisserons derrière nous, à condition que votre mobilisation vienne appuyer nos espérances.
A condition que vous vous souveniez que rien n’est encore gagné.
Que votre mobilisation ne s’arrête pas sur un triomphalisme hâtif.
Que vous sachiez convaincre sans opposer.
A condition que votre exemple et votre parole l’emportent sur les hésitations de vos proches, de vos amis, des électeurs qui vous entourent.
Soyez, comme Nicolas Sarkozy, les porte-parole décomplexés de vos convictions et de vos engagements.

J’ai besoin de vous car j’ai besoin d’une majorité présidentielle. Dans cette salle, beaucoup des candidats qui portent nos couleurs sont des amis. Avec eux et avec Dominique, je vous invite à aller chercher la victoire.

En élisant Nicolas Sarkozy, vous avez demandé la rupture. Par votre vote, concrétisez-la !
Vous avez demandé le changement. Par votre vote, engagez-le !
Vous avez demandé la réhabilitation du travail. Grâce à votre vote, nous allons le réhabiliter !
Vous avez demandé que l’identité de la France soit ranimée. Bientôt, elle reprendra ses couleurs et son souffle !
Vous avez demandé l’autorité de l’Etat parce que la sécurité est la première des libertés. Elle sera exercée !
Vous avez demandé que l’immigration soit choisie et pas subie, qu’elle corresponde à nos capacités d’accueil, qu’elle obéisse aux valeurs qui sont les nôtres. Elle en sera ainsi !
Vous avez demandé un pacte social nouveau. L’égalité des chances sera restaurée !
Vous avez demandé que la nature et le climat soient protégés, que la santé publique soit préservée, que les paysages, les ressources et les énergies soient ménagés. Nous releverons le défi de l’environnement !

Les Français ont voté pour que la voix de la France soit respectée en Europe et influente dans le monde. Le Président de la République, est, dès à présent, en train de replacer la France aux premiers rangs de l’initiative européenne. Et il est décidé à faire entendre la voix de notre pays, partout où les valeurs qu’il incarne sont attendues.

Parce que la force de sa présidence dépend de vous, Nicolas Sarkozy a besoin d’une majorité décidée.
Il a besoin d’une majorité forte et créative.
Il a besoin de vous.
Vous qui n’avez pas manqué à son appel.
Vous qui n’avez jamais manqué à la France.
La France qui, maintenant, si vous en décidez ainsi, va prendre son destin en main.

Vive la République, et vive la France.

Ecrit par : quandjypense | 05.06.2007

Le caractère octogénaire du siècle actuel nous ramène aussi à une époque où la droite était décomplexée, sûre de son bon droit, inspiratrice du discours d'hier à Lyon.

Kader, avez-vous un lien?

Jospin: la sagesse chenue sera consultée dans sa montagne, une fois l'an, en mémoire de ce qu'il a représenté. Il dispensera ses oracles aux jeunes générations venues le contempler dans son tombeau de verre.
Il faut s'y résoudre, M. Jospin: il y a des retours impossibles.
Monsieur le Président Tonton, à vous lire, je me dis que certains de nos dirigeants ne méritent pas le peuple de gauche qui les a soutenus.

Ecrit par : Pescaloun | 05.06.2007

Peut être avez vous du talent, mais vous êtes bien prétentieux M. le président. Je dois avouer que j'ai davantage de respect pour M. Apathie que pour un corbeau d'opérette qui pousse son délire de grandeur jusqu'à se prendre pour le président qui ,somme toute, n'a pas fait autant pour la France que ce qu'on dit. Qu'importe ce qu'il s'est passé dans les toilettes du conseil général ! Mais continuez votre Blog, c'est très bien écrit.

Ecrit par : Sergio | 05.06.2007

A la suite des citations de Fillon et des commentaires de Pescaloun à ce sujet, un point intéressant ressort quant à ce qui structure le discours de Fillon et de la droite en général.

On a le sentiment que cette rhétorique de l'union unanime autour de "l'amour pour la France" (sous-entendu, quel que puisse être son visage, c'est à dire, entre autres, la ligne politique suivie par ses gouvernants) dépeint un pays homogène, rassemblé autour de valeurs d'action qui sont strictement celles qui animent nos nouveaux maîtres. Dans la mesure où ceux-ci les tiennent de leurs mandants, les citoyens dont ils ont réussi à articuler leurs aspirations, peuple et gouvernants ne font qu'un.

On a donc logiquement affaire à un discours qui traite les rapports de force comme nul et non avenu et lui substitue une logique de subordination.

Car en effet, si les gouvernants qui sont au diapason du peuple font, quoi qu'ils fassent, la politique du peuple, la partie du peuple qui ne s'en trouverait pas satisfaite, s'exclurait d'elle-même de beau concert harmonieux.

En ce sens, les contestataires se mettent ipso facto en-dehors du peuple légitime (par le partage des valeurs que mettent en musique les gouvernants). C'est la logique du tiers-exclu.

Si bien que quel que soit le contenu de leurs arguments, ceux-ci ne peuvent qu'être inaudibles car ceux qui les tiennent sont hors du cadre, et qu'il existe des termes idoines pour les qualifier en les enfermant dans ce no man's land.

Evidemment, il s'agit de propos de campagne. Mais c'est tout de même révélateur d'une vision du monde.

Ecrit par : ;) ou :( | 05.06.2007

J'ai entendu le discours de François Hollande comme une réponse sur les valeurs que nous partageons tous chez les socialistes et sur la gauche en général.

Insulter la gauche, c'est insulter la France, une partie de son Histoire. La gauche et la droite font l'Histoire et en tant que personnage de l'Histoire, qu'un Premier Ministre, qui se pare de l'habit de l'ouverture, ait l'indignité de tenir de tels propos, c'est ne pas vouloir le bien de son pays.

Comment peut-il rassembler ? comment pouvons-nous être apaisés en étant insultés de la sorte ?
Est-il à la bonne place lorsqu'il crie sa haine d'une partie de son peuple ?

Nous, nous aimons assez la France pour accepter de perdre une élection et pour vouloir nous relever. Nous aimons assez la France pour applaudir à la détermination de Sarkozy pour Ingrid.
C'est quoi ce mauvais procès ? il est inutile et blessant et ne fait qu'attiser la haine.
Ils veulent du combat ? Qu'ils se rassurent, ils en auront.

Ecrit par : Tof | 05.06.2007

Allez il faut passer aux actes :

Le seul moyen est que le premier ministre, nommé parceque que dans les défilés, de par sa taille, il ne fait pas d'ombre à son curateur, soit battu aux prochaines élections.

Il faut donc que tout le monde se mobilise à Sablé pour qu'il prenne sa culotte et soit démissionné.

"Mort aux cons" et "c'est un vaste programme" comme le disait le prédécesseur de notre Président.

Ecrit par : PL | 05.06.2007

Allez il faut passer aux actes :

Le seul moyen est que le premier ministre, nommé parceque que dans les défilés, de par sa taille, il ne fait pas d'ombre à son curateur, soit battu aux prochaines élections.

Il faut donc que tout le monde se mobilise à Sablé pour qu'il prenne sa culotte et soit démissionné.

"Mort aux cons" et "c'est un vaste programme" comme le disait le prédécesseur de notre Président.

Ecrit par : PL | 05.06.2007

"On y arrive et tous les dessous de cette histoire vous seront bientôt livrés. Mais pas aujourd’hui…
Je vais le répéter une fois encore : je fais ce que je veux, comme je le veux, quand je le veux."

Dégonflé.

Ecrit par : eulalie | 05.06.2007

Et si ? Et si enfin on faisait l'inventaire de l'ère Jospin, notamment cette diabolisation irrationnelle de Shroeder et Blair et de leur 3ème voie par un Premier Ministre imbu de lui même, qui n'a pas été très dissemblable dans les faits mais tenais à représenter LE socialisme européen.

L'ambition personnelle est une vertue lorsqu'elle se confonds avec l'ambition collective, en ce qui concerne Jospin qui fu quand même le meilleur premier ministre le République, son ego hyperdilaté commence à cesser de peser sur la gauche et se faisant tout le cortège de doctrine devenues des dogmes à force de ne pas se confronter à la réalité.

Quand aurons nous une gauche puissante en France, une gauche politique ET syndicale de concert ? Quand la gauche assumera-t-elle de porter l'image du pouvoir sans renvoyé systématiquement à gauche au nom d'une utopie auto gestionnaire d'adolescent en rupture ?

Quand ? Quand laissera-t-elle tomber ses discours moralisateurs d'une bien pensance des beaux quartier pour lui substituer une réthorique plus humaine, centrée sur l'individu avec le collectif comme levier de la transformation sociale ?

Je désespère moi qui a adhéré au PS au lendemain de 2002, qui a constaté en moins d'un 1/4h que la sociologie vieillissante du PS l'envoie dans le mur dans un pays majoritairement à propriété privé (un droit de l'homme) ? Rien de change, les constats et les solutions sont pourtant majoritaires, le blocage ne se lève pas, les éléphants bouchent toujours la vue ... et si finalement la bérézina du mois de juin permettait enfin de se débarasser de tous ces élus qui s'accrochent comme des moules à leur 6ème mandat. On les remercie d'avoir représenté à bout de bras la gauche pendant 30 ans, mais là l'heure de le retraite, l'heure de la relève a sonné, je ne peux imaginer qu'après avoir défendu pendant 30 ans certains blocages de la société ils pourraient maintenant les remettre en question.

soupirs ...

A croire que la jeune génération va devoir mener un putsch pour se réapproprier l'outil de transformation sociale...

Ecrit par : Caiius | 05.06.2007

;) ou ;( : D'accord avec votre analyse.
A savoir -
"donner un mandat"
c'est un anglicisme fréquemment utilisé par le GOP ("Grand Old Party" ou "God's Own Party"= les conservateurs américains) pour dire en bon français:
"signer un chèque en blanc"

La différence c'est que GWB a pu voir qu'il s'était trompé en croyant avoir "un mandat", ayant été désavoué lors d'élections de mi-mandat, mais qu'en France on en a pour 5 ans.

Ecrit par : Pescaloun | 05.06.2007

pescaloun, je partage votre colère. en mettant la gauche plus bas que terre, c'est plus que symboliquement l'opposition que Fillon (marionnette de Sarkozy) cherche à écraser par avance sous la botte de son mépris et de sa haine. oui, il est nécessaire de réagir, de fustiger ses propos en mettant en évidence ce que cela implique en terme d'absence de respect (de l'autre, de la démocratie) et d'absence d'ouverture (d'esprit). il faut réveiller les français, pas seulement la gauche, ne pas se laisser faire, résister, réagir, se mobiliser et, comme premier acte de tout cela, voter.

mais ce gouvernement ne donne pas que dans la forme, il s'est mis au boulot - salement même. j'ai essayé d'en donner une petite illustration à propos des déduction fiscale d'intérêts d'emprunt, de suppression des droits de succession, de défiscalisation des heures supplémentaires :

http://sarkononmerci.fr/files/defiscalisation%20interets%...

Ecrit par : Dedalus | 05.06.2007

> Je vais le répéter une fois encore : je fais ce que je veux, >comme je le veux, quand je le veux.

Oui mais Papy, on se lasse vite des intrigues sans fin des series B .

Ecrit par : kca | 05.06.2007

Vous ecrivez " "La France des puissances d’argent " est elle vraiment derrière la libération du chef de la rébellion qui détient Bétancourd comme le proclame les médias ce matin ?

Si c'est le cas c'est que ca sert réellement a quelque chose d'être copains des patrons du CAC.

Au quel cas chapeau bas Mr Sarko"

Si c'est vrai on est en droit de regretter qu'il n'ait pas fait agir plus tôt cette "France des puissances d’argent " ! Il était quand même le n° 3 trois français.

Ecrit par : brassus | 05.06.2007

Salut camarade Dedalus
Vous êtes toujours la voix de la lucidité. Hélas je crois qu'il faudra quelques mois aux français pour comprendre leur erreur. Je ne sais pas si vous aviez suivi, il y a quelques semaines, mon idée concernant l'assemblée législative. (un renouvellement par moitié des députés tout les 2 ans et demi). Je maintiens que ce serait un changement radical pour la démocratie. Dans 2 semaines, Sarkolescu sera certainement un monarque absolu, et pour 5 ans. Les naïfs pourrons toujours se mordre les doigts de leur crédulité, il sera trop tard.
Resistons.

Ecrit par : rimbus | 05.06.2007

Monsieur,

Votre choix de pseudo vous appartient, mais que vous usurpiez la personnalité de ce dernier
revèle soit d'un trouble certain de la personnalité, ou d'un canular.
Assumez vos propos et laissez reposer le défunt président en paix.

Agissez effectivement, les actes sont certainement plus porteurs de vérité qu'une bonne parole de l'au delà.

Ecrit par : La Vieille | 05.06.2007

Mort aux cons en effet, ce n'est pas MAB ni son accolyte PR qui le démentiront, ces bons vieux rois du pastiche 51. L'ami qu'ils citaient hier dans notre bien aimé blog les salue bien du Maroc d'où il n'utilise ni haut ni bas débit, pas plus qu'il ne le fait à Paris.

Quant au successeur de Dieu, il paraît que l'on serait sans nouvelles de lui du côté d'Agadir. Il se murmure qu'il devait assiter à un royal dîner en présence de sa Majesté mais qu'il se serait fait représenté par Sainte Bernadette. Que lui arriverait-il ? Préparerait-il son retour aux affaires ?

François Fillon joue le coq mais il ne chantera pas plus de quelques aubes. Alexander Adler l'a prévenu ce matin à propos des "emprunts" fait par la droite à la gauche, en idées, en références, en personnalités débauchées : "Emprunter coûte cher, et à un moment donné il faut rendre".

De Malte à la Colombie un même fil ténu semble bel et bien relier notre nouveau Saigneur, c'est un fil qui finit toujours mal pour celui qui se croit au centre de la toile. Si ce n'était que le CAC 40 ce serait bien trop simple.

Ces gens là devraient rapidement s'effondrer de leur hautaine suffisance. Je ne leur donne pas cinq ans. Les français ne tiendront pas. Leur règne est parti sous les auspices de la folie dépensière et arrogante et avec leur majorité ils vont pouvoir se lâcher comme jamais. Les intérêts des emprunts risquent d'être très élevés.

Pour les amis qui n'ont pas la "chance" de pouvoir apercevoir la mine triste de MAM à l'arrière de sa Citroën de fonction, vous n'avez vraiment rien raté. Je vous raconte ça pas du tout par parisiannisme, au contraire. Ce bouclage du quartier, ce défilé de limousines avec escortes policières, cette façon de faire du spectacle en dit long sur ce qui se joue dans la socité du politique-show. Le Maire de Paris était quant à lui seul avec sa voiture de fonction plus modeste, et sans escorte, mais l'Hôtel de Ville est juste en face de l'Ile Saint Louis, et franchement il aurait dû venir à pied. Après ça qu'il ne vienne pas dire qu'il ne faut pas conduire les enfants à l'école en voiture. Pour finir, José Arthur devait avoir bien chaud avec son imperméable. On a aussi vu un type fier comme un bar tabac qui saluait tout le monde qui ne le saluait pas pour autant. Mon ami comédien m'a dit que c'était le mec qui présente un jeu à la noix sur France 3, mais ni lui ni moi n'avons retrouvé son nom. Remarquez, lorsque j'ai découvert il y a quelques mois à la une de Paris Match "le couple préféré des français", c'était la première fois que j'entendais parler de Machine Lamy et de Truc Desjardins. Alors surtout restons décalés, ça ne nous empêche pas d'aimer la France, n'en déplaise à Fillon !!! On a le droit de préférer la Marseillaise chantée sur les marches de l'Opéra Bastille par l'américaine Barbara Hendrix à celle de Mireille Mathieu le 6 mai 2007 à la Concorde. La Concorde, universelle, justement !

Dernier point : ce serait bien que Misters Président of Jarnac nous indiquent leurs sources au sujet des adoptions internationales tirées au sort. C'est pire que les agressions stupides de Fillon la vengeance (n'oubliez pas qu'en effacçant les années précédentes il déverse aussi sa haine et sa bile sur les années Chirac). Si cette affaire était avérée, elle aurait de quoi faire réagir. L'adoption est une chose sérieuse, je suis bien placé pour le savoir. On ne peut pas jouer avec ça.

Bonne journée.

Ecrit par : Arpad | 05.06.2007

salut frère rimbus,

oui, je me souviens de cette discussion, de votre proposition... et pas du tout ce que j'en avais dit. mais deux ans et demi ça me semble court pour une mandature (en général, parce que là, ça va nous sembler bien long) : c'est qu'il s'agit tout de même de mettre en oeuvre une politique. bon, par motié, ça diminue un peu le risque d'instabilité, mais un peu seulement.

je crois qu'une part de la solution est dans la proportionnelle, une proportionnelle avec prime majoritaire (comme pour les municipales, avec fusion de listes).

je me demande même si ça pourrait pas se faire à la même date que les présidentielles. ce qui aurait pour effet de corriger la dérive présidentialiste de nos institutions.

je ne sais plus quelles sont les propositions de la C6R en la matière....


et puisque je vous tiens et que j'ai oublié de vous dire : joli votre petit Einstein. vous devez être bien fier.

Ecrit par : Dedalus | 05.06.2007

Pour les adoptios, j'ai trouvé ça :
http://www.lavoixdunord.fr/journal/VDN/2007/05/24/PLUS/AR...

Ecrit par : bobo | 05.06.2007

La cohorte équivoque des amateurs de pseudo confidence attend la nouvelle "révélation" du misérable gazettier 2.0, dont on ne sait si ses modèles sont Joseph Fouché, Geneviève Tabouis ou Paul Wermus.


Sera-t-elle de la même eau que celle qui ouvrait son billet du 15 mars ?

" Je ne vais pas entretenir un trop long suspense. Nicolas Sarkozy ne sera pas élu président de la République cette année. "

Ecrit par : de passage | 05.06.2007

"ce retour soudain (de Jospin) m’évoque mon propre retour aux affaires du monde, à cette différence près que moi, on m’écoute."

J'adore votre humour Mr le Président, cette note du jour si piquante me rappelle pourquoi je viens vous lire tous les jours. Continuez!

Ecrit par : Le CEP | 05.06.2007

@ dedalus : oui merci, je voulais commenter ce dessin en le titrant "mon fils se génie", mais j'ai préféré la jouer modeste.

Cette connerie de Lionel nous mets bien dans la panade. la présidentielle créant un enthousiasme artificiel, nous allons bien en baver pendant 5 ans. L'expérience Chirac a été démonstrative du peu de cas que l'équipe UMP fait de la volonté populaire.

Une seule solution pour moi : soutenir la C6R.
http://www.c6r.org/index.php

Ecrit par : rimbus | 05.06.2007

@ARPAD

L'adoption d'enfants vietnamiens soumise à « tirage au sort »

Article publié le 05 Avril 2007
Par Anne Chemin
Source : LE MONDE
Taille de l'article : 621 mots

Extrait : Hanoï ayant aggravé les conditions, 200 couples français seront choisis de manière aléatoire parmi 1 500 pour adopter les enfants concernés. Certains s'en indignent, d'autres s'en accommodent : pour départager les 1 500 familles qui souhaitent adopter un enfant venant du Vietnam, l'Agence française de l'adoption (AFA) a décidé au mois de mars d '« effectuer un classement devant huissier ». « Cette année, le nombre d'enfants vietnamiens ne devrait pas excéder 200, souligne-t-on à l'agence. Pour que chaque famille ait une chance égale, nous avons transmis les 1 500 dossiers que nous avons reçus à un huissier, qui leur a affecté un numéro de manière aléatoire....

Politis
Tirage au sort
jeudi 26 avril 2007


Casse-tête pour l’Agence française de l’adoption (AFA) : le 15 mars, le Vietnam, qui avait fermé ses portes aux adoptions individuelles en octobre 2005, les a rouvertes sous certaines conditions. Le nombre d’enfants proposés « ne saurait excéder 200 dans l’année qui vient ». Or, 1 500 familles françaises sont candidates à l’adoption dans ce pays. Pour les départager, l’AFA a décidé « d’effectuer un classement devant huissier ». Une sorte de tirage au sort, en somme, témoin brutal d’une juridiction manquante.

Comme vous le voyez, les sources ne manquent pas... à force de se vouloir décalé, on passe à côté de bien des informations et toutes n'ont pas trait aux peoples ! ;-)

Serait-il envisageable que notre Premier Ministre ne veuille pas d'une majorité par trop écrasante pour ne pas devoir entendre parler d'un Etat UMP pendant 5 ans? Quelle bonne idée de la Droite d'insulter la Gauche, puisqu'elle n'arrive visiblement plus à mobiliser les siens !!!

Ecr

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