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31.05.2007

Attali et Sarkozy, Peillon, Post-scriptum

 Ces derniers jours, Attali a beaucoup raconté l’origine de sa grande amitié pour le nouvel élu. Ce qu’il y a de formidable avec mon ancien conseiller, c’est qu’il trouve toujours un moyen de ne pas déformer les faits tout en les dénaturant, ce qui relève d’une construction intellectuelle complexe et qui me fut bien utile en mon temps, je l’avoue bien volontiers. Je m’en vais donc vous éclairer à ce sujet. 

  Il est vrai qu’au début de mon premier septennat, un certain Nicolas Sarkozy a demandé rendez-vous à Attali afin de lui demander des conseils sur les moyens de parvenir à la présidence de la République. C’était une demande assez originale et Attali s’en est ouvert à moi, non pas, comme il le narre aujourd’hui, pour s’extasier devant l’ambition du jeune homme, mais parce que il estimait avoir affaire à un type un peu illuminé. Pour tout vous dire, par crainte du ridicule, il ne voulait pas le recevoir et c’est moi qui lui ai conseillé d’accepter, lui expliquant qu’il ne faut pas jamais laisser passer les occasions d’approcher un adversaire de près. Je vous en fais juge, mais vous constaterez comme moi que la naissance de cette belle amitié méritait d’être restituée dans sa pureté historique. Du reste, après l’entrevue, Attali m’a confié avoir trouvé le personnage un peu inquiétant, agité, pétri de tics nerveux, en proie à une ambition sans doute hors d’atteinte pour lui, mais pas complètement antipathique. Je lui ai conseillé de conserver et de cultiver le contact avec ce proche du président du RPR, dont il parlait beaucoup, car il représentait à ce titre une mine d’informations non négligeables. Croyez-moi, en 1986-88, cela a été bien utile d’autant que Sarkozy oeuvrait chez Pasqua.

  Je vous livre tout cela pour votre gouverne personnelle, surtout n’allez pas le répéter ailleurs, ou alors, ne mettez pas ces propos dans ma bouche, je ne voudrais pas que cela excite le nouvel élu, Attali attend beaucoup de lui.

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  Sur le conseil de beaucoup de mes proches, j’ai jeté un œil sur les prestations du jeune Vincent Peillon. Ca n’est pas indigne, mais cela manque un peu de souffle. C’est un jeune homme appliqué et cela se voit, mais il m’en faut plus. Les temps à venir exigent du verbe, de l’audace, de l’assurance, tout ce qui fait défaut aux socialistes aujourd’hui. Peillon et quelques autres devraient prendre exemple sur le nouvel élu. Après tout, quand on y regarde de plus près, c’est un peu prendre exemple sur moi. 

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  PS : Y aura-t-il quelqu’un pour me dire si M.Apathie a révélé ce qu’il avait vu en mars 1992 dans les toilettes du Conseil Régional de Haute-Normandie après l’élection d’Antoine Ruffenacht à la présidence la région contre Fabius ?

Commentaires

oralch

Ecrit par : rocaceldron | 29.06.2008

delboracre

Ecrit par : chigetor | 16.09.2008

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