31.03.2007

Stratégie, des origines à aujourd'hui

Je ne veux point revenir ici sur les dernières déclarations de Nicolas Sarkozy. C’est une course désespérée pour tenter de hisser une fois encore le Front National au second tour de l’élection présidentielle, comme mon successeur y est si habilement parvenu en 2002, en dupant tout son monde. Ce garçon change de stratégie tous les deux sondages, au gré du vent. C’est ainsi qu’il espère gagner, c’est ainsi qu’il forge l’instrument de sa perdition électorale, et que peu à peu, il se dessine pour lui-même le destin de son ancien maître, Balladur. Non, pas plus de commentaires ce matin sur Sarkozy. Il me plaît juste de penser, à le contempler aux prises avec une adversité qui le dépasse, que je suis l’artisan lointain de ses tracas comme je suis l’artisan des tracas de la droite d’aujourd’hui en général, et que je continue encore, inlassablement de faire payer à ces gens le coup de mai 58. 

 En politique, les stratégies n’ont de sens que dans la durée. Les commentateurs ont souvent glosé sur le fait que j’avais dit un jour qu’il fallait donner du temps au temps. Ils sont, hélas, bien peu à l’avoir analysé comme il convient. Je n’évoquais pas seulement mon rôle durant la période 1986-88. En fait, en dépit des apparences, ce fût un combat vite et facilement remporté. Il ne s’agissait pas, avec cette formule, d’évoquer ces quelques mois pénibles, même si à dire vrai, j’avais déjà connu bien pire dans mon existence. La stricte vérité, c'est que les événements de l’époque, comme les événements d’aujourd’hui prennent racine en 1958. C’est à cet instant très particulier de notre Histoire que j’ai décidé du chemin à emprunter. Un chemin dont je n’ai jamais dévié  Et j’ai bien envie ce jour d’éclairer votre lanterne, de vous livrer un secret. Je vais vous dire comment s’est joué l'Histoire de ces cinquante dernières années, vous dire comment cette Histoire se joue encore, tout cela dans la nuit du dimanche au lundi 27 juin 1958.

 Cette nuit là, je revenais de la Nièvre, où j’avais passé le week-end, en compagnie de mon ami et sous-préfet Jean Pinel. Le coup du 13 mai avait réussi, force était de le constater. De Gaulle revenait, et je les voyais tous, les uns après les autres, aller à la soupe, sans vergogne, sans honte. Il était deux heures du matin, la nuit était belle et nous traversions une forêt nivernaise dont j’aimais les arbres. J’ai demandé à Jean Pinel de stopper la voiture. Je me souviens lui avoir dit : « belle nuit, hein ? ».Il m’a répondu « Oui, monsieur le Ministre ». Je l’ai emmené se promener. Je voulais marcher, pour mieux réfléchir à ce que pouvait être mon avenir. Que faire face au déferlement gaulliste ? Comment combattre ? Au mépris de tous les principes de la République, de Gaulle venait de tout flanquer par terre, et moi avec. Nous avons déambulé ainsi une heure, au milieu des chênes et des hêtres, éclairés par la lune qui guidait nos pas. Pinel ne disait rien. Il avait compris. J’ai ruminé tout cela. Il me fallait contrôler ma hargne, la domestiquer pour m’en affranchir, tirer lucidement les conclusions de cette situation qui s’imposait à moi. De Gaulle volait la République comme il avait déjà volé la Résistance. Tout était à bas, tout était à refaire. A la fin, j’ai dit à Pinel, je m’en souviens clairement : « Pinel, je vais voter contre de Gaulle. On en a pour vingt ans. Le seul capable de s’opposer à lui, c’est moi. Je ferai trois choses. Je ramènerai les communistes à 10%, j’accrocherai une casserole à la droite, et ensuite, je gouvernerai au centre. »

 Voilà ce que j’avais à vous dire aujourd’hui. Je vous laisse juge. Certes, je reconnais volontiers que les gaullistes et la droite française m'ont bien aidé à mettre en oeuvre ce dessein. Et si certains socialistes l’ignorent, ou feignent hypocritement de l’ignorer, je sais pour ma part que lorsque Ségolène Royal sera élue dans quelques semaines, cette victoire devra beaucoup à la décision que j’ai prise dans une forêt nivernaise, par une nuit de printemps 1958. Et pour vous dire toute la vérité, je le savoure.

 

30.03.2007

Sarkozy, ses humeurs; Giscard, sa déprime

De bien étranges témoignages me parviennent ces derniers jours sur le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy. Il y aurait de quoi s’en réjouir, s’il n’y avait pas, hélas, matière à inquiétude au cas où, par malheur, il serait élu. Jugez-en. Un journaliste étranger suivant le déplacement du candidat dans le nord a indiqué à des proches de François Bayrou qu’il nourrissait de sérieux doutes sur l’équilibre psychologique du favori des sondages. Les techniciens de FR3, qui ont assisté au célèbre incident survenu lors de son passage chez Mme Ockrent, décrivent un personnage survolté, grossier, impatient, et répétant sans cesse qu’il avait mieux à faire que de perdre son temps à participer à des « émissions de m… ». Le leader de la CFDT, a qui Sarkozy a accordé audience récemment témoigne, à qui veut l’entendre, que durant la conversation, le postulant à ma succession lui a paru nerveux, agité, visiblement  ailleurs, pressé d’en finir et interrompant le fil de la discussion à de nombreuses reprises pour répondre au téléphone. 

 L’ambiance qui règne à son siège de campagne ne présage rien de bon. Il s’agace des fréquents séjours à Biarritz de son épouse. Une épouse d'ailleurs, qui ne contribue pas à égayer l'ambiance. Ces jugements valent mise à l'écart, donc, mise à mort. Ceux qui ont beaucoup dit du mal d’elle, à une certaine époque se terrent, et n’osent trop se montrer. Que voulez-vous ? La politique, ce sont les femmes. Et à ce sujet, me dit on également, la jeune porte-parole Rachida Dati, désignée par Sarkozy, qui lui trouve beaucoup de qualités, ne fait pas l’unanimité. Je l’ai vue une fois, à la télévision, chez Mme Ferrari (charmante et pugnace cette journaliste, que de regrets de ne plus être vraiment là, parfois… ). J'ai écouté avec attention cette Mlle Dati. Eh bien! Croyez-moi, elle est nulle.

 Tout ce qui précède explique le comportement actuel de Sarkozy. Et un tel comportement ne peut avoir qu’une seule explication. La peur de la défaite, cette peur qui mène invariablement à la perte du contrôle de soi. Sarkozy sent que, profondément, le pays ne veut pas lui. Je sais qu’il pressent que les choses lui échappent, qu’il n’en a plus la maîtrise. A trois semaines du premier tour, il ne faut pas être grand clerc pour deviner qu’il va commettre dans les quinze prochains jours une boulette publique majeure. En dépit des apparences, derrière les moulinets, les provocations, les défis, lancés à la terre entière et à la banlieue, derrière ce décor d’opérette, se cache un individu fragile et tourmenté, une conscience fragile, livrée aux sournois atermoiements du doute; un être sans illusions sur sa nature, qui s’agite frénétiquement pour oublier qu’il se connaît trop bien et qui tente de se fabriquer un destin à côté de lui-même, espérant ainsi duper son monde. En vérité, je vous le dis, ce Sarkozy est un faible.

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 Il m’est rapporté que mon prédécesseur, Valery Giscard d’Estaing, déprime. Il est fort marri de ce qu’on ne lui demande pas beaucoup son avis sur le cours des choses dans cette campagne. Il conviendrait en effet de réparer cette injustice. Moi, je le verrais bien interrogé par ce bon Mazerolle sur BFM TV (depuis que j’ai découvert cette chaîne, je ne m’en lasse pas, et puis, que voulez-vous, j’ai toujours un faible pour Ruth Elkrief…). Giscard-Mazerolle, ça aurait de l’allure non ? Et on pourrait appeler cette émission, à l’affiche résolument ORTF : « La caméra explore le temps ».

 

Commentaires

Comme vous, je perçois que Sarkozy fait peur. Mais partout on entend les ravages causés par les premiers mois de campagne, quand les chiens de garde de Sarkozy, Dati (dont le motif de la rapide promotion est d'être une femme d'une minorité visible, en guise de réponse à la crise des banlieues), Bertrand, Douste, Raffarin, Alliot-Marie, assassinaient de phrases lapidaires Ségolène Royal à chaque faux pas réel ou supposé, mettant en doute ses compétences et son sang-froid ; à trois semaines du premier tour, les gens sur les marchés ou dans la rue en sont restés à l'avalanche de remises en causes de compétences de ce mois de janvier, dramatique pour la suite de la campagne.
Espérons la boulette (pas celle qui soutient Ségolène, Diams, mais plutôt Cécilia ou Dsoute-Blazy) de la dernière semaine de campagne pour faire basculer les lignes et placer - enfin - l'agitation du candidat, son manque de respect pour ce qui n'est pas de Paris intra-muros, sur le devant de la scène.

Ecrit par : Pierre | 30.03.2007

du beau, du précis, du pertinent, du grand ... du tonton quoi
Putain, je commence à croire en la réincarnation, aux forces de l'esprit .... vite une petite claque pour que je revienne à la réalité ...

Ecrit par : visiteur ... éclairé | 30.03.2007

Monsieur le President,

Votre Blog est absolument formidable et si j'en juge par le nombre de commentaires qu' il suscite , en passe de devenir un tres grand succes d' audience .
Malgré les quelques allusions mediatiques deci dela , relevées ici meme par vos commentateurs à l' affut , je trouve le bruit mediatique , les reprises presse et les referencements dans les blogs de campagne anormalement faibles .
Vous semblez faire tres peur .
A qui ? A tout le monde ?

Ecrit par : Numero 6 | 30.03.2007

M. le président,

Vos interventions sont du beaume au coeur. Que ne puissiez-vous avoir un quelconque pouvoir depuis l'au-delà pour que les français puisse avoir un peu de votre lucidité.

Je partage les inquiétudes de Pierre. La meute de la droite a tellement mordu les mollets de Ségolène que je crains qu'elle ne tienne pas debout aux yeux des français.

Et pourtant, je n'ai jamais espérer comme aujourd'hui. Je crois ressentir ce qu'ont ressenti mes ancêtres en 1981. J'espère que 2007 verra le même heureux événement.

Ecrit par : Christophe | 30.03.2007

Monsieur le Président,

Votre prédecesseur, que j'ai vu la semaine dernière et qui m'a snobé (avec d'autres amis d'orange vêtus), est bien ennuyé de ne pas être interrogé sur la campagne. Il préfère aller parler pour Le Temps, à Genève, qui lui concède une interview cette semaine. Pour autant, qu'il fasse attention: ne pas en dire trop. Devoir de réserve du Conseil Constitutionnel oblige!

D'ailleurs, auriez-vous réussi ce tour de force, si Dame Nature vous avait permis de pouvoir siéger en ce sage Conseil?

Bien à vous

NV
http://nicolasvincionline.blog.lemonde.fr/

Ecrit par : Nicolas Vinci | 30.03.2007

Cher Nicolas Vinci,

Le Président Mitterrand, comme il l'avait toujours dit, a refusé de sieger au Conseil Constitutionnel, alors qu'il en était membre de droit (depuis mai 1995 jusqu'en janvier 1996)...

Ecrit par : Laurent Fabius | 30.03.2007

Monsieur le Président,

Cher Francois,

Ce Nicolas Sarkozy me rappelle furieusement le Chirac de 1986, avec ses meme crises de colere, ses menaces aux journalistes ne courbant pas assez l'échine, et caetera.

Aura-t-il, lui aussi, sa grotte d'Ouvéa, pour réveler sa vraie nature ?

Monsieur Giscard est, pour sa part, bien ridicule, en quete du moindre honneur, de la moindre fonction honorifique. Il suffit de demander leur avis aux membres de l'Académie !

En toute amitié.


Laurent.


http://laurentfabius2007.over-blog.com

Ecrit par : Laurent Fabius | 30.03.2007

Cher Président,
J'ai lu votre billet avec délectation, comme d'habitude ! Depuis le début de cette campagne, je suis intimement persuadé que l'agité de Neuilly finira par se prendre les pieds dans le tapis… et qu'il ne sera pas au second tour de l'élection. Beaucoup trop anxiogène, pressé en toutes choses et au final, bien trop peu rassembleur. Et puis, on peut toujours compter sur votre (indigne) successeur pour glisser la peau de banane finale sous les pas du petit Nicolas... Les prochaines semaines s'avèrent plus que réjouissantes.
Respectueusement vôtre

Ecrit par : Filipar | 30.03.2007

Monsieur le Président

je regarde peu la télévision. Quand à l'occasion , je vois un reportage sur Nicolas Sarkozy, je suis frappée de l'impression de déséquilibre qu'il donne. Il controle fort bien sa voix mais absolument pas le reste. Il semble toujours sur le point de basculer du coté de la maladie. Plus que les mots , c'est cette instabilité qui me fait peur.
Car vous le savez mieux que quiconque, le pouvoir déstabilise et peut amener celui qui l'a, a en abuser de la pire manière que cela soit

Ecrit par : françoise | 30.03.2007

Element à ajouter sur les doutes de Sarkozy quant à une possible défaite. Il n'attaque plus Ségolène Royal sur le thème, "elle dit n'importe quoi". visiblement, plus le temps passe, plus il commence à prendre en compte qu'il a une adversaire sérieuse. Le doute, quel terrible poison.

http://quandjypense.canalblog.com

Ecrit par : quandjypense | 30.03.2007

Temps frais et gris, longues hésitations, désintérêt croissant
( le succès des émissions politiques s'expliquant peut-être surtout par un goût nouveau de l'électorat le plus jeune)...

FM se serait-il enrhumé lors de sa promenade d'avant-hier, la mode féminine actuelle lui déplaît-elle, les niaiseries répétées
machinalement et sans examen critique préalable par les militant(e)s du PS l'agacent-elles, toujours est-il qu'il lui paraît plus judicieux aujourd'hui d' entreprendre la démolition systématique du petit agité de la droite.

C'est là une tache dans laquelle il excellait . Dans les années soixante, alors qu'il était le seul adversaire sérieux du Général, il nous enchanta souvent. Il ne nous paraissait guère redoutable alors, en fin de carrière, de Gaulle nous ennuyait, les familles étaient divisées à son sujet, parfois on se serait cru revenu au temps de l'affaire Dreyfus, grâce au courage et au talent des rapatriés le drame algérien s'estompait ( il faudra un jour expliquer aux plus jeunes que la majorité n'étaient pas des affreux colonialistes. ceux-là à qui on aurait eu des reproches à faire avaient d'ailleurs quitté la rive sud de la Méditerranée bien avant 62. S'il reste une petite part de repentance dans les chambres froides où se conserve cette curieuse pâte à lever les émotions populaires , peut-être devrait-on un jour l'utiliser à faire justice de cette époque bien trouble et trop dramatique ).

Bref, si FM s'avisait de se ressouvenir plus particulièrement de cette époque il faudrait que son secrétaire se montrât attentif à ses confidences et ne nous laissât rien ignorer des techniques de démolition révélées.

Ecrit par : Observatoire (côté cour | 30.03.2007

"une tâche" ... pardon.

Ecrit par : Observatoire (côté cour | 30.03.2007

Quel âge as-tu Christophe pour parler d'"ancêtres de 81" ? M'enfin ! Moi l'ancêtre (60 ans c'est vrai), je lis avec jubilation ce blog et je retrouve mon intact mon enthousiasme de 81 pour son auteur.
Qui que vous soyez (le saura-t-on ?), c'est incroyable de faire revivre l'esprit intelligent, acéré, souriant, bienveillant ou impitoyable... l'Intelligence tout simplement du grand orateur qu'était François Mitterrand.
Si, comme beaucoup, je souhaite Ségolène Royale élue, je sais que jamais je ne retrouverai la folle espérence qui a, en 81, soulevé les foules, une joie pure, sans arrière pensée, inoubliable !
A part ça j'attends le moment où le facho va disjonter ou "se prendre les pieds dans le tapis". Courage les jeunes, l'avenir est entre vos mains ! Merci Monsieur Mitterrand, continuez à nous éclairer ! A demain !

Ecrit par : Annie R | 30.03.2007

Cher Monsieur le Président, chère Sophie,

Le manque de temps et aussi très certainement la fatigue de la campagne vous font fléchir dans le style mais surtout dans les angles de traitement des questions.

On peut ne pas partager vos avis, du moins le style était si proche du personnage que la lecture quotidienne était amusante.

Là, sincèrement on se croirait sur un blog de Désirs d'avenir.

Alors, svp, resaisissez vous et offrez nous les mêmes moments de plaisir cruel de ceux du début. On a compris que vous détestez Sargo et cie mais il n'y a rien de très orginal à cela pour une ancienne collaboratrice de F Miterrand et actuelle de Ségo (d'autant plus que la vulgarité du sujet et de son entourage ne prête pas beaucoup à l'understatment). Sachez que vous êtes beaucoup plus spirituelle quand vous narrez les jeux de pouvoirs des éléphants.

Courage on vous demeure fidèles.

Ecrit par : cavodassi | 30.03.2007

J'aime bien les gens comme Cadovassi qui veulent nous faire croire qu'ils ont découvert l'auteur du blog...
Donc aujourd'hui à l'UMP, on suspecte Bouchet-Petersen...???

Ecrit par : toto le héros | 30.03.2007

@Cadovassi
"On a compris que vous détestez Sargo " dites vous? joli lapsus... N'est ce point vous qui détesteriez Ségo plutôt?

Ecrit par : Arnaud66 | 30.03.2007

VGE a fait (mal) son temps. Il porte la responsabilité de la victoire de FM en 81 pour avoir trop indisposé son électorat.

A quel titre pourrions-nous le regretter peu ou prou ?..

L'on dira qu'il a connu la difficile période du début de la crise pétrolière. Sur les déterminants de ce phénomène prépondérant du dernier quart du siècle dernier il s'est fait très vite et avec une suspecte unanimité un consensus quasi universel sur lequel on pourrait s'interroger un peu plus. Je suis certainement un ahuri même pas digne d'aborder le sujet avec le patron du bar des sports mais enfin on a vu depuis que, pour les questions pétrolières, l'Occident est capable de ripostes militaires d 'envergure ( dans les conditions que l'on sait en Irak, je n'aborderai pas le sujet ici, mais avec plus de résultats en Lybie semble-t-il ). En 75 et après, rien, tous couchés devant l'OPEP . Pour moi, mystère et insondables énigmes de la géopolitique!

Et puis il y avait eu Barre, le suffisant, l'universitaire infaillible, le roi de l'imposition , le prof d'économie qui refila l'inflation à un régime de gauche et fournit à celle-ci l 'occasion de révéler certains talents dans le domaine de l'économie.

Ce qui précède recèle certainement quelques contre-vérités. Merci aux correcteurs. Ils mettront de l'ordre dans les idées.

Ecrit par : Observatoire (côté cour | 30.03.2007

Monsieur le président,
je viens de découvrir votre blog. Je dois avouer que je vous préfère nettement mort mais vivant que vivant (surtout vers la fin, quand vous étiez quelque peu mort-vivant).
Continuez surtout. Et, si je puis me permettre, n'hésitez pas à nous parler de Montebourg. Je l'avais vu en direct dans une petite brasserie, à une époque où il ramait un peu. J'avais déjà éprouvé des doutes...

Ecrit par : manu | 30.03.2007

Bonjour Président,

Deux jours sans vous lire et enfin, je peux me précipiter sur votre blog et savourer !

Oui président, vous avez raison : le petit Nicolas fait peur, divise la Nation, veut la communautariser à la sauce américaine ou anglaise, fricote avec l'Eglise de la Scientologie ...
Il se comporte en petit monarque, ne souffrant aucune contradiction ou remise en cause ...

Savez-vous qu'à son siège de campagne un portrait de lui-même, de 4m de haut, trône au bas des escaliers ! Mais quelle suffisance ! quel narcissisme et haute estime de soi ! Quelle mégalomanie ! C'est révélateur du personnage !

Pour autant, j'ai bien peur que perdurent les oeillères d'une grande partie de la population, confortée par le matraquage pro-Sarkozy des médias.

A ce sujet, personne ou si peu ne relève les reniements de ses débuts de campagne : il revient sur ces premières promesses de campagne, fait des erreurs que personne ne met en exergue, alors qu'un mot de travers ou une expression de Ségolène alimente des pages et des pages de réserves sur ses compétences !!

C'est insupportable !!!

J'arrête là mon laïus, car je pourrais en faire des pages et des pages.
A +. Vous nous manquez.

Ecrit par : nathalie | 30.03.2007

@ nathalie,

Oubliez votre peur, il semble qu'à trois semaines du 1er tour une proportion apparemment beaucoup plus grande que pour les présidentielles précédentes des électeurs soit dans un brouillard qui ne leur paraît pas devoir s'éclaircir.

Il faut bien au moins cela pour donner quelque intérêt à ce combat de nain(e)s.

Ecrit par : Observatoire (côté cour | 30.03.2007

Cher Tonton,

Votre lettre quotidienne est une bouffée d'oxygène dans cette campagne nulle et téléphonée, le rayon de soleil de ma journée...

Ceci étant, je ne sais pas si vous voyez juste sur le cas de Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bocsa.

Pour moi c'est plutôt un opportuniste, un radical comme Chirac, qui veut le pouvoir pour le pouvoir et qui après, ne saura pas qu'en faire... Mais ce n'est pas un faible.


Ce qui le tue, c'est d'être prisonnier de son personnage. Car il EST prisonnier : s'il disait la vérité, il serait immédiatement éliminé de la course et d'ailleurs de la vie politique...

Et c'est précisément parcequ'il sent que son personnage, ce personnage qu'il a mis des années à paufiner, ce gagneur aux idées bien arrêtées qu'il n'est pas, finalement fait peur à une majorité de Français, qu'il est à la limite du pétage de plomb.

Il s'aperçoit aussi qu'il est seul. Sa solitude est effrayante. Ségolène a un parti, même s'il ne l'aime pas. Bayrou a une autre richesse et une autre profondeur que lui ; ça c'est un homme. Lui n'est qu'apparence. Une apparence qui n'est même pas lui, et qu'on déteste. De quoi envoyer ce Narcisse à l'asile...

Ecrit par : Gerny | 30.03.2007

Mon cher président,

j'ai passé toute mon enfance sous votre présidence, et puis vint l'heure de ma majorité et de votre départ. Avec jospin, bien que brillant et honnête personnage politique, je n'ai jamais senti la même fièvre que je ressens en 2007. Ségolène est bien votre fille, elle a cette fragilité et cette force qui font vibrer et j'espère vivre moi aussi un mois de mai exceptionnel!

merci pour votre blog, (c'est un régal de vous lire !)

Ecrit par : sandrine | 30.03.2007

Il n' y a pas que l' episode de France 3 chez o krent. Sur France 3 nord pas de calais, il n' a pas apprecié le reportage que les journalistes ont realisé sur le conflit de l' imprimerie nationale et les cartes d' identité. A la fin du meeting à lille il à fait savoir aux journalistes que ce reportage était malhonnète !

Ecrit par : nono64 | 30.03.2007

Oui Mr le Président votre plume est légère et cruelle pour les opportunistes de tout poil et de toute communion.
Dans ces moments de grand vide politique et de trop plein d'aneries, il est sain de cultiver un peu de distance et d'humour carnassier.
Les dents vous semblent avoir repoussées et la canine se veut aiguisée.
Du Nicolas et du François vous faites de la charpie.
Ne faiblissez pas dans la ligne droite: mordez, mordez...
Remettez le couvert sur le sondagite aigue et la manipulation télégène. Toutes ces chienneries que vous avez fustigées se multiplient et se répandent sans aucune finesse de style.
Tudieu! Faites carnage de la médiocrité.

Ecrit par : jibi | 30.03.2007

@ Christophe

Vos ancêtres, vos ancêtres !!!
Moi qui avais 18 ans en 1981 et votais pour la 1ère fois (évidemment pour FM), je ne me considère pas comme une ancêtre aujourd'hui !!!

Mais d'accord avec vous, pour dire que c'est la 1ère fois qu'on espère autant que depuis 1981 !

Ecrit par : nathalie | 30.03.2007

"Un journaliste étranger suivant le déplacement du candidat dans le nord a indiqué à des proches de François Bayrou qu’il nourrissait de sérieux doutes sur l’équilibre psychologique du favori des sondages."

"En dépit des apparences, derrière les moulinets, les provocations, les défis, lancés à la terre entière et à la banlieue, derrière ce décor d’opérette, se cache un individu fragile et tourmenté, une conscience fragile, livrée aux sournois atermoiements du doute; un être sans illusions sur sa nature, qui s’agite frénétiquement pour oublier qu’il se connaît trop bien et qui tente de se fabriquer un destin à côté de lui-même, espérant ainsi duper son monde."

Bravo Président.
Sur l'entreprise de duperie à grande échelle menée par Sarkozy, à commencer par ce qui se rapporte à sa propre personne, quelques détails significatifs ici :
http://antennerelais.canalblog.com/archives/2007/02/03/39...

***

"Tout ce qui précède explique le comportement actuel de Sarkozy. Et un tel comportement ne peut avoir qu’une seule explication. La peur de la défaite, cette peur qui mène invariablement à la perte du contrôle de soi. Sarkozy sent que, profondément, le pays ne veut pas lui."

Tout se trouve ici résumé !
D'ailleurs certains sondages, bizarrement peu divulgués, montrent clairement que "le pays ne veut pas de lui" :
http://antennerelais.canalblog.com/archives/2007/03/22/43...

Ecrit par : antennerelais | 30.03.2007

Sophie Bouchet-Petersen , dites-vous...
Inconnue dans ma province!

Voyons, qu'en dit Wikipedia:
- Ex-membre du Mouvement du 22 mars. Le nom de ce groupuscule comme l'on disait amusait beaucoup Pierre Daninos qui faisait remarquer qu'alors un groupe de "contestataires" avait déjà son nom de rue en naissant !..
Embourgeoisement instantané!
Quelques souvenirs avec Madame de Panaffieu dont le père eut
quelques plusieurs rencontres pittoresques avec Daniel Cohn-Bendit , entre autres celle à l'occasion de laquelle il demanda à Dany si , vu son physique, il espérait beaucoup de la liberté d'accès des garçons aux bâtiments des filles dans les cités-U pour laquelle se battait le fameux mouvement ( on était loin du voile!..).
Il y avait quand même de joyeux "branleurs" là-dedans, pas assez hélas.
Dans les années qui suivirent les étudiantes ne trouvèrent pas toujours la plaisanterie à leur goût, mais,la page était déjà tournée .
Bûcheuse et dévouée nous dit-on. Beau parcours.
Bravo et merci , Madame, pour le joli mois de mai que nous passâmes il y aura bientôt 40 ans.Nous nous sommes bien amusés.

Ecrit par : Observatoire (côté cour | 30.03.2007

Pour mon cher observatoire, vous comptez monter dans les étages au fur et à mesure du temps, (jardin puis cours).

Pour la crise pétrolière, peux être que la non intervention est lié à la crise de suez en 56 (je crois) et de la menace de d'intevention russes et surtout du coup de pied au cul américain lors de l'envoi des paras sur suez.

Pour Barre, l'avis est partagé, ce qui est étrange c'est l'aura que celui ci a encore en tant qu'économiste, alors que manifestement les années 76-81 n'ont pas été de miel.

Ecrit par : parigot | 30.03.2007

Je me demande si les commentaires aujourd'hui ne vendent pas un peu trop vite la peau de l'ours. (mal-aimé, opportuniste, solitaire, prisonnier, faux-gagneur, narcisse)

Le vrai problème de cet homme, sa faiblesse, à mon avis, c'est qu'il a besoin d'être aimé, apprécié, admiré, et il se rend compte chaque jour un peu plus que ce n'est pas le cas ... Mais il n'est pas encore battu ...

@ Gerny : Bayroux est peut-être un Homme, mais ce n'est pas un Président.

Ecrit par : Helmut K. | 30.03.2007

Il est clair, cher Président, que vous venez de prendre votre régime de croisière. Quel plaisir de vous lire depuis que vous avez placé la bonne cible au centre de votre collimateur. Surtout, n’en changez plus. Ne soyez point frustré de ne plus pouvoir canarder sur votre gauche. Bientôt, Ségolène devra former son gouvernement, vous aurez alors tout loisir de vous rattraper au centuple. Croyez-moi, la partie de ball trap sera infiniment plus jouissive, pour vous comme pour nous, quand vous assaisonnerez les nouveaux amnésiques qui rentreront au bercail dans l’espoir d’y goûter la soupe au maroquin.

Jour après jour, la lecture des messages qui répondent à votre billet en témoigne, je perçois comme un souffle nouveau qui fleure bon l’espérance. Votre discours porte. Même ce cher @ observatoire commence à ramer sévère. Imaginez un peu, il s’en prend désormais à de Gaulle, Giscard et Barre (un sacré boulot). Plus fort encore, je ne suis pas parvenu à déceler, dans le dernier post de ?? Laurent F. ??, la moindre allusion déplaisante à l’endroit de Ségolène. Pourvu que cela dure.

Néanmoins, à l’approche de la dernière ligne droite, je me permets de solliciter votre expertise au sujet de notre candidate. De votre fait, si je puis dire, il se trouve des gens, ici bas, pour s’inquiéter à propos de la question du charisme. Que voulez-vous, en dépit des douze années que nous venons de passer en ligue 2 présidentielle, personne n’a oublié le niveau auquel vous portâtes la fonction. Vous qui la connaissez bien et qui analysez le contexte nouveau avec autant de pertinence, pourriez-vous démontrer, à ces gens qui doutent, pourquoi le vote Royal n’est ni un vote par défaut ni un tir de barrage. En 1981, vous avez instauré l’alternance en mettant fin au règne de la droite de droit divin. Dites nous en quoi l’élection de 2007, en portant Ségolène Royal à la tête de l’Etat, marquera une rupture de la même importance.

Ecrit par : héron Gris | 30.03.2007

Tonon,

Mais bien sur qu'il va péter les plombs le petit caporal. Ce ne sera pas de suite, mais dans le pas de temps qui précède le 1° tour et ou les ondages ne sont plus connus du grand public. Ces sondages n'étant plus manipulés mais proches du résultat. On va bien se marrer !!! ...

Allez Ségolène à toi la présidence !!! ...

Ecrit par : papou | 30.03.2007

Peut etre bien que la France ne veut pas de Sarko... en meme temps elle ne voulait pas de Chirac non plus et cela ne l'a pas empeche d'etre elu... De plus la campagne illisible de Mme Royal doit laisser plus d'un electeur de gauche perplexe...

Une petite question, de la ou vous etes, que seriez vous pret a parier sur la defaite de Sarkozy?

Ecrit par : Woland | 30.03.2007

Ah! vous pensez vous aussi que Sarko a peur.... "de la défaite" dites-vous? hum!!!!
Il me fait penser à ces mecs qui fument une clope pour craner mais qui craignent le cancer, qui comptent les jours qui leur restera à vivre après cet instant que certains (la racaille) disent "de plaisir"
Et puis Tonton, vous vous savez combien c'est dur de faire face à la France, si colorée, si belle, si intelligente, si douce, si femme...
Sarko sait qu'il n'en est pas capable : il n'en a pas l'étoffe, il faut une énorme dose d'abnégation pour être Président ! ABNEGATION connaît-il même le mot ne parlons pas du sens?
Oui, je crois comme vous que Sarko a peur.... de la victoire: il a peur d'être Président des Français

Ecrit par : esined zirip | 30.03.2007

J'appuie le requête de héron Gris. Les articles à la gloire de Ségolène sont encore trop rares. Il est temps de lui rendre justice. Ce sera trop facile de le faire au lendemain de son élection !
Pardon de faire encore de la pub mais il y a cet éloge (encore trop faible) :
http://antennerelais.canalblog.com/archives/2007/03/16/43...

Un commentateur a eu cette parole :
"Ségolène Royal est une femme qui dégage des ondes positives."

Pour ceux qui connaissent ces choses, on touche là au centre de ce qui fait la spécificité de Ségolène, de sa démarche, de son succès, et surtout de sa capacité future à sortir le pays de l'ornière mentale dans lequel il est embourbé depuis 1995 exactement. Ségolène est dotée d'immenses capacités, encore très sous-estimées par l'ensemble des commentateurs : je pense que l'heure est venue d'un panégyrique bien senti.

Ecrit par : antennerelais | 30.03.2007

@antennerelais: le pays est "embourbé dans l'ornière mentale" depuis 1986, pas 1995. Votre Tonton y a un peu contribué à sa façon, en introduisant la proportionnelle intégrale et en légitimant la pratique de la cohabitation...

Sans rancune, Monsieur le Président, bientôt, votre prophétie s'accomplira: Bayrou sera élu et on rénovera le système, en mieux, bien sûr!

NV
http://nicolasvincionline.blog.lemonde.fr/

Ecrit par : Nicolas Vinci | 30.03.2007

@nicolas vinci
cette proportionnelle figurait dans les 110 propositions de 1981. Rien à voir avec le FN.
Elle n'était pas intégrale; mais départemental à la plus forte moyenne.
C'est pas votre jour dites donc...

Ecrit par : Toto le héros | 30.03.2007

@ parigot

Oui, d 'étage en étage je parviendrais au paradis (celui du théâtre, l'autre j'aimerais ne pas y être condamné ) d'où
j 'entendrais les rires des belles actrices . Et là je relirais les répliques de Jacques Prévert pour un film de Marcel Carné.

Merci pour les éclaircissements sur le premier choc pétrolier. Je pensais évidemment à une intervention internationale; après tout, nonobstant la guerre froide états-uniens et russkofs trouvèrent bien quelquefois le moyen de s'entendre, sur notre dos entre autres.

Mon attachement romanesque à tout ce qui ressemble à une quelconque théorie du complot m'empêche cependant de renoncer tout à fait à l' illusion que cette histoire venait bien à point pour imposer un peu partout une forme de paix sociale sous-tendue par le peur du chômage et la crainte chronique de toute nouvelle aggravation de la situation.



Des derniers commentaires il résulte que pour faire le tour de la question il faut que Bayrou l'emporte afin que Sarko soit appelé quelques mois après pour régler la crise politique grave qui en résultera et que quelques mois plus tard encore le belle génératrice d'ondes positives vienne prendre la place de ce dernier en état de migraine permanente et de tétanie avancée.

Pendant ce temps une chambre impuissante à se trouver une majorité renonce à légiférer, ce qui n'a aucune importance vue l'avance que nous avons dans ce domaine, chacun est satisfait à tour de rôle, les tensions s'apaisent chaque communauté sachant que sa tête de turc du moment est déjà "sur" le départ.

Toutes ces facéties pour dire qu'il me paraît douteux que l'un(e) quelconque des trois puisse dénouer la crise latente de notre société.

Ecrit par : Observatoire (côté cour | 30.03.2007

L'intrusion des débats participatifs caractérise cette campagne présidentielle. Ils sont à l'image de la démarche des Socialistes qui replaceront les citoyens au centre des affaires publiques. Je vous laisse développer, parce que je souhaite plutôt insister sur un aspect de ce blogue. Les uns, les autres aussi, se perdent en suppositions pour deviner par quel avatar se manifeste l'esprit de François Mitterrand. Quelqu'un d'informé, dit-on ! Quelque conseiller proche du Prince. De la Présidente.

Nous sommes donc dans un forum participatif, où il apparaît qu'on tient compte des remarques des commentateurs, et où l'on pourrait se charger de faire remonter les excellentes idées jusqu'à qui les fera fructifier. Plutôt que d'agonir Nicolas Sarkozy d'appréciations définitives, comment ferions-nous pour le faire s'effacer de la scène ?

P.-S. Vous avez déjà vos trois noms d'abstentionnistes à convaincre d'aller voter ?

Ecrit par : Lucas Clermont | 30.03.2007

Désolé de la confusion. Je parlais d'ancêtres au sens de mes "prédecesseurs biologiques" !
J'aurais dû dire "parents et grand-parents". En 81, j'avais 9 ans.

Ecrit par : Christophe | 30.03.2007

Antenne Relais nous dit : "Ségolène est dotée d'immenses capacités, encore très sous-estimées par l'ensemble des commentateurs"

Le dire, c'est bien, le montrer, ce serait mieux !

Ecrit par : Helmut K. | 30.03.2007

@ pierre

Bertrand, Douste, Raffarin, Alliot-Marie.

Vous qui paraissez informé, dites, ces quatre noms cités par vous ce matin constitueraient-ils l'armature d'un premier gouvernement Sarko.

Miel, pommade et eau de rose à la sauce au fiel ?

Mais avec ça il va nous faire des gros dodos l'agité!

Ecrit par : Observatoire (côté cour) | 30.03.2007

http://desfeuillet.hautetfort.com/archive/2007/03/30/drea...
donnez votre avis sur la dream team de Bayrou!

Ecrit par : Fred Desfeuillet | 30.03.2007

Une femme première secrétaire de FM prétendez-vous ?

A l'appui de cette hypothèse le fait qu'il ne se trouve presque aucun voire peut-être même aucun portrait ( ni évocation )de femme dans les dix neuf chroniques mises en ligne à ce jour. Seule une mention rapide de Dame Elisabeth, sans plus, et en contrepoint. A vérifier de plus près.
On pourrait objecter un respect porté au plus haut degré qui serait le fait d'un homme encore imprégné de principes d'ancien temps. Cela serait-il compatible avec le goût de la parodie que l'on devine intense chez notre inconnu(e)?


Contre cet avis, le ton général des chroniques. L'auteur évoque, il n'approfondit pas les caractères, n 'en montre fugacement que quelque aspect mis au jour par l'anecdote.
il craint de lasser ou de se priver de la possibilité de changer d'éclairage. Cela n'est pas d''une femme, laquelle examinerait soigneusemnt ou négligerait absolument. Elle reviendrait volontiers sur le sujet , qu'il lui plaise ou lui répugne, afin de mieux s'affermir dans son sentiment.
Elle se soucierait peu de s'interdire toute possibilité de changement d'avis ultérieur. L'homme, paresseux en toute affaire et rétif à l'effort que supposent toute inclination solide ou toute détestation sans retour se sait lui toujours à la merci de la tentation de rompre une amitié devenue fade ou de renouer avec un adversaire avec lequel il se souvient d'avoir passé de joyeux moments.
Vous, ami, passez devant un restaurant en compagnie d'un copain avec lequel vous êtes "en pétard". Il fait beau, des effluves de cuisine embaument, la terrasse est avenante, de belles personnes y sont déjà assises ... vous rentrez tous deux ravis d'avoir un bon prétexte pou vous réconcilier et vous livrer aux plaisirs.
Une femme et une de ses meilleures amies dont le rang s'est singulièrement éloigné de la première place ces derniers temps dans le même décor. Tentation d'imiter ces messieurs? Non point, généralement ... elle va encore en profiter pour... avec ce qu'elle vient de me dire...et puis non vraiment ce n'est plus possible...elle irait encore tout raconter à...etc.

Malgré tout, la première proposition me paraît mieux démontrée. Cela révèlerait un talent original , on ne discerne pas de femme s'étant illustrée dans ce genre. Mais c'est parce que nous sommes fort ignorant et ne savons pas distinguer comment ni en quelles circonstances se manifeste cette faculté particulière ( attention nous nous soucions ici de parodie, pas de moquerie )sous la plume des auteures ( que ce mot est laid et peu gracieux, on imagine le parti qu'en aurait tiré Molière! ).

Ecrit par : Observatoire (côté cour) | 30.03.2007

"L’ambiance qui règne à son siège de campagne ne présage rien de bon."

La tête de Valérie Pécresse, porte-parole de Sarkozy, dans le 19/20 sur France 3 tout à l'heure, valait le détour : c'était un poème. Elle n'aura pas plus mauvaise mine, n'aura pas l'air plus secrètement démotivée et déprimée (sans oublier la nécessaire petite nuance de stupeur), au lendemain de l'élection de Ségolène Royal. Elle sent, elle sait que Sarkozy va perdre.

"Tel maître tel chien" : le "patron" est vraisemblablement lui-même dans tous ses états. Il sent, comme l'expliquait si bien le Président, que l'élection lui échappe. Un "pétage de plombs" en rêgle n'est pas à exclure, comme semblent le présager diverses voix dont "Laurent Fabius" ici-même.

***

@ Helmut K.
"Le dire, c'est bien, le montrer, ce serait mieux !"

Il est des domaines qui ne se laissent pas facilement cerner et quantifier par les protocoles habituels : seul le Président sans doute, au fait de bien des secrets de l'existence humaine, serait à même de donner un digne portrait de Ségolène Royal. Il est vrai que ce portrait, elle le tracera elle-même au fil des jours, une fois élue : mais il serait utile et goûteux d'en profiter par anticipation, écrit par la main même de celui ayant radiographié plus haut, et avec tant de pénétration, l'être véritable du candidat Sarkozy. Ce dernier en faisait presque pitié !

***

"J'ai écouté avec attention cette Mlle Dati. Eh bien! Croyez-moi, elle est nulle."

Vous vous être absenté un instant et un de vos servants s'est emparé du clavier pour taper cette phrase qui a échappé à votre vigilance à la relecture. Rachida Dati est simplement très peu sûre d'elle. Seuls les roquets terrorisés aboient comme elle le fait, placée face à un contradicteur. D'autre part c'est une femme et qui plus est originaire du pourtour du bassin méditerranéen : autant dire un être supérieur et ceci de façon native, néanmoins je dois avouer qu'elle parait bien s'être fourvoyée d'orientation en se mettant au service de cet indéfendable Sarkozy...

Il est admirable de constater, actuellement, comme toutes les prédictions concernant la nécessaire chute de Sarkozy, sont en train de prendre chair : on dirait un faisceau de doigts accusateurs perçant lentement les nuées. Je suis certain que cet être pathétique, pitoyable en vérité, est victime de très déplaisants cauchemars et se réveille parfois en sursaut, hurlant peut-être.

***

@ Lucas Clermont
"P.-S. Vous avez déjà vos trois noms d'abstentionnistes à convaincre d'aller voter ?"

Très bonne idée, il ne faut pas oublier aussi les égarés qui veulent "voter blanc"...

Ecrit par : antennerelais | 30.03.2007

@Observatoire (côté cour)
"L'auteur évoque, il n'approfondit pas les caractères, n 'en montre fugacement que quelque aspect mis au jour par l'anecdote."

Relisez bien tout ce qui est écrit sur Sarkozy dans le billet du jour...

Ecrit par : antennerelais | 30.03.2007

Monsieur le Président,

J'ai raconté votre blog à une vieille dame de 90 ans l'autre jour. Elle n'en revenaît pas qu'on puisse faire ça.

La guerre civile est proche de nous Monsieur le Président vous savez... Ce, en raison des agitations du candidat UMP.

Je crois en l'avenir...

Ecrit par : Benoît | 30.03.2007

et que dire alors de la détestation qui s'est emparée des journalistes à l'endroit de Mme Royal, dont on ne sait jamais à l'avance si elle daignera honorer ses engagements, ou se pointera deux heures en retard comme dans ce stade de foot où poireautaient des milliers de gamins ?

S'il manque au sieur Sarkozy le calme d'un vieux sage comme vous le fûtes, le couteau entre les dents, et le verbe assassin n'en sont pas l'apanage ...

Ecrit par : le conservateur | 30.03.2007

Souvenirs, souvenirs.
En janvier 1981, sortant d'une salle de cinéma avec un ami d'enfance, comme moi provincial récemment installé dans la capitale, fort tard dans la nuit, nous menions une conversation aux accents les plus tristes : désespérés, les sondages donnant Valéry gagnant à coup sur, nous imaginions sans difficulté Jacques lui succédait par la suite, soit, à nos yeux et devant nous 21 annèes de pouvoir pour la Droite. Quelle tristesse, presque du desespoir.
Bien sur , j'ai aussitot oublié cette conversation, car l'oubli est un bon reméde. Et je n'ai pas été voté pour le premier tour, jugeant - à tort bien évidemment -inutile un combat perdu d'avance et me refusant à participer à ce que je croyais être une parodie de démocratie.
Au soir du premier tour, comme beaucoup de français une petite lumière s'est allumé au fond de ce que nous croyons être notre caverne. Modeste au départ , puis de plus en plus réelle au fil des jours qui passaient avant le second tour. Je suis retourné dans ma province ouvrière et discréte pour y déposer un bulletin de vote portant votre nom. Geste qui fut massif dans ces terres d'ou le roi de France de l'époque s'était lancé à la conquéte de son calamiteux destin et qu'il pensait acquises à tout jamais.
Le 10 mai au soir, le monde, notre monde a basculé. La mémoire m'est revenue subitemment, celle de cette conversation presque mortifère sur les chances que nous avions, que j'avais , de pouvoir sortir de nos bastilles respectives. C'est ce soir que j'ai appris, comme tant d'autres, que la force de la Droite reposait essentiellement sur sa capacité à nous faire croire à une maladie imaginaire qu'ils seraient les seuls à pouvoir nous guérir. Pschiit, disparue cette peur. Relire Molière de toute urgence !!!

Comme prévue, La France, le monde n'ont pas toujours évolué comme je/nous l'aurions voulu. Sur bien des points, nous nous sommes même abimés et nous avons sans doute abimés nos rêves, nos amis, nos compatriotes, qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs. Sur ces échecs, la Droite a souvent repris le dessus, inoculant sans cesse de nouvelles maladies : "venez, venez, nous allons vous guérir, du chomage, de l'insécurité, et des autres bien sur".
Bien sur, les autres sont toujours une maladie, puisque les autres c'est nous !!! Ah un monde sans les autres ce serait merveilleux, n'est-ce pas Mr Nicolas?
Là, devant nous, se dresse un charlatan qui trouve peu d'équivalent dans notre histoire. Une pure escroquerie intellectuelle, d'une insondable inculture et d'un mépris absolu pour l'ensemble de ses "compatriotes".
Compatriotes qu'il a partagé en deux catégories : les nazes, ceux qu'il cotoient chaque jour de quelques bords qu'ils soient. Et les autres, c'est à dire ses "clients", ceux qu'il doit séduire à tous prix, pour mieux se vendre et ainsi écouler sa marchandise frelatée, voir nauséabonde.
Cet homme n'est pas immoral, il est ammoral. L'intégrité est une sale affaire pour lui, une sorte de boulet qui doit géner ses concurrents mais ne jamais l'entraver.

Face à lui, il n'a que des femmes et des hommes de bonne volonté. Certaines et certains ont appris de Vous qu'il ne fallait jamais perdre espoir, et que parfois la peur pouvait reculer. Ils/nous sommes loin d'être parfaits mais un peu d'intégrité ou de moralité, voir d'esprit de justice ne nous fait pas peur, même si trop souvent à notre gout aucune grâce ne nous est pour autant rendu.

La mathématique n'est pas dans notre camp, pas plus que la pieuvre médiatique et son flot de méduses, qui cette fois encore, préfèreront cohabiter avec leurs maitres coutumiers.
Et que dire de cette haine trop palpable et trop répandue envers une candidate qui est la seule à avoir TOUT à perdre en se présentant devant nos suffrages, parce que déjà trahie les siens et honnie par les chiens de son si perturbé adversaire ( au sens "toutou" comme chacun l'aura saisi, des "toutous" qui chassent en meute comme tous les grands courageux).
C'est une haine primaire, première, une haine de machos à la Gérard de Villiers, une haine de frustrées jalouses à la Guy des Cars, un truc moche, petit, une boursouflure dont nous garderons la cicatrice très longtemps si par malheur le petit incompétant parvenait malgré tout à ses fins.
C'est une haine pornagraphique. En celà, ne soyons pas naif, quelque soit l'issue du scrutin, préparons nous, elle ressurgira!!!

Voila, c'est une drôle d'échéance qui se trouve devant nous.

Celle d'un peuple qui saura peut être, majoritairement, surmonter ses peurs ancestrales et aura l'audace de transgresser pour mieux avancer.
Ou bien celle d'un peuple qui préferera rester dans ses tabous, au fond de sa caverne, jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus souffrir.

Gardons espoir, quoiqu'il arrive, souvenons-nous que Charles X n'a fait que reculer une échéance inévitable...

Bien a vous. A vous Tous.

Ecrit par : Felifax | 30.03.2007

... l'apanage exclusif, je voulais dire deux posts plus haut

Ecrit par : le conservateur | 30.03.2007

@antennerelais

Oui, mais Sarkozy est une des têtes d'affiche, je pensais plus particulièrement aux personnages secondaires, aux comparses.

Rectifions et disons qu'il y a dans chaque chronique un ou deux personnages qui échappant à mon critère.

Entre nous, qu'une collaboratrice de Ségolène ait le loisir de se livrer à ce jeu actuellement, même si cette femme est la travailleuse infatigable que l'on dit, est invraisemblable.

Ou alors ces chroniques ont été rédigées il y a quelque temps, dans une période plus calme, et sont mises en ligne selon un choix effectué au gré de l'actualité, avec les ajouts nécessaires pour les faire paraître récentes.

Diabolico!..

Très bel exercice , mais cela ne nous renseigne pas sur le sexe de l' auteur qu'il serait beaucoup plus subtil de découvrir que son véritable état civil, d'ailleurs.

Ecrit par : Observatoire (côté cour) | 30.03.2007

@ Elmut K. à propos de la question « Le dire, c'est bien, le montrer, ce serait mieux «


Si, le 17 juin 1940, on avait posé cette question à propos de de Gaulle,
Si, le 9 mai 1981, on avait posé cette question à propos de Mitterrand,
Si, à propos de n’importe quel grand personnage de l’histoire, on avait posé la question de ce qu’il fut, avant d’avoir été ? Quelle eût été la réponse ? Qui aurait pu deviner la suite ? hormis madame Soleil ?

Vouloir répondre à cette question, de façon péremptoire, c’est comme vouloir écrire l’histoire par avance.

La fonction de Président(e) de la République ne se décrit pas dans une fiche de poste, sinon il suffirait de confier l’élection à un cabinet de chasseur de têtes, ou bien à Alain Minc, pour rechercher le profil qui sied au job.

La question n’est pas, non plus, celle de la compétence. Seule une surdose de malhonnêteté intellectuelle peut conduire à penser, qu’un parti politique susceptible d’accéder au pouvoir pourrait promouvoir un ectoplasme pour occuper la plus haute fonction de l’Etat. Pour s’en convaincre, il suffit de revisiter le parcours que la candidate socialiste a dû accomplir pour arriver là où elle est aujourd’hui.

La vraie question est celle de l’adéquation d’une personnalité avec un contexte, et celui de la France d’aujourd’hui est loin d’être simple. Le premier argument, parmi bien d’autres, mais celui-ci me paraît tout à la fois majeur et prioritaire, consiste dans la capacité du titulaire à remplacer le fusible pour permettre au courant de l’Etat de passer, à nouveau, par le citoyen. Parmi les candidats potentiels, seule Ségolène Royal me semble avoir le cran pour ouvrir l’armoire électrique, si jalousement gardée par notre élite politique, pour remettre le courant salvateur. Pour le reste, qui vivra verra. En la matière l’assurance tous risques n’existe pas.

Ecrit par : héron Gris | 30.03.2007

Attention aux névroses phobiques, s'y abandonner obscurcit le jugement et conduit par là à sous-estimer son adversaire. De plus ce dérèglement épuise inutilement l 'énergie.

Gardez de l'empathie pour votre concurrent, vous le priverez ainsi d'une arme contre vous.

Ecrit par : Observatoire (côté cour) | 30.03.2007

Vous avez vu juste je le sais, le tout petit candidat ne pourra plus très longtemps tenir le rôle de composition si difficile que ses conseillers lui font répéter tous les soirs. Déjà, parfois, sa voix si travaillée, sa voix radoucie, alentie, s'éraille et le naturel reprend ses droits les aigus font leur retour et le débit s'accélère, déjà ses épaules s'agitent en permanence, il ne les contrôle plus, déjà ses tics reviennnent....
Gare au moment où il décompensera notre névrosé narcissique... et élisons une femme qui a fait en un an la preuve qu'elle savait garder son sang froid et tenir le cap.

Ecrit par : Artemisia | 30.03.2007

Cher Président

histoire de vous titiller un peu je voudrais citer M. Montebourg (un ancien du 120e RT comme moi, presque un frère d'arme) : "L’apôtre de la tolérance zéro qu’est monsieur Sarkozy est en réalité le promoteur de la tolérance maximale pour son clan. C’est la suite du chiraquisme en plus grand et en plus grave." (dans le parisien de ce matin)
S'il n'a pas votre style, il a le sens de la formule. (Sa dernière formule hollandaise n'était pas une formule de politesse, j'en conviens). Certes il lui manque encore votre cuir. Dites moi, vous qui savez tout... Où est son principal défaut ?

Ecrit par : rimbus | 30.03.2007

"sous la plume des auteures ( que ce mot est laid et peu gracieux, on imagine le parti qu'en aurait tiré Molière! )."

Comme le rappelle Michel Schneider dans la Confusion des sexes, la féminisation des appellations professionnelles fut l'oeuvre conjointe de Fabius (en 86) et de Jospin (en 88), (précieuses ridicules émérites désormais).

Allègre et Ségolène parachevèrent le travail en cosignant en 2000 une circulaire permettant enfin d'abolir toute discrimination entre les sexes par un remaniement lexical.
C'est peu de dire que les professeures, rectrices et autres écrivaines se sentirent illico mieux mieux respectées et plus lues.
Encore fallait-il qu'on brisât les tabous de la grammaire. Ségolène, déjà égale à elle-même, ne craignit pas de proposer "l'éradication de la règle du masculin l'emportant sur le féminin" ! Je ne sais ce qui mit fin à l'aventure. La chute de son acolyte Trissotin, peut-être, victime comme on sait d'un changement de climat.
Mais avec la France présidente on ne perd rien pour attendre : la langue française se soumettra à l'ordre juste, comme le reste.
Je propose pour ma part ( de démo-part comme dit l'autre) l'adjonction d'un e à Royal.

Ecrit par : TDB | 30.03.2007

@ héron Gris
"La vraie question est celle de l’adéquation d’une personnalité avec un contexte, et celui de la France d’aujourd’hui est loin d’être simple. Le premier argument, parmi bien d’autres, mais celui-ci me paraît tout à la fois majeur et prioritaire, consiste dans la capacité du titulaire à remplacer le fusible pour permettre au courant de l’Etat de passer, à nouveau, par le citoyen. Parmi les candidats potentiels, seule Ségolène Royal me semble avoir le cran pour ouvrir l’armoire électrique, si jalousement gardée par notre élite politique, pour remettre le courant salvateur."

Vous parlez d'or : il me semble que c'est précisément de "courant", d'"énergies", ou choses semblables, dont il va être question. Recatalyser les énergies dans ce pays est une urgence. Je ne sais si Ségolène réussira le prodige de transmuer, grâce à ses capacités hors normes, le noir couvercle de choses négatives qui pèse sur la tête des français, spécialement en région parisienne, et ce depuis tant d'années (il n'est qu'à observer la tête des gens dans la rue, ceci est particulièrement frappant lorsque l'on revient d'un pays étranger - mais je me répète peut-être). Je ne sais jusqu'où pourra aller Ségolène Royal sur ce chemin : mais elle seule est en capacité, actuellement, de mener à bien cette tâche. Elle n'est pas là par hasard ! Et elle est fort consciente de toutes ces choses. Sa référence si mal comprise à Jeanne d'Arc est d'une lucidité parfaite (il ne manquait même pas jusqu'à une subtile nuance discrètement amusée : ceci est annonciateur d'aisance souveraine dans l'exécution, comme le savent les musiciens). Et quand je pense que cette femme, cette Sainte peut-être, s'est trouvée en butte aux escagacements de petits malins de service, essayant par exemple de la "coincer" comme si elle se trouvait candidate prétendante à l'émission "questions pour un champion" ! Jamais le petit être maléfique n'a eu à subir ce traitement. Elle n'a jamais dévié de sa route. Tout s'éclaircira après son élection. Nous y sommes presque.

Ecrit par : antennerelais | 31.03.2007

Toujours un grand plaisir à vous lire, M. le Président !

Il semble clair que pour la première fois, nous avons un candidat important présentant de sérieux troubles de la personnalité. Et je penche pour la même conclusion que vous : M. Sarkozy compense une faiblesse majeure.

Il ne vient ni plus ni moins que de se rendre coupable ce soir de diffamation en affirmant que Ségolène Royal et la gauche sont du côté des voyous.

Ecrit par : Mariska | 31.03.2007

@ Observatoire (côté cour)
"Très bel exercice , mais cela ne nous renseigne pas sur le sexe de l'auteur qu'il serait beaucoup plus subtil de découvrir que son véritable état civil, d'ailleurs."

L'Âme, l'Esprit, sont choses non sexuellement connotées : il n'y a pas lieu je pense de trop épiloguer à ce sujet sur le Président, qui a daigné redescendre parmi nous, le temps d'une élection... Il a manifestement déjà accompli et depuis longtemps "l'unification du masculin et du féminin", comme il est écrit dans je ne sais plus quel "apocryphe".

"Heureux vous, les unifiés et les élus,
vous trouverez le Royaume
vous êtes issus de lui
et vous y retournerez"
(Thomas, logion 49)

Ecrit par : antennerelais | 31.03.2007

Héron gris, je ne sais pas qui vous êtes, mais je dois vous dire que j'adore absolument tout ce que vous avez écrit ici depuis le début de ce blog. Merci mille fois de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. J'avoue qu'autour de moi, il est très difficile de s'afficher "ségoliste", alors je vous remercie pour tous vos commentaires qui prennent si intelligemment et clairement sa défense !

Amitiés à Antennerelais également...

Ecrit par : Sandrina | 31.03.2007

Cher Président,

J’avais déjà eu l’occasion de vous faire part de mon agacement à vous lire si distant de la campagne électorale, privilégiant l’anecdote et la personnalité des prétendants au fondement des idées qui, de mon point de vue, accompagne nécessairement la candidature au plus haut poste de l’état.

Vous lire sans qu’il soit question, à aucun moment, des idées républicaines ou de ceux qui, vous précédant, contribuaient à les développer autant qu’à les soutenir m’étonne…

Votre distance des contingences matérielles qui nous entourent vous rendrait-elle aujourd’hui insensible à ce qui se joue, se dispute sans jamais s’expliquer dans ce qui fut et qui reste la coalition, voire la cooptation de droite ?

Oui, à l’évidence, vous n’avez rien perdu de votre capacité d’observation et d’analyse mais, le plaisir de vous « entendre » à nouveau ne saurait remplacer le regard visionnaire qu’on avait l’habitude de vous attribuer, à juste titre d’ailleurs.

Alors qu’attendez-vous pour nous faire part de vos points de vue plutôt que de nous entretenir des états d’âme de Sarkozy ou de la déprime de Giscard ?
Vous n’allez tout de même pas vous mettre à l’accordéon ou vous transformer en cuisinier pour offrir des œufs brouillé aux éboueurs ?

Et puis, s’agissant de Sarkozy, ne soyez pas plus inquiet que nous le sommes ici. Son agitation et son tourment ne traduisent que la fragilité d’une campagne électorale qu’il mène avec difficulté ; chaque déplacement lui vaut de devoir affronter les conséquences de sa politique ministérielle.

On se réjouit parfois de la durée restreinte des mandats….

Bien à vous

dr

Ecrit par : dr | 31.03.2007

@ TDB

En guise de remerciement pour votre aimable commentaire,ce billet spirituel d'un site sympathique et détendu de correcteurs du Monde ( lien ci-après):
http://correcteurs.blog.lemonde.fr/


“Le Monde” prend de la auteur

"(comme en écho de la note LSP du 14 mars) cette phrase du “Monde des livres” du 16 mars, dans un papier consacré à Zyranna Zateli, dont un roman vient de paraître en français* : “C’est le décor âpre de la Grèce du Nord, quelque part entre Salonique et la frontière bulgare, où l’auteur est née dans les années 50″. L’accord nous apprend que Zyranna est une femme, mais il est fautif, car auteur est masculin, comme nul n’en ignore. Ici, le sens s’oppose à la syntaxe ! A moins que l’élision de l’article devant auteur nous cache que ledit article était un la (”la auteur”, comme on dit “la ministre”) ? Pour éviter cet attentat à la syntaxe, il était possible d’utiliser auteure (formation récente), autrice (mot déjà ancien) et, pourquoi pas, auteuresse. Tant la féminisation des noms de qualité reste pendante. Mais il y avait une solution pour éviter de choisir : employer le passé simple à la place du passé composé : où l’auteur naquit. C’était notre rubrique : avec le prétérit, j’évite de me mouiller".

A propos d'"écrivaine" souvenons-nous que Simenon a toujours refusé d'être considéré comme un écrivain ,
s' estimant plus simplement romancier ( mot dont le féminin est agréable à l'oreille et évoque foule de vraies "grandes dames" ).
Certaines modesties sont des formes supérieures de savoir-vivre.

@ antennerelais

Vos références sont imparables et irréfutables ( à l'égal des "éléphants" d'Alexandre Vialatte ).
Je persiste à trouver mon petit jeu gratuit excitant.
Peut-être amuse-t-il notre hôte(sse), nous lui devons bien cela.

Ecrit par : Observatoire (côté cour) | 31.03.2007

Enfin un billet d'humeur dans la pure tradition de "La Cour" ou "La Régence" dont le Canard enchaîné nous a régalé jadis! Tonton, correspondant du "Canard" ça ça aurait de la gueule !!

Ecrit par : Tolu Michel | 31.03.2007

Mon Revenant,

Vu de mon 38e parallèle, Nicolas Sarkozy m'apparaît comme un agité trivial de la trempe de Silvio Berlusconi, au temps où l'Italie n'avait pas mesuré

28.03.2007

Droite et information; Nation, Sarkozy et mariage

Les maîtres de la droite, les maîtres de l’argent ne changent guère leurs méthodes, d’une élection à l’autre. Affoler, inquiéter un peuple français, qu’ils supposent frileux, replié sur lui-même, presque veule, et pour lequel ils n’ont finalement que peu de considération, reste leur objectif privilégié dès qu’ils sentent que la victoire, qu’ils considèrent par principe acquise dans toute élection, leur échappe. Vous allez voir, les incidents comme celui de la gare du Nord vont se multiplier. Sous couvert de devoir, il va être demandé à certaines forces de police d’en rajouter, en souhaitant sans doute qu’il se passe quelque chose. Et comme toujours, la droite comptera sur ses amis au sein des medias pour amplifier la peur, la vivifier… J’ai déjà assisté de loin à ce petit jeu, en 2002, et je pressens que la même pièce s’apprête à se jouer. M.Namias est toujours là, à TF1, prêt à rendre service, en échange d’une fonction honorifique pour son épouse, ou d’une décoration… Qu’il en profite bien, car il se murmure que Sarkozy pense qu’il a fait son temps, et il aurait demandé à son ami, Martin Bouygues, un rajeunissement à la tête de l’information de la chaîne privée. Quant à M.Mazerolle, sa capacité de nuisance est aujourd’hui limitée, et il faut s’en réjouir. Je suis chaque fois stupéfait quand je pense que Michelle Cotta, patronne d’antenne 2 à l’époque, et pour laquelle j’ai une certaine estime, serait allée défendre en 2001, à Matignon, dans le bureau du directeur de cabinet de Jospin, Olivier Shrameck, la nomination de ce Mazerolle à la tête de la rédaction d’Antenne 2. Belle idée, en effet, que de laisser s’installer à la tête de l’information de la plus grande chaîne publique, un homme de droite qui, dit-on, tirait les larmes des femmes journalistes sous ses ordres à Radio Luxembourg, en leur parlant comme un sous-officier de la Légion étrangère. Je sais qu’Hollande et Dray (entre autres), ont été lucidement sidérés par cette opération, mais il était trop tard. Et on a vu les conséquences électorales, le 21 avril 2002, du virage éditorial imposé par Mazerolle sur la deuxième chaîne... Enfin passons, il n’est plus là, et je ne voudrais pas qu’on dise qu'à force de taper dessus, j'ai transformé Mazerolle en papi Voise de BFM TV…

--------

  Nicolas Sarkozy, et, pour être exact, M.Henri Guaino, l’homme qui lui écrit ses discours, ont décidé de s’approprier ces temps derniers la Nation. Ils vont même, chacun le sait, jusqu’à citer Jaurès. Pourquoi pas ? Il n’est jamais trop tard pour apprendre, encore faut-il comprendre.

  La Nation, c’est une assemblée d’individus égaux en droit qui décide souverainement de son sort en s’en remettant au respect aux Droits de l’Homme et du Citoyen. La Nation offre les même droits à tous, libre à chacun d’en faire ce qu’il veut dans le respect des droits de l’autre. La Nation n’est donc pas un assemblage de communautés, de corporatismes, de clientèles à qui l’Etat octroie des droits à raison de leur particularisme tout en déniant ces mêmes droits à autrui. La Nation ne divise pas, elle rassemble. Sans exception. C’est dans ce sens qu’il faut entendre Jaurès lorsqu’il disait que la Nation, « c’est le dernier bien des pauvres ». La Nation offre, même au plus démuni de ses membres, les mêmes droits qu’au plus fortuné, mais elle ne lui accordera pas de droits particuliers à raison de sa pauvreté, ou de ses croyances, ou de ses opinions politiques, ou de ses mœurs, ou de sa religion… Et si la puissance publique intervient en ces domaines, ce sera pour rétablir l’égalité des droits qui serait,  pour une raison ou pour une autre, menacée de disparaître entre membres de la Nation, situation qui mettrait en péril la Nation elle-même. Rétablir un ordre juste, en somme. Relisez ce que j’ai dit sur ces questions lors du tricentenaire de la révocation de l’édit de Nantes en 1985. Dans l’une des premières manifestations de l’esprit national, en 1598, Henri IV avait finalement accordé la liberté de religion. Il avait compris que faute d’égalité religieuse entre tous, les désordres et les guerres continueraient. Il appartenait à l’Etat de faire triompher ce qui n’était pas de l’ordre de la religion, de la foi, de la conscience individuelle, où l’Etat n’a que faire. Mais de l’ordre de la politique, dès lors que ce qui était en danger, c’était la Nation.

 Je le déplore pour lui, mais c’est le contraire de ce que professe M.Guaino par la bouche de M.Sarkozy. Ce qu’ils appellent Nation, c’est l’opposition des uns aux autres, c’est la division des uns et des autres, qui mène inévitablement à l’oppression des uns par les autres.

 Au risque de surprendre, j’estime qu’il en est aujourd’hui de même pour la question du mariage, et de la famille. Contrairement à ce que dit M.Sarkozy-Guaino, l’Etat n’a pas à se mêler de la vie privée et à définir ce que doit être une famille. Pas plus qu’il n’a à estimer, comme le candidat de l’UMP l’a fait récemment, que les homosexuels ne peuvent assurer « la sécurité » d’un enfant dont ils auraient la charge. Au nom de quoi peut-il en juger ? Au contraire, l’Etat, la Nation doivent aujourd’hui accorder à tous le même droit au mariage et à la famille. Sans distinction. Ségolène Royal l’a bien compris. A sa place, j’aurais adopté une position identique. Nos conceptions personnelles relatives aux moeurs n'ont rien à faire dans le débat public. Elles n'y ont pas place. Cela n'est pas le rôle d'un élu de la Nation. Son rôle, c'est de mettre en accord notre droit civil avec son époque. Souvenez-vous, en 1981, c’est le gouvernement de Pierre Mauroy qui a dépénalisé les relations entre personnes de même sexe de plus de seize ans. La Droite a hurlé. Et alors ? Elle hurlera si le droit au mariage et à la famille est ouvert aux personnes de même sexe. Et alors ? Il faudra supporter les jérémiades de Mme Boutin et les plaisanteries grasses de M.Dutreil ? Et alors ?

 C’est ainsi que pour ma part, j’entends affirmer la puissance unificatrice de la Nation au service de tous ceux qui en sont membres. Oui, la Nation unit et ne divise pas, la Nation rassemble et n’oppose pas, la Nation réconcilie et n’oppresse pas. Et oui, j’irai partout le répétant sans cesse, oui, la Nation, c’est l’ordre juste !

 

Commentaires

Mon cher Président

Il est un peu tard pour que je lise attentivement votre post du jour mais je vais bien dormir puisque je sais que je pourrais me délecter à le lire en prenant le thé du matin.
Vous avez raison d'écrire que nous pouvons nous attendre à d'autres incidents comme ceux survenus en Gare du Nord.
Petite anedocte du jour
Mes pas m'ont amené de façon occasionnelle dans la jolie vile de Torcy pour un RV d'ordre professionnel .
Ligne A du RER! Une première pour moi ! Voyage aller, rien à signaler ! Au retour, c'est une toute autre histoire! Un comité d'accueil d'une trentaine de CRS attendait , protection ou provocation?
Too much , n'est ce pas ?
Bien à vous

M

Ecrit par : chaoba | 29.03.2007

Monsieur le Président,

les masques tombent et nous ne sommes décidemment pas du même bord ! Finalement vous n'êtes qu'un petit filou de libéraliste... vivre et laisser vivre

J'en profite aussi pour rebondir sur notre camarade journaliste, pour qui je n'aurai que ces mots : "Taisez vous Elkabbach !"

mes camaraderies

Georges M. alias je-n'en-ai-discuté-avec-personne-mais-c'est-la-position-de-mon-parti

Ecrit par : Georges Marchais | 29.03.2007

je n'ai jamais eu de goût, Monsieur le Président, pour les maîtres spirituels, mais outre que je suis le plus souvent d'accord, comment ne pas avoir envie de croire ce qui est si élégamment exprimé
Vous nous manquez cruellement, avec vos défauts et vos qualités

Ecrit par : brigetoun ou brigitte celerier | 29.03.2007

je sais que Michel Rocard vous horripilait mais il aurait pu vous en apprendre sur Le Pen quand leurs deux groupuscules s'opposaient rageusement à la Corpo de Droit.

Ecrit par : cF | 29.03.2007

@cF
durant la campagne des legislatives 1956, les meetings de Mitterrand ont souvent été la cible des Poujadistes... Il y a eu des affrontements parfois violents et là-dedans, il y avait pas mal d'amis de Le Pen

Ecrit par : arnaud66 | 29.03.2007

L'Unesco a créée une liste de sites exceptionnels à sauvegarder comme étant "patrimoine de l'humanité". Il serait grand temps de faire avec les nobles idées que la pensée humaine a pu produire , la même chose... Et ces belles idées deviendraient aussi "patrimoine de l'humanité" avec tous ses corrélaires qui seraient : Défense d'y toucher, de les salir, de les trahir ou de se les approprier. l'idée de Nation, héritée des Lumières, est de celles là.... Et en écho à votre titre, je rappelle à tous vos visiteurs, cette première phrase du contrat social de Rousseau : "La force ne donne aucun droit !"

Ecrit par : liane | 29.03.2007

salut tonton.
je tenais a te feliciter pour le monstre que tu as infante.
cette charmante vipere que tu as rechauffe au sein de l'elysée.
que je m'apprete a voter avec delectation.
merci pour ce 6 mai ou l'on verra ces freles socialistes se dandiner avec leur mollesse de jeunes elephants:guettant un regard un sourire d'elle.
ou l'on verra le petit nicolas ,le dur en mou de veau se la farcir pendant 5 ans.

Ecrit par : medori severin | 29.03.2007

Notre problème, à nous Français, reste notre propre ignorance qui nous incline à penser à l'envers. Par exemple que des charges de CRS puissent incarner la sécurité, et non au contraire l'échec d'une politique de sécurité. Comment éveiller les gens, quand la télévision transforme les citoyens en consommateurs experts ès politiques de comptoir ?

Ecrit par : Lucas Clermont | 29.03.2007

A Brigetoun:

Avis partagé sur " avec vos défauts et vos qualités".

Ecrit par : JCP | 29.03.2007

@ Lucas Clermont
Parce que depuis plusieurs mois, tout incident prend des proportions inquiétantes en raison d'un climat de peur et de suspicion généralisé (on ne parle plus du tout de Clearstream... sauf chez Le Pen, qui engrange des voix!) Le prochain président aura surtout la tâche de rendre confiance en la Politique aux citoyens, et c'est pas gagné, surtout si le diptyque TF1 et Europe 1 deviennent médias d'opposition...

Ecrit par : christian | 29.03.2007

TF1 & Europe 1 entre autres bien sûr, je ne voudrais pas vexer Le Figaro, BFM, LCI, les nouvelles Yahoo!, les groupes de PQR ex-Scopresse et DNA...

Ecrit par : christian | 29.03.2007

Georges Marchais n'a jamais dit "taisez vous elkabach" si? ca serait pas plutot thierry le luron qui a inventé cette replique ou un immitateur?

C'est comme Chirac et "mangez des pommes" c'est seulement dans la bouche de sa marionette aux guignols.

Quand à l'homoparentalité je ne dirais qu'une chose, Mitterand président!

Ecrit par : thc2 | 29.03.2007

Mon cher François, tu as été de ton passage sur la terre comme patron du PS et Président de la république ,un modèle pour les petites gens comme moi, mais d'ou tu es là peu-tu me dire ce qu'apporte à l'amour que ce porte deux personnes le pacs ou le mariage? toi qui côtoie Dieu et les Anges, cela ne sera pas trop difficile de nous répondre!

Ecrit par : Jacques Canevet | 29.03.2007

Monsieur le Président,

Cher Francois,

J'ai l'impression que vous n'etes pas l'auteur de votre conclusion... "La nation, c'est l'ordre juste"...

Pour ma part, je me rappelle les mots de Michel Debré sur la nation, qui était, selon lui, menacée par le terrible mouvement de décentralisation : "Vous démantelez la nation, vous allez recréer des féodalités", avertissait-il

Et vous, que lui aviez-vous répondu, magnifique ? "la décentralisation ne crée pas d’argent en soi. C’est un partage du pouvoir et donc du gâteau d’une autre manière. C’est toujours le même pouvoir d’Etat qui coupe le même gâteau national".

Qu'Anne L. continue de s'occuper de ses affaires, au lieu de vous faire écrire de telles phrases. Voici mon humble conseil. Pour le reste, vous n'avez rien perdu de votre analyse.

En toute amitié.

Laurent

http://laurentfabius2007.over-blog.com

Ecrit par : Laurent Fabius | 29.03.2007

Très belle profession de foi sur ce qu'est la nation, une conception généreuse qui tranche avec celle de la droite qui s'extrême-droitise à vitesse grand V, sous l'impulsion du psychopathe mégalomane connu sous le surnom du petit Néron.

Ecrit par : Olivier Bonnet | 29.03.2007

La multiplication des actes de délinquances, organisée et plannifiée par Sarkozy, ça fait un peu complot judéo maçonique à la le pen tout ça ... Nous savons tous qu'un complot de ce type et a cette échelle n'est pas réaliste, dans la mesure ou un secret n'est bien gardé que lorsqu'il n'est pas dit.

La police comme l'armée est composée de citoyens comme les autres, (bon ils aiment les armes plus que les autres, mais ça ne prouve pas leur droititude pour autant).

Donc je ne crois pas a cette multiplication (remarquez je croyais que jospin serait au 2 tour alors mes pronostics sont pas terrible j'en convient), et je pense même que c'est faire un mauvais procès a Sarkozy.

Maintenant monsieur le president vous avez peux être des sources tellement proche du pouvoir que vous êtes en mesure de nous assurez que tout ceci est vrai, en conséquence on pourrait se demander si vous ne faite pas vous même partie du pouvoir en place et que donc ce petit blog n'est que de la manipulation (cf pour observatoire en échange de lecture : le desinformateur . P.ustinov).

Quel regard avez vous sur les participant ?

Ecrit par : parigot | 29.03.2007

La vengeance du mauvais perdant.

Votre billet de ce jour est enfin frappé du sceau de la conviction. Cela me va très bien. Vos ennemis vont pouvoir débattre sur le fond. Enfin, si cela les intéresse. Et puis, je suis toujours ravi de voir avec quelle rage le mauvais perdant du PS ( ?? Laurent F. ??), s’agace à propos de chacune de vos allusions marquant subtilement votre appui à cette chère Ségolène. Il faut bien dire qu’aujourd’hui vous n’avez pas fait dans le détail ; conclure votre billet en rappelant « l’ordre juste » relève carrément de la provocation. Comme j’ai eu l’occasion de le dire dans mon post d’hier, cet homme est capable de perfidie. Il menace même de vous dénoncer si vous persistez à protéger Ségolène. Continuez donc, il ne va pas tarder à craquer pour le bien de nous tous.

Ecrit par : héron Gris | 29.03.2007

Quand tu reçois une cannette sur la joue droite, tends la joue gauche pour recevoir un coup de matraque.

Méfiez-vous , camarades, quand on vous fignole la grandiloquence c'est que l'on n'est pas loin de vous jeter dans un sale bain!

Ou dans "les beaux draps", pour ceux qui se souviennent!

Ecrit par : matins tristes | 29.03.2007

Cher François

Comme Olivier, j'apprécie paticulièrement la conception de la Nation, généreuse et solidaire que vous nous décrivez.


Il souffle actuellement un mauvais vent, de haine et de mépris, le genre de vent qui déclenche des tempêtes, qui attise les brasiers qu'un petit Néron vociférant voudrait d'abord allumer, puis éteindre, afin de devenir le sauveur, l'homme providentiel qu'il s'imagine être.

Ecrit par : céleste | 29.03.2007

@ René

Sous le gouvernement Jospin Fabius DSK, etc., la dette avait décrue et les comptes de la Sécurité Sociale étaient excédentaires. C'est que nous avons au PS le souci non seulement de bien gérer, mais encore du bien-être et de la santé de nos concitoyens.

Ainsi de vous qui ressassez les vieilles lunes : en exprimant votre aigreur vous prévenez un ulcère. Nous en sommes ravis pour vous qui nous coûterez moins cher. Et votre discours suranné et décalé nous permet de nous imaginer vifs d'esprit et point aussi sots.

Vous vous intéressez à l'histoire et à nos relations avec l'Allemagne ; fort bien ! François Mitterrand, et son ami Helmut Kohl ont joué un rôle majeur dans la construction européenne et la création de l'euro. Continuant cette œuvre, Ségolène Royal saura établir la relation de confiance avec les Français qui leur permettra d'envisager l'approfondissement de l'Union sans crainte déraisonnable. Avec la confiance de ceux qui savent qui ils sont puisque elle leur parlera de Nation, d'eux.

P.-S. Et l'Espagne, ça vous intéresse ? Ne trouvez-vous pas qu'il y a des analogies entre Ségolène et Jose Luis Zapatero ? Ce souci de la démocratie participative, ce charisme... ce prévisible long état de grâce.

Ecrit par : Lucas Clermont | 29.03.2007

@ René :

Inculte ! Mitterrand n'était pas AF ! Il était dans le mouvement de jeunesse des Croix de Feu puis proche des milieux de la Jeune Droite...

QUe devient Marie-France G. ???

Ecrit par : Fidel | 29.03.2007

Monsieur le Président,

Je voudrais attirer votre attention sur un problème urgent et que je crois grave: lors des prochains votes, un million et demi d'électeurs devront voter à l'aide de machines. Plus de bulletin, plus d'urne transparente, plus de dépouillement sous le regard sourcilleux des citoyens de tout bord. Quelqu'un appuiera sur un bouton, et on saura combien ont voté pour chaque candidat.

Quatre remarques à ce sujet :

- les machines, comme toute machine, et spécialement informatique, sont sujettes aux pannes et aux erreurs;

- les personnes âgées ou autres répugnent à ce type de vote, et ont tendance à rester chez elles au lieu de voter;

- n'importe quel informaticien un tant soit peu compétent peut trafiquer les résultats;

- aux Etats-Unis, où la complexité des scrutins (une vingtaine de questions sur tous les sujets) pouvait à la rigueur justifier l'utilisation de machines, on s'aperçoit enfin des risques énormes, et on va revenir aux bons vieux scrutins sur papier.

Voyez les liens suivants:

- http://www.acm.org/usacm/weblog/index.php?p=73 pour la position de l'ACM, plus grande société savante d'informaticiens;

-http://www.insidebayarea.com/trivalleyherald/localnews/ci... pour un article récent;

- http://www.recul-democratique.org/ pour un site expliquant l'ampleur du problème;

-http://presse.parti-socialiste.fr/2007/03/27/le-parti-soc...
pour la position du PS.

Le problème n'est pas de demander un moratoire, mais de demander l'interruption immédiate de cette expérience hasardeuse! Le Ministère de l'Intérieur l'a autorisée (sur l'avis de qui?), le même Ministère peut l'arrêter. Sinon, on ne pourra pas plus faire confiance aux résultats du vote qu'à celui des sondages.

Respectueusement vôtre.

Ecrit par : Ohelle | 29.03.2007

@ thc2

L'ai-je dit ? Ne l'ai-je pas dit ? Vous savez, comme on me cite mal, je vais me prendre à l'envers... Alors : selon certains j'aurai prononcé cette phrase à l'occasion de la campagne de 1981 (déjà ! mais ce Elkabbach est indestructible !!!), selon Jérome Bourdon je me serai simplement contenter de systématiquement couper la parole du mesquin journaliste.

mes camaraderies
Georges M. alias

je-crois-que-le-respect-de-la-démocratie-voudrait-que-j'aie-le-dernier-mot

Ecrit par : Georges Marchais | 29.03.2007

le-dernier-mot...

Ecrit par : Georges Marchais | 29.03.2007

@ ohelle

J'ai 20 ans, et je vais élir une présidente de la République pour la première fois mais je m'inquiète.
En mai 2005, j'ai voté pour la première fois, qu'elle a été ma stupeur de voir cette machine à voter devant moi. Où allons-nous avec ce désir de technologie! Je n'ai aucune confiance en ce genre de robots commandés.
Les gens étaient désemparés, ne comprenait pas comment la machine marchait, un commissaire dévoué venait leur expliquer sur quel bouton appuyer. bravo pour l'isoloir qui nous laisse aux regards pénétrants des autres citoyens; ils n'espèrent qu'une chose, que vous soyez plus rapide parce qu'ils attendent!
Les questions posés sur la fiabilité de cet ustensile n'ont malheureusement pas eu de réponses claires et convaincantes.
Que pouvons-nous faire!!!
Voici une démonstration de rupture tranquille, qui est passé tranquilement au bas de notre dos!!!

Ecrit par : Mathieu Libre | 29.03.2007

Cher feu président,

Je vous lis depuis hier et je dois dire que je me délecte de ces billets tissés sur la toile.
Je ne connais pas beaucoup de choses à la politique mais j'apprends petit à petit. J'espère voir votre nom de reincarnation un de ces jours! Continuez à rendre agréable ces jours de campagne par vos remarques parfois sardoniques.
Merci de faire vivre la liberté d'expression.
Merci tonton

Ecrit par : Mathieu Libre | 29.03.2007

J'aime bien vous lire, mais les polémiques qui suivent vos textes me fatiguent.
Merci pour votre paragraphe sur la famille et le mariage… Comme ceux sur les sans-papiers (pas ici, ailleurs) et d'autres faits de vie Des questions peut-être pas aussi glorieux que celles sur l'économie, l'Europe. Mais qui tissent serrés nos existences et sont la base de nos valeurs.

Ecrit par : akynou | 29.03.2007

Pour rebondir sur le commentaire de Lucas

c'est vrai que le gouvernement Jospin, DSK, Fabius ne gerait pas mal, pour la 1ere fois depuis belle lurette les comptes etaient excedentaires, la dette publique devait commencer a se resorber graduellement et qu'arriva-t-il ?
une formidable manoeuvre de desinformation (a l'evidence pilotee par l'Elysee) evoquant l'existence d'une fameuse cassette!!!
quel culot et quelle mauvaise foi!
au lieu de louer la saine gestion, perversion du discours expliquant que puisque plus d'argent est pris aux contribuables qu'il n'en est depense, c'est donc que les contribuables sont abuses (t'y pas beau le raisonnement?)
qu'un esprit malhonnete comme Chirac use et abuse de tels sophismes, rien de plus normal, on a deja vu pire mais l'inadmissible ce sont les medias, TF1 en tete qui reprennent la formule Elyseenne sans aucune analyse ni esprit critique!
et depuis aucun mea culpa...

messieurs les journaleux, vous etes vraiment des crasses a la botte du pouvoir, il est impardonnable d'etre mediocre a ce point, vous qui n'etes pas peu responsables du 21 avril, veuillez agreer l'expression de mon profond mepris.

Ecrit par : Hieronymus | 29.03.2007

URL: keskseksa ?

Ecrit par : guayaquil | 29.03.2007

Sur les provocations de la droite. Je ne sais pas quelles sont vos informations, mais le collectif Bellaciao partage visiblement votre avis.

Voir http://www.betapolitique.fr/spip.php?breve0398

Ecrit par : Raphaël Anglade | 29.03.2007

Mais qui est ce "René", dont parle Lucas Clermont, qui s'intéresse aux relations de la France avec l'Allemagne ?...

Ecrit par : Helmut K. | 29.03.2007

Monsieur le Président,

Je n'ai jamais eu le plaisir de papoter avec vous. De Solutré, je ne connais qu'un fameux clos au bas des Deux Roches: un Pouilly, un St-Véran, un Mâcon Davayé!

Je vis maintenant si loin de Paris, au soleil quotidien et lénifiant du pays de votre ami Mario Soares. Entre parenthèses, il ne se bonifie pas en vieillissant...

Savez-vous que les Portugais ont confondu jeu télévisé et élections en consacrant (Via une sorte de TF1) Antonio Salazar, "Grand Portugais de tous les temps".
Le tyran vient après Alvaro Cunhal, encore stalinien bien après Staline.
En troisième position, Aristides de Souza Mendes, "Le Juste de Bordeaux" qui a soustrait des milliers de Juifs aux pattes de (feu!) Papon Maurice.
Curieux palmarès, curieuse opinion, ne trouvez-vous pas?

Fernando Pessoa est 6ème, quand même.

J'ai aussi vécu en Suisse. J'y étais en 1981, ce fameux dimanche où vous fûtes élu. La pétoche s'est répandue sur la France comme un nuée ardente de Tchernobyl ! Des valises passaient la frontière.

Je rentrais ce soir là vers un hameau voisin de Cran-Montana. Mes pas me conduisirent vers un petit bistrot. Il n'y avait qu'un seul consommateur: Pascal. Complètement ivre.

J'ai bu mon café + crème a café et là, j'ai senti une présence avinée près de moi. Pascal essayait en catimini d'atteindre mon oreille.

Quand il y parvint (je l'ai aidé), il m'a susurré:

- On a gâgné, camarade...

Il ne savait rien de moi, de mes opinions, de mes sentiments, sauf que j'étais Français.

J'ai pris la confidence comme un message que je me devais de vous retransmettre. C'est fait.

Je ne pense pas recueillir d'aveux semblables en juin. Personne ne s'intéresse plus à la France depuis votre successeur.

C'est bien cela que je regrette, vu de mon jardin.

Saudade,

Ecrit par : JCP | 29.03.2007

@ Ohelle

Je comprends votre inquiétude et ,pour tout dire je la partage. De là à vouloir brancher FM sur l’informatique, il y a un pas qu’il me semble fort imprudent de franchir sans risquer de le voir s’en retourner à tout jamais dans l’au-delà. Même si, là haut, Mourousi lui donne un coup de main, histoire de le rendre plus « chébran », je doute qu’il puisse nous être d’un quelconque secours sur ce coup là. Qui plus est, J’imagine qu’il a déjà fort à faire pour déboguer la campagne du PS et inoculer quelques virus incurables dans le logiciel infernal de la droite. Vous savez, il vient tout juste d’accepter l’abandon de la plume au profit du clavier, alors, n’allons pas l’embrouiller un peu plus avec les NTIC. laissons le gratter sur des sujets qu’il affectionne et sur lesquels il nous éclaire, si bien, jour après jour.

Ecrit par : héron Gris | 29.03.2007

La Nation ... ... aujourd'hui la nation est soumise au processus du ... bourage de crâne ! Sarko sur TF1, Sarko sur la 2, la 3, etc ... ... ... et pendant ce temps-là Le pen attend la bavure policière !
Voilà de quoi est nourrie la nation aujourd'hui. (sans oublier, de la peur du chomage, des délocalisations, des emplois précaires, du racisme qu'on lui impose, de la vie chére, du trucage des chiffres, des sondages ... tellement vrais ... , de la médecine à deux vitesses, des impôts moins lourds quand on en a plein les fouilles, de la misère, d'ogm, de pesticides, de pétrole sur les côtes, de tueries en afrique, de la pollution des eaux par les pays du nord sur ce même continent, ... , du MEDEF, stop ! )
Mais ce petit blog me plaît bien, que son auteur soit Sarko ou son sbire, pô grave (c'est peut être ça le forum particpatif de MEDEF, pardon de l'UMP )

Ecrit par : mazarine(16) | 29.03.2007

Juste un commentaire, venu de l'au-delà (de la frontière), au sujet d'un évènement récent, les "émeutes" de la gare du Nord. Qui illustre ce qui, selon moi, est un gros défaut bien français, le manque de simplicité.

Est-il acceptable qu'un homme voyage dans les transports publics sans billet, et qu'il agresse le contrôleur ? La réponse de Ségolène est alambiquée, elle analyse les causes, etc.. Bayroux met en cause ses deux concurrents, au pouvoir depuis xxx...
Et Sarkozy est le seul qui répond simplement : non !

Une majorité d'auditeurs apprécient, et c'est normal. Même si on est à gauche, on peut comprendre le gars en question et penser qu'il y a beaucoup de choses à changer, mais on paie son billet comme (presque) tout le monde et on ne peut que répondre comme Sarkozy, càd : non !

Bon, c'est vrai qu'on ne peut pas tout simplifier, mais dans certains cas, la (les) gauche(s) gagnerai(en)t à être un peu plus simple(s) !

Ecrit par : Helmut K. | 29.03.2007

Cher Président,

C'est quoi, cette histoire avec Dalida ?

(cf. Paris-Match cette semaine)

dans l'attente,
salutations

Ecrit par : thomas | 29.03.2007

@ Helmut K.

Voici ce que Ségolène Royal a dit, au cours de son meeting de Tours, hier soir à propos des incidents de la Gare du Nord :

« Je défends l'ordre juste et l'ordre juste, dit-elle, c'est que chacun applique une règle quelle que soit sa place dans la société, les puissants comme les petits ». Et elle enchaîne sur un ton sans appel : « Quand on prend un transport, on paye son billet. Il y a des contrôleurs qui doivent pouvoir contrôler les passagers pour voir s'ils ont payé leurs billets. » La montée des contestations, « ce n'est pas acceptable. Les agents publics doivent être respectés », affirme-t-elle, rappelant que lorsqu'elle était ministre de l'Enseignement scolaire, elle avait « mis l'instruction civique au programme du brevet des collèges ».

Bien évidemment, ce ne sont pas ces propos là qui ont été repris, à chaud, dans les médias. On comprend mieux, dès lors, la vrai raison de tout ce ramdam.

Ecrit par : héron Gris | 29.03.2007

@ Helmut K.

Possible que N. Sarkozy communique mieux que nous. Mais d'une part on observe avec un réel plaisir que Ségolène Royal prend de l'assurance de jour en jour ; d'autre part nous nous proposons d'élire la Présidente de la République et non son porte-parole.

Par ailleurs êtes-vous sûr que Nicolas Sarkozy soit la personne la mieux à même de nous donner des leçons en matière de sécurité ? 28 jours pour rétablir l'ordre à la suite des émeutes de fin 2005 cela vous paraît dénoter de l'efficacité ? Songez que l'image de la police s'est dégradée au point que toute interpellation devient une source de tension (imaginez le stress et les conditions de travail des policiers) ; que la police n'entre plus dans certains quartiers, sur lesquels nous manquons d'informations à cause de la dissolution de la police de proximité...

Alors en effet il est juste de payer son ticket, mais quand on resquille (schwarzfahren), on n'est pas responsable de cinq ans d'approximations et d'incurie dans la politique de sécurité.

Ecrit par : Lucas Clermont | 29.03.2007

Merci pour vos commentaires ! L'ordre juste, ça me va très bien !

Je n'ai qu'une chose à ajouter : si vous vous proposez d'élire LA Présidente de la République, vous aurez besoin des voix de nombreuss personnes qui n'apprécient pas trop les raisonnements compliqués, qui demandent des réponses simples à des questions simples. Je suis convaincu qu'il est possible de rester simple, sans verser dans le simplisme ou le populisme.

Amicalement

Ecrit par : Helmut K. | 29.03.2007

SECURITE : Qui en possèderait une définition intelligible ?
Quand bien même toutes les disciplines régentant les activités humaines incluent un chapitre spécialisé, nulle part on définit le sens du mot ! N'est-ce pas étrange ?
Bon ! En analysant un peu les champs d'applications visés dans les-dits chapîtres, on parvient tout de même à y voir assez clair ce que couvrent les procédures, consignes et modes opératoires des exercices sécuritaires et les raisons qui rendent cohérent leur respect... Et l'on remarque encore plus aisément que la SECURITE répond à une méthodologie claire. Et alors on remarque encore plus vite que cette méthodologie est construite (et fondée) sur un trilogie rigoureuse architecturée chronologiquement Ainsi :
- 1°) PREVENTION
- 2°) PROTECTION
- 3°) INTERVENTION
Oui mais, qu'est-ce qui valide lun lien commun de ce mot "sécurité" au coeur de ces disciplines et que faut-il en déduire en matière de :
Sécurité Publique et Civile des personnes
Santé Sécurité Environnement
Hygiène Sécurité du travail
Sécurité des installations classées
Sécurité des sites sensibles
Sécurité alimentaire
Sécurité Sociale
Sécurité du travail et de l'emploi
Sécurité Routière
...
Sécurité de mon Q
Eh bien, tous valident ce sens :
Principes de Sauvegarde et de Préservation de l'Intégrité Physique des Personnes et de leur Environnement de Sujétion contre les Risques et les Dangers qui les entourent.
Scientifiquement et techniquement, cela s'appelle : "raison".
Or, quand TOUS les candidats s'emparent ou rebondissent sur des "défaillances de sécurité" déduits d'incohérences dans le Management et la Gestion des facteurs de Risques et de Dangers, ils appellent cela : insécurité... Et comme l'insécurité est techniquement plus abstraite encore que la Sécurité, il ressente le besoin d'y ajouter "sentiment" ; "sentiment d'insécurité"...
Oh, la belle "raison" que celle d'un sentiment, n'est-il pas?
Sentiment d'insécurité comme sentiment d'amour ou sentiment de haine : c'est beau les sentiments mais le plus souvent c'est assez peu raisonnable...
Et pourtant !
Allez va, je concluerai (provisoirement) qu'en fait, les problèmes de Sécurité "crachés" par les media, n'en sont pas : parce que, dans l'absolu de leur cadre comme de leur répression, il ne s'agit que de problème de SÛRETE ; problème de Sûreté réprimés par des "forces du maintien de l'ordre. Oui ! Les Services Publics agissant en matière de Sécurité sont, par exemple : les pompiers, les SAMU, les Ingénieurs de la DRIRE... Pas les policiers...

Ecrit par : pateric | 29.03.2007

@ JCP

j'ai également regardé "os grandes portugueses", et il m'a semblé qu'une telle émission avait eu lieu en France il y a deux ou trois ans... mais qu'elle en était le palmarès ? en quelle place figurèrent les Napoléon, Pétain, et autres Louis XIV ? Une vague image de Victor Hugo, et de Marie Curie me vient par-dessus... c'est déjà ça.
Finalement, ne nous plaignons pas... nous eûmes même De Gaulle comme sauveur, car, qui sait ce que nous réserve l'avenir. Peut être, d'ici une cinquantaine d'année, les internautes français (la télévision comme nous la connaissons encore aura disparue) voteront-ils, à l'instar des Portugais élisant Salasar, pour Sarkozy comme "Français de tout les temps" ? Amoins que... à moins que Ségolène Royal n'endosse le costume Gaullien de Sauveuse !

mes camaraderies
Georges M.

Ecrit par : Georges Marchais | 30.03.2007

Monsieur le Président

de vous à moi, à qui voulez vous servir cette soupe sur les liens entre le pouvoir et l'information? Bien sur il y a de la marge entre le journal parlé de l'ortf ecrit à l'Elysée et les multiples journaux télévisés actuels. Mais je ne crois pas qu'il y ait de l'information, de la désinformation plus certainement. La seule information valable est "arrêt sur image" sur F5 si vous voulez mon avis. Parce qu'elle démonte le une partie "technique" du systeme.
Souvenez-vous des irakiens dansant devant la statue de saddam hussein abattue... On raconte que c'etaient des figurants rémunérés par les américains. L'information n'existe pas elle n'est que propagande, à des degrés divers et vous le savez mieux que quiconque...

Ecrit par : rimbus | 30.03.2007

De la nation, dans son rapport avec l’imaginaire collectif…

C’est d’abord par souci du détail que je me suis arrêté sur ce point de votre dernière contribution ; précisément là où vous dites que « la Nation ne divise pas, elle rassemble »

cela ne m’apparaissait pas de façon aussi éclatante. Après réflexion, j’aurais plutôt écrit « la nation ne divise pas ; elle assemble » si j’avais du, avant vous, en expliquer le rôle.

D’aucuns verront ici un questionnement bien inutile, voire superflu et bien fade dans le déroulement d’une campagne électorale aux accents plus tapageurs.

Mais peu importe ; mon propos est de dissocier « la Nation » dans son rapport avec l’imaginaire collectif de « la Nation » dans son rapport avec la réalité.

« Rassembler » , c’est d’abord assembler de nouveau, remettre en place, bref ; se RE-trouver. Et là, on se demande bien de quoi il peut s’agir. De quoi aurions nous été séparés ; de quoi faudrait-il se rapprocher qui nous aurait été pris ? refusé ? De ce que vous nommez « le droit identique pour le plus démuni comme pour le plus fortuné » ?
Mais là, cher Président, il ne faut pas compter sur la puissance publique, comme vous semblez le faire, pour intervenir en ces domaines. C’est dans le peuple qu’il faut investir votre confiance car l’état a rarement été à la hauteur des espérances des français.
Ils le savent bien ceux qui ont été, génération après génération, de la révolution à nos jours, les porte-drapeaux, les assembleurs de barricades, les manifestants de toutes les époques et les Don Quichotte contemporains !

Et d’ailleurs votre héritière l’a bien compris en privilégiant le débat participatif et en promettant aux citoyens l’examen systématique d’une loi dès lors qu’elle sera proposée par un million d’entre eux.

« Assembler », c’est mettre ensemble, faire se rencontrer, réunir, associer. Et c’est peut-être bien là qu’est le véritable enjeu de la campagne actuelle où chaque candidat cherche à trouver le ciment qui permettra le montage.
L’une d’entre eux semble avoir compris que cette collaboration se construit d’abord depuis le bas et je m’en réjouis….
Nous voilà donc proche, enfin, de « la Nation, dans son rapport avec la réalité »

Ecrit par : dr | 30.03.2007

Il me semble, très cher et regretté Président, que la notion de République prévalait dans vos discours magnifiques sur celle de la Nation. Les valeurs que portent la République sont en effet plus nobles, plus fraternelles, moins "guerrières" que celles induites par la Nation (d'ailleurs, sous Vichy, on parlait de Nation).
Avez-vous changé ou, peut-être, n'êtes vous pas le vrai Tonton, celui qui avait vraiment l'étoffe pour être Président?A tel point que tous les candidats actuels à la Présidence de la République (et non Nation) me désespère tant ils semblent incapables d'exercer la fonction.

Ecrit par : Job | 30.03.2007

Cher feu-Président,
est-ce le passage dans le royaume d'Hades qui vous a rendu si moralisateur? je ne me souviens pas de vous avoir entendu, de votre vivant, tenir des propos aussi convenus et angéliques. A vrai dire je me rappelle bien plutôt d'un des derniers hommes cultivés du monde politique français, qui accordait plus de confiance à la liberté individuelle de chacun pour décliner les symboles et les icônes de l'Europe et de la Nation (que vous n'étiez évidemment pas le dernier à promouvoir au service de votre raison d'Etat) plutôt qu'aux réflexes moraux et militaires (ordre) que nous avons parfois la faiblesse et la lâcheté de laisser déborder notre raison.
Mais sans doute les rencontres faites dans l'au-delà vous ont-elles rendu un peu plus cynique.

Ecrit par : Guingouin | 30.03.2007

@guinguoin
Je ne fais pas la même analyse que vous. Il me semble qu'en lisant bien le président nous invite à la vie privée la plus libre et hors de toute tutelle de la puissance publique. Et j'ai l'impreesion que pour lui, l ordre juste, ça permet de faire ce qu'on veut, en gros, de manière égale. Rien de militaire la dedans...

Ecrit par : Toto le héros | 30.03.2007

 

 

27.03.2007

En rester là...

Les promenades dans Paris me manquent. Ce printemps 2007 naissant est pourtant porteur de bonne nouvelle. Je le perçois au matin, au chant retrouvé des oiseaux ; au midi, à travers la lumière si claire qui baigne les rues de la capitale ; au couchant, en compagnie des arbres de l’avenue Montaigne qui laissent éclater chaque jour un peu plus leurs bourgeons. Je sens tout cela, mais de loin, si loin, trop loin. J’aimerais regarder, humer, goûter, m’enivrer davantage encore de ce fourmillement de vie. Toute minute est belle, chaque journée intéressante. Le printemps a toujours été pour moi la saison des folies, et mai est le mois de ma vie.  

Peut être devrais-je renoncer à participer à cette campagne? Est-ce vraiment la mienne ? Pourquoi ne pas profiter de ces quelques jours en mai pour tenter de m’approcher de sensations que j’ai tant aimées et m’en contenter? En onze ans, la France a beaucoup changé. Que puis-je apporter aujourd’hui à ceux qui aspirent à la conduire ? Que dire à ceux qui vont choisir demain leur avenir ? A ces français si versatiles et contradictoires.  A ces socialistes, dont certains (pas tous, loin de là, je le sais) ne me pardonnent toujours pas de les avoir menés au pouvoir, et dont on me dit qu’ils sont agacés de mon bruyant retour et des échos qu’ils en ont. Grande est la tentation d’en rester là.

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 Ce sont les réflexions qui m’ont hanté hier. J’en étais là quand m’est parvenu le journal de « papattes de mouche », ce grand quotidien du soir qui a mené contre moi tant de campagnes calomnieuses. (Ils ont viré Plenel me dit-on. A-t-il demandé l’asile politique aux Etats-Unis ?). J’y ai lu un article consacré à l’après-Sarkozy. « Déjà ? » me suis-je dit. L’élection n’a pas eu lieu, il n’est pas élu encore (et il ne le sera pas) que l’on songe déjà à ce que seront ses successeurs, quinze ans plus tard. Bon, admettons, plus rien ne m’étonne. Mais quand j’ai découvert le profil des prétendants, les bras m’en sont tombés. Il y avait là le petit Baroin, à qui l’on dresse ces temps-ci beaucoup de costumes trop grand pour lui (ministre de l’Intérieur, on rêve debout…alors président, pensez donc…) ; un type nommé Bertrand, qui a lui-même l’air étonné qu’on pense à lui comme un futur chef de l’Etat ; un certain Dutreil, celui-la, il parait que c’est un grand progressiste ; et bien sur, l’inévitable Jean-François Copé. Je vais m’attarder sur ce dernier cas. Ce garçon, qui, à certains égards, aurait mérité d’appartenir à la famille Debré, a commis un livre baptisé « Promis, j’arrête la langue de bois ». En échange de quoi, certains journalistes, qui n’ont pas noté, après la publication du livre, une différence notable dans la communication publique de l’intéressé, l’auraient baptisé « Jean-François Copeaux ». C’est assez bien vu, je dois le dire, car ce Copé me semble être fait du bois dont on fait les meubles Ikea. On m’a rapporté aussi quelques déclarations du personnage sur la vie politique, déclarations que je vous livre dans leur pureté de cristal. D'abord: "Je ne vois pas pourquoi dans ce métier on ne pourrait pas mettre de temps en temps un peu d’humour, les gens se sentent obligés d’être hyper coincés, on peut desserrer le string de temps en temps !" ou bien encore : "Dans le circuit tu as toujours à te taper avant les élections le fait qu’il y a toujours les coups les plus glauques qui sortent."  Et encore : "L’élection présidentielle créera un moment de légitimisation très fort de tout ce que nous avons fait avant."  Voilà, je vous laisse juge de la « légitimisation » à présenter celui qui  tient des propos pareils, avec un vocabulaire pareil,  comme un aspirant à succéder un jour à des personnalités comme moi ou de Gaulle. Il parait que Copé veut être président de la république depuis son enfance. Je crois qu’il est urgent de l’aider à faire en sorte que ce rêve dure éternellement. 

 Au fait, pendant que j’y suis, pourquoi le quotidien vespéral ne se livre pas à la même enquête avec les socialistes ? J’ai quelques noms à leur fournir si besoin est : Montebourg, Peillon et quelques autres… Même si, pour être honnête, je dois confesser que ces autres patronymes ne me viennent pas spontanément à l’esprit. Montebourg… Celui-là, c’est quelque chose. Il faudra bien que je me résigne à dire ce que j’en pense…

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 Tiens, on me signale aussi que Nicolas Sarkozy serine tous les matins à ses enfants depuis leur naissance : « Vous savez, votre papa sera président de la république un jour. » Ca, et ce qui précède, il ne m’en fallait pas plus pour me dire que, finalement, je vais encore mettre mon grain de sel dans cette élection. C’est décidé : je continue. Toute minute est belle, chaque journée est intéressante et le printemps est encore la saison des folies.

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PS : Patrick Ollier, nouveau Président de l’Assemblée nationale a tenu une conférence de presse et a déclaré que Ségolène Royal pratiquait « la course à l’échalote » sur les valeurs de la nation. Que voilà une déclaration de guerre à la candidate socialiste qui fera date dans la campagne, et sans nul doute dans l'histoire de France.Tout ça déclamé avec un air de contentement de soi assez remarquable. Je comprends désormais pourquoi certains de ses amis politiques l’ont surnommé « le conquis’adore ». 

 

Commentaires

Vous avez une mémoire d'archiviste, camarade président...

Ecrit par : AnT | 28.03.2007

Mr le président,

merci de continuer votre campagne, c'est un réel plaisir de vous lire chaque jours.

Respectueusement,

Cédric.

Ecrit par : Cédric | 28.03.2007

Cher FM

J'ai eu un coup au coeur en lisant le premier chapître de ce post.
Vous n'avez nul droit de nous priver de ce moment privilégié qu'est la lecture de votre blog , tous les autres blogs en sont devenus encore plus fades et insipides.

Et puis, demain il l va pleuvoir !

Le Printemps ne sera vraiment là que le soir du 6 mai, à l'annonce des résultats proclamant Ségolène Présidente , je ne veux rater pour rien au monde le visage de JP Elkabbach à cet instant précis, je n'ai pas oublié comment il se décomposa alors que votre visage s'affichait derrieère lui en 1981.
A bientôt
M

Ecrit par : chaoba | 28.03.2007

Monsieur le pas si feu président que ça,

Je suis contente de vous retrouver, d'autant que je voulais vous demander de récupérer une chose que j'avais oubliée à l'Elysée, mais bon, là n'est pas le propos. Le propos est que vous étiez bien caché pendant 11 ans. Et que vous avez manqué à beaucoup. Alors qu'auparavant, vous nous aviez manqués de peu. Alors, oui, pourquoi pas revenir, un coup? Mais d'où? On en sait si peu, ça me secoue. J'espère seulement que l'île mystérieuse est jolie.

Eh, tapes la bise à Elvis, Brel et Dieuleveult!

On vous envoie un collègue bientôt.

Caresse à l'oreille.

Vanessa.

Ecrit par : Vanessa | 28.03.2007

Monsieur le Président,

J'ai fait une découverte que je crois capitale pour les Sciences Naturelles ethumaines, bien que n'étant pas ni anthropologue ni entomologiste.
J'ai comparé vos mensurations spinales à celles de vos successeurs et prétendants à la succession. Et je suis tombé de ma chaise comme Salazar était tombé de la sienne. Mais j'ai survécu.
J'avais bien l'intuition que depuis vous, l'espèce avait muté. Darwin n'en reviendrait pas, car cette évolution a été brutale, sans transition.
Sur une base de 100 que je vous ai attribuée par pétition de principe, mes mesures ont donné:

Chirac 49 cm

Sarkozy 28 cm

J'en suis arrivé à la conclusion que la distance qui sépare l'encéphale du croupion s'était singulièrement rétrécie.

Mais vous le saviez déjà, non?

Ecrit par : JCP | 28.03.2007

Bonjour cher Président
Que penser des événements survenus hier et cette nuit gare du nord ? Le syndrome des maniaques de la matraque et des gaz lacrymogènes de la police ? Une manipulation est-elle possible ?

Ecrit par : Olivier Bonnet | 28.03.2007

Monsieur le President,
De votre vivant, je ne vous ai jamais trop aimé.
J'étais trop jeune, peut-être...
Mais aujourd'hui, vous lire est un plaisir.
J'ai découvert le capitaine du paquebot sous un jour nouveau, entre autre!
Continuez, s'il vous plait!

Ecrit par : olivier de melgueil | 28.03.2007

Derniere nouvelle : Mazarine Pingeot appelle à voter Ségolène .
Bon sang , tout etait vrai : Mitterrand soutient effectivement Madame Royal .

Ecrit par : Numero 6 | 28.03.2007

Monsieur Sylvestre nous avait donné Rocky 6, car Rocky 5 était un nanar, alors Monsieur François nous rejoue le "Retour de la Momie", a moins que cela ne soit "L'Enterré lui ne ment pas".

Espérons que les scénaristes auront une meilleure inspiration que pour "La rupture (de frein)" ou "La parenthese, antithese de la these" ou "La paralysie; le lapin dans les phares", "L'ami de Bousquet", "Le retour de Mazarine", etc.

Laissez cet acteur de second plan qui a cachetonné toute sa vie par narcissime a son amour des vers.

Ecrit par : Merlin | 28.03.2007

Quoi donc , à peine né, votre blog eût souhaité, impromptement, aller plutôt goûter aux premières douceurs du printemps , nous laissant là sans vie ! Non, non, non Monsieur Mitterand . On vous tiens et on ne vous lache plus.

Ecrit par : patrice | 28.03.2007

Cher hôte, premier secrétaire de l'ombre du dernier grand acteur et détenteur de la mémoire socialiste, il semblerait que "tandis qu'à leurs oeuvres perverses - et plus que jamais en cet an -
les hommes courent haletants" l' âme de FM s'alanguisse , qu'elle redevienne vagabonde.
Nos ancêtres des temps immémoriaux qui conçurent enfer et paradis firent bien là oeuvre divine et non pas humaine: il ne dut pas manquer de mortels de rangs plus modestes pour leur remontrer que leurs programmes résidentiels méconnaissaient gravement la psychologie des futurs résidants.
Quoi, un lieu d'où seraient bannis tout esprit d'aventure, tout projet d'avenir!
Paradis et enfer ne sont qu'ébauches de purgatoire absolu sans espoir de fuite.

Ecrit par : Observatoire (jardins) | 28.03.2007

Bon, vous avez décidé de nous faire le coup des adieux à la Aznavour, dans la durée...

Soit ... Au fait une question, lisez vous les commentaires dans lesquels chacun déploie une énergie démesurée à ecrire plus haut qu'il ne parle... moi compris bien entendu.


Patrick Ollier, lorsque l'on est président on mérite bien des majuscules, pourtant ce charmant bambin a tout fait pour amender la loi SRU, était contre l'évolution du PACS bien entendu contre la réforme de l'IVG et contre la journée du souvenir des victimes civiles et militaire de la guerre d'algérie.

Ce matin Borloo sur radio luxembourg (c'est plus classe que RTL c'est vrai) s'est fait ouspiller par un auditeur pour son soutien indefectible a Sarkozy, ce fut un vrai bonheur d'entendre le ministre pris la main dans le pot de confiture, et qui comme tous les enfants de la framboise sur le nez répondent mais non "maman, j'ai rien fait... j'te jure"

Bon bonne journée et a demain, et au fait devedjian et fabius vous en dites quoi ?

Ecrit par : parigot | 28.03.2007

Monsieur le président, non, pas vous! Vous n'allez pas faire vous aussi votre Lionel Jospin!

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | 28.03.2007

J'adore vraiment vous lire, c'est un plaisir non dissimulé.
J'ai une question par contre, dans vos tags (mots clés du site) il y a un monsieur Samez, et après recherche je ne trouve pas d'information sur celui-ci.
Pouvez-vous m'éclairer à son sujet ?
Sinon, j'ai hâte de lire votre avis sur monsieur Montebourg, que j'apprécie énormément.

Ecrit par : van. | 28.03.2007

M. Le Président,

Vous avez quitté le pouvoir alors que je n'avais que 11 ans. Vous nous avez tout simplement quitté quand j'en avais 12. Je fait partie de la Génération Chirac. Quelle chance ! Je n'ai jamais pu gouter à ce temps où vous exerciez le pouvoir. Je n'en ai que les echos et la lecture de ce blog donne vie à ces échos. Ce serai tout de même dommage de s'arreter là !

Ecrit par : Mathieu | 28.03.2007

Cher auteur anonyme,

Usurpation d'identité d'un mort et utilisation abusive comme outil de campagne électorale. Délations. Vous vouliez vous arrêter ? Je ne comprends pas : ce n'est pas la morale qui vous en empêche...

Mais à lire les commentaires, on se dit que vous continuez peut-être parce que vous aimez les courbettes.

Ecrit par : L.-F. | 28.03.2007

Cher Tonton,
l'heure est peut être plus grave que ce que je croyais et j'ai besoin de ton avis sur plusieurs points. en tout j'arrive à la conclusion qu'on marche vraiment sur la tête. je m'explique :
1. sachant que très rarement un ministre (et encore plus un premier sinitre) n'a été élu à la charge suprême, pourquoi est-ce que les socialistes ont râlé comme des putois pour que M. nicolas pierre de nagi bosca y sarkozy quitte ses fonctions (alors qu'il se veut être la représentation de la fracture d'avec son ancien mentor !). etant au pouvoir au moment des faits, comment aurait il pu faire sans être à son tour un "super menteur". je sais, vous me direz que le minitre de l'intérieur est aussi celui qui supervise les élections (mais toi aussi tu a été ministre de l'intérieur et candidat -sous la IVème- non ?). d'ailleurs, toi qui a parcouru les républiques, que penses-tu de la VIème proposée par vincent et arnaud ?
2. quand on entend pierre bourdieu, sociologue de gauche s'il en est, dire (et explicité son argumentaire dans un petit documentaire de pierre carles) que ségolène royal est une femme de droite qui s'interrogeait à l'ENA pur savoir à quel parti elle devait adhérer, et qu'on lit (ou écoute) son discours, finalement, on se demande si le plus à gauche des 3 principaux candidats ce ne serait pas bayrou (même si ses élus continuent de gérer des collectivités avec l'UMP, chose qu'il ne faut pas oublier !). toi qui l'a fréquenté un temps (elle a été ta ministre de l'environnement et secrétaire d'Etat à l'éducation), est elle vraiment de gauche ?
3. d'après les médias (seule source d'information hélas), il n'y a jamais eu autant de nouvelles inscriptions sur les listes électorales depuis les élections de ... 1981 avec le résultat que l'on sait. toutefois, ce coup ci se sont les banlieues qui se bougent (cette fois de façon très positive et il faut le dire !), mais ce vote n'est il pas perdu par la gauche (qui vote majoritairement pour ... le FN -s'il est encore au second tour face à sarko il y aura un vrai dilemme, par contre s'il est face à ségolène, est ce que la droite aura le même courage que la gauche en 2002, j'en suis beaucoup moins sûr ?-) avec le discours de ségolène royal qui ne pense qu'à rattisser au centre et non pas à ... gauche. encore un signe sur ce sujet : la LCR appelle les représentants de l'extrême gauche à être une opposition de gauche à ségolène royal si elle est élue ! (mais appellera t'il à voter pour elle au second tour, si elle y est !). l'appel au vote utile dès le premier tour aura t'il été entendu ?
4. question subsidiare : la république française est censée être une démocratie, n'est il pas surprenant de voir encore autant de noms à particule dans les gouvernements ?
à bientôt Tonton
(mais pas trop quand même)
amitiés socialistes

Ecrit par : sylvain | 28.03.2007

Monsieur le Président,

Quel bonheur de vous lire, vous nous manquiez tellement, en fait nous vous attendions.

Merci pour le verbe.

Amitiés Socialistes

Ecrit par : moraig | 28.03.2007

Cher Sylvain,

Des noms à particules , comme vous dites, il s'en est trouvé aussi beaucoup sur tous les champs de bataille et dans les "grands cimetières sous la lune" des guerres de la république (
exceptons, peut-être, et encore (?), celles de la période napoléonienne, mais il s'agissait là, n'est-ce-pas, des guerres de cet empire fils de la Révolution ).
Une immense part de la paysannerie française, les fils de la bourgeoisie, ceux du peuple nouveau des villes, les rejetons d'une noblesse plus ou moins ancienne, mêlée ou non à la grande bourgeoisie , peu nous importe, tels furent les massacrés de ces guerres dans lesquelles des gouvernements de gauche précipitèrent un certain nombre de fois notre pays.
N'oublions pas tous les jeunes américains, canadiens, anglais ( ceux-là effroyablement massacrés, et en si grand nombre,sur la Somme en 1916 ), les africains qui durent , de surcroît, endurer un climat auquel ils n'étaient pas aguerris,et tant d'autres venus d' encore plus loin.

Ecrit par : Observatoire (jardins) | 28.03.2007

@ L.F

Si vous n'aimez pas, pourquoi venir ici tous les jours? Masochisme?

Ecrit par : Michel C. | 28.03.2007

Je ne veux pas être monomaniaque mais revenir sur les lectures de François Mitterrand : d'ailleurs tout dans sa vie, ses goûts littéraires (je suis peut être inculte mais Chardonne est allé deux fois faire en Allemagne en 1941 et 1942 - on ne peut pas dire qu'il s'agissait juste d'une seule prise de position irréfléchie - mais tous deux finalement partageaient ce même engagement vichyste...), sa politique montre un homme ancré à droite. Il partage finalement avec Sarko sa petite taille (cf la poignée de main avec Khol - mais sur ce point je ne peux que louer son ambition politique européenne. On ne peut pas non plus retenir que les points négatifs...) et sa famille politique...
Alors vive Sego et je ne crois pas que ce blog lui serve... au contraire entendre parler d'héritage Mitterrand pour un homme de gauche cela m'agace...

Ecrit par : samb | 28.03.2007

Observatoire (jardins) a raison de tancer (d'ailleurs très courtoisement) Sylvain:
Particule ne conduit pas forcément au "ah ça ira, les aristocrates à la lanterne".
Ces étiquetages n'ont vraiment plus cours.
Par contre, je ne verrais pas d'un mauvais oeil que Nicolas Sarkozy soit annobli. Si cela peut aider...

Ecrit par : JCP | 28.03.2007

cher observatoire,
me suis-je mal fait comprendre ? je ne dénigre surtout pas le mérite de ces Grands Hommes et des courageux soldats qui sont venus au cri de "monsieur de la lafayette, nous voilà !", je note juste la sur-représentativité de ces gens (qui sont peut être compétents, je ne le nie point) mais je suis dans l'obligation d'observer que le sang royal (sans jeu de mot laid) est toujours aux mannettes de l'Etat malgré la révolution (d'ailleurs la révolution aussi avait de personnes à particules et même au premier rang comme maximilien de robespierre par exemple -qui n'a même pas une rue à son nom en france, à ma connaissance en tout cas-). toutefois je ne vois pas le rapport que vous faites entre les "noms à particules" (comme je dis, désolé mais j'ai un vocable assez limité par comparativement à notre si chère élite nationale) et les guerres. si ce n'est que, historiquement, me smeble t'il, les nobles étaient là pour protéger les paysans (donc faire la guerre) qui pour cela leur versaient une part -substentielle certes- de leurs récoltes, mais ce n'était pas là leur vrai métier. d'ailleurs, en parlant de métiers, quel est le VRAI métier de nos politiques (qui nous osent nous dire qu'ils sont en CDD -ce qui n'est pas tout à fait faux-) ? personnellement je sais que tonton (PS) était avocat, bérégovoy (PS) était tourneur-fraiseur, voynet (V) anesthésiste, hue (PCF) ambulancier, bayrou (UDF) prof de lettres, sarko (UMP) avocat, besancenot (LCR) facteur, debré (UMP) juge, laguiller (LO) guichetière de banque à la retraite, ... quand on voit le nombre d'avocats chez nos tribuns, il ne faut peut être pas être surpris qu'ils soient si en décallage avec la réalité des gens les moins aisées (surtout ceux qui ont quitté cet emploi il y a longtemps)

Ecrit par : sylvain | 28.03.2007

C'est amusant, quand j'étais toute gamine, je pensais que le président, il était nommé à vie. Parce que j'avais jamais vu quelqu'un d'autre que vous, M. Le Président. Et puis ça vous allait bien, quand même.

Bon depuis, on a eu M. Chirac, et je dois dire que ça perd de sa stature, c'est sûr !

Continuez à nous informer !

PS : mais d'où viennent vos sources ?

Ecrit par : Mariska | 28.03.2007

Et Borloo, Monsieur le président ? La "droite sociale", sourire Colgate, qui a failli rallier Jospin avant d'aller transquillement traficoter les chiffres du chômage ? Un petit souvenir sur Borloo peut-être ?

Ecrit par : Raphaël Anglade | 28.03.2007

Merci JCP.

Sylvain, vous m'avez peut-être lu un peu hâtivement, j'avais précisé guerres "de la république".

Révolution, occupation, épuration... quand donc nous déciderons-nous à en sortir. Les comptes ont été liquidés il y a longtemps, la justice y a rarement trouvé son compte.Les hommes sont tous égaux devant la mort.

Je ne voudrais pas jouer au petit sociologue de comptoir mais enfin ce qui peuple la France actuellement c'est une immense classe moyenne qui partage en gros les mêmes préoccupations. Si elle a encore ses territoire de misère et ses bas-fonds ( au sens gorkien du terme, camarade ) elle n'a plus rien à voir avec celle du XIXème ( plus terrible ailleurs que chez nous d'ailleurs, principalement en Angleterre (cf. "Le peuple de l'abîme" de Jack London) et chez "les Russkofs" ( relisez donc le bouquin de Cavanna, vous comprendrez pourquoi l'Hitler s'est cassé les dents sur ce grand peuple héroïque ) elle n'est pas exclusivement peuplée de "damnés de la terre".

Le pauvre qui mendie aux portes du palais ne coûte qu'une aumônes et les secours des dames patronesses, pain contre bonne conscience. Les émissions de télé de ces dernières semaines ont montré de nous l'image d'un peuple de pleureuses et de geignards quémandeurs "d'aides". Ne nous y trompons, ceux auprès desquels nous nous humilions ainsi
en raffolent qui savent qu'ils achèteront notre sagesse à très bon compte.

Il faudrait peut-être réapprendre à montrer les dents de temps en temps.

Ecrit par : Observatoire (jardins) | 28.03.2007

LCI hier soir dans le journal du soir entre 23h30 et 0h00 à parler de votre blog, commentaire du journaliste certains trouveront ce blog de mauvais gout, on se demande si c' est LCI ou bien la droite qui le trouverait de mauvais gout.

Continuez à nous eclairer sur cette campagne.

Ecrit par : nono64 | 28.03.2007

Ah, mais c'est que Mariska a raison ! D'où viennent vos sources, cette sorte de sixième sens ? De la lecture des entrailles d'une sixième République ? Serait-il donc vrai que de ne pas cumuler les mandats, de se consacrer pleinement à l'ambitieux projet de bien accomplir son unique mandat, laisserait un peu de temps pour réfléchir et s'abandonner au force de l'esprit ?

Mais oui, parlez-nous de Montebourg, le personnage est romanesque, et les commentaires sans doute très contrastés nous réjouiront.

Ecrit par : Lucas Clermont | 28.03.2007

Ah Cher François,

Quel bonheur de vous retrouver cette verve inimitable... S'il vous plait revernez faire un passage pour dresser un peu mieux ces nain, jeanfoutre, tracassin et cabochard...

Ecrit par : oscar tramor | 28.03.2007

Pour Mariska et Lucas Clermont

Mariska à écrit : "PS : mais d'où viennent vos sources ?"

La réponse est devant les deux points ....

Ecrit par : visiteur ... éclairé | 28.03.2007

Pour Mariska et Lucas Clermont

Mariska à écrit : "PS : mais d'où viennent vos sources ?"

La réponse est devant les deux points ....

Ecrit par : visiteur ... éclairé | 28.03.2007

Un peu de conviction, que diable !

La parabole du saut d’obstacle.

La scène se passe, de nos jours, dans un décors élégant et bucolique qui sert de cadre à un étonnant concours hippique. Une foule, très classe, composées de gros bonshommes portant chapeau melon et fumant le cigare et de charmantes dames, quoi qu’un peu ridées, abritant sous leurs ombrelles une élégance raffinée, quoi qu’un peu voyante.

De magnifiques pur sang, montés par des cavaliers à l’allure superbe s’emploient laborieusement à sauter des obstacles. Pour eux, l’exercice n’est pas inhabituel, mais aujourd’hui, ils ne sont pas en réussite et cela commence un peu à agacer le public averti qui peine à trouver son champion.

Tout à coup, voilà qu’apparaît, à l’entrée du parcours, une étrange cavalière, portant l’armure de Jeanne d’Arc et enfourchant une monture dont l’aspect se rapproche assez du percheron. Après un long éclat de rire général, on fait dire à l’effrontée que le temps du labour est passé et qu’elle doit s’en retourner, illico, à la ferme pour s’occuper de ses enfants. Mais rien n’y fait et notre couple téméraire, n’écoutant que son courage, se met à franchir les obstacles sans renverser la moindre barre. Dans l’assistance, la surprise le dispute à l’énervement, et l’on sent monter comme un vent de panique. Aussitôt, on dépêche sur le parcours une fine équipe de savonneurs de planche, dans l’espoir de la faire trébucher. Peine perdue. La belle saute si bien que rien ne semble lui résister. Heureusement, il reste la rivière. Voila que les tractopelles entrent en action ; ils élargissent, ils allongent, ils creusent pour être bien sûr que l’importune va y plonger la tête la première et s’y noyer, elle et son putain de canasson.

Pour la fin de l’histoire, il faut attendre le 6 mai. Mais dieu que cette cavalière est douée pour franchir les obstacles.


Monsieur le Président, ne vous laissez plus distraire par ces blogueur, certes talentueux, mais qui ne vous aiment pas et cherchent, par tous les moyens, à dévoyer votre message. Même ?? Laurent F. ??, dans un post incongru et malhonnête, se permet d’évoquer les vertus humanistes des grand auteurs. Un comble pour celui qui dans sa dernière livraison littéraire, nous servait des carottes rapées, de la Star Academy et des balades champêtres au guidon d’une 125 culbutée. Sa référence méprisante à ceux qui se contente des œuvres littéraires classées par l’administration, même si elle se trouve dissimulée sous le label Sarkozy, n’est qu’une allusion perfide et déplacée visant Ségolène Royal et Victor Hugo. Qu’il prenne bien garde, mon bessonmètre détecte tout.

Le moment est venu de cesser de digresser sur des questions d’ordre littéraire ou sur les turpitudes, réelles ou supposées, qui hantent votre passé. Après le 6 mai, il vous restera l’éternité ou le mépris pour y répondre.

Comprenez-nous, ici bas, nous sommes confrontés à une obligation de résultat. Il devient impératif de se concentrer sur les tâches prioritaires car les ressources, de gauche, nous sont chichement comptées et le chemin critique qui nous conduit au 6 mai devient particulièrement tendu.

Aujourd’hui, on nous vend la politique comme des pots de yaourt. Tout n’est que marketing, images truquées, sondages bidonnés, journalistes vendus à la cause de leurs patrons. Pour ma part, je refuse de dépouiller l’appel d’offres électoral à la recherche du mieux disant ou du mieux pensant. De toute façon, que restera-t-il du projet politique une fois qu’il sera passé sous les fourches caudines de la globalisation pour se trouver confronté au principe de réalité. Et puis c’est quoi cette histoire de charisme ? En 1981, qui connaissez votre charisme, cher Président ? Il y aurait-il eu alternance sans la force de la conviction. A ce niveau, c’est toujours la fonction qui fait l’homme, ou la femme. Jamais le contraire.

Aujourd’hui, ma conviction socialiste ressemble à un vieux ticket de métro oublié au fond de ma poche. Il est décoloré et tout écorné. J’éprouverai de l’inquiétude au moment de l’introduire dans la fente de l’automate électoral. Puis, comme par habitude, j’accomplirai le geste les yeux rivés sur le voyant qui me juge avec l’angoisse de le voir virer au rouge pour me dire stop, terminus, ton ticket n’est plus valable. L’espace d’un instant je me surprendrai même à espérer ce blocage mécanique, comme une excuse pour ne pas aller plus loin. Rester là, par lassitude, à ressasser l’histoire et à me dire que les autres sont mauvais et qu’on était les meilleurs.

Aujourd’hui, une femme peut nous aider à aller de l’avant. Laissez tomber les commérages de salon, apportez-nous cette force de conviction qui manque tant dans notre débat politique.


PS. Si votre ticket socialiste est périmé et que vous décidiez, malgré tout, de sauter par-dessus le tourniquet, évitez la station Gare du Nord car vous risqueriez d’avoir a en découdre avec les forces de l’ordre pour le plus grand profit du Front National.

Ecrit par : héron Gris | 28.03.2007

Bonjour monsieur le Président,

Hier(mardi 27), à la fin du JT de 13 heures sur France2, Mme Laborde a évoqué votre blogue et a demandé à son interlocuteur de révéler le nom de la personne qui tient la plume...
Elle n'en a rien dit de plus, mais visiblement cela agite les rédactions.
Restez avec nous, s'il vous plaît, vous êtes encore plus intéressant que la lecture de Marianne, que je recommande aussi.

Ecrit par : Antigone | 28.03.2007

Cher Président,

Que du bonheur !
La lecture de vos réflexions devrait être inscrite dans tous les programmes, en particulier ceux qui permettent l'entrée à Sciences-Po.
Ha oui, les mots figurant comme mots-clef me posent question(s)... Les Sarko, Chirac et autre Bayrou, passe encore... Mais pourquoi Sarnez (Marielle de, je suppose) ? Auriez-vous quelques révèlations croustillantes ? Ou bien la considérez-vous comme une figure d'Etat incontournable ? (Mis à part qu'elle put la noblesse et l'aristocratie décadente, quoi d'autres ?)
Je vous embrasse tendrement.
Ha oui, je me souviens, j'étais tellement heureux, le grand soir du 10 mai 1981... C'est le soir où mon fils a été conçu !!!
Allez, bye !

Ecrit par : mon Tonton | 28.03.2007

"les commentaires dans lesquels chacun déploie une énergie démesurée à ecrire plus haut qu'il ne parle..."
Bien dit, Parigot. Enveloppé dans le bas de soie.

La chère Ségolène ne semble guère capable d'une telle élégance. Son niveau de langue, qui devait déplaire à l'hôte de ces lieux, ne lui permet pas plus la fausse canaillerie de Copée, ni la perversité de l'ancien président. Parlant comme elle pense, tout entière à l'éblouissement d'être une poule pondeuse de phrases, elle ne ravira pas longtemps la basse-cour si elle est élue.
Et, je n'ai aucun doute là-dessus, les coqs qui font parade ici ne seraient pas les derniers à la déchiqueter si l'innocente se mettait en crête, un jour de bravitude inconsidérée, un mot lâché poussant l'autre vers les maux, de les exclure à tout jamais de la distribution du grain.

Ecrit par : TDB | 28.03.2007

@ mon tonton

Mitterrand viagra !

Ecrit par : Sex is beautiful | 28.03.2007

Marielle à la Martinique, la doudou de Bayrou .

Ecrit par : Sex is beautiful | 28.03.2007

Monsieur le Président, vous souvenez-vous de vos paroles terretres: "Je prétends, et c'est un de mes motifs d'orgueil les plus importants, n'avoir jamais pratiqué l'abus de pouvoir. Mes pires ennemis peuvent toujours chercher, ils ne trouveront pas.Vous me demandez comment je définis l'abus de pouvoir ? Cela veut dire sortir du droit pour imposer sa volonté et faire triompher ses intérêts. Je vous le répète, ils peuvent chercher, ils ne trouveront pas. Aujourd'hui, la liberté de la presse est déjà remise en cause.Le mal est déjà fait pour les radios et les télés. Balladur a mis la main dessus. Mais aujourd'hui cela lui échappe. On est déjà revenu au règne de l'abus de droit, mais cela se fait hypocritement. Aujourd'hui, la droite est majoritaire partout et active. L'espoir pour la gauche ? Sil y avait un grand souffle à gauche, quelqu'un qui sache faire écrouler les colonnes du temple, alors on pourrait rêver..." paroles livrées par vous dans " l'année des adieux"
Puisque vous commencez à rêver, laissez nous croire que ce n'est bien sûr pas la force physique qui doit nécessairement faire écrouler des colonnes ...et que la seule chose qui vous a manqué c'est ce que Ségolène possède aujourd' hui....la féminité .
D'ailleurs, je me demande si ce voyage que vous effectuez dans l'autre vie ne vous donnerait pas un ton nouveau...féminisé ?????
Il est en effet temps que le temple s'ouvre partout à la femme ...3 points de suspension, en attendant... Madame la Présidente.
Continuez à éclairer nos lanternes...c'est assez drôle !

Ecrit par : geraldineb | 28.03.2007

"Le medium est le message" disait McLuhan peu être beaucoup ici sont charmés par votre discour du fait qu'il utilise le canal de transmission "blog", peu être qu'un même discours passerait moin bien via un autre media... Toujours est-il qu'il semble plaîre, et ne pas laisser indifférent. Votre "grain de sel" (comme celui de n'importe qui du reste) est, et sera toujours le bienvenue. Sur ce bonne continuation ami anonyme

Ecrit par : Gil | 28.03.2007

Pour reprendre des demandes exprimées plus haut, et pour devancer les attentes des rédactions (@nono64 ; vous vous attentiez à quoi venant d'une chaine du groupe Bouygues ?), pourriez-vous, monsieur le président, nous parler encore un peu de Bayrou, qui fut un de vos ministres entre 93 et 95, dont nous avons déjà appris la proximité avec Lanza del Vasto, le fondateur pacifiste de la communauté de l’Arche ?
Et Montebourg ? Et Peillon ? Encore un peu s'il vous plaît sur la jeune garde qui sera l'avenir de la gauche.

Ecrit par : CD | 28.03.2007

Montebourg, ce joli chat fripon qui ruinerait sa carrière pour le plaisir d'un bon mot.

Ecrit par : Sex is beautiful | 28.03.2007

oups... j'ai raté un truc chez observatoire, j'ai lu sans doute un peu vite que 1916 était une guerre de gauche... j'ai failli m'étrangler, je ne crois pas que poincaré ai été socialiste, ni clemenceau ni même viviani.

Pour les nobles, qu'ils versent leur sang comme les autres, quoi de plus normal, mais parmis les 200 000 français mort dans la somme ... il y avait quelques "roturier" il me semble.

Par contre TDB, prendre les femmes pour des potiches sous pretexte qu'elle n'ont pas entre les jambes ce qui nous tient lieu de fierté, est une erreur grave, la présence d'un appendice ne donne ni courage, ni intelligence supplémentaire, un simple regard sur nos politiques en est d'ailleurs la preuve.

Ecrit par : parigot | 28.03.2007

Ne me déballez pas votre machin, Parigot, je n'aime pas les exhibitions. Pudeur...féminine sans doute.
Mais je ne devrais pas le dire comme cela car, en tant que femelle moi-même, je n'attribue pas mes qualités - ou mes défauts à mes hormones.
J'observe que ce sont les mâles les plus dominateurs et les plus lubriques qui se font breveter féministes ces temps-ci. Machisme rentré. Vous allez vous faire du mal.
Quant à la candidate, elle ne manque pas d'appendices : elle vient même d'ajouter le drapeau à l'épée de Jeanne d'Arc.

Ecrit par : TDB | 28.03.2007

@parigot

Je m' attendais à ce correctif et vous en remercie.

Je n'ai pas écrit que la gauche était responsable de toutes les guerres récentes.Relisez:"massacrés de ces guerres dans lesquelles des gouvernements de gauche précipitèrent "un certain nombre de fois" notre pays. "J'admets que le contexte pouvait donner à penser qu'il ne s'agissait que de la
grande Guerre.Dont excuses.

Concernant la Somme, relisez, je faisais allusion plus particulièrement aux volontaires anglais, ce qui ne signifie pas qu'ils étaient les seuls évidemment.Et en aucun cas qu'il n'y avait que des nobles , ce qui eut été grotesque.

Ecrit par : Observatoire (jardins) | 28.03.2007

Observatoire (jardins) désolé d'avoir été trop prompt dans ma réponse, d'autant qu'en quelques lignes il n'est pas aisé d'enfermer toute une reflexion, a bientôt donc.


Mes hommages TDB.

Ecrit par : parigot | 28.03.2007

Monsieur le Président,

On a la presse que l'on mérite dit le dicton populaire.

Chez nous, je veux dire en France, nous avons la presse qui croit aux délices du marché, celle qui vante les bienfaits de ce même marché, celle qui vit pour et par ce marché et celle qui a pour seul rôle de convaincre qu'il n'existe pas d'alternative au marché.

Cette situation fait qu'il n'existe plus beaucoup de différence entre par exemple la lecture du quotidien vespéral desdits marchés et un 13 ou 20 heures sur TF1 ; l'un donnant des mots là où l'autre montre les images.

Il existe aujourd'hui des vedettes de la presse comme des vedettes de la chanson ou du sport ; d'ailleurs, on les voit souvent ensemble toutes catégories confondues "là où il est bon d'être vu".

Nos journalistes-vedettes (terme à faire figurer dans un prochain Larousse ou Robert) peuvent ainsi par exemple et entre autres quitter Le Nouvel Obs, passer au Figaro et aboutir au Point en racontant les mêmes salades tout en parodiant sur RTL et France 2 .

On peut aussi, et ce n'est toujours qu'un exemple entre d'autres sur l'état de notre presse, diriger le quotidien vespéral des marchés (actuellement présidé par un plagiaire) tout en animant une émission hebdomadaire sur France Culture.

Concernant cette station de radio, il paraît que beaucoup de vos anciens amis y ont été casés et y officient par la seule vertu du copinage et non celle de la compétence. On dit même que les salaires versés à vos amis par cette radio publique sont tout à fait confortables.

Je pourrais bien sûr vous fournir de nombreux autres exemples mais le temps me manque ce jour.
Pour comprendre de quelle manière certains de vos amis se
moquent et du peuple et du socialisme duquel ils continuent de se revendiquer, je vous propose de lire ceci : http://www.leplanb.org/page.php?article=54&PHPSESSID=...

Ecrit par : CHAREL | 28.03.2007

@Charel
Euh, dans votre article en lien, il n'ya que des gens qui n'aiment pas mitterrand ou qui ont rompu aveclui... Surtout Jacques Julliard, qui a toujours été deloriste-rocardien. Je crois que vous vous trompez de cible...

Ecrit par : Arnaud66 | 28.03.2007

Est-ce que c'est le vrai Francois Mitterand qui écrit ce blog ????????

Pourquoi ne le voit-on jamais prendre position à la télévision ou à la radio ?

Votre présence se fait rare dans les médias (tout comme celle de Lionel Jospin), vous devriez prendre un peu plus la parole : vous parlez tellement bien que vous redriez un fier service à Ségolène Royal.


Amicalement,

Sabine F.

Ecrit par : Sabine F. | 28.03.2007

mademoiselle TDB,
il faut faire fi du manichisme politique, je suis d accord avec vous, mais il est vrai que notre "parité" n'est que très récente, d'autres pays européens ont pourant ouvert la voie bien avant nous comme l'Eire et la Norvège avec leur première ministre (chez nous, madame Cresson a plutôt laissé un mauvais souvenir); la turquie (désolé mais géographiquement elle fait bien partie de l'europe, minoritairement certes mais quand même) a donné le droit de vote aux femmes au début du XXème siècle (en france ce n'est qu'en 1945); ... d'ailleurs l'europe ne donne pas le bon exemple puisque sur 30 membres de la commission barrosso il n'y a que ... 8 femmes (dont 1 vice-présidente sur 5), comme quoi la "modernité" n'est pas forcément là où on la croit.

Ecrit par : sylvain | 28.03.2007

Petits paradoxes(!) de l'histoire du refus du droit de vote aux femmes en France:


"La tardive égalité politique en France tient surtout à cette inextricable contradiction : les féministes attendent la réforme des milieux laïques qui estiment, non sans raison, avoir tout à y perdre tant que les femmes demeureront sous l’emprise de l’Eglise. Le parti radical reste, depuis le premier refus sénatorial de 1922 jusque dans les débats de l’Assemblée consultative d’Alger de 1944 en passant par la « trahison » du Front populaire, le plus féroce opposant au droit de vote féminin. Quant aux socialistes et communistes, s’ils reprennent à leur compte bien des revendications, ils refusent toute autonomie au mouvement et toute dénonciation de l’exploitation masculine au sein de la classe ouvrière…
Faible au sein de la nation, le féminisme français connaît en revanche un rayonnement théorique considérable à l’échelle occidentale…» Sylvie Chaperon in « Du droit de vote à la pilule » L’Histoire n° 245 "

Ecrit par : Observatoire (jardins) | 28.03.2007

Cher hôte,

Ne cédez pas, sauf raisons personnelles impérieuses, à la tentation de nous planter là!

Madame Royal mènera seule à bon terme l'entreprise d'auto-destruction en cours. Si la fermeté et la force de caractère qu'elle affiche sont réelles elle ne s'abaissera pas à rejeter la faute d'une défaite sur des petites manifestations d'impertinence telles que ce blog.

Quant à ceux que vous égratignez ils en ont vu d'autres et cela conforte leur ego.

A demain.

Ecrit par : Observatoire (jardins) | 28.03.2007

Femme, homme, peu importe , le goût du pouvoir a peu à voir avec le sexe.
Mais il vrai que le chemin qui y mène est semé d'embûches, particulièrement pour les femmes.
D'où leur faible représentation dans les sphères politiques.

Quelques femmes politiques célèbres?
Margaret Tatcher
Condoleeza Rice
Indira Gandhi
Golda Meir

Leurs actions politiques, leur sens politique ont-ils été, ou sont-ils différents, de ceux des hommes?


L'équilibre serait dans une véritable parité, qui n'existe pas.

Qui arrive au pouvoir reproduit les schemas donnés par ses prédécesseurs, hommes.

Donc ce n'est pas une question de sexe, mais une question de système.

Les femmes, comme les hommes, sont des êtres humains, capables du meilleur, comme du pire.


Merci, cher François, pour ce nouveau billet.

Au palisir de vous lire demain.

Ecrit par : céleste | 28.03.2007

Monsieur le Président,

Le nombre des commentaires s'enfle vertigineusement. Vous devriez être content, là-haut, non?

Justement, là-haut, j'aimerais vous envoyer un dessin gravé de ma plume en 96, peu de temps après votre départ (que je coyais irrévocable).

Mais vous êtes bien gardé. Pas moyen de vous joindre autrement qu'en vous envoyant une bouteille à la mer ou plutôt, à l'éther.

Le dessin vous représente en plan américain, de dos. On reconnaît bien votre silhouette: manteau, chapeau noirs, écharpe rouge.

Face à vous, un grand escogriffe auréolé qui pourrait bien être Dieu. Je suis dans le doute. Je ne l'ai jamais rencontré. Et vous?

Bref, le grand auréolé jovial vous accueille, tonitruant, un chouïa vulgaire. Il dit:
- Alors, ça boume?
Et vous, vous lui répondez en maugréant:
- Pff!!! Im-bé-cile !

Pourriez-vous me confirmer cette rencontre, sans vous obliger?

Ecrit par : JCP | 28.03.2007

S’il s’était agit d’une campagne pour votre compte, vous seriez aujourd’hui le 13ème candidat puisque c’est dans ces termes qu’on vous annonçait ce jour à la télévision. Bravo donc pour cette irruption dans le paysage politique de campagne, trop largement redessiné par les avatars de la vie quotidienne de mon point de vue…
Ainsi donc, vous vous octroyez un temps de parole quotidien ; je m’en réjouis !
Je me suis tout d’abord agacé de la distance avec laquelle vous traitiez la chose politique, faisant des discours des uns et des autres une compilation trop aseptisée à mon goût. D’aucuns penseront que votre éloignement actuel y est pour quelque chose.
Et puis, finalement, je me suis amusé de vos mots qui restent bien proches, dans la manière, de ceux qu’ont vous connaissait déjà.
Parlez nous ici de votre vision socialiste de l’avenir, je vous en remercie

Ecrit par : dr | 28.03.2007

Monsieur le Président
Je voulais vous dire que mes yeux se sont embués le jour de votre mort... j'étais bd Mohammed V (un monarque d'exception, comme vous) à Casablanca et je suis tombé sur un libé avec cette photo... Merci de revenir.

Eclairez nous sur le fringant Arnaud Montebourg, je ne cache pas ma sympathie pour les idées de ce monsieur et vos non-dits me troublent.
Reconnaissez que sa ténacité à l'encontre de jacquot mettait du baume au coeur ! Et ce combat contre la vieille constitution Gaullienne semble de plus en plus justifié ! Pourquoi la 6e république ne pourrait-elle pas être meilleure que la Ve (on sait ce que vous en pensiez)?

Bien respectueusement

Ecrit par : rimbus | 29.03.2007

L'apparition de votre spectre
en ce royaume du net
m'inspire ces quelques vers
et du Prince que vous êtes avec facéries
à l'Hamlet que je suis
m'inspire ces quelques vers.
Shakespeare avait raison et Debord avait tort
Tout est théatre, tout est déjà écrit...

"Cet esprit que j'ai vu est peut etre le diable...
Internet est l'endroit ou je prendrai la conscience du choix....
Voter ou ne pas voter Royal, telle est la question
Qu'y a-t-il de plus noble pour l'âme :
Supporter les flèches de la fortune outrageuse
ou s’armer en guerre contre un océan de misères ?
Ainsi la conscience fait de nous autant de lâches !
Ainsi la couleur native de la résolution est toute blêmie par le pâle reflet de la pensée,
et telle ou telle entreprise d'un grand élan et d'une grande portée,
à cet aspect, se détourne de son cours et manque à mériter le nom d'action....
Mourir... dormir... dormir !
Rêver peut-être ?
Ah ! là est l’écueil...

Il y a quelque chose de rassi dans cette présidentielle là !

Ecrit par : liane | 29.03.2007

Je ne suis qu'un simple citoyen, tombé par hasard sur ce blog ( bien que je ne crois pas au hasard , faisant mienne cette citation attribuée à Einstein "Le hasard est le moyen de locomotion emprunté par Dieu pour être invisible aux yeux des hommes.
Donc Cher President,n'ayant pas la plume vive et alerte de la plupart des habitués de votre blog, je crains de tirer le niveau de ce site vers le bas mais la colère et l'indignation finissent par m'étouffer.
Celles-ci ne sont nullement causées par la lecture de ce blog mais par le visionnage sur le site Désirs d'avenir des derniers interviews TV de Ségolène Royal.
Quoi de plus choquant que d'entendre Pascale Clark demandant à Ségolène Royal de chanter la Marseillaise , ' on peut voir" ? gouaille t-elle?
Dieu Merci, un non ferme et catégorique lui est opposé.
Toujours sur Canal, là ce sont trois journalistes vautrés en face de la candidate, posant les mêmes questions stupides au sujet du drapeau et de la Marseillaise.
Enfin sur LCI,là tout juste si Barbier ne rit pas au nez de Ségolène Royal, tout en lui coupant la parole avec arrogance pour poser des questions à la platitude confondante.
Je sais bien que la bonne éducation n'est une plus une valeur en vogue par les temps qui courent mais tout de même cette femme sera peut être la Présidente de la France le 6 mai prochain, ne mérite t-elle pas d'être traitée avec une once de politesse sinon de respect?
S'il vous plaît Monsieur le Président envoyez vous une escouade d'anges ou autres pour mettre un peu d'ordre juste dans tout cela .

Je compte sur vous
M

Ecrit par : chaoba | 29.03.2007

@ chaoba

Les méchancetés envers Ségolène ne sont d'aucun effet négatif pour elle. A titre personnel elle est protégée par ses pouvoirs magiques. Quand à l'électorat, il a tendance à fraterniser avec elle à chaque chaque attaque dont elle fait l'objet... Il n'y donc pas lieu de s'inquiéter pour notre future présidente.

Par contre j'attire votre attention sur une sorte de martyr : grâce au Ciel une grande et belle âme vient de courageusement prendre sa défense.

"(...) l’espèce d’hystérie anti-Sarkozy primaire et pavlovienne, entretenue par des médias, parfois de qualité, mais généralement assez moutonniers."
(Franz-Olivier Giesbert, mercredi 28 mars 2007)
http://lepoint.typepad.fr/fog/2007/03/la_chance_de_sa.html

Il était temps qu'un être courageux ose enfin voler au secours du candidat Nicolas Sarkozy, si évidemment maltraité par l'ensemble des médias presse radio ou télé, et ceci depuis des mois maintenant.


PS. J'usais jusqu'à présent de la phrase "il n'y a pas de hasard, des coïncidences tout au plus" : mais la citation de Einstein est bien supérieure, quoique d'un usage moins aisé à l'oral.

Ecrit par : antennerelais | 29.03.2007

@antennerelais

Alors là non ! Voilà que Fog me plagie , je ne cesse de dire à mon entourage que le Nainpoléon ne passera pas , puisque le favori des sondages perd presque toujours.
Vite ,vite journaleux et sondeurs remettez le vite en tête svp !
M

Ecrit par : chaoba | 29.03.2007

Pas d'inquiétude antennerelais, Sarkozy a été tellement longtemps en tête, et il s'en est tellement vanté, que pour l'opinion publique, c'est toujours lui le favori, même si les derniers sondages pourraient le contredire.

Ecrit par : van. | 29.03.2007

Bravo ! cher @ Observatoire. Vous finissez la journée en fanfare, comme on dit chez les sportifs. Deux points positifs en une seule phrase, cela va m’aider à dormir du sommeil du juste (comme dirait Ségolène).

Primo, vous appelez notre cher Président à poursuivre son « come back » sans trop se soucier des mauvais esprits qui hantent cette terre.

Secundo, vous nous annoncez l’auto-destruction de Ségolène Royal, ce qui implique qu’elle aurait réussi à s’auto-construire. Voilà qui me rassure, au fil de vos posts j’avais la désagréable impression qu’elle n’était qu’une chimère.

A trop fréquenter ce mauvais lieu, vous allez finir par voter Ségolène.

Au plaisir de vous lire, vous êtes si subtil dans l’art de la démolition.

Ecrit par : héron Gris | 29.03.2007

En 1981, j'ai voté pour vous !

Merci de revenir vers nous, je lis votre blog avec beaucoup de plaisir !

Ecrit par : anne | 29.03.2007

Colombey, cela me dit quelque chose.
N'est-ce pas ce charmant petit village de Haute-Marne?
Vous en seriez?

Ou est-ce simplement un pseudo?

Ecrit par : JCP | 29.03.2007

 

26.03.2007

Sarkozy et la police, la droite et Le Pen

 J’apprends avec délectation que Nicolas Sarkozy et son entourage sont catastrophés des conséquences engendrées par la navrante descente de police dans une école parisienne et la garde à vue ridicule infligée à la directrice de cette même école. « Ce n’est pas ça qu’on veut » se lamentent-ils entre eux. Et de pester contre certains éléments de la police parisienne trop réactionnaires, trop rétrogrades, et trop zélés. Voilà ce qui arrive quand on roule des mécaniques et qu’on se conduit en préfet de police et non en ministre de l’Intérieur digne de ce nom. Quand on dit n’importe quoi, il ne faut pas s’étonner que des esprits faibles fassent n’importe quoi, n’importe où, n’importe comment.

 Une bonne partie de la police de Paris (pas toute la police de Paris, je ne généralise pas) a pris la mauvaise habitude de recueillir en son sein les pires éléments de la droite. Cela fait soixante-dix ans que ça dure. De Chiappe à Massoni, en passant par Papon, les gouvernements de droite ont toujours installé à la préfecture les plus beaux fleurons de la réaction et de l’obéissance aveugle à leur pouvoir, des obsédés de la matraque et du gaz lacrymogène. Sous de Gaulle, donc sous Papon, il a été recruté là une racaille (j’aime bien ce mot, employé à bon escient. C’est comme le drapeau tricolore ou la Marseillaise, pourquoi les laisser à la droite ?), une racaille donc, responsable de bien des exactions. Ils ont toujours fait des petits et ça continue. C’est pour cette raison, que je me suis constamment méfié et que j’ai préféré recourir aux gendarmes pour assurer ma protection. Cette police là avait passé vingt-cinq ans à m’espionner. Je n’avais pas envie que ça perdure après mon élection, en 1981.

 Aujourd’hui, Sarkozy découvre que certains des héritiers de la racaille gaulliste de l’époque prennent au pied de la lettre ses déclarations de matamore. C’est assez exemplaire de cette faculté particulière de la droite française à forger elle-même les instruments de son malheur.

 Tenez, on me reproche souvent d’avoir inventé le Front national et Le Pen. Cette légende a la vie dure. J’invite cependant les plus jeunes de mes lecteurs (et les moins jeunes aussi) à se pencher sur les campagnes menées par le RPR et l’UDF contre mon garde des sceaux, Robert Badinter, de 1981 à 1983. Parce qu’il avait, à mon initiative, aboli la peine de mort, il a enduré la plus effroyable campagne de haine et de calomnie jamais vue en France depuis la fin de la IIIe République. Durant ces deux années, déjà, la droite n’a eu de cesse de brandir le spectre de l’insécurité et d’en attribuer la responsabilité à Badinter. Ils n’avaient que ce mot à la bouche : « Badinter, c’est l’insécurité ! ». Je me souviens qu’il fallait supporter, lors des séances de questions au gouvernement, les sarcasmes anti-Badinter des Madelin, d’Aubert, Toubon, ou bien encore les miasmes sécuritaires du terrifiant Claude Labbé (pour ceux qui s'en souviennent, c'était une sorte de Nosferatu, en beaucoup moins avenant). Au printemps 1983, une manifestation de policiers s’est terminée sous les fenêtres du ministère de la justice, place Vendôme, et les policiers chargés de la protection du bâtiment sont allés jusqu’à ôter leurs képis en signe de solidarité avec les manifestants. Une belle opération montée par Pasqua et ses relais dans la police parisienne. Résultat : en 84, Le Pen a obtenu 11% des voix aux élections européennes. Je n’avais quand même pas le pouvoir de monter un tel complot à l’échelle du pays. Obliger deux millions de citoyens à voter pour l’extrême droite, dans le seul but de m’arranger, et causer du tort au RPR et à l’UDF était un objectif que l’on peut raisonnablement estimer hors de ma portée. Simplement, Le Pen est apparu parce que la droite a joué avec le feu. Elle s'est accroché elle-même la casserole qui lui colle au train depuis tout ce temps.

 J’espère que l’on me pardonnera ce petit rappel historique. Mais il était nécessaire. Je vous fiche d’ailleurs mon billet, que le soir du premier tour, quand il découvrira son véritable score électoral (et pas celui des étranges sondages Ipsos-Le Point) Sarkozy regrettera d’avoir fait joujou avec son ministère de « l’identité nationale ». Les électeurs de Le Pen ont toujours préféré l’original à toutes les copies. Il en paiera le prix, comme les autres avant lui.

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 Quant à Le Pen (j’en parlerai plus tard de manière plus approfondie), sachez pour le moment  que j'ai assisté à son entrée à la Chambre des députés et en politique en 56, avec les Poujadistes. C’était un braillard parmi d'autres, qui se vantait de faits d’armes en Indochine dont les témoins étaient aussi rares que des cheveux sur le crâne d’Edgar Faure. Je crois que durant ces années d’étudiant en droit, son chemin avait croisé celui de Pierre Joxe. Ce dernier m’a toujours affirmé que Le Pen était un cossard pas très courageux, mais il ne m’en a pas dit davantage. Ils se sont croisés de nouveau sur un plateau de télévision et j’ai constaté, en regardant l’émission, que le président du Front National avait peur de Joxe. C’était physiquement palpable, même à travers l’écran. Impressionnant. André Labarrère, aussi avait connu Le Pen à la Corpo de droit, au début des années 50. Il lui arrivait même de dire que Le Pen était « le plus bel homme qu’il ait jamais rencontré ». Lui non plus ne m’en a pas dit plus. Et depuis, je m’interroge.

 

La France présidente, les ambitions de Delanoë

J’apprécie le nouveau slogan de campagne de Ségolène Royal. « La France présidente », c’est un peu le prolongement de ma « France unie ». Je préfère cela au pillage opéré par le candidat de l’UMP, avec son affiche qui se veut très force

tranquille. Un faux ciel, un arbre factice, une herbe artificielle, c’est bien joli tout ça, mais ça ne fait pas vrai président.  

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 J’ai eu écho ces derniers jours de la volonté du maire de Paris, Bertrand Delanoë, de conquérir après l’élection présidentielle le poste de premier secrétaire du PS. Il en parle beaucoup, ici et là, sous le sceau du secret. J’ai bien connu Delanoë autrefois et je peux vous dire qu’il ne faut pas sous estimer sa volonté tant il m’a toujours semblé un peu teigneux. Il lui est arrivé de participer, naguère, en tant que responsable du PS, à quelques petits déjeuners à l’Elysée lorsque j’y présidais. Bien sûr, en ma présence, il tentait de ne rien laisser paraître, mais à sa façon de s’agiter sur sa chaise, je voyais bien qu’il s’impatientait de tout et de rien. Un café trop chaud. Un café trop froid. Un service trop lent. Un service trop empressé… Il se mettait à soupirer d’agacement et jetait alors des regards furtifs et vengeurs au maître d’hôtel jugé responsable de ses soucis, obligé cependant de contenir devant moi la petite colère d’enfant gâté que je sentais monter en lui de manière irrépressible. Je m’amusais même à lui demander « tout va bien Bertrand ? » juste pour avoir le plaisir de l’entendre me dire tout bas le contraire de ce qu’il pensait si haut. Delanoë fait partie de ces gens qui sont nés impatients, je l’ai toujours su.

 Maintenant qu’il est maire de Paris, il parait qu’il se contrôle un peu moins. Paris grouille de rumeurs sur le caractère un peu emporté de son nouveau prévôt. Depuis qu’il a conquis, brillamment je le reconnais, cette place forte, il caresse voluptueusement l’idée de s’en faire un tremplin vers la magistrature suprême, à la manière de mon successeur. Pourquoi pas ? Les ambitions sont libres. Mais il lui faudra pour se faire s’élever un peu dans ses relations avec autrui. 

 Il parait que la table du maire de Paris est une des plus exécrables de France. Qu’on y sert l’été de la soupe de poireaux froide, et que le vin y est si mauvais que Patrick Bloche, le premier secrétaire de la fédération de Paris a fini par craquer et susurrer suavement à son hôte que « du mauvais vin au mauvais goût, Bertrand, le pas est vite franchi ». Je sais bien que Delanoë a voulu rompre avec les magnificences grotesques de ses prédécesseurs, mais il n’était pas obligé de confondre modestie et pingrerie. Savoir recevoir dans une maison publique, c’est aussi montrer qu’on aime la vie, la France et les français. On me parle d’arbres de Noël rachitiques exposés dans les couloirs de la mairie, de repas de fêtes misérables consentis aux élus du conseil, et on dit même que Sautter, l’adjoint aux finances, refuserait presque de remplacer les taille-crayons perdus par les étourdis pour des raisons d’économie. On m’a même rapporté, que confrontés aux buffets squelettiques consentis par le maire et son équipe, les groupes du Conseil multiplient par trois ou quatre le nombre des invités déclarés afin de pouvoir les rassasier convenablement. Et je n’insiste pas sur cette idée saugrenue qui a consisté à vendre une partie de l’excellente cave de l’Hôtel de ville, une cave héritée de mon successeur à l’Elysée. Un nettoyage oenologique mené, dit-on, d’une main plus que ferme, par le chef du protocole des lieux, un certain Milosevic.

 Vous me direz, tout cela n’est que détails. Ce qui compte, c’est le projet de l’homme, la politique qu’il mène, ses idées, son idéal. Certes, c’est sans doute important en politique, mais ça n’est pas suffisant. Je dis cela, car je devine que si Delanoë ambitionne la place de François Hollande, c’est pour mieux préparer un avenir qu’il imagine plus élevé encore. Il devra convaincre de son humanité et aujourd’hui, je vois bien que ça n’est pas gagné. Et ça n’est pas en décrétant, dans une réunion consacrée à la voirie, que les éboueurs parisiens ne font pas bien leur travail parce qu’ils sont allergiques à un aspect de sa personne qu’il m’en convaincra. Du reste, quand il s’est livré à cette sortie sur les éboueurs, les membres de son cabinet, le jeune Revel en tête, n’ont pu dissimuler, face aux élus présents ce jour là, un certain embarras. Petite incidente ; c’est ainsi que j’ai découvert que le fils de Jean-François Revel, Nicolas, était devenu chef de cabinet de Delanoë. Je me demande si, comme son père, il voit des espions communistes partout. Quand je pense que du temps de la FGDS, Revel avait presque fini par m’ancrer dans le crâne que ce brave Estier était un agent du KGB ! Tout cela par jalousie, parce qu’Estier, qui conduisait si bien dans Paris, m’accompagnait parfois tard le soir et me raccompagnait tôt le matin, partageant ainsi quelques petits secrets de ma vie…Enfin…

 J’en reviens à Delanoë et je le mets en garde. Quand l’austérité confine avec l’ascétisme, c’est un grand tort. Les français aiment bien que leurs élus soient aussi des gens de vie ; ils sont plus Danton que Robespierre, plus Talleyrand que Fouché, et je suis bien placé pour le savoir.

25.03.2007

Les Gracques et la gauche, du bon usage des journalistes

 Je viens de prendre connaissance de l’appel dit des « Gracques », pseudonyme de hauts fonctionnaires dits de « gauche » et qui veulent une alliance de Ségolène Royal avec le candidat dit « anti-système » de la campagne, Bayrou. Je croyais passé le temps de ces fantaisies depuis la fin des années 60. « L’appel à l’alliance au centre », de son vrai nom « complot sous pseudonyme », est une spécialité historique des tenants de la « deuxième gauche », les huguenots du socialisme, et est toujours destiné à affaiblir les chances de la gauche dans une élection. En général, ces gens viennent de l’ENA, se sont recyclés dans la finance et leur socialisme de raison devient de plus en plus raisonnable à mesure qu’ils accumulent les stocks-options sur leurs comptes en banque. Pour ceux-là, Bayrou est une bénédiction. L’occasion tant rêvée de profiter, de s’adonner à l’apostasie du socialisme et recueillir l’absolution de ces maîtres de l’argent, dont ils sont les obligés. J’ai eu quelques uns de ces spécimens dans mes propres cabinets. D’ailleurs, la liste présumée des « Gracques », telle que publiée par le journal de M.Colombani (papattes de mouche), est éclairante. Spitz, Olivennes, Hannezo, Obolenski, Pigasse... Lazard, Pinault, Vivendi, comité des établissements de crédit et entreprises d’investissement… Pas d’élus dans cette liste. Pas de syndicalistes. Voilà. Je n’en rajoute pas, ça n’est pas nécessaire.

 Quelques jours auparavant ces « Gracques, on avait déjà eu droit à « Spartacus ». Encore des fonctionnaires qui en pinçaient pour Bayrou. En son temps, Rocard, (qui lui, en pinçait pour Méhaignerie), publiait  des ouvrages du même tonneau sous le nom de Servet. Servet ? Un hérétique protestant : brûlé vif. Spartacus ? Un esclave révolté : crucifié. Les Gracques ? Des patriciens romains réformateurs : assassinés. C’est évident. Toutes les réincarnations de ces héros souhaitent le triomphe absolu et définitif de la gauche française.

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 Les relations de Royal avec les journalistes ne seraient pas toujours des plus cordiales me dit-on. Si cela est vrai, c’est regrettable. En campagne, ce sont nos porte-parole les plus efficaces. Il faut les bichonner. J’ai déjà eu le loisir ici de donner quelques recettes à destination des grandes signatures, mais elles valent pour les journalistes moins gradés. Il ne faut pas faire comme cette andouille de Balladur qui ne se souciait pendant ses déplacements TGV que du bien-être du journaliste de TF1 qui le servait, Thierry Guerrier. C’est le genre d’incident qui énerve les autres. Après, ils se vengent. Il faut savoir répartir équitablement les marques de considération. Les inviter à un quart d’heure de conversation privée en avion. Partager un café dans un train. Déjeuner à la bonne franquette après un meeting. Jamais tous ensemble, mais les uns après les autres. Susciter le désir. Je le répète, certains journalistes sont d’autant plus dévoués qu’ils ont l’impression de faire partie de l’aventure. Moi, j’ai régulièrement tissé avec les uns ou les autres des relations particulières au gré de mes affinités. En 1981, les journalistes d’Antenne 2 et de TF1 qui participaient à mes déplacements me narraient, jour après jour, les turpitudes de leur direction. Ca m’a bien servi croyez-moi. De temps à autre aussi, je testais mes formules contre Giscard sur Richard Artz de Radio-Luxembourg. Je suspectais sa direction de me l’avoir collé afin de m’espionner pour le compte du camp d’en face. Au début, il roulait des yeux effarés quand je lui parlais, et puis, il a fini par s’y faire. Et à la fin, quand bien même ses projets initiaux m’eussent été défavorables, il était loin de m’être hostile.  

Il ne faut pas non plus hésiter à battre froid ceux qui pensent que tout leur est permis du fait de la proximité qu’ils supposent. Quand j’étais Premier secrétaire, un jour, Bruno Masure, qui était à l’époque à TF1, s’est permis à mon sujet quelques commentaires ironiques dans un de ses reportages. Lors du déplacement suivant, en Province, je ne l’ai pas salué. J’ai recommencé la fois d’après encore. Pas un mot. Pas un signe. Rien. Dans l’avion qui nous emmenait vers notre destination, il a rédigé un mot d’excuse, mot qu’il m’a fait parvenir illico. J’ai levé la sanction à l’atterrissage.

 En juillet 1988, j’ai organisé ainsi un petit voyage en guise de récompense pour quelques journalistes qui avaient suivi ma dernière campagne présidentielle. Je me souviens avoir convié M.Lhomeau du « Monde », M.Mercurol, d’Antenne 2 et M.Mano de TF1. Je les ai emmenés en hélicoptère à Vézelay et les ai initiés moi-même aux trésors de beauté de la basilique. Je dois bien admettre que cette visite n’a pas beaucoup passionné Jean-Luc Mano. Il a montré en revanche bien plus d’entrain à la lecture de la carte du restaurant de Marc Meneau, cette table merveilleuse sise à Saint-Père sous Vézelay. J’ai toujours eu un petit faible pour ce Mano. Il a des airs de ruffian et il était cul et chemise avec Charasse. Il m’amusait beaucoup, même si à table, il ne sait pas se tenir convenablement, et chez Marc Meneau, ça détonnait un peu. Ces temps-ci me dit-on, il se serait lui aussi rapproché de Sarkozy après avoir plus ou moins « conseillé » Douste-Blazy, Darcos, et Alliot-Marie.

  Comme j’ai de la considération pour lui, j’espère qu’il n’assiste pas aux réunions du jeudi où M.Sarkozy convoque ses nouveaux affidés médiatiques (il y aurait là, murmure-t-on, les Gallo, Benamou, Baverez et autres…) pour s’essuyer les pieds dessus quand il a des problèmes avec son identité nationale et sa campagne, qui, en dépit des apparences, patine sérieusement. Il parait que la dernière fois, c’est tout juste si, comme Napoléon autrefois, il ne les a pas traités de tas de m… ; les bas de soie en moins évidemment.

 

Commentaires

Cher Président,

Merci d'avoir tenu votre promesse de ne pas nous quitter… La lecture de votre blog m'est devenue aussi indispensable qu'un double café matinal pour (bien) commencer la journée.
Dans ces temps plus que troublés, votre plume alerte et incisive et l'acuité de votre vision restent d'excellents remèdes contre la pire des tentation : la morosité.
De grâce, continuez !

Ecrit par : Filipar | 25.03.2007

"Servet ? Un hérétique protestant : brûlé vif. Spartacus ? Un esclave révolté : crucifié. Les Gracques ? Des patriciens romains réformateurs : assassinés. C’est évident. Toutes les réincarnations de ces héros souhaitent le triomphe absolu et définitif de la gauche française."

Excellent!
Il faudrait trouver un nom au lapsus révélateur du choix de pseudonyme.

A part ça, président, toujours pas de nouvellles de votre ami Georges Dayan et de son avis sur vos relations suivies avec René Bousquet ?
Je vous posais la question avant-hier et la réponse m'intéresse toujours autant.

Merci d'avance.

Zgur

Ecrit par : Zgur | 25.03.2007

Pour paraphraser Ségolène Royal : Les Gracques, Spartacus, vous savez qui c'est ? Qui connaît les Gracques et Spartacus ?


On devrait généraliser cette tournure insolente mais si pertinente de Ségolène Royal à cet ensemble de m'as-tu-vu, et autres ego hypertrophiés qui se retrouveront fort marris qu'on n'ait pas tenu compte de leurs desiderata, ou pour être plus juste qu'on n'ait pas tenu compte d'eux.


P.-S. Les Gracques et Spartacus auront au moins le mérite de nous évoquer Rome. Et l 'anniversaire du traité de Rome.

Ecrit par : Lucas Clermont | 25.03.2007

Monsieur le Président,

Cher Francois,

Je lis avec plaisir ce nouveau texte. Je sais fort bien le mépris et la méfiance que vous avez toujours nourri envers ces "hauts fonctionnaires" qui veulent se meler de politique.

Et vous avez amplement raison. Lorsque l'on n'est pas élu, et que l'on est un serviteur de l'Etat, le devoir de probité et de relative neutralité publiques se doivent d'etre plus aigus encore que d'ordinaire.

Merci Président.

Michel Charasse est assez furieux aujourd'hui contre celle qui veut utiliser votre nom pendant la campagne...

Flanerez-vous ce dimanche chez quelques bouquinistes ?

Laurent


http://laurentfabius2007.over-blog.com

Ecrit par : Laurent Fabius | 25.03.2007

Cher François (vous permettez)


Même si je n'ai pas toujours partagé vos choix politiques et que vos ruses de matou carnassier m'aient parfois agacée, je ne peux que déplorer qu'aucun des quatre candidats de la brochette des favoris ne dispose ni de votre lucidité, ni de votre sens de l'histoire, ni de votre vision de l'avenir.

des médiocres, gonflés comme des baudruches, arrogants et de peu de culture.

des clowns vains, englués dans un hexagone qu'ils persistent à considérer comme étant le centre du monde, triste erreur.


enfin, merci de vous adresser à nous, vos billets, comme le note judicieusement Filipar, sont un remède contre la morosité.

on ne se méfie jamais assez de cette dernière, qu'on nous assène pour mieux nous endormir, pour casser nos forces vives, pour briser nos rires .

Ecrit par : céleste | 25.03.2007

cher president

je vous savez toujours là car une personnalite ne s'evanouit jamais.
Votre jugement donne a palir au regard de tous ces pales et moues profils de cette press sans tete.
Aidez donc Mme royale, dans sa conquete a atteindre ce qui devrait etre sa place : la presidence. Nous en gagnerons en valeur et democratie
bien a vous

Ecrit par : guzzo | 25.03.2007

monsieur le président, tout le monde me parle de votre implication dans la campagne, et de cet air frais venu d'outre tombe...! enfin une analyse politique lucide, qui nous sort des commentaires à deux francs cinquante de la presse qui rappelons le est maintenant totalement aux mains du cac40 hormis charlie et le canard. J'appelle tous ceux qui partagent votre bon sens et vore lucidité à faire connaitre ce blog pour en faire le coeur de cette campagne si importante.
Il sagit de l'avenir des millions de francais qui souffrent de la droite depuis 5ans etre de gauche c'est défendre ceux qui souffrent, c'est pas faire des commentaires d'ésthètes du haut de son 4ème arrondissement. Les quartiers populaires ceux qui vivent les insécurités, pas ceux qui en parlent ou qui sen moquent, vont voter ségolène en masse.

Ecrit par : olive91 | 25.03.2007

Cher president,

C Est bien ce que je pensais.Vous etes une divinité et etes donc immortel.Vous avez accumulé alors beaucoup de merites dans votre incarnation terrestre.

Ecrit par : Yann | 25.03.2007

Comme j'aimerais que vous ayez raison, Olive91. Mais soyons fous et donnons-nous le droit de rêver. Aprés tout, rappelons nous 1998, quand le pays pavoisé de tricolore (jusque sur les visages) fêtait l'équipe d'une France métisse.

Portez-vous bien.

Ecrit par : juju | 25.03.2007

Il est d'ailleurs assez dommage qu'on ne réserve pas à ces Gracques ou à ces Spartacus le même sort que Crassus infligea aux amis de Spartacus : tous crucifiés sur la via Appia qui menait jusqu'à Rome. Le parti socialiste ne peut compter en ses rangs de tel traitres qui, à longueur d'interview, comme les Allegre et Besson, sabrent la candidate élue du parti ! Je leur réserverai le sort que Marc Antoine infligea à Cicéron... Les deux mains cloués sur la porte du Sénat, pour l'exemple...

Ecrit par : Titus Pullo | 25.03.2007

Monsieur le Président,

il est toujours plaisant de voir écrit avec une belle plume ce que l'on pense profondément sans l'avoir vraiment formulé.

Votre analyse de la deuxième gauche est extrèmement instructive. Ces hauts fonctionnaires ont actuellement le pouvoir, l'argent et la bonne conscience. D'ailleurs, Arnaud Montebourg parle de la "République des technocrates" quand il évoque la 5ème République. Leur soutien bruyant à Bayrou est la preuve de leur certitude que rien de leurs privilèges ne sera remis en question .
Ils savent que Ségolène fera de la politique autrement , de la politique avec les citoyens.
Je suis donc étonnée quand certains taxent Ségolène de centrisme . Je crois que l'appui médiatique dont elle a bénéficié durant la campagne interne a brouillé son image . Mais a l'époque , le microcosme des faiseurs devait penser qu'elle faisait partie de cette deuxième gauche ou plus simplement du deuxième sexe ... c'est à dire incapable.

Ecrit par : françoise | 25.03.2007

Monsieur le Président,

Il y a quelques mois, Jack Lang insistait sur la nécessité du régime présidentiel.

Comme vous, je pense que c’est un système qui ne peut fonctionner que dans des états fédéraux ou dans des états qui n’ont pas une multitude de partis politiques et où la frontière "droite/gauche" est nettement tracée et infranchissable. Comme vous, je pense que ce clivage doit exister pour qu'une action publique moderniste socialement, politiquement et économiquement puisse exister.

Ce que je peux lire, actuellement, sur le gouvernement d’union nationale qui aurait pu suivre l’élection présidentielle en 1981, m’amuse beaucoup car vous savez bien comme moi que le Parti Socialiste aurait été le premier à le refuser. Et fort heureusement !

D’une façon générale, si je suis pour une changement de régime, je ne suis pas en accord avec la critique systématique et facile des institutions françaises actuelles qui seraient responsables de tous nos maux et en particulier du désintéressement des citoyens, de l’abstention et de leur méfiance à l’égard des hommes politiques.

C'est, je le crois, la médiocrité d'une certaine catégorie d'hommes et de femmes politiques, gouvernés justement, par ces "Gracques" et ces "Spartacus" qui est en cause...


En toute amitié.

Laurent F.


http://laurentfabius2007.over-blog.com

Ecrit par : Laurent Fabius | 25.03.2007

Le théologien protestant Michel Servet fut médecin à Vienne dans le Dauphiné, ville que votre cher Louis Mermaz abandonna lamentablement à la droite UDF puis UMP après avoir stérilisé le vivier prometteur de pousses socialistes soupçonné d'hérésie. Le cher homme avait confondu sa mairie et l'Elysée, votre gouvernement de la France et son conseil municipal.

Ecrit par : Hérétique socialiste | 25.03.2007

Je préfère Jacques Mandrin à Michel Servet :

Je ne me contenterai que d'une citation qui collera merveilleusement aux groupes Spartacus, Gracques et consorts :

"Social-médiocrate : Produit de la dialectique de l'histoire. Contraire du socialiste, tout en étant issu de lui."

Ecrit par : Fidel | 25.03.2007

Quelle vitesse dans la répartie ! Louis, tu es le seul dans ce parti à savoir parler de Mandrin. N'oublie tout de même pas qu'il fut aussi un odieux et cruel contrebandier.

Ecrit par : Hérétique socialiste | 25.03.2007

Bonjour à tous,
puisque ces cyber salons font la part aussi belle à leurs lettrés contributeurs, et que la joliesse du style des tenants des lieux fait amèrement regretter un temps où sévissaient des personnages de belle stature, j'avoue céder au désir moi aussi, glorieux anonyme, de surveiller pour une fois syntaxe et vocabulaire pour converser avec vous.
Je crois à l'esprit, mais hélas guère aux fantômes, et ne saurais donc comment nommer notre hôte. Qu'il sache en tout cas que son blog aura eu sur moi le mérite de reposer une question que j'avais, par lassitude, résolue d'un lapidaire vote blanc au second tour. Peut-être irai-je jusqu'à Ségolène, sans conviction.
F.M fut, à 18 ans, mon premier vote, et nous fûmes à l'époque tant ravis du résultat au matin, que nous le passâmes à faire bruire le sommier des heures durant. Pensez! Enfin, le monde allait changer. Ce fut mon seul vote convaincu. Depuis, je n'ai cessé de voter "contre", assistant, impuissant, à la médiocratisation (nous ne sommes plus à un néologisme près) de notre classe politico journalistique. Fatigué, vous dis-je. J'avoue céder, par envie de croire, comme d'autres vont à la messe, aux sirènes de séduisant blog, croire à l'aura de l'homme à la rose. Cela est déjà bien : mon encéphalo politique était jusque là agonisant.
En retour, je donnerai ma voix à un petit. Un vrai petit avec encore des idées de candidat petit avec des aspirations légitimes de plébéien, sans hauteur certes mais avec la connaissance des lumières de sous bois et des travées d'église. Ce qui m'évitera d'avoir à voter pour un "grand" plein de petitesse, dévoré d'ambition. L'ambition, la hauteur, le mépris, nous sommes nombreux ici à savoir que c'est pardonnable. Mais pas auprès de n'importe qui.

Ecrit par : Losthere | 25.03.2007

Mmm... Je flaire la supercherie ! D'après des sources sûres, il est fort probable que ce blog soit l'initiative d'un imposteur, et non de François Mitterrand lui-même !

Manquerait plus qu'un petit malin ressucite Giscard !

A part ça, c'est très drôle, ce blog ! J'adore le mauvais esprit et on meurt d'envie de connaître la langue de pute qui écrit ces lignes !

Ecrit par : Tagada | 25.03.2007

Il voulait le mont Beuvray, il a eu Jarnac ;
Il se voulait Jaurès, il est resté Tonton,
Il voulait b… Bouquet, il a été marron,
Il voulait entrer dans l’histoire, bonjour l’arnaque…

Ecrit par : victor | 25.03.2007

@tagada
Sauf à être mal informé, Giscard n'étant point mort, il ne peut être ressuscité!!
Pour ma part je trouve "langue de pute bien plus drôle que langue de bois!

Ecrit par : chaoba | 25.03.2007

Bonjour,
Dans le cadre d’un cours de journalisme à Sciences Po Paris nous recherchons des personnes qui commentent les élections présidentielles pour qu’ils puissent parler de leurs expérience en tant que « blogger politique » et leur opinion sur les élections , notamment ce qui se fait sur internet.
Vous serez invité à intervenir parmi un panel de journalistes français et étrangers pendant le cours et répondre aux questions des étudiants.
Ce panel aura lieu de 12h30 à 14h45 le mardi 27 mars à Sciences Po Paris, 27 rue saint guillaume.
Si vous êtes intéressé , vous pouvez me contacter au 06 69 14 10 92 ou à l’adresse suivante : aurite.kouts@sciences-po.org
En espérant nous voir parmi nous mardi prochain,
Cordialement,
Aurite K

Ecrit par : Aurite Kouts | 25.03.2007

Bah ça va être compliqué Aurite ; parce que parmi nos amis qui animent ce blog, il y a des gens qui ne peuvent pas se montrer à cause de la campagne électorale.
Vous avez vu François, je suis sympa, j'ai rien dit de trop.
Personne ne vous reconnait.
Pas encore...

Ecrit par : guy birenbaum | 25.03.2007

@ Djibee : On ne dit pas Francois, mais Monsieur le Président !

Enfin, un peu de respect pour les morts, mon ami !

Ecrit par : Laurent Fabius | 25.03.2007

J'ai cru comprendre que vous n'aimiez pas mes commentaires ... je me permets quand même un nouveau :
La France bipolarisée que vous aimez - la seule solution selon certains aveugles (et quelques borgnes) - est à la traîne dans presque tous les domaines ; elle brille dans un seul : la corruption. Merci Mitterand et Chirac, on se passera de vos héritiers.

Evidemment, quel que soit le porteur d'un tel message, il serait étonnant qu'il trouve grâce à vos yeux ...

Ecrit par : nerol | 25.03.2007

Ce blog est jubilatoire !!
qui que ce soit qui se cache derrière votre fantôme cher Président , il est très fort et reproduit à merveilles vos pensées, qui sont très pertinentes.
D'accord avec Filipar, c'est revigorant
continuez de grâce

Ecrit par : phacotte | 25.03.2007

Ce blog est jubilatoire !!
qui que ce soit qui se cache derrière votre fantôme cher Président , il est très fort et reproduit à merveilles vos pensées, qui sont très pertinentes.
D'accord avec Filipar, c'est revigorant
continuez de grâce

Ecrit par : phacotte | 25.03.2007

Bravo président !
C'est toujours avec beaucoup d'interet que je vous lis.
Je suis sur que la cantonale partielle du 5 mars , dans l'Ain, ne vous a pas échappé. Ce jour là, la candidate de droite a gagné. Elle était investie par l'UMP et l'UDF de Bayrou. Le centrisme est bien à droite et Bayrou nous offre un beau double discours !!!

Ecrit par : Raugue | 26.03.2007

De journalistes, ils n'ont que leur carte de presse, voués au culte de l'être suprême, de dévoués valets.
Craignent-ils la terreur, d'être révoqués par lettres de cachets téléphonique, d'un bénéficier d'une rupture tranquille ?
Comment peuvent-ils croirent un instant que les français seraient dupes, trompés par la propagande chiffrée, inconscients de la triste réalité ?
Un communiquant allemand disait « répétez un mensonge plusieurs fois, il deviendra vérité »
Dans quel monde vivons nous ?
Votre littérature empreinte de réalité est une bouffée d'oxygène dans cet univers formaté par la noblesse du cac 40 et le clergé de l'ump.
S'il est vrai que la révolution a éclaté car le peuple, écrasé, se mourrait de faim, Coluche ne sévissait pas sous Louis XVI.

Ecrit par : cobra | 26.03.2007

De journalistes, ils n'ont que leur carte de presse, voués au culte de l'être suprême, de dévoués valets.
Craignent-ils la terreur, d'être révoqués par lettres de cachets téléphonique, d'un bénéficier d'une rupture tranquille ?
Comment peuvent-ils croirent un instant que les français seraient dupes, trompés par la propagande chiffrée, inconscients de la triste réalité ?
Un communiquant allemand disait « répétez un mensonge plusieurs fois, il deviendra vérité »
Dans quel monde vivons nous ?
Votre littérature empreinte de réalité est une bouffée d'oxygène dans cet univers formaté par la noblesse du cac 40 et le clergé de l'ump.
S'il est vrai que la révolution a éclaté car le peuple, écrasé, se mourrait de faim, Coluche ne sévissait pas sous Louis XVI.

Ecrit par : cobra | 26.03.2007

Va donc eh, snob ! Et vous aussi : il était futé, mais on ne fait pas de courbette à un macab'. Fusse-t-il bout d'Histoire. Des cons et des méchants il y en a toujours eu, en bas ou à la tête. Démolir ceux d'en face n'a jamais fait avancer les choses. Avocats, énarques, les mêmes. C'est pas leur efficacité qui nous manque.

Tu sais écrire mon pépère. Tant mieux. Mais tu sers à quoi ? Un pipole de plus qui soutient un candidat. Certains faisaient voter les morts et d'autres se contentent de les faire acclamer. T'es rien d'autre qu'un relai d'opinion. Colle deux-trois pubs sur ton blog et tu seras Bonux le Grand.

Quant à vous, guignols admirateurs et manipulés par le fondement, vous êtes "plus bouché[s] que tous les gogues de tout Asnières ! "

Ecrit par : L.-F. | 26.03.2007

Il est bien loin le temps où un défunt président jetait l'anathème sur "les chiens au quel on avait livré en pature l'honneur d'un homme !"

Ils sont redevenus fréquentables, dès l'instant où ils sont manipulables...c'est ce que laisse entendre cette confession.

Mais rien ne peut plus nous surprendre

Ecrit par : Candide | 26.03.2007

Ecrit par : L.-F. | 26.03.2007
"Tu sais écrire mon pépère. Tant mieux. Mais tu sers à quoi ?"

Et toi LF, qui ne sait ni écrire ni parler, tu sers à quoi ?

A travers ce blog, c'est l'Histoire qui nous parle, bien plus que FM. Si on apprend un jour qui est derrière, le blog perdra tout son charme.

Continue comme ça François, et merci !

Ecrit par : Helmut K. | 26.03.2007

D'accord avec vous sur un point, les autres m'amusent et me détendent, mais bon les potins ne sont pas ma tasse de thé, je suis comme vous , je préfere la truculence à l'ascètime compulsif.
Sarkozi patinent serieusement et depuis un bon moment mais il est necéssaire de ne pas trop l'ébruité, il pourrait vous entendre

Ecrit par : ELENDIL | 26.03.2007

Combat mortel pour le pouvoir et l'argent, l'Histoire n'invente rien ! Les Horaces et les Curiaces : Au VIIe siècle avant J.-C, sous le règne de Tullus Hostilius, les 3 frères Horace, héros romains légendaires combattirent pour Rome contre les 3 Curiaces, champions de la ville d'Albe, afin de décider lequel des 2 peuples commanderait à l'autre. Un seul Horace survécut et tua séparément les trois Curiaces blessés, assurant ainsi le triomphe de sa patrie. Ceci ne ressemble-t-il pas étrangement aux Gracques que F. Bayrou n'aura aucun scrupule à éliminer, s'il est élu.

Ecrit par : Hé bé | 28.03.2007

 

24.03.2007

Dray et son destin, Giesbert et la politique

 J’ai enfin vu apparaître le nom de Julien Dray dans cette campagne. Je me demandais où il était passé. Il est l’auteur du communiqué relatif à cette affaire de garde à vue d’une institutrice du XXe arrondissement de Paris, coupable aux yeux de la police de M.Sarkozy d’avoir protégé un vieil homme, menacé d’arrestation parce que « sans-papiers », comme on dit maintenant, et qui venait chercher son petit-fils à l’école. Je ne connais pas ce vieux monsieur, mais il ne parait pas, au vu de ce qu’en racontent les journaux, menacer la sécurité nationale. J’ai compris que c’est en attrapant ce genre de délinquants que M.Sarkozy et sa police, érigée en cour de justice, parvenait à gonfler les chiffres de ses succès remportés dans sa lutte contre le crime. Le communiqué de Julien Dray relève pour le moins du service minimum. 

 Je trouve en effet les socialistes bien discrets dès que l'on prononce le mot "sécurité". On devrait voir et entendre Julien Dray plus souvent qu’à son tour sur ces questions. Il a acquis une rondeur rassurante, (quel coup de fourchette !), une crédibilité indéniable et il fait partie de ces socialistes pas si rares qui sentent encore les mouvements du pays. Alors ? Je sais de quoi il est capable, c’est moi qui en ai fait un député. Ca n’a pas été facile à l’époque, car Jospin et ses amis ne l’aimaient déjà pas beaucoup . De vieilles querelles de trotskystes encore… Tout s’est joué au printemps  1988, quelques jours après ma réélection. Dray était venu à l’Elysée en compagnie d’Harlem Désir, rencontrer Attali pour une affaire touchant à leur organisation, «  SOS Racisme ». Ils m’avaient rendu quelques petits services, je leur devais bien un petit quelque chose. Je savais que Dray voulait se présenter aux législatives, mais qu’il ne savait pas comment s’y prendre avec Mauroy. Cette situation était aberrante. Je l’ai réglée. Je suis passé l’air de rien dans le bureau d’Attali. J’ai salué Dray et lui ai demandé où en étaient ses ambitions électorales. Il a eu l’air surpris que je m’y intéresse et encore plus quand je lui ai suggéré de m’accompagner dans mon bureau pour en parler. Là, je lui ai demandé où il comptait se présenter. Il m’a répondu timidement qu’il se verrait bien à Sainte Geneviève des Bois, dans l’Essonne. Je lui ai dit que c’était la bonne idée. En fait, je m’étais renseigné un peu avant, et j’avais fait dire à Dray par une relation commune que cette circonscription serait idéale pour lui. J’ai pris mon téléphone, j’ai appelé le bureau de Mauroy (à l’époque, j’évitais de parler à Mauroy directement, il s’était fait élire premier secrétaire du PS contre mon choix tout de même…) et j’ai simplement dit que désormais le candidat de la 11e de l’Essonne s’appellerait Julien Dray et que c’était à inscrire sur mon quota. Voilà comment je procédais, moi, pour choisir des députés d’avenir. Je gardais toujours une quarantaine de circonscriptions à ma disposition, sinon, comment aurais-je fait pour imposer les vrais talents ? Dray, Bredin, Royal… Cette promotion de jeunes députés socialistes avait fière allure non ?

 Quelques semaines plus tard, en juin, le parlementaire Dray devait devenir ministre. Il eut été parfait à la Jeunesse et aux sports. C’était acté et il figurait même sur la liste du gouvernement que Michel Rocard devait emporter de Matignon à l’Elysée à destination de Jean-Louis Bianco, qui devait la rendre publique. Le nom de Dray a alors disparu de cette liste durant le trajet automobile du Premier ministre entre Matignon et l’Elysée. J’ai été, comme Dray, placé devant le fait accompli. Il en a été très peiné parce qu’il avait prévenu ses parents de sa promotion. Des gens de bonne volonté, qui ont été très déçus d’apprendre que leur fils, au bout du compte, ne serait pas membre du gouvernement. J’ai appris ensuite que Rocard et Jospin s’étaient mis d’accord dans mon dos pour évincer mesquinement un garçon qui leur déplaisait. Je n’allais pas ouvrir une crise ministérielle pour ça, mais ce jour là, je me suis dit que certains héritiers de Mendès avaient bonne mine…

 Dray s’en est relevé. Il n’a pas eu de chance sous Jospin, mais j’ai constaté avec délices qu’il était l’un des grands concepteurs de la campagne Royal. Et j’irai partout le répéter autant qu’il le faudra. Il faut promouvoir ce garçon. Il a du coffre et de l’étoffe. Il y a du Clemenceau en Dray, là où il y a du Papon en Sarkozy.

                                                                 ------------

 A part cela, je suis allé lire sur les conseils d’un ami le « blog » de Franz-Olivier Giesbert. Il disserte chaque jour sur son déjeuner du midi. Je le plains beaucoup. Se farcir tout un repas ce dindon de Copé, et en dire du bien après, ça doit faire partie des servitudes du métier, admettons. Initialement, j'étais allé lire sous sa plume, toujours aussi dilettante, ce qu’il pensait de l’affaire Besson. Il estime que lorsque ce zozo a commencé à faire le malin pour servir la soupe à son ami Sarkozy, Royal n’aurait pas du dire: « qui connaît Besson ? » Il ajoute que « tous les politiciens chevronnés savent qu’il ne faut jamais, dans une campagne présidentielle, avoir des propos raides ou abrupts. Il faudra bien que quelqu’un, dans son état-major, se dévoue pour le lui dire (à Royal). » Enfin, cerise sur le gâteau, il souffle qu’à sa place, je me serais contenté de lâcher benoîtement un propos du style :  « C’est dommage, je le regrette, c’est vrai qu’on n’a pas toujours les mêmes idées, mais je l’aime bien et j’espère qu’il reviendra un jour dans la maison socialiste où il a sa place.» 

 Le problème de Giesbert, c’est qu’il croit connaître la politique car il s’est mis en tête qu’il était un peu mon fils spirituel dans la confrérie des journalistes (une nuit à Latche, et c'est la folie des grandeurs). Je vais donc lui rappeler deux constantes de la vie publique, à respecter impérativement, si on ne veut pas finir par être livré aux chiens. D’abord, on ne ménage jamais les traîtres, jamais. Ensuite, qu’en quatre campagnes présidentielles, je ne me suis jamais gratté pour dire ce que je pensais des de Gaulle, Giscard, Chirac et assimilés, et ça ne m’a pas si mal réussi.

 Pour finir, je félicite le directeur du Point pour la photo de une qui orne la couverture de son journal cette semaine. Il s'agit d'un portrait de Ségolène Royal choisi avec soin, on le devine aisément. Moi aussi en mon temps, j’ai eu droit à ces amabilités photographiques de la part de la presse aux ordres. Moi aussi, je me suis retrouvé, plus souvent qu’à mon tour, à la une de magazines, l’air défait, la mine hâve, le regard hagard et l’air tellement absent que je finissais moi-même par me demander si le cliché en question n’avait pas été pris à mon insu, à la fin d’une garde à vue de quatre jours. Soumise à un traitement identique, Ségolène Royal a, malgré tout, un petit avantage sur moi, et qui la préserve du pire. Ils ne pourront jamais la photographier mal rasée.

 

Commentaires

Salut à vous, ami Lancelot.

Faut pas s'en faire: le vieux soutient les unes pour mieux faire enrager les autres.

Voilà-t-il pas qu'il va falloir défiler dans son jardin le 14 juillet maintenant! Ca va devenir le dernier chic-bobo, on va s'arracher les anciens combattants avec toute la panoplie: bérets, décorations, étendards, baudriers. Faites gaffe les petites précieuses à pas vous gourer , à pas convoquer des Lacombe Lucien survivants!.. Prévoyez plutôt les petits crus fameux que le cocktail bio !

Dites donc, jeune homme, il me semble me souvenir d'une histoire d'hélicoptère dont vous deviez soulever les pales et nous révéler les troublants mystères de l'habitacle!
Ca me va bien de gronder notre hôte et de quémander des petites histoires salées.

Ce blog serait-il comme ces boums d'autrefois au cours desquelles la maman de la belle inviteuse vous promettait toujours une nouvelle tournée de sangria ( diluée), et
ne l'apportait jamais!

Ecrit par : Observatoire (jardins) | 24.03.2007

Cher François, aujourd’hui je vous l’affirme : c’est gagné … Ils croient que vous êtes vivant !

Pour preuve, ce pauvre Max Gallo, que vous avez habillé pour plusieurs hivers dans votre billet d’hier, a obtenu derechef un droit de réponse dans l’émission de Guillaume Durand si mal nommée « Esprits libres ». Rassurez-vous, étant donné l’heure tardive, je n’ai regardé que le tout début. De plus, Je ne voudrais surtout pas contribuer à améliorer son audimat car Guillaume Durand est persuadé que sa faible audience tend à prouver que son émission est bien culturelle. Il faut toujours avoir le plus grand respect pour les gens qui travaillent en horaires décalés. Et puis, j’avais déjà pris une charge de douze kilobessons de haine anti Royal en regardant, un peu par inadvertance, le journal télévisé de France 2. Ainsi, Dans le long reportage consacré à Nicolas Sarkozy à l’occasion de son voyage aux Antilles, on a pu voir une gentille dame affirmer qu’il était le seul candidat valable et que Madame Royal avait certes des qualités, mais qu’il lui restait encore beaucoup à apprendre. Une manière, souriante et en gros plan, de répéter à la France entière que Ségolène Royal est incompétente. S’ensuivirent trois bonnes minutes de vocifération sarkozienne , la routine habituelle, jusqu’à l’apparition du journaliste qui conclut le reportage avec cette formule : « ainsi s’achève le dernier voyage aux Antilles de Nicolas Sarkozy en tant que MINISTRE DE L’INTERIEUR . Qui osera dire après cela que madame Chabot ne mérite pas son salaire ?

Pour en revenir à Max Gallo, je ne l’avais jamais vu aussi énervé. Après avoir reconnu implicitement qu’il était bien l’inspirateur de Sarkozy sur la question du Ministère de l’Identité Nationale, il a fait mine de s’en prendre à un article du Monde signé par une centaine d’intellectuels, mais en fait c’est bien à votre endroit, cher François, qu’il déversait sa hargne. C’était vraiment jubilatoire. Un vrai plaisir de s’endormir après ça.

Avant de partir en WE, je tiens à remercier tous les contributeurs de ce blog, qui m’ont permis de passer d’agréables moments, et plus particulièrement ceux qui n’apprécient pas FM mais qui ont l’élégance de respecter la forme et le style. Cette interactivité stylistique donne la vie à ce dialogue si particulier et puis, pour tout dire, ils n’ont pas toujours tord. Et tant pis pour ce ceux qui voudraient que les forces de l’esprit avancent en mettant un pied devant l’autre. Sauf à penser, mon cher Helmut K., que votre post soit une invitation à FM pour qu’à l’avenir il rédige ses billets en alexandrins.

Ecrit par : héron Gris | 24.03.2007

Ca y est,je recommence à croire en vous.
En ce qui concerne l'arrestation de ce pauvre homme devant son petit fils,ce n'est qu'un aperçu de ce qui nous attend si par malheur nicolas bush ou al sarkosy venait à être élu.
Continuez,je suis fan.

Ecrit par : ROBERTO | 24.03.2007

Mais quand Eric Besson déverse, dans des média complaisants et compatissants, bile et fiel mélés pour régler une querelle intestine, sur qui est pris son temps de parole ? Nous sommes en période d'égalité de temps de parole dans les médias, mais ce député désormais divers gauche s'impute-t-il à Royal ou à Sarkozy ?

Le grand regret à exprimer à l'endroit de Dray, s'est que devenu porte-parole officiel de la candidate, il s'est assagit. Les conférences de presse du lundi matin ne sont plus ce qu'elles furent il y a quelques mois.

Ecrit par : Pierre | 24.03.2007

Sur Gallo, et puisque je ne me suis pas fait rabrouer au sujet de mon évocation du défunt "Quotidien de Paris" , Dominique Jammet avait brossé un portrait à "l'eau régale" ( plus redoutable que le simple vitriol, plus roborative que la tisane Royal ) qu'il serait assez jubilatoire d'exhumer . Ca doit remonter à 82-83 ( vérifier la date à laquelle FM lui avait consenti une chaise au Conseil des ministres ).

Pour les soutiens à telle ou tel, souvenez-vous, l'homme est un animal éminemment adaptable :
- Ségo, nous la subirons,
- Bayrou , nous nous en accommoderons,
- Sarko. nous le tolérerons dans les limites que nous lui imposerons.
Restons dignes et fiers que diable!

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 24.03.2007

Monsieur le Président,

Cher Francois,

Je pense savoir, avec une relative certitude, ce que vous auriez dit de ces gens qui quittent le Parti Socialiste (que, sous votre direction, ils n'auraient, fort heureusement, jamais pu intégrer) : "ils sont incroyables d'arrogance, d'agressivité et de stupidité, ils se comportent comme des brigands de seconde zone, mon silence sera leur seule réponse"... Je me permets de le croire, puisque vous l'aviez déja dit, Monsieur le Président, comme vous aviez dit, justement, a Julien Dray et Isabelle Thomas (et vous aviez raison... "j'ai rencontré beaucoup de jeunes crétins dans ma vie, et je ne sais qu'une chose : on a l'age de son projet"...

Monsieur le Président, Cher Francois, j'ai entendu cette semaine Danielle parler de vous rejoindre bientot. Il vous faudra prendre soin d'elle, parce qu'elle a vécu beaucoup de choses difficiles depuis janvier 96.

Amitiés socialiste.
Laurent.

http://laurentfabius2007.over-blog.com

Ecrit par : Bruno Lamothe | 24.03.2007

Chic, on se la joue joyeux drilles aujourd'hui!
Parce que le joyeux Dray!..

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 24.03.2007

DISERT, ERTE, adj.
Littér. [En parlant d'une pers., d'un groupe de pers., d'écrits, de paroles] Qui s'exprime, parle facilement et avec élégance. Il [le comte Beugnot] a, même dans ses ironies, le soin de la phrase, une certaine élégance fleurie et diserte (SAINTE-BEUVE, Nouveaux lundis, t. 11, 1863-69, p. 7).

Il m'est agréable de dédier à notre hôte cet adjectif apparemment bénin qui va si bien au ton de ses confidences et par là de vous recommander l' usage de ce dictionnaire qu'il est possible de consulter gracieusement ( que cet adverbe est aimable ) en ligne , "le trésor de la langue française" .
Ce lexique, qui emprunte beaucoup et fort heureusement et toujours merveilleusement à propos à Robert, est au plus haut point un "remède contre les chagrins de la vie".
Il est à vous , enfants de milieux "non favorisés" ( par quoi et par qui ?), pillez-le, volez tout ce qui se rapporte à l'esprit et devenez les enfants de vous-mêmes qui n'aurez de comptes à rendre à personne d'autre qu'à vous,
riches de trésors connus de vous seuls.
On enseignait cela autrefois, les temps ont changé.

Ecrit par : Observatoire (jardins) | 24.03.2007

Merci, héron gris, revenez-nous vite.

Ecrit par : Observatoire | 24.03.2007

Esprit de l'escalier!..

J'aurais dû écrire:
- Ségo, galamment subirons,
- Bayrou , nous en accommoderons, mais bâillerons, bâillerons...

Ecrit par : Observatoire | 24.03.2007

@ Heron Gris :
vos commentaires sont plus que plaisants à lire, mais vous négligez ce détail : l'émission de Guillaume Durand est enregistrée, et elle était donc déjà "en boîte" quand furent écrites les amabilités visant l'ineffable Max Gallo.

Ecrit par : Grand Bry | 24.03.2007

Dans le fond, et ce n'était pas le cas de FM, les trois favoris ont encore beaucoup à se prouver à eux-mêmes .

Il est regrettable que nous devions inévitablement avoir à en faire les frais.

Ecrit par : Observatoire | 24.03.2007

Peut-être que ce que les uns appellent "sécurité" est en réalité au mieux l'apparence de la sécurité, au pire l'insécurité. Ou la lenteur ! Car tout de même nécessiter 28 jours pour mettre fin aux émeutes de la fin 2005, n'est-ce pas lambiner ?

Quant à Éric Besson, n'a-t-il pas l'ego un peu fragile ; et ne devrait-on pas choisir les cadres du PS avec plus de perspicacité ?

Cela dit, tout cela ne sont que péripéties et Mme Royal finira bien par être élue présidente, malgré les états d'âme des microcosmes. Et ce Julien Dray, qui est si constructif depuis quelques années, lors de nos congrès, vous lui voyez un rôle à la mesure de sa lucidité ?

Ecrit par : Lucas Clermont | 24.03.2007

La "chienlit" profite à tant de gens et d'orientations si opposées!
Jusqu'à quand ceux des banlieues s'obstineront-ils dans leur rôle faire-valoir complaisants.

Pardonnez-moi, j'encombre, mais il semblerait que les consciences vigilantes et exigeantes s 'assoupissent toujours le week-end.

Camarades, le pouvoir n'est pas à prendre le dimanche?!

Ecrit par : Observatoire | 24.03.2007

Plus ça va, Monsieur le Président, plus je pense que vous n'agissais pas seul. Le petit laïus divagadantesque sur Dray le héros, je l'ai entendu moult fois de la bouche d'un autre que vous... mais ni vous ni lui ne m'avait jamais convaincue...

J'ose espérer que, dans votre cas, il ne s'agit toujours que d'humour... Sinon, si je suis bien désormais socialiste (qu'ai-je fais ?!!), vous, vous êtes définitivement soc-dém !

Et puis, vous n'avez pas mieux à faire que de commenter la couv' du Point... que personne ne lit - enfin personne qui vote à gauche ? Vous n'êtes pas seulement soc-dém, vous êtes définitivement (désespérement) royaliste. Plus aucun argument politique, de l'imaginerie d'Epinal... (et sur l'air de la Marseillaise, SVP !).

Vous n'êtes pas très drôle aujourd'hui ni très spirituel (et les forces de l'esprit, alors ?)... Le serez-vous demain ?

Ecrit par : Marie-France G. | 24.03.2007

Non, non, non chère Marie-France on ne se relâche pas sur l'orthographe le samedi , on ne dégrafe pas le corset, si peu que ce soit!

Nous aurions goûté à sa juste valeur la belle tournure archaïsante "vous n'agissaiT pas seule" si abondante en détours
sémantiques, sachez-le bien. Pédant mais amateur de licences exquises que nous sommes.

Nous vous absolvons, chère Marie-France, au bénéfice des fantasmes que faisait naître en nous celle que vous nous rappelez .

Qu'allions-nous imaginer sous la jupe de grosse laine de la chaisière du culte gaulliste ?Rien moins que ce territoire de chair calme offerte entre le haut du bas "auto-fixant" ( le dévergondage suppose toujours quelques connaissances techniques) et les dentelles qui bordent le tabernacle.

Ne pincez enfin plus les lèvres , chère Marie-France, Jacques le galopin ne pèchera plus contre la doctrine .Cet homme qu'il était bien difficile de haïr quitte un palais dont il savait avec tant de chaleur et de courtoisie accueillir les invités.
On le regrettera au-delà de nos frontières ; ne nous en déplaise il était un beau produit de notre terroir . Qu' un Dieu miséricordieux et oublieux de nos abandons confère à celui ou à celle qui lui succèdera la grâce de savoir habiter aussi dignement la demeure.

Ecrit par : Observatoire | 24.03.2007

L'heure de Juju va-t-elle enfin sonner ? (Une montre à 200 000 balles, j'espère que ça sonne les heures, au moins …)

Ecrit par : Bernard Langlois | 24.03.2007

@ Observatoire

En espagnol, on désigne l'auteur d'un message centré sur la correction de l'orthographe de ses interlocuteurs par l'expression : "talibán de la ortografía". Si vous souhaitez vous singulariser vous pouvez vous revendiquer de sa variante : "talibán gramatical". Naturellement tout cela n'a rien à voir avec l'instruction mais plutôt avec l'absence de courtoisie.

Quant à vos fréquentes allusions graveleuses, je crains qu'elles ne s'accordent à la richesse de votre langue. Ni à la prétention de licences exquises. Une singulière faute de goût machiste.

Ecrit par : Lucas Clermont | 24.03.2007

@ Observatoire : Je pense que vous vouliez sans doute dire, avec Marie-France G. "vous n'agissez pas seul" ?!

Ecrit par : Laurent Fabius | 24.03.2007

S'abstenir de corriger, en y mettant les formes admettez-le, les fautes d'autrui, peut aussi relever du mépris.

Cela peut aussi donner à supposer que l'on estime la victime de ses petites facéties incapable de les accueillir de bonne grâce et bien dépourvue d'esprit.

Quant à la question des allusions graveleuses (que ce mot est laid, je vous le laisse) qu'une époque prétendument libérée que la nôtre soit encore si bégueule ne laisse de m'étonner.

Petit puritain sec passez votre chemin.

Ecrit par : Observatoire | 24.03.2007

bravo tonton, vous restez le meilleur de tous pour remmettre la droite à sa place, pour nous aider au moment de la dernière ligne droite face au petit nicolas qui n'en peut plus d'essayer d'organiser la passerelle du 2ème tour avec le pen. le problème c'est qu'à ce rythme, c'est le pen qui y sera au 2ème tour car en général on préfère l 'original à la copie. Juju arrête de manger c'est tonton qui te le dit...

Ecrit par : olive91 | 24.03.2007

Quant à la question des allusions graveleuses (que ce mot est laid, je vous le laisse), qu'une époque aussi prétendument libérée que la nôtre soit encore si bégueule ne laisse de m'étonner.

Je ne vais pas m'en sortir!

Ecrit par : Observatoire | 24.03.2007

Observatoire : Je pense que vous vouliez sans doute dire, avec Marie-France G. "vous n'agissez pas seul" ?!

Bien sûr, mais un petit flic de la brigade des moeurs a croisé ma route.

Ecrit par : Observatoire | 24.03.2007

@ Observatoire

"Passer mon chemin !" que nenni ! J'adore les fats, à l'ombre de leurs péroraisons prétendument sensuelles je parais séduisant !

Ecrit par : Lucas Clermont | 24.03.2007

C'est tout ?

Ecrit par : Observatoire | 24.03.2007

Salut à vous Observatoire,
je n'ai rien compris à votre premier commentaire ...

Bernard, pourquoi "une" ?

Sur Julien Dray, cher Tonton, je m'étonne que vous n'ayiez pas relevé les propos du porte-parole du PS sur le conflit au Moyen-Orient ! Le 17 Juillet, lors de son point presse, ce dernier expliquait en effet, à propos du conflit au Liban :

"Dans cette situation il y a d'abord un agresseur, c'est évidemment le Hezbollah qui a pris la responsabilité d'ouvrir les hostilités en s'en prenant à des soldats de l'armée israélienne et en déclenchant des tirs de roquette sur les populations israéliennes. Israël a répondu, nous avions dit déjà lors de nos communiqués que nous pensions qu'il fallait qu'Israël proportionne sa réponse et que cette réponse ne créé pas de situation dramatique ou un état de guerre au Proche-Orient. C'est pour ça que nous pensons que la réaction est légitime de la part du gouvernement israélien, au regard du fait qu'il y a eu agression, mais il nous semble que les moyens qui ont été mis en œuvre sont évidemment disproportionnés par rapport à la situation. Mais en même temps, force est de constater qu’il y a aujourd'hui des milices, qu'elles sont puissamment armées, vraisemblablement par des puissances étrangères et qu'elles ont délibérément provoqué des incidents pour créer cette situation d'affrontement militaire."

Ah, la diplomatie française ! Magnifique, non ? Dray justifie simplement le recours aux armes, ne place que les israëliens comme les victimes du conflit, et n'hésite pas à trouver "légitime" l'invasion du Liban par Israël, au mépris du droit international !!

Et peut-être est-ce lui qui dirigie le programme international de la candidate Royal ?

En déplacement dans la région en décembre elle déclare au QG de la FINUL : «Je crois que les survols doivent cesser parce que c'est à la fois l'intérêt d'Israël et du Liban. Je crois qu'il faut respecter le mandat de l'ONU, le mandat de la Finul et donc il faut que ces survols cessent».

Bravo ! Clap clap clap ! Un discours digne de Mitterrand ! Mais malheure, 4 jours plus tard, elle annonce devant Ehud Olmert : «Les survols ont diminué […] un certain nombre de faits les justifient».

Comment peut-on déclarer tout et son contraire ? Quelles sont ses véritables convictions ?

Ah oui, et aussi à propos du mur construit entre Israël et la Cisjordanie, elle déclare «Quand c’est nécessaire à la sécurité, je crois effectivement qu’une construction est sans doute justifiée. Encore faut-il que les choses se fassent dans la bonne entente et qu’en particulier le problème du tracé puisse être résolu».

Je me demande comment un tel mur puisse être construit "dans la bonne entente". Voilà, Ségolène Royal déclare que la construction de ce mur est justifié !

Pour info, le 9 juillet 2004, la Cour Internationale de Justice de La Haye a condamné le mur qu’Israël est en train de construire.

Peut-être Mme Royal devrait cesser de s'entourer de conseillers diplomatiques comme Julien Dray, le discours français sur ses graves questions n'en saurait que meilleur !

Vous en pensez quoi Tonton ?

Ecrit par : Lancelot | 24.03.2007

@Lancelot

Pas écouté la radio ce matin?

Ecrit par : Observatoire | 24.03.2007

Je dormais ce matin ;-)
Expliquez moi ...

Ecrit par : Lancelot | 24.03.2007

Ben l'histoire du drapeau qu'il faut que tout le monde en achète un , qu'il faut apprendre la Marseillaise par coeur, que c'est la dernière trouvaille des conseillers en"com" !

L'éternelle référence à la révolution, quelle barbe!
La droite-droite et sa variante extrême nous rabâchent depuis deux siècles qu'elle est la cause de tous nos maux.
La gauche n'arrête pas de nous la jouer au sentiment avec elle.

Zut à la fin!

Il existait sur le net un site où l'on pouvait chercher les origines de son patronyme; on pouvait aussi y trouver le nombre de guillotinés portant le même.
Il apparaissait que les roturiers avaient eux aussi payé un lourd tribu à la cause de la Liberté et autres fumisteries sanglantes.

Alors, merde à Vauban,soit, mais aussi merde à Robespierre et merde à tous les cons passés, présents et à venir!

Ecrit par : Observatoire | 24.03.2007

Chère Marie-France G,

Pourquoi ne troqueriez vous pas votre patronyme pour celui plus adapté, me semble t il, au vu de vos propos, de Anne H?

Ecrit par : FM | 24.03.2007

Cher Lancelot,
Les convictions vous savez... Je n'ai jamais été très féru de philosophie allemande, maid Nieschtze n'avait il pas coutume dire:"les convictions sont une prison?"
Il n'avait pas tort. Et en politique étrangère, tout particulièrement, il faut se méfier des convictions. Je leur préfère "les principes"

Ecrit par : FM | 24.03.2007

Ah oui, Observatoire, j'étais au courant, c'était hier soir, j'ai même fait une petite note sur mon blog à ce sujet à l'instant, si vous voulez y écouter une belle version de la Marseillaise ;-)

Cher FM, et au nom des principes, plutôt que dse convictions, on devrait être prêt à se renier ? A accepter les compromissions ? Désolé, pas pour moi ...

Ecrit par : Lancelot | 24.03.2007

@ FM

Et Observatoire, pourrait peut-être adopter le pseudonyme de : Mauvais usage de la lorgnette.

Ou alors quelqu'un qui entretiendrait de bonnes relations avec lui pourrait lui confier qu'une lorgnette est un instrument asymétrique, et que c'est une réelle révolution lorsqu'on comprend qu'il faut regarder par l'autre côté.

Ecrit par : Lucas Clermont | 24.03.2007

Qu'on l'utilise d'un côté ou de l'autre on ne voit guère qu'une moitié du monde.

Ecrit par : Observatoire | 24.03.2007

"Je ne vais pas m'en sortir!"
(Ecrit par : Observatoire)

Mais oui, cher Observatoire, vous vous en sortirez. Remplacez quelques lettres, ainsi que vous le conseillez à Marie France G, et le tour est joué. Par exemple : "...prétendument libérée quOM la nôtre, soit encore...". Bon ok, c'est de l'humour peu parisien ...

Mais vous avez tout mon soutien (!) pour votre : "Quant à la question des allusions graveleuses (que ce mot est laid, je vous le laisse), qu'une époque aussi prétendument libérée que la nôtre soit encore si bégueule ne laisse de m'étonner."

Et aussi pour l'objet du délit, que je copie avec délice :
"...ce territoire de chair calme offerte entre le haut du bas "auto-fixant" ( le dévergondage suppose toujours quelques connaissances techniques) et les dentelles qui bordent le tabernacle". Comme c'est bien dit ! La seule vraie faute de goût serait de faire semblant de ne pas voir ce qui demande à être vu !

Notre seul désaccord porte sur "Jacques le galopin", que d'après vous, "on regrettera au-delà de nos frontières". Moi qui suis dans cet "au-delà", je peux vous assurer ceci : aussi attachant qu'il puisse être pour certains, le seul regret que cet homme laissera est de ne pas être parti plus tôt. Car, n'en déplaise à HERON GRIS, dont par ailleurs j'apprécie beaucoup les interventions, "au-delà de la frontière", le nombril de la France, on s'en fiche un peu. On voudrait aller de l'avant, et pas vraiment à la façon d'ANTENNERELAIS, plein d'humour lui aussi, en mettant un pied derrière l'autre ...

Ce qui nous amène à la question suivante : la forme et le fond. La cerise sur un bon gateau, c'est la touche finale, la grande classe ... Mais une belle cerise sur un gateau moisi, ça fait penser à Versailles, le néant, le vide ... bien emballés ...

Ecrit par : Helmut K | 24.03.2007

H comme hallali, mon cher GB ?

Décidément vous n'avez rien à dire... c'est mortel ce blog.

Ecrit par : Marie-France G. | 24.03.2007

M'enfin, vous alliez la main dans la main !..

Ecrit par : Observatoire | 24.03.2007

@ Anne H.

Le PS pâtit en ce moment des états d'âme narcissiques, aigres, de maintes personnalités dont le statut ne changerait guère en cas de victoire du camp adverse. Faites-vous une raison, il est possible (et souhaitable) que Ségolène Royal soit élue.


Il arrive qu'on ait une très haute estime de sa notoriété, lorsqu'on est élu, oubliant au passage que sans l'investiture du PS ou de l'UMP, on ne pèse rien. Rien. Plus aucun journaliste pour nourrir l'estime de soi... c'est mortel.

Ecrit par : Lucas Clermont | 24.03.2007

Après ses commentaires sur "l'incident" de la rue Rampal:

Vous avez raison Monsieur le Président, il ya du Chapon en Sarkozy.

Portez-vous bien.

Ecrit par : juju | 24.03.2007

@ Lucas Clermont :

oui elle risque d'être élue avec les voix des électeurs de Phiphi de Villiers, on va se marrer !

La "France Présidente", c'est les chorisques au XXIème siècle !

Ecrit par : Lancelot | 24.03.2007

Bernard LANGLOIS

L'on raconte que Julien, lorsqu'il retrousse ses manches pour aller au charbon, enlève sa montre "à 200 000 balles ".

Cela "dé montre" que Julien n'est pas là pour montrer ...

P.S. : Julien, si vous me lisez ; une montre de ce prix passe-t-elle automatiquement de l'heure d'hiver à celle d'été ?

Ecrit par : CHAREL | 24.03.2007

@ Lancelot

Je ne connais pas d'électeurs de Philippe de Villiers, en revanche je connais de nombreux électeurs de Jean-Marie Le Pen. De nombreux ouvriers, employés, commerciaux... Le sentiment qu'ils m'inspirent c'est que si tant de personnes votent contre leurs intérêts économiques, avant de les remettre en question, il me paraît urgent que nous remettions en question notre pédagogie, que l'on commence à se rendre compte que l'on expliquait mal ce que nous sommes.

Pendant cette campagne nous avons essayé d'aller vers les gens (débats participatifs) ; naturellement, il y a un peu de maladresse, mais c'est un progrès. Aujourd'hui Ségolène Royal évoque avec passion, la Nation française, la nation de tous. L'appartenance à cette nation ne dépend pas de la race, l'ethnie, la religion et pour citer J.-P. Chevènement : "est un Français qui est citoyen français". Ma foi, pourquoi renoncer aux symboles d'appartenance à une nation si moderne ?

Ecrit par : Lucas Clermont | 24.03.2007

De Lucas Clermont :
"Le PS pâtit en ce moment des états d'âme narcissiques, aigres, de maintes personnalités dont le statut ne changerait guère en cas de victoire du camp adverse."

Dans cette phrase, remplacez "le PS" par "la France", et vous aurez la cause des soucis de la France.

Ecrit par : Helmut K | 24.03.2007

Toujours de Lucas Clermont :
"...si tant de personnes votent contre leurs intérêts économiques, avant de les remettre en question, il me paraît urgent que nous remettions en question notre pédagogie..."

Doit-on voter en fonction de ses propres intérêts, économiques ou autres, ou peut-on prendre un peu de recul et voter en fonction des intérêts du pays, voire de l'Europe ?

Quand vous remettrez en cause votre "pédagogie", ne devriez-vous pas prendre un peu de recul, vous aussi ?...

Ecrit par : Helmut K | 24.03.2007

@ Helmut K.

Ah, je comprends votre agacement. Revendiquer notre appartenance à la Nation française (et ses symboles) ne signifie pas être nationaliste et rejeter la construction européenne. Le Parti Socialiste avait d'ailleurs appuyé le référendum sur le traité constitutionnel européen (60 % des militants étaient en sa faveur après des débats internes passionnants).

Observez que nous avons là aussi manqué de pédagogie. Je vous renvoie à un article publié par Maître Eolas qui en parle avec enthousiasme (et qui écrit lui aussi fort bien) :
http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2007/03/21/...

Ecrit par : Lucas Clermont | 24.03.2007

@ Lucas Clermont :
vous êtes sur la bonne voie. Mais la première partie du chemin, qui reste à parcourir, c'est FM lui-même qui vous en parle : (18 mars)
"Le candidat socialiste doit être par nature LE candidat « anti-système ». C’est comme cela que Bayrou est entré en campagne et qu’il accompli sa percée en volant des électeurs socialistes. La méthode est infaillible, c’est la mienne.
Les socialistes ont un besoin urgent de réapprendre à haïr la droite plutôt que de se haïr entre eux; sinon, ils n’arriveront à rien."

sous-entendu 1 : le groupe, le PS, n'arriverait à rien, mais les "barons" du PS ne perdraient pas grand-chose car ils se sont très peu mouillés. Autrement dit, leur statut personnel ne changerait guère en cas de victoire du camp adverse.

sous-entendu 2 : après la victoire, rien n'empêche de revenir les pieds sur terre (ceux que l'on met l'un devant l'autre, pour avancer).

C'est un peu retors, mais c'est la méthode FM ... sauf erreur, hein François ... et au moins, on avance ...

Ecrit par : Helmut K | 24.03.2007

Julien Dray est à l'origine d'une des plus grandes imposture politique de ces 30 dernières années, à laquelle vous n'êtes pas étranger, M. Le Président. Lire à cet égard l'excellent livre de Serge Malik, "L'histoire secrète de SOS Racisme" (Albin Michel, Paris, 1990). Serge Malik fut l'un des fondateurs de SOS Racisme, qu'il quitta après avoir découvert l'instrumentalisation de cette organisation par Julien Dray et l'Union des Etudiants Juifs de France.

Ecrit par : Patty Bullair | 24.03.2007

Mauvaise heure pour lancer ce type de pavé.

Ecrit par : Matins tristes | 24.03.2007

Personne ne semble avoir intérêt à aborder le sujet.

Ecrit par : Matins tristes | 24.03.2007

Inconditionnelle de François Mitterrand, je savoure ! ... C'est super, continuez ! Je suis accro

Ecrit par : Annie R | 24.03.2007

ça y est, je suis accro, cher président. Accro à vos commentaires, vos réflexions et pensées du jour sur l'élection. Quel délice de vous lire chaque jour !
Vous avez bien eu raison de vouloir faire émerger de vrais talents, comme Julien Dray. Il continue à être un excellent député, à la fois à l'écoute de ses concitoyens sur le terrain et bataillant ferme au niveau national pour défendre nos idéaux.
Et peut-être aura-t-il eu raison, lui aussi, de croire en l'avenir présidentiel de Ségolène, seule socialiste à pouvoir renvoyer à ses chères études le petit Nicolas !
Allez Ségo !
Et, cher Président, un seul mot, comme sur cette affiche où l'on vous voit avec votre chapeau noir : "merci". Merci pour tout.

Ecrit par : fan de | 24.03.2007

" Pour finir, je félicite le directeur du Point pour la photo de une qui orne la couverture de son journal cette semaine. Il s'agit d'un portrait de Ségolène Royal choisi avec soin, on le devine aisément. Moi aussi en mon temps, j’ai eu droit à ces amabilités photographiques de la part de la presse aux ordres."

***

J'ai aperçu une ordure de ce genre dans un kiosque cette semaine. Trois têtes à la "une". Un Sarkozy fier, un Bayrou ténébreux (un peu en retrait), les deux atteignant, grâce à l'art des photos choisies, à l'envergure et à l'épaisseur de héros de l'Antique, pour le moins. A leur droite, sous un éclairage blafard et rasant (utilisé par exemple en macro-photo pour faire ressortir la moindre aspérité d'un fossile) : une tête de femme vieillie (ou atteinte d'une sorte de cancer de la peau on ne sait), presque méconnaissable (seule la présence des deux premières têtes permettait de déduire avec une certaine assurance son identité). N'ayant pas le responsable de ce torchon sous la main pour lui vomir dessus j'ai pris la fuite avant d'avoir mémorisé le titre du magazine (c'était un hebdomadaire).

Ecrit par : antennerelais | 25.03.2007

Les hommes et femmes politiques d'aujourd'hui parlent trop simplement. Et ne hissent plus la langue comme un porte-drapeau de la culture [d'exception ;o)] française.

A cette lanterne, ton blog est salutaire. Du verbe, du verbe, du verbe !... Ca fait du bien en comparaison de mots aussi galvaudés que "karcher" ou "racaille".

Bref, il n'y a plus de style. Il n'ya plus de classe. Il n'ya plus de fougue dans la classe politique. Sauf peut-être DDV à l'Onu il y a quelque temps maintenant.

Vision de gauche caviar assurément quant à ce que devrait être la chose poilitique. Mais bon, c'est comme ça.

Mais à te comparer, François, avec les candidats actuels, comment dire... Malgré les [grosses] bêtises que tu as pu faire sur tous les plans [sociaux, économiques - moins sur le plan politique, je dirais...], ben ils ne t'arrivent à pas ta cheville charismatique d'homme d'Etat.

Et Julien Dray... Doit y avoir confusion. Je le trouve trop mou pour lui prédire un grand avenir. Le coup de fourchette se suffit-il pour en faire un bon politique. Peut-être... Auquel cas, je me gausse jaunement.

Ecrit par : uu | 25.03.2007

Entre Anne H, la première exilée politique virtuelle et Langlois le "sarriste malgré lui", ce blog est fréquenté par le gratin de la blogosphère!

Ecrit par : Fidel | 25.03.2007

Cher Président,
"La France Unie", d'accord, mais "la France présidente" ?
Que pensez-vous de ce slogan ?

Ecrit par : Olivier Bonnet | 25.03.2007

Cher président,

Voila maintenant quelques jours que ma femme ne cesse d'insister sur l'attention que porte un certain nombre de personnes à votre blog d'outre tombe.
Voila c'est fait. Je m'y suis penché et pour tous vous dire continuer ainsi à nous éclairer sur un monde si ténébreux et malveillant ou tous les coups sont permis, et ou le chacun pour soi est un dogme.
Je suis accro...

Ecrit par : tartacool | 25.03.2007

 

23.03.2007

Sarkozy et ses soutiens autrefois miens

Cette dernière semaine, je me suis penché avec intérêt sur la liste des personnalités, vedettes, intellectuels, artistes, qui soutiennent Nicolas Sarkozy. Pour tout vous dire, je n’en avais à l’origine qu’une vague idée et au vu des premiers noms parvenus jusqu'à moi, je m’étais dit que je n’aurais pas à évoquer cette question. Depuis, on m’a indiqué qu’un certains nombres de caractères venus de la gauche, naguère proches de moi ou de mes orientations, s’étaient ainsi ralliés au candidat de l’UMP. J’ai voulu en avoir le cœur net. Dans l’ensemble, ce que j’ai découvert ne m’a pas surpris. C’est une situation qui n’est pas sans rappeler 1958, quand ils allaient tous à la soupe de « mon général ». Que mes lecteurs me pardonnent, mais je leur dois quelques explications au sujet de ces ralliements, qui au premier abord, peuvent paraître  surprenants, d’autant que certains se réclament encore de moi. Me sentant une part de responsabilité dans cette affaire, je délivrerai ma part de vérité. Je vais par conséquent me livrer à une petite revue de détail en priant ceux qui me lisent de me pardonner le caractère éventuellement fastidieux de l’exercice. 

 S’agissant de Roger Hanin, je peux vous garantir qu’il est de bonne foi. Il est persuadé que tous les socialistes m’ont renié. Beaucoup l’ont fait. Mais s’il me lit, j’espère qu’il se souviendra que cela n’a jamais été le cas de Ségolène Royal. D’une certaine façon même, ce que lui ont fait endurer certains partisans de Strauss-Kahn durant la campagne interne du parti (Cambadélis a beau approcher la soixantaine, il se croit encore chez les Lambertistes, le coup des sifflets au meeting du Zénith, en novembre dernier, quelle tristesse…) aurait du lui montrer ce qu'il en était réellement. Ne m’a-t-elle pas cité comme une référence depuis le début ? Je conseille donc à mon beau-frère de voter Royal. C’est comme ça qu’il pourra le mieux embêter ceux des socialistes qui en ont fait un peu trop en prenant leurs distances avec moi, et qui, ces derniers temps rechignent (c’est une litote, mais je ne veux pas diviser ce qui l’est déjà trop) à soutenir une candidate qui s’inspire de ma pratique. Roger a toujours été entier. Il me revient que le jour de ma prise de fonctions à l’Elysée, le 21 mai 1981, il avait failli causer un scandale au déjeuner parce que le maître d’hôtel lui servait des tranches de foie gras trop grosses. Il s’était aussitôt persuadé qu’on le traitait en nouveau riche, en parvenu, et qu’en le servant ainsi, les laquais jusque là dévoués à Giscard d’Estaing lui signifiaient le mépris qu’ils avaient de ses manières et de sa proximité avec moi. Par la suite, ça s’est arrangé, et croyez moi, il a toujours fait honneur au buffet lors de ses visites ultérieures. Pour ma seconde investiture en 1988, je l’ai même vu se cacher derrière les colonnes de la salle des fêtes de l’Elysée pour s’empiffrer de petits fours et mieux échapper à la surveillance de Christine Gouze-Raynal, son épouse, qui l’avait mis au régime.

 Pour ce qui est de Pascal Sevran, le cas est plus délicat. Comme toujours, il en fait trop. Fort heureusement, on ne m’a pas demandé mon avis sur ses sorties récentes. J’aurais été obligé d’indiquer que je ne pouvais préserver la même qualité d’amitié à son endroit. Il n’est quand même pas obligé de s’afficher dans des réunions publiques aux côtés de Sarkozy, non ? Ca fait un peu opportuniste, et pour tout vous avouer, ça me déçoit. Que Sevran soit de droite, je l’ai toujours su, ça n’est pas le problème, mais s’afficher de cette façon avec un individu qui n’a rien lu, c’est indécent. Je doute que Sevran puisse l’entretenir des œuvres de Bernanos ou de Bataille. Tiens, une journaliste m’avait confié un jour qu’elle avait convié Sarkozy à une émission radiophonique afin qu’il puisse livrer au public ses goûts littéraires. L’entourage avait accepté l’invitation dans un premier temps, puis l’avait annulée quelques jours après. « Vous comprenez, avait-on dit à la journaliste, Nicolas ne lit rien, il n’aime pas ça. Venir chez vous, il serait ridicule ».

 Et puis il y a les intellectuels… Finkelkraut, Bruckner, Gluksmann. J’ai du mal à comprendre le premier. Il fait des phrases qui n’en finissent pas. Je me demande parfois si il n’a pas écrit des discours pour le compte de Rocard. Si j’ai bien compris, on dit qu’il soutient Sarkozy, lui dit que ça n’est pas ça, mais il ne dément pas avec une extrème vigueur. C’est bien embrouillé tout ça. J’ai essayé de démêler le vrai du faux, le possible de l’impossible et finalement, au bout du compte, j’en suis arrivé à la conclusion que l’avis de  Finkelkrault, franchement, on s’en fout.

 Bruckner, c’est comme Enrico Macias, un petit déjeuner avec Sarkozy, et hop ! Rallié. Il a jugé Sarkozy « très courtois et très brillant ». Je m’en tiens là.

 Quant à Gluksmann, il ne faut pas chercher très loin. Il en veut à la gauche entière et à moi-même depuis que j’ai refusé de le nommer ambassadeur à Prague alors qu’il m’en suppliait. A quoi ça tient tout de même… 

 Max Gallo aussi s’est converti. J’aimais beaucoup ses livres autrefois. Je les dévorais vite. Le temps de lire la dédicace, savoir si elle était convenablement rédigée, et puis voilà. Je refilais ça à l’un de mes conseillers pour qu’il lise le reste et me fasse un résumé de vive voix. Cela me permettait toujours de féliciter Gallo pour son dernier roman, citation à l’appui. Je sais que cette petite attention avait le don de lui apporter du réconfort car les critiques ne l’épargnaient pas. Il est vrai qu’elles, elles avaient tout lu.

 Le cas de Bernard Tapie est passionnant. Il paraît que Boorlo, son ami, et conseil juridique à l’occasion, lui a mis en tête que Sarkozy élu, cela règlerait une bonne partie de ses soucis. Borloo a toujours été gentil avec Tapie. Quand ce dernier doit faire une interview au journal d’Antenne 2, il téléphonerait, dit-on, à son épouse, Béatrice Schonberg, pour lui indiquer les questions à poser. C’est pratique. Quand je pense que de mon temps, je n’ai jamais osé faire ça avec Ockrent ! J’ai été bien naïf… Cela étant, j’ai remarqué que depuis que Boorlo se fait prier à soutenir Sarkozy, Tapie est bien silencieux. Ne devait il pas nous faire connaître son choix ces jours-ci ? Je le connais l’animal. Il a du flair. Entre Boorlo qui tâte, et les affaires de Sarkozy qui ne doivent pas lui paraître si bien engagées que cela, il se terre en souhaitant qu’on l’oublie.

 Reste le cas du jeune Georges-Marc Benamou. Vous savez, ce garçon qui prend des dindes bien grasses pour des ortolans rachitiques. Il semblerait que dans les dîners en ville, il se flatte de conseiller Sarkozy. « Et j’ai dit à Nicolas » et « Nicolas m’a demandé de relire son discours »… Si c’est vrai, Sarkozy est fichu. C’est un porte poisse ce Benamou. Il est de notoriété publique que j’ai laissé ce jeune homme raconter partout qu’il avait noué avec moi une relation de confiance. En réalité, c’est Pierre Bergé qui me l’avait mis dans les pattes. Je songeais à un ouvrage de mémoires et j’avais besoin de quelqu’un pour me faire des fiches. A dire vrai, Benamou ne s'était pas révélé très doué pour cette tâche, il est dépourvu de toute rigueur intellectuelle. En revanche, c'était une mine de potins distrayants. Pour le récompenser, je lui ai accordé de signer le livre avec moi. Par la suite, il en a profité pour pondre quelques opuscules à partir de deux ou trois conversations que nous avons eu ensemble. Cela m’a beaucoup étonné de re-découvrir tout ce que j’avais pu lui dire en lisant ses ouvrages. Moi, j’avais le souvenir que nous avions surtout beaucoup parlé des nombreuses qualités de Valérie Kaprisky.

 

Commentaires

C'est un réel plaisir que de vous lire Monsieur le Président. Finalement, avec Desproges dans un autre registre, vous nous manquez beaucoup.

Ecrit par : Phil | 23.03.2007

Après la lecture de ce billet je suis dans un état d'admiration muette (mais non exempte de jubilation).

Ecrit par : antennerelais | 23.03.2007

Continuez, Monsieur le Président, la nature a horreur du vide, vous le comblez. Madame Royal aussi.

Ecrit par : Daniel | 23.03.2007

Bravo !,continuez monsieur le Président !

Ecrit par : Largo | 23.03.2007

A propos d'"une candidate qui s'inspire de ma pratique" (Royal) :

Cavada invité sur Canal il y a quelques jours :

Denisot : Mais Bayrou, il est de gauche, ou de droite ?

Cavada : Il est de droite... il vient de la droite... comme...Mitterrand.

Magnifique répartie.

Un avis, Monsieur le Président, sur la proposition DE GAUCHE (c'te bonne blague) de Ségolène Royal de réformer les retraites par les fonds de pension ?

Monsieur le Président, j'espère que vous ferez demain un papier sur le grand buffet de l'Unef... il y aurait tellement à dire...

Pour finir, je peux témoigner que les sifflets du meeting du Zénith n'ont pas été organisés ni par les Strauss ni par les Fab. Je ne sais pas siffler, mais j'ai été une des 1ères à huer Ségolène à m'en casser la voix. Et cela 5 minutes après le début. Pourquoi ? Et bien, tout simplement parce que jamais je n'avais entendu autant de niaiseries néo populistes (c'est pas de moi, mais c'est très juste) en si peu de temps. Ce n'est que la colère et la honte qui ont "organisé" les cris de révolte face à une candidate "inspirée" comme vous dites, Monsieur le Président...tellement "inspirée".

Ecrit par : Marie-France G. | 23.03.2007

Chere Marie France G,

Les "Strauss", les "fab"? quelle étrange familiarité avec les vocables en usage aujourd'hui dans les cuisines du PS.
Chere marie France, vous voilà socialiste?

Ecrit par : FM | 23.03.2007

;o)

Bravo !
Aujourd'hui, enfin !, vous êtes vraiment vous-même, question méchanceté.
Il n'est guère que Steevie qui manque à votre revue des soutiens du nain maléfique, mais il est vrai que, "de votre temps", il ne sévissait pas encore...

Ecrit par : Clarence | 23.03.2007

Le problème maintenant c'est que les journées me paraissent trop longue... J'attends donc demain avec grande impatience afin de vous lire de nouveau.

Cher tonton, je suis de cette génération née sous votre règne, qui vous a connu président pendant près de la moitié de sa vie. Mon sentiment gauchiste est mort avec vous et avec la compréhension que beaucoup de nos soucis d'aujourd'hui sont dû à vos manquements d'hier.
Je ne voterai pas S.R., plutôt voir Sarkozy président que cette petite bourgeoise qui ne s'assume pas et puis quand on est marié à un idiot pareil depuis tant d'année, c'est louche (porcassin comme j'aime l'appeler, ce mot imaginaire lui va à ravir).
Je sais, je vais en mettre certains en colère, pardonnez moi... J'ai pourtant des parents bien placés dans les hautes sphères d'ATTAC, comme quoi les chiens font parfois des chats.
Enfin, j'espère que vous continuerez à nous donner de vos nouvelles, ça change du discours stupidement faux-cul de tous, de droite comme de gauche...
Au fait, j'aimerais vraiment que M Bayrou soit élu avec M Rocard comme 1er ministre et M Borloo, ce qu'il voudra, j'aime beaucoup son sourire.
C'est stupide et consensuel me direz vous, une vraie politique de bobo diront certains. Bobo ?! non ! Je m'assume moi. Bourgeoise je préfère ;)
Bonne journée à tous

Ecrit par : Shamilda | 23.03.2007

La la la, mine de rien, la voilà qui revient … la chansonééééte.

Désormais, à la fin de ses meetings , Ségolène Royal fait donner la Marseillaise. Hier soir, précisément à Marseille, elle a rappelé, à juste titre, la force symbolique de cet hymne à tous les exégètes de la chansonnette qui en écoutant la Marseillaise n’entendent que des paroles. Il est vrai que de nos jours on est plus habitué à chanter la Marseillaise au Stade de France que devant le peloton d’exécution. Les temps changent. Après tout, le chant des partisans n’est-il pas devenu le morceau favori de la chorale des journalistes d’Europe 1 au Karaoké de fin de meeting de Nicolas Sarkozy. A propos de Partisans, avez-vous vu la manière dont le Service Public a traité les obsèques de cette admirable femme que fut Lucie Aubrac. Reléguée à la rubrique « en bref » entre deux faits divers sordides. Il est vrai qu’en tirant sa révérence au moment ou tant de gens bien-pensants s’interrogent sur la capacité d’une femme à diriger la France elle a accompli un dernier acte de résistance à la bêtise humaine. Quelle classe ! Si vous la croisez, là haut, saluez la bien de ma part et dites lui combien je l’admire. Il devient désormais bien difficile de mesurer la dimension d’un combat quand de nos jour on obtient la légion d’honneur en chantant Bésame Moucho au Crazy Horse Saloon. Les temps changent et les trompettes de la renommée sont de plus en plus mal embouchées.

Pour en revenir à la chanson, je crois me souvenir que, du temps où vous étiez encore de ce monde, à la fin des meetings socialistes, en plus de la Marseillaise l’assistance entonnait une vibrante Internationale. Certes, il ne m’a pas échappé que cette Marseillaise là répond, par anticipation, à l’ex futur Ministre de l’identité Nationale, mais faut-il, pour autant, briser tous les symboles de la gauche ? Que voulez-vous, je n’ai jamais été communiste et bien que ce chant ait été dévoyé par certains régimes totalitaires, il me viens la chair de poule à chaque fois que je l’entend. Allez comprendre pourquoi ! Je devine bien le souci du Directeur de la communication de Ségolène de ne point vouloir effaroucher l’électeur centriste potentiel tant, dans notre monde moderne, le mot « lutte » peut paraître brutal aux oreilles si prudes de la bourgeoisie contemporaine. Par ailleurs, le mot « international » serait tout aussi malvenu dans une campagne électorale pour la Présidence de la République FRANCAISE. Ils sont vraiment très forts ces « communicants » !

Pourtant, si la Marseillaise est un chant de Liberté, l’Internationale est un chant de Libération. Pensez-vous vraiment, qu’aujourd’hui encore, l’un puisse aller sans l’autre ? Au fait, cher François, si vous croisez Lucie Aubrac, pourriez-vous lui demander ce qu’elle en pense.

Ecrit par : héron Gris | 23.03.2007

Monsieur le Président,
je vous lis avec ravissement, retrouvant parmi vos commentateurs des signatures croisées, et appréciées, sur d'autres blogs de qualilté (si, si, ça existe)

j'inscris immédiatement le vôtre parmi mes favoris.

et, de vous à moi, tous ces sexagénaires (ou quasiment), dont vous nous entretenez, sont des microbes aux yeux du monde, d'obscures chiures de mouches que le temps emportera.


Merci pour cette réjouissante galerie de portraits et au plaisir de vous lire à nouveau.

Ecrit par : céleste | 23.03.2007

A bas Mitterrand! A bas Royal, les deux fossoyeurs de la gauche. Certes le premier est lettre, la seconde ne l'est pas, mais cela n'excuse rien. Vive le socialisme et a bas le populisme calotin de Miss Royal!

Ecrit par : Miguel | 23.03.2007

@ Shamilda

Bayrou président nommant Rocard premier ministre ?!
Diable !, il y a de quoi le faire redevenir bègue, ce pauvre Bayrou...
Rocard premier ministre, on a déjà donné. Croyez-moi, trois ans à ne strictement rien comprendre à ce que raconte un personnage qu'on voit quotidiennement dans les gazettes ou à la télévision, c'est difficile.
On en ressort comme essoré.
Demandez donc à FM comment il vécut la chose...

Le sondage du jour donne Bayrou et surtout Sarko en baisse, et Ségolène en hausse.
Au point qu'au second tour, ce serait 50/50.
Les électeurs, malgré les tombereaux de démagogie et de mépris qu'on déverse sur eux, commenceraient-ils à réfléchir ?...

Ecrit par : Clarence | 23.03.2007

Ah heureusement que tonton est là !
Bravo !

Ecrit par : Richard... | 23.03.2007

@ Shamilda,

au fond tout au fond de vous , que reprochez-vous donc à Ségolène Royal ?

j'avoue ne pas bien comprendre le primum movens des réactions épidermiques qu'elles déclenchent , si ce n'est de vouloir redonner une parole au peuple

merci d'une réponse sincère

Ecrit par : Françoise | 23.03.2007

> héron Gris
"Il est vrai que de nos jours on est plus habitué à chanter la Marseillaise au Stade de France que devant le peloton d’exécution."
"Il devient désormais bien difficile de mesurer la dimension d’un combat quand de nos jour on obtient la légion d’honneur en chantant Bésame Moucho au Crazy Horse Saloon."

Comme je vous l'ai dit sous un autre billet vous devriez réunir vos (longs) commentaires dans un lieu distinct (blog par exemple) pour en faciliter l'accès et aussi la diffusion : ils sont d'une qualité fort proche de celle auréolant les billets de FM lui-même. Ce francoismitterrand2007.hautetfort.com est d'une telle qualité qu'un blog "Commentaires à François-Mitterrand-2007" n'aurait rien de ridicule bien au contraire. Bon je dis ça, je vois le côté pratique de l'affaire, mais enfin ce serait ajouter quelque chose au bien commun.

Ecrit par : antennerelais | 23.03.2007

Absolument d'accord avec héron gris, choquée par le traitement et la place réservés dans les média à cette grande dame que fut Lucie Aubrac.

...et nostalgique aussi de l'Internationale dans les meetings

...cependant, il y deux semaines, quand à la fin d'un meeting à côté de reims a résonné Bella Ciao...j'étais ravie, jusqu'à ce je lise ce qu'en avait fait les journalistes..."on peut s'interroger sur le choix de chanson finale 'Bella Tchao', qui signifie littéralement 'Aurevoir la belle', pas vraiment de bon augure" !!

Ecrit par : Olympe | 23.03.2007

Fut un temps où les plus grands acteurs (Yves Montand...) écrivains et intellectuels s'engagaient en politique. Aujourd'hui, les soutiens de Nicolas Sarkozy sont à l'image d'une société dépolitisée et réduite à l'art du spectacle, où la Politique suit le mouvement au lieu de l'initer ; Steevie, Pascal Sevran, Vincent Macdom, Johnny Hallyday, et même Paul Le Guen. J'ai failli oublié le pourtant inoubliable Doc Gynéco.
Il n'y a pas que François Mitterrand qui manque aujourd'hui ; il faudrait aussi Guy Débord pour revenir à une politique non-spectacle.

J'ai écouté les informations radios entre 12h et 14h (cf. Shamilda, Clarence et Françoise) ; sur Europe Pascal Rozès commentait les sondages et les stratégies des candidats, sur France-Inter Dominique Réynié commentait les sondages et les stratégies des candidats. Nulle approche des programmes, et seul Sarkozy est capable par la Grâce de son service de communication (Lagardère, Dassault, Bouygues) d'imposer un thème médiatique ; le ministère de l'identité national choque, mais on ne parle que de ça pendant une semaine.

Ne laissons pas cet individu dangereux - où sa copie moins dangereuse car plus flou du "centre" - devenir président ; même si elle peut faire grincer les dents, tous derrière Ségolène Royal !

Ecrit par : pierre | 23.03.2007

Monsieur le Président,

Je suis un lecteur assidu des propos et considérations que d'une manière que j'espère salutaire, vous êtes proposé de nous dispenser.

Dans cette France troublée et en manque de repères, nous demeurons en permanence citoyens et devenons périodiquement électeurs ; tout comme vous, j'entends par le terme "électeurs" l'ensemble de nos concitoyens auxquels est ainsi donnée l'occasion de ne pas se tromper.

Je connais votre passion passée et, je l'espère toujours actuelle, pour les grands auteurs, écrivains, musiciens et autres artistes, bref pour ceux dont l'oeuvre relève de l'esprit et ennoblit nécessairement le nôtre.

Avant de poursuivre dans mon propos très terrien, permettez-moi de vous faire part de ce qui me taraude : comment faîtes-vous pour connaître tellement de choses sur autant de monde. Sur des personnes dites de droite, d'autres de gauche et sur ceux que vous appelez des intellectuels ?
En musique, l'on peut paraît-il interpréter de belles oeuvres pianistiques avec quatre mains, tout comme en littérature l'on peut écrire avec deux mains et/ou deux têtes, c'est selon.

Pour ma part, j'ai comme l'impression que vous avez décidé de manière divine de confier à plusieurs de vos disciples la mission terrienne de séparer le bon grain de l'ivraie. Et, si mon impression est bonne, vos disciples - plusieurs mains et/ou têtes - s'acquittent parfaitement de cette mission.

Après cette petite diression à mettre sur le seul compte de ma curiosité personnelle, permettez-moi d'en venir à mon propos inspiré par votre message de ce jour.

Je connais votre penchant pour les vrais écrivains et les vrais philosophes, ceux qui "croient aux forces de l'esprit" et dont "l'esprit ne nous quitte pas". De ces formules, vous avez par un choix judicieux fait votre devise pour nous interpeller.

Alors par respect pour ceux qui croient aux forces de l'esprit, épargnez-nous dorénavant les tergiversations des BRUCKNER, FINKIELKRAUT, GLUCKSMANN et acolytes car, et vous le savez pertinemment, sur le terrain de l'esprit qui vous est si cher, ces gens-là sont considérés comme des blasphêmateurs. Et puis, l'on ne peut occuper à la fois l'espace médiatique par définition restreint et l'espace de l'esprit lequel est par définition infini.

Je constate avec tristesse que certains de vos anciens ministres sont très en cour avec certains de ces blasphêmateurs de l'esprit.

Jack LANG, par exemple et pour ne parler ce jour que de lui, après avoir fait ses courses à la maison HERMES sise à Paris, Rue du Faubourg Saint Honoré près de votre ancien domicile, adore papoter à proximité avec Bernard-Henri LEVY.
D'aucuns disent que le même Jack LANG reçoit tel autre blasphêmateur dans sa magnifique maison sise dans le Lubéron où les buffets, abondamment garnis, sont très prisés par le monde journalistico-politico-médiatico parisien.

Mais Jack LANG n'est pas le seul socialiste toujours souriant et bien volontiers ami avec tout le monde, il y en a hélas bien d'autres !

Au fait, Jack LANG (rassurez-vous, je ne lui en veux pas particulièrement, pais il est typique de ...) est-il vraiment l'un de vos meilleurs gardiens du temple ?

Ecrit par : CHAREL | 23.03.2007

@ Olympe
Parce que les journalistes locaux viennent à vos meetings ? Vous avez de la chance ! Nous même pas... Et il faut faire des pieds et des mains pour que la date de nos réunions soit insérée entre le cinéma et l'élection de la miss du département !
Quant à confondre Bella Ciao et Bella Tchao ... ça m'étonne qu'à moitié de la PQR et PHR...

Ecrit par : pierre | 23.03.2007

C'est vrai que nous sommes tout de même relayés par la presse locale, vous savez, en avant dernière page, entre l'horoscope et le programme télé...c'est d'autant plus réjouissant de voir malgrè tout une foule abondante à chaque manifestation...merci le net...mais comment informer tout les "déconnectés" voués à se contenter du journal de 20h de tf1, si peu informés, si bien désinformés ?

Ecrit par : Olympe | 23.03.2007

Ciao Olympe !
Je voudrais simplement préciser à Olympe que "Ciao" en italien signifie aussi bien "au revoir que "bonjour", c'est-à-dire dans notre langue : "salut".

Quant à Bella Ciao, cette chanson populaire de 1943 fut l’un des chants de guerre des partisans italiens communistes dans leur lutte contre le fascisme.
Voici les paroles traduites en Français :

Un beau matin, je me suis levé « O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao ». Un beau matin, je me suis levé Et j’ai trouvé l’envahisseur.

Oh partisan emmène-moi loin d’ici « O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao » Oh partisan emmène-moi loin d’ici Car je me sens mourir.

Et si je meurs, en partisan « O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao ». Et si je meurs en partisan, tu devra m’enterrer.

Tu m’enterreras là haut dans la montagne « O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao » Tu m’enterrera là haut dans la montagne. A l’ombre d’une belle fleur.

Et les gens, qui passeront « O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao » Et les gens qui passeront, ils diront « Oh quelle belle fleur ».

Ca c’est la fleur du partisan « O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao » Ca c’est la fleur du partisan mort pour la liberté... (bis)

Ecrit par : Daniel | 23.03.2007

Très jolie Marseillaise hier soir, surtout la deuxième, entonnée a capella par la foule... L'Internationale en sus ? Pour.
Question d'un citoyen en voie de se rallier : et le SMIC ? La promesse ségoliste n'est-elle pas un attappe-nigauds, dans la mesure où les 1500 euros bruts promis à terme ne font pas plus que l'augmentation annuelle cumulée déjà en vigueur ?

Ecrit par : Olivier B. | 23.03.2007

Monsieur le Président

Puisque nous sommes dans une (belle) campagne, je serais heureux de savoir :

a- ce que vous pensez de la charge de CRS sur des parents, devant des gosses d'école maternelle, pour les empêcher de s'opposer à l'arrestation d'un pauvre grand père chinois qui venait chercher son petit fils à la sortie de l'école...
(voir http://www.changer-le-ps.com/article-6111549.html)

b- comment vous auriez traité cela au cours de vos glorieuses campagnes victorieuses.

Ecrit par : Raphaël Anglade | 23.03.2007

Mon Cher Prédecesseur,

En ce qui concerne Georges-Marc Benamou, puis-je vous prier de lui rappeler que, pour faire des fiches, Nicolas bénéficie déjà du soutien empressé des Renseignements Généraux ?
Donc Georges-Marc devrait se méfier que Benamou et Balladur ne connaissent pas le même destin.

Bien à vous,

Jacques

Ecrit par : Jacques | 23.03.2007

@ Raphaël Anglade (& à tous)

15h.30
De plus en plus fort !
Aux dernières nouvelles, c'est la directrice de l'école maternelle devant laquelle ce grand-père a été arrêté qui vient d'être mise en garde à vue (cf nouvelobs.com et liberation.fr).

Ecrit par : Clarence | 23.03.2007

@ Daniel,

J'étais d'autant plus "outrée" des commentaires de la presse parce que je connais l'histoire de ce chant révolutionnaire italien qui m'emeut à chaque fois que je l'entends, et qu'ils ont délibérément (ou manque de culture ?) choisi de ne prendre que le sens "aurevoir", histoire de "faire de l'esprit" sans même connaître la signification de ce chant et du combat pour la Liberté qu'il évoque...donc cher Daniel, nous sommes d'accord !!

Ecrit par : Olympe | 23.03.2007

Tiens, vous parlez de "Bella ciao" : chanté également hier soir au meeting du Dôme de Marseille. Il est vrai quez ce chant est très connu dans la région. Merci à Daniel pour la traduction de ses magnifiques paroles.

Ecrit par : Olivier B. | 23.03.2007

Bella ciao a aussi servi d'intro au discours de Montebourg en Savoie, à Saint-Pierre d'Albigny, la semaine dernière. Proximité italienne et patrimoine commun de la gauche obligent.

Ecrit par : Pierre | 23.03.2007

@ Française

"au fond tout au fond de vous , que reprochez-vous donc à Ségolène Royal ? "

J'ai avant tout des reproches à faire au parti socialiste. Elle ou un autre n'aurait rien changé, je ne voterai plus pour eux. Il ne faut jamais dire jamais et peut être l'avenir me fera mentir mais c'est forcement un avenir lointain.
Ensuite en ce qui concerne Madame Royal en particulier, j'ai d'abord un problème avec sa personne ou en tout cas avec l'image qu'il nous en est donnée.
Pour commencer sa façon de parler dans les meeting m'exaspère au plus haut point m'empéchant de suivre ses interventions. C'est d'ailleurs une façon de parler forcé puisque qu'ailleurs elle parle tout à fait normalement.
D'autre part son style bourgeoise catho du 16eme fait remonter en moins une certaine repulsion suivie d'une bonne dose de rigolade quand j'entends à la télévision que son compagnon aurait dit "ne pas aimer les riches" le tout une semaine avant que ne soit publié le montant de leur patrimoine commun.
Pour ce qui est de donner la parole au peuple, c'est fort louable mais écouter ne veut pas dire attribuer.
On ne peut pas contenter tout le monde, ça n'a jamais pu être fait, ça ne pourra jamais l'être.
Laisser entre le contraire est totalement mensongé et je trouve que c'est ce quelle fait. A chacune de ses interventions elle annonce qu'un budget sera alloué pour machin, pour bidule, pour truc... Une vraie populiste, comme N.Z. d'ailleurs mais lui à son propre registre.
Bref ils n'auront pas mon vote ni l'un ni l'autre.
Et pour ce que je disais tout à l'heure sur Bayrou et Rocard, c'était évidement une petite provocation. Il n'en reste pas moins que j'apprécie les idées de Bayrou et que j'ai envie de croire que les politiques (ou plutôt une infime minorité) sont capables de laisser de côté leurs querelles de bac à sable pour se consacrer à une tache commune, c'est pourtant simple et c'est ce qu'on leur demande.

Enfin, je m'éloigne. Je ne viens pas ici pour soutenir machin ou truc, juste pour prendre un grand plaisir à lire une belle plume.
Bien à vous (tous). Bon week-end

Ecrit par : Shamilda | 23.03.2007

Mon cher FM,

Moi, je vous soutiendrais toujours et encore
C'est quand vous savez être si incisif et si dur
A pourchasser les renégats et autres impurs
Que je vous sens alors tellement fort

A force de lire chacun de vos billets de braise
Je reconnais là l'art exquis de votre savoir-faire
Vous vous y fûtes si bien exercé naguère
A manier si magistralement la langue française

Assassiner les infidèles de vos répliques déjà cultes
Chatouiller les zones sensibles, provoquer du plaisir
Parmi ceux qui vous aimeront à leur dernier soupir
D'une manière experte de vos douces insultes...

A d'anciens courtisans d'haine de vous insufflés
Cela m'étonne souvent combien vous êtes si gonflé
A savoir toujours si bien tous les remettre en place
A être si dur et si profond tel un vrai pic de glace...

Tendrement votre,
Votre DM qui vous aime

PS : N'oubliez surtout pas de bien nettoyer
Vos lunettes devant votre écran pour lire,
Sinon vous risquez de ne lire que la moitié
De ce que votre retour à l'écriture m'inspire...

Ecrit par : DM | 23.03.2007

quel plaisir Monsieur le Président de vous lire et votre belle férocité. C'est plein d'avantages de ne plus être dans notre mélée et de pouvoir dire ce que l'on pense, n'est ce pas ?

Ecrit par : brigetoun | 23.03.2007

@ Shamilda

Je sais que Monsieur le Président a eu bien du souci avec le Parti socialiste . Je note d'ailleurs qu'il a gagné en 1981 parce qu'il avait refusé de jouer l'alliance séculaire de la SFIO avec le centre. Alliance qui a eu en son temps de funestes conséquences.

Je voudrais citer un témoignage d'une de ses compagnes de route : Yvette Roudy . Elle rappelait que pendant les années 70, les militants socialistes se battaient sans penser qu'un jour , ils seraient au pouvoir et leur militantisme était sincère.

Depuis 81, devenu parti au pouvoir, le PS a changé, il s'est "professionnalisé" et ses hauts cadres ont intégré le microcosme de décideurs. La promotion sociale est devenue quasi impossible au sein du PS. Ils se sont coupés de la vraie vie et le rappel à l'ordre a été terrible en ce 21 avril 2002.

Ségolène l'a compris et a décidé de redonner la parole à tous c'est à dire de rendre aux citoyens une partie du pouvoir qui leur a été confisqué. Elle a été la première a présenté son projet et il n'y a aucune surenchère juste de la pédagogie.

Elle dit juste "voila mon projet : l'égalité pour tous avec une parole pour chacun dans un projet collectif . Mais attention il y aura des droits mais aussi des devoirs."

Monsieur le Président , également en butte a des critiques injustes , avait coutume de dire que "même s'il avait traversé la Seine a pied sec, il se serait trouvé quelqu'un pour dire qu'il ne savait pas nager"

Pour ma part je suis très heureuse de cette rupture que veut Ségolène et je me demande si ce n'est pas ce microcosme de décideurs qui, actuellement, est en train de crier au loup.

Merci de votre franchise

Ecrit par : Françoise | 23.03.2007

Monsieur le fantôme,

je constate, avec stupeur, qu'il reste quand même encore, au troisième millénaire, des nostalgiques du premier président de la République issu de l'extrême droite.

Dont acte.

Mais, moi qui suis encore de ce monde, j'ai des interrogations très terre à terre. Alors, je me permets de demander, à vous qui êtes si proche de Dieu (à moins que....) et donc de la Vérité Absolue, que diable a SR contre le port du string ? Et si elle est élue, ma chère et tendre compagne devra t'elle les abandonner, quand bien même son magnifique fessier s'en trouve transcendé ?

S'il le faut.... Pour la France.... Mais quand même !?

Bon week end et mon meilleur souvenir à qui vous savez.

Ecrit par : Patrick | 23.03.2007

Mon cher Président,

Il en est un dont vous ne parlez pas, bien qu'il n'est pas officiellement pris le parti M. Sarkozy mais qui n'en pense pas moins (à se souvenir les propos qu'il tenait lors des primaires du Parti Socialiste...), je veux parler de ce Sénateur auvergnat Charasse.
il me serait agréable de connaitre votre sentiment au sujet de ce personnage.

Je vous quitte, mais il m'a été d'un grand interêt de vous lire.

Ecrit par : no pasaran | 23.03.2007

Papa ?

Ecrit par : J-C. M. | 23.03.2007

"Le cas de Bernard Tapie est passionnant."

Vraiment, Monsieur le président ?
Le zélé et diligent préposé du service postal de la compagnie Charon qui nous transmet vos messages se serait-il fourvoyé et aurait-il pris étourdiment quelques feuilles de la presse dite de caniveau pour les messages que vous lui faites tenir à notre attention.

Vous ne pouvez avoir écrit cela. Que le misérable m'as-tu-vu dont les sordides exploits coûtèrent leur emploi à tant de personnes dont la gauche est censée défendre, sinon améliorer, la condition sociale et ruinèrent nombre de petites entreprises vous ait ,un temps- celui où son impudence de margoulin et de truand incorrigible ne vous avait pas encore alerté - intéressé et paru apte à rehausser votre crédit auprès d'un public crédule, soit.
Mais ici et aujourd'hui, jaloux encore du respect que vous persistez à croire dû à votre mémoire vous ne deviez pas évoquer ce détestable individu.
Peur-être vous était-il revenu à la mémoire ce qu'il se disait des calamiteux déboires du petit chevalier d'industrie parmi les plus simples des gens de gauche: " On lui fait des ennuis parce qu'il est issu d'un milieu modeste !"
C'est là une de vos plus impardonnables impostures à lui et à vous.
Il n'y eut guère de grandes et belles âmes parmi votre entourage. Celles que vous y aviez attirées furent des dupes.

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 23.03.2007

" … séparer le bon grain de l'ivraie ".

Voyons, Charel ! Je suis sûr que notre hôte aurait préféré : " séparer la paille du grain " …

Ecrit par : Bernard Langlois | 23.03.2007

C'est vrai, monsieur Le Président que vous devriez saluer, Lucie Aubrac de notre part.

Ecrit par : sarah | 23.03.2007

Monsieur le Président,

Vous peignez les miniatures d'un geste trés sûr. Votre étude de Tapie est remarquable. Il est certainement un barométre sarkozien trés fiable.

J'admire l'intelligence, le courage et la résolution de Ségoléne Royal. Votre éléve douée du premier septennat doit vous remplir de fierté. Quel chemin parcouru!

La lecture de vos propos quotidiens est un véritable enchantement. Merci.

Ecrit par : juju | 23.03.2007

Cher Observatoire,

A vous lire chaque jour, je constate combien l'hiStoire de France continue de maintenir votre plume qui me fût souvent ennemie en alerte...

Ecrit par : FM | 23.03.2007

Chère Françoise,

Je salue votre dévouement à la cause De Royal. Vous la défendez bien.

Ecrit par : FM | 23.03.2007

Ce blog est rare et délicieux. Je vais me régaler jusqu'au 6 mai pour le moins ...

Ecrit par : LEO | 23.03.2007

Salut tonton, donne le bonjour à tes amis Pétain Papon et Bousquet !

Ecrit par : Le bobo | 23.03.2007

Cher nautonier de l'Achéron,

Votre message me comble et votre méprise m' honore et m'intrigue .
Mise en abîme des mystères !
Hélas obscur et fort éloigné des palais et des offices de la presse suis-je.
Abandonnez les hypothèses et cheminons encore.

La citation que vous avez pu lire est authentique dans son fond, aussi exacte que possible dans sa forme.

Le message de Pierre sur les accointances du pouvoir et de la Compagnie des histrions m'a enchanté .
Ah la leçon de sagesse prodiguée et l'appel au réalisme lancé un certain soir dans les lucarnes par Yvo Livi !..
Simone Signoret y aura cru jusqu'au bout. Lui...

J'ai vainement cherché pour illustrer le propos de pierre le texte d'une chanson de Jean Ferrat dont le seul fragment de vers qui me revient disait " Faudrait voir à pas confondre les starlettes et....".Ou était un texte véhément de Léo Ferré ?
Je vous propose quelques autres couplets de Ferrat. Ils peuvent encore servir , seule les deux derniers vers sont presque complètement anachroniques. Faut-il s' en réjouir ou le déplorer?!..

Jean Ferrat
Pauvres petits c...

On parle de vous sans cesse
De vos opinions
Vos voitures vos maîtresses
Vos clubs en renom
Vous avez pour vous la presse
La télévision
Vous vous dites la jeunesse
Pauvres petits c...
Vous vous dites la jeunesse
Pauvres petits cons

Fils de bourgeois ordinaires
Fils de Dieu sait qui
Vous mettez les pieds sur terre
Tout vous est acquis
Surtout le droit de vous taire
Pour parler au nom
De la jeunesse ouvrière
Pauvres petits c...
De la jeunesse ouvrière
Pauvres petits cons

Vos guitares vos idoles
Et vos James Bond
Je m'en contre-foutrai comme
De colin-tampon
Si celui-ci que l'on berne
N'prenait pour de bon
Vos vessies pour des lanternes
Pauvres petis c...
Vos vessies pour des lanternes
Pauvres petits cons

Quand le temps de vos colères
Quand vos contorsions
Ne seront plus qu'éphémères
Et vieilles illusions
Fils de bourgeois ordinaires
Pour qui nous savons
Vous voterez comme vos pères
Pauvres petits c...
Vous voterez comme vos pères
Pauvres petits cons

Je n'partirai pas en guerre
Contre vos moulins
Si à la prochaine guerre
Le fait est certain
Qui se f'ra casser la gueule
Pour vos opinions
C'est encore nous ma parole
Pauvres petits c...
C'est encore nous ma parole
Pauvres petits cons

Si votre papa fait mine
De couper les fonds
Si vos petites combines
Ne tournent plus rond
Si votre moi vous chagrine
Plus que de raison
Il y a des places en usine
Pauvres petits c...
Il y a des places en usine
Pauvres petits cons

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 23.03.2007

Un lien vers le texte de la chanson recherchée serait le bienvenu.
Merci

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 23.03.2007

http://www.paroles.net/chansons/19842.htm

Ecrit par : J-C. M | 23.03.2007

En lisant les commentaires d'aujourd'hui, sauf quelques-uns, je me dis ceci : quand la France et les Français en auront fini avec l'introspection de leur nombril, ils pourront enfin songer à mettre un pied devant l'autre pour aller de l'avant !

Ecrit par : Helmut K. | 23.03.2007

Ségoléne:
"Je serai la présidente de la République de la France métisse."
Comment ne pas l'aimer?

Ecrit par : juju | 23.03.2007

"N'omettez jamais de citer vos sources" (Marcel Conche)

Donc voici la source de mon précédent post:

http://sroyal.skyblog.com/2.html

in "Les jeunes ne sont pas un problème: ils sont la solution !"

Ecrit par : juju | 23.03.2007

La lignée de Joseph Prudhomme n'est pas éteinte.

Le vide sentencieux comble les lacunes de la pensée.

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 23.03.2007

Georges Brassens

Le temps ne fait rien à l'affaire

Paroles: Georges Brassens. Musique: Georges Brassens 1961


Quand ils sont tout neufs
Qu'ils sortent de l'œuf
Du cocon
Tous les jeunes blancs-becs
Prennent les vieux mecs
Pour des cons
Quand ils sont d'venus
Des têtes chenues
Des grisons
Tous les vieux fourneaux
Prennent les jeunots
Pour des cons
Moi, qui balance entre deux âges
J'leur adresse à tous un message

Le temps ne fait rien à l'affaire
Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d'la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan

Vous, les cons naissants
Les cons innocents
Les jeun's cons
Qui n'le niez pas
Prenez les papas
Pour des cons
Vous, les cons âgés
Les cons usagés
Les vieux cons
Qui, confessez-le
Prenez les p'tits bleus
Pour des cons
Méditez l'impartial message
D'un type qui balance entre deux âges

Le temps ne fait rien à l'affaire
Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d'la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 23.03.2007

Bah, évoquer les tribulations et les ego de ces gens... c'est du badinage ! Tiens donnez-moi plutôt des nouvelles d'un de vos soutiens. Je l'ai rencontré dans un entrepôt sordide, humide, où la besogne était harassante. Il y a un peu plus de 25 ans. Un ouvrier de 62 ans, avec une salopette verte et un petit ventre, et la mine radieuse. Le seul, je crois. Il attendait la publication des décrets de la loi qui fixait la retraite à 60 ans : il savait qu'il avait gagné trois ans de sa vie.

Normalement l'élection de Ségolène Royal ne devrait pas susciter tant de bonheur. Mais le sait-on ? La partie adverse, et les médias aussi, mettent tant d'application à se présenter sous un jour détestable, qu'on finira bien par s'enthousiasmer de leur faire la nique. Un peu comme aux éléphants !

Ecrit par : Lucas Clermont | 23.03.2007

Bah, évoquer les tribulations et les ego de ces gens... c'est du badinage ! Tiens donnez-moi plutôt des nouvelles d'un de vos soutiens. Je l'ai rencontré dans un entrepôt sordide, humide, où la besogne était harassante. Il y a un peu plus de 25 ans. Un ouvrier de 62 ans, avec une salopette verte et un petit ventre, et la mine radieuse. Le seul, je crois. Il attendait la publication des décrets de la loi qui fixait la retraite à 60 ans : il savait qu'il avait gagné trois ans de sa vie.

Normalement l'élection de Ségolène Royal ne devrait pas susciter tant de bonheur. Mais le sait-on ? La partie adverse, et les médias aussi, mettent tant d'application à se présenter sous un jour détestable, qu'on finira bien par s'enthousiasmer de leur faire la nique. Un peu comme aux éléphants !

Ecrit par : Lucas Clermont | 23.03.2007

Evoquer Mitterrand pour essayer d'aider Ségolène, je crois pas que se soit une bonne idée.
Bon allez je vous laisse car y a une drole d'odeur par ici...
...Ca y est j'ai la gerbe !

Ecrit par : Pidji | 23.03.2007

Comme disent les anglo-saxons " you make my day"!
C'est toutjours un plaisir de vous lire. Au moins 2 fois par jour, je passe voir s'il y a un nouveau message.

Longue vie sur le web, M. Le Président.

Sabine W.

Ecrit par : Sabine W. | 23.03.2007

Votre style, François, fut toujours agréable à lire. Mais en politique, on a vu surtout votre cynisme, et cela n'a pas fait de vous un homme d'état, hélas.

Quant à SR, elle est plate intellectuellement, et finalement aussi dangereuse que Sarkozy. Non pas tant pour ses hésitations ou ses erreurs à répétition, chacun en commet (elle plus que d'autres), mais par son totalitarisme coupeur de têtes ; rappelez-vous :
http://www.dailymotion.com/video/xtkrl_royaldiffamation

Ecrit par : nerol | 23.03.2007

@ nerol
Ségolène est transfigurée par rapport à il y a dix ans, elle irradie littérallement, elle est au sommet de son épanouissement humain et continue d'ailleurs de monter en puissance (elle sera je pense au top à la veille du premier tour) : il est tout simplement ridicule d'aller chercher des archives vieilles de 10 ans. Autant remonter à ses années de collège : bien que excellente élève il devrait être possible de dénicher le témoignage à charge de tel professeur, pour "insolence" peut-être...

Ecrit par : antennerelais | 23.03.2007

Sans doute est-ce un effet de l’évocation de ce génial Enrico Macias dans le billet de FM, mais je trouves que les blogueurs de ce jour sont très inspirés par la chanson ; la Marseillaise, l’Internationale, Bella ciao, Ferrat, Ferré, Brassens … Pour ma part, j’ai beaucoup aimé le meeting où l’entrée de Ségolène Royal a été accompagnée par la chanson de Cali « c’est quand le bonheur ». Vous savez : c’est quand le bonheur, c’est quand le bonheur, … pa pa pa pa pam … Pour le reste, je confirme à Helmut K. qu’il est extrêmement dangereux de se déplacer en mettant un pied derrière l’autre tout en se regardant le nombril.

> antennerelais

A l’attention de antennerelais tout en le remerciant de sa grande indulgence, je viens de me débrouiller pour trouver un coin de net où déposer ma modeste prose. Vous trouverez ça à l’adresse suivante :
http://www.leslaunes.com/reflexions/reflexions-en-vrac.htm

Ecrit par : héron Gris | 23.03.2007

Bravo héron Gris, il serait bien de rajouter les dates, et aussi peut-être un lien pour chaque texte de façon à pouvoir retrouver la source ici-même ?

PS. J'ai envisagé un moment la possibilité que vous soyiez un sosie ou une sorte de double de FM lui-même, mais apparemment non.

Ecrit par : antennerelais | 23.03.2007

A l'attention de Héron gris:
Au risque de heurter votre modestie, je trouve vos billets alertes et pleins d'esprit. Quelle admirable trouvaille que ce bessonmètre!
SR la face lumineuse de FM

Ecrit par : juju | 23.03.2007

ouh la la, y en a du monde ici d'un coup ...
je préfèrais le temps où nous étions que quelques uns à discutailler avec notre feu président !

et puis, ce soutien à Royal, c'est un peu vulgaire cher Tonton ;-)

avec l'âge, vous avez perdu votre vacuité !

mes hommages à Observatoire, toujours aussi passionnant ...

et deux bises à ma MFG adorée !!!!

pourquoi Me Vergès ne vient pas ici, au moins je serais totalement en famille ;-)

Ecrit par : Lancelot | 24.03.2007

Il me tardait de me lever pour venir lire votre analyse de l'actualité
Mais rien de plus qu'hier soir
Certains renaclent parce que Ségolène parle d'"identité nationale"
Mais certains ne réalisent pas que Ségolène devra se positionner comme Présidente de la France même si la France est une petite partie du Monde
Qu'en pensez-vous, Monsieur le Président?

Ecrit par : esined zirip | 24.03.2007

@ Lancelot
"ce soutien à Royal, c'est un peu vulgaire cher Tonton ;-)"

Je pense que le Président n'est pas insensible à l'étonnant charme nouveau émanant depuis un an de Ségolène Royal, au presque invraisemblable épanouissement dont elle fait preuve, et le plus étonnant est qu'elle n'est pas encore au bout de sa démarche : lorsqu'elle sera intrônisée en lieu et place du Président son ancien Maître (qui le restera toujours pour une part), il sera peut-être prudent de se munir dans un premier temps d'un équipement spécial (un peu comme lors des éclipses solaires), pour se protéger d'un rayonnement qui risquerait d'être un peu trop violent au début pour certains. Comme disait Sollers, c'est le monde entier qui sera alors à ses pieds, transi d'admiration !

Je pense qu'une telle épopée méritait, on le comprend bien, le retour amical du Président. Il est probable d'ailleurs que son dernier message sera écrit au lendemain du 2ème tour (inutile de préciser encore une fois l'issue de ce scrutin : Il sait, Lui).

Ecrit par : antennerelais | 24.03.2007

Tonton est revenuuuuuuuuuuuuu...

Je viens même de le retrouver en vidéo !

http://www.brunocandida.com/?Bruno_Crise

Dans un autre genre que ce blog je viens de découvrir ce site (http://www.brunocandida.com) à la mode "campagne présidentielle", très bien fait.

Ecrit par : Shamilda | 27.03.2007

 

22.03.2007

Bayrou et Gandhi, Sarkozy et son labrador

Je me suis toujours considéré comme libre. Libre à l’égard des forces d’argent, libre à l’égard des « gaullistes », libre à l’égard de la presse, des Etats-Unis, de Brejnev, de TF1 et même des… socialistes. Aujourd’hui comme hier, je dis ce que je veux, je fais ce que je veux, comme je le veux, au moment où je le veux. Croyez-moi, être en accord avec soi-même, je ne connais pas de meilleur bulletin de santé, et si je me livre à cette petite précision, ce jour, c’est que je redoute que certains, à gauche, ne se méprennent sur le sens de mon retour. Ils seront, comme toujours, surpris.

 Je persiste : François Bayrou est un homme dont on doit souligner la force de caractère. Il est venu à bout de son handicap en faisant preuve d’une détermination implacable. J’ai toujours pensé que dans la galerie des dirigeants centristes, c’était le plus prometteur. Je l’ai dit en son temps, mais à l’époque, plus personne ne m’écoutait. Avouez qu’il une autre allure que cet affligeant Méhaignerie ou ce pauvre Barrot. Cela ne m’empêche pas de penser que ce qu’il propose aux français est absurde sur le plan politique, pas plus que cela ne m’empêche de dire à Ségolène Royal que le meilleur moyen de lui reprendre des voix, ça n’est pas de dire qu’il est de droite, les français s’en fichent, c’est de parler plus fort que lui contre Sarkozy.

 Encore un mot sur Bayrou, je sais un fait dont personne ne vous entretient et je vous le livre puisque je suis ici pour cela : ce centriste a eu un passé de « hippie ». Oui, je dis bien  « hippie ». Il a été proche de Lanza del Vasto, le fondateur pacifiste de la communauté de l’Arche, une sorte de groupe inspiré des ashrams de Gandhi. Ecrivain, poète et militant anti-nucléaire, c’était un gentil illuminé, qui a flirté avec le gauchisme sans le savoir, et qui s’est illustré dans les manifestations contre l’installation d’un camp militaire dans le Larzac. Croyez-moi, les adeptes du personnage ne ressemblaient pas au jeune Devedjian de l’époque (celui-là, je lui ai toujours trouvé des faux airs de Jean-Claude Brialy en plus méchant, non ?), qui voyageait sans se séparer de ses barres de fer et souliers cloutés.  Fidèles à l’enseignement de Gandhi, Del Vasto et ses amis aimaient les fleurs et la nature. Bayrou l’a beaucoup fréquenté à une époque, et il y a quelques années, il savait évoquer sa relation avec ce personnage avec beaucoup d’émotion. La terre, la nature, l’harmonie de l’univers, les cheveux longs… C’est assez farce de se dire que le fossoyeur de Méhaignerie-Barrot a été un adepte de Gandhi.

 On me dit que Nicolas Sarkozy joue au « président » depuis plusieurs années. Il n’y a pas si longtemps, par une belle journée de juin, des visiteurs du ministre de l’Intérieur ont eu la surprise de le voir équipé d’un labrador noir avec lequel il s’esbaudissait dans les allées du petit jardin de la place Beauvau. Ces mêmes visiteurs ont ensuite été conviés par leur hôte à une conversation au coin du feu, dans les salons du ministère, afin d’évoquer les questions du moment et se délecter d’un bon thé chaud accompagné de délicieux petits gâteaux. Nicolas Sarkozy portait un pull-over un peu fatigué et un pantalon de velours. Il parait aussi qu’il mettait en garde les impétrants désireux de caresser son labrador : « Attention, il mord assez facilement », tandis que la pauvre bête, visiblement peu à l’aise avec toutes ces têtes inconnues, posait sa tête bienveillante sur les genoux des uns et des autres afin de démontrer qu’elle n’était pas la proie de tentations carnassières. A un moment, sans doute était-ce là l’effet recherché, les participants à cet étrange cérémonial ont fini par se dire que décidément, Sarkozy ressemblait à qui vous savez et que décidemment, avec son labrador féroce mais dressé, son pull un peu fatigué et son pantalon de velours, sa cheminée et son feu, son thé et ses petits gâteaux, sa conversation et sa France, décidemment, oui, il était bien le successeur annoncé. C’est là que l’un des convives est sorti de la séduisante torpeur où le plongeait habilement le ministre. Et il a fini par se dire que le chien, passe encore, mais que le pull, le velours, la cheminée, le feu, le thé, les gâteaux, tout cela en plein mois de juin, c’était, tout bien réfléchi, et même pour ressembler à qui vous savez, assez ridicule.
 

Commentaires

La création de ce blog a été annoncée au journal de 8h de France-Inter ; je crois que seul L.Jospin avait eu droit au même honneur lors de la création du sien.
La barre de fer de Devedjan, était-ce pour la marche à pied ou bien en cas de rencontre avec les socialistes ?

Ecrit par : Pierre | 22.03.2007

La barre de fer, c'est pour monter à Solutré, voyons! Ca se voit que vous ne connaissez pas ce sympathique Devedjian!

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | 22.03.2007

Devedjian ? Sympathique ? Voilà deux mots qui ne vont pas bien ensemble, pas bien ensemble (sur l'air de Michelle des Beatles)

Ecrit par : Pierre | 22.03.2007

L'information a même été donné à 2 reprises sur l'antenne de France Inter ce matin.
Les paris sont ouverts: Georges-Marc BENHAMOU

Ecrit par : Kader | 22.03.2007

Mon très cher président, (ça fait un drôle d'effet de vous écrire)

C'est bien d'avoir changé votre style... parce que vos bouquins ... pardon... quel mal de tête, ils m'ont donné.

La vue est apparement imprenable de la haut,
et votre gsm est toujours branché rue de solférino, mais qu'en est il du QG de nicolas, est ce que ça grenouille un peu ?

Le petit nicolas joue au président, mais est ce qu'a l'instar du livre de goscinny, il a attaché son père au poteau de torture des indiens ?

Ecrit par : parigot | 22.03.2007

L'information a même été donné à 2 reprises sur l'antenne de France Inter ce matin.
Les paris sont ouverts: Georges-Marc BENHAMOU

Ecrit par : Kader | 22.03.2007

Le ministère de l’information frappe fort.

La météo politique est en train de changer. Le violent orage de brêle qui s’abattait sur le pays depuis quelques semaines est en train de se dissiper. L’UDF, ce petit ruisseau paisible qui se jette dans le fleuve UMP, est en train de regagner son lit, pardon, je voulais dire son berceau. Au passage, sa crue médiatique aura inondé un peu sa rive gauche et beaucoup sa rive droite sans faire de victime, ce dont tout le monde se réjouit. Il faut bien dire que les périodes de crue ne sont pas propices aux changements de rives. Et puis, depuis que système d’alerte météorologique a été mis en place, la prudence s’impose et dès que le niveau orange est atteint tout le monde reste chez soi. Désormais tout rentre dans l’ordre et les gens du milieu vont pouvoir à nouveau taquiner la truite et le goujon.

Ce matin, deux sondages annoncent une importante baisse de François Bayrou dans les intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle. Au même moment, la radio d’Etat (France Inter) nous rebat les oreilles en affichant une vision totalement différente des intentions de votes qui donnerait Nicolas Sarkozy largement en tête devant François Bayrou qui devancerait Ségolène Royal. Après enquête, nous apprenons que ce sondage a été réalisé auprès d’un échantillon représentatif de la population … auxerroise !!! Ainsi, après avoir modifié le mode de scrutin en organisant un second tour entre le premier et le troisième, le service de propagande de la radio d’Etat va encore plus loin en réduisant le territoire électoral à un sous ensemble représentatif de la droite pour mieux instiller l’idée fallacieuse selon laquelle le peuple de gauche n’existerait plus dans notre beau pays.

Très cher François, C’est pour quand les radios libres et indépendantes ?

Ecrit par : héron Gris | 22.03.2007

Oh, Monsieur le président, quel remarquable prise à contre-pied des lecteurs de votre aimable médium et laudateurs encore si nombreux semblerait-il de votre personne et de votre grand oeuvre.
Ou, alors,exquise perfidie bien conforme à votre tempérament ?...
Votre talentueux et malicieux scribe se gardera bien de nous éclairer.Ainsi conserve-t-il le sel des petits mystères piquants dont il parsème ses chroniques.
Les partisans du balourd de Gascogne en seront tout attendris, ils ne se poseront pas la question de savoir ce qu'il pourrait en être de la contenance de l'illuminé des causses et des avens en présence des successeurs d'un Poutine ou d'un Busch. Encore plus que par le passé notre diplomatie indiffère nos concitoyens.
Cher confident de notre oncle à tous vous n'avez pas vécu avec un labrador, ou alors il vous échut quelque specimen d'un caractère hors normes: nul animal domestique n'est moins agressif que lui. Glouton et rétif à tout amendement dans le domaine des bonnes manières de la gamelle et de l'attente patiente de l'heure des repas, oui, et il faut bien du talent et une patience au très long cours pour le policer . Notre nerveux petit président-né n'avait guère à craindre.
Grand merci cher révélateur des méditations d'outre-tombe
d' avoir choisi d 'éléver aujourd'hui le ton de vos
confidences. Les ragots divertissent fort et nous ne pouvons nous défendre de les goûter sans réserve ni retenue. Nous n' en sommes pas toujours très fiers, petits labradors que nous sommes incapables de résister à la tentation de sauter sur la table de la cuisine de notre maîtresse aussi bien pour dérober le somptueux gigot que pour chaparder le petit restant de brie desséché et racorni!

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 22.03.2007

> Kader
"Les paris sont ouverts: Georges-Marc BENHAMOU"

Benhamou est un vendu sans talent véritable.
J'avais pensé à Jean-Louis B. mais je ne le vois pas invité par Sarkozy au coin du feu.

Ecrit par : antennerelais | 22.03.2007

Mais enfin qu'est-il question d'"AIMER" nos dirigeants !!! Sommes-nous des chiens couchants pour nous vautrer dans cette adoration abjecte
Il serait peut-être utile que ceux qui savent nous renseignent un peu sur ce que l'objet de cette infecte vénération dont il est question sur ce blog pouvait bien en penser.
Que des rescapés de la "Grande Armée" eussent gardé jusqu'à la mort une incommensurable fierté de ce qu'ils avaient vécu cela s'entend. Cela n'a probablement pas été le cas pour tous
les survivants mais nous devons admettre que celui qui fait de vous le héros d'une épopée peut revendiquer votre immense reconnaissance.
Celui qui vous a promis une petite amélioration de votre condition sociale , au demeurant généralement pas si
misérable ( je ne parle pas des véritables damnés, ceux-là n'ont jamais eu le loisir ni encore moins l'aveuglement de cultiver l 'espérance en le chef du parti des petits bourgeois )
n'aura jamais eu le mauvais goût ni le manque d'esprit de désirer autant.

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 22.03.2007

Belle plume "jardins de l'observatoire" j'avoue avoir un grand plaisir a lire ce blog et ses commentaires divers et variés.

Certes le petit monde de "don nicolas" auprès de son chien et de sa chère cécilia, carressant l'un et flattant l'autre ou le contraire, n'est pas des plus passionnant, mais j'aime bien livre le loft sur ce site.

Au fait Monsieur le président, ne donnez pas le nom de votre dactylo, on y perdrai trop.
Ou alors une fois la campagne fini. Je pari pour Elkabach ou Duhamel, j'ai éliminé steevy du fait des références historiques.

Au fait pour les jardins de l'observatoire, il me semble que debré n'a pas poursuivi en son temps et que pesquet a démenti la participation de FM, parce qu'a ce jeu pourquoi ne pas ressortir les boulin, les debroglie, les ballets roses, les leclerc de hautecloque, les bokassa, les clearstream, les gaymard, et il m'en manque deux ou trois ...

Ecrit par : parigot | 22.03.2007

Merci parigot, vous me rassurez, je craignais d'être importun ici et de lasser.
Par miracle (cela durerat-il?) ce blog est une petite perle rare et apparemment unique ignorée des fâcheux et des malappris.

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 22.03.2007

> Kader & antennerelais
"Les paris sont ouverts: Georges-Marc BENHAMOU"

Un ancien membre de cabinet ministériel plus porté sur le mitterrandisme que le royalisme ? Quelqu'un a des nouvelles de Fabius ? ;)

Ecrit par : Pierre | 22.03.2007

Ha, on s'y croirait, c'est presque ca ...
Un peu de nostalgie .....
Au fait, vous avez le haut débit là haut ?

Ecrit par : Pascale | 22.03.2007

C'est inepte, président, mais ça peut marcher.

Quel bonheur de vous avoir découvert, tout de même. Je n'en ai pas dormi de la nuit.

Ridicule vanité, j'en conviens. Personne ne saura.

Saluez ma tante là-haut, la digue de Wissant a cédé. Il n'y a pas loin de la mer au tombeau.

Ecrit par : RA | 22.03.2007

Alors Président, quid de votre vieux copain Battisti ? La Doctrine ? Il vous faut réagir à cette actualité sans délai! Soyez sans crainte, on ne vous jugera pas. Vous ne pouviez pas savoir son passé. Comme celui de Bousquet.
Non vraiment il serait inconvenant de vous le reprocher.

Ecrit par : Olivier | 22.03.2007

Mon cher FM,

Cela fait quelques jours maintenant que je vous lis
Et je peux vous dire que mon petit coeur revit
Vos écrits et votre plume me manquent tant
Les mois passent, je ne les compte plus avec le temps...

Je vous devine à travers vos mots
Et en aucun cas seul dans votre bureau
Petit cachottier au ton impertinent
Vous prenez possession d'un esprit
Qui vous est abandonné et reconnaissant
Pour tous nous sortir de l'ennui...

C'est ainsi que vous m'aviez conquise
Et qu'à vous, je me suis promise...
De vous suivre où que vous alliez
De vous soutenir et de vous pardonner...

Tendrement, votre DM

Ecrit par : DM | 22.03.2007

Mon Cher Prédecesseur,

Content d'avoir de vos nouvelles et que vous ayez - comme nous en étions convenus - enfin ouvert votre blog.
J'ai également le mien, que je vous recommande : Le Blog du Chi.

Bien à vous,

Jacques

P.S. : Ne vous inquiétez pas, je surveille tous ces petits jeunes, afin qu'ils ne nous cochonnent pas l'Élysée.

Ecrit par : Jacques | 22.03.2007

Parigot, pour l'affaire de l'Observatoire cela commence à s'effacer des mémoires.Brouillard du crépuscule?
FM a toujours beaucoup oeuvré pour que tournent les boutiques des polémistes, pamphlétaires, rédacteurs du Canard et autres feuilles de moindre renommée.
Richesse du personnage...
Les affaires que vous évoquez sont beaucoup moins plaisantes, certaines ont été promptement oubliées ( à une vitesse proportionnelle au nombre d 'acteurs impliqués et à la diversité de leurs origines politiques ?).
Pendant encore un mois ceux que cela sert ou intéresse vont brasser les réminiscences , inépuisable fonds.
Sur la question du scandale en politique qu'il me soit permis de conseiller la lecture d'un ouvrage peu connu de Marcel Aymé , "Silhouette du scandale", dont les aperçus assez déroutants ne peuvent manquer d' amuser et de séduire.

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 22.03.2007

Bonjour Monsieur le Président,
il doit y avoir du monde là haut et pourtant, vous êtes le seul à daigner nous passer un petit bonjour. Nous n'avons plus de nouvelles ni du général, ni de Pompidou.
Je ne sais pas si vous discuter de l'accueil de vos successeurs mais on dirait que vous n'êtes pas pressé de recevoir Giscard.
Je crois qu'on ne devrait pas vous imposer les successeurs que vous recevrez d'où la nécessité, comme vous le faites, d'influer sur le sort du scrutin.
Imaginez-vous le paradis des Présidents Français recevant Royal ou Sarkozy? Ce ne serait pas convenable et je comprends que de tels compagnies pour l'éternité puissent transformer votre paradis en enfer...

Ecrit par : Yassine | 22.03.2007

Une plume aussi élégante et spirituelle pourrait bien être celle de Philippe Sollers.

Ce blog est un délice.

Ecrit par : juju | 22.03.2007

C'est toujours un régal de vous lire!
Longue vie sur le net.

Ecrit par : Sabine W. | 22.03.2007

Quand le sphinx ne sera plus sphinx ce blog perdra une (infime, mais tout de même) partie de son charme. Donc restez mystérieux, monsieur le Président.

Ecrit par : fanny | 22.03.2007

Cher Kader,

Je suis d’accord avec Fanny. Laissons à ce blog cette part de mystère et de douce spiritualité laïque qui en font son charme, sa saveur et tout son intérêt. Surtout méfiez-vous de que l’on raconte sur France Inter. Vous savez, ils ne sont pas tout à fait neutres sur cette radio. Pour preuve, laisser entendre que le doigt, si fin et savoureux, qui tape sur le clavier de ce blog pourrait être celui de G.M. BENHAMOU relève du blasphème. En tout cas, cette notoriété soudaine semble montrer que ce blog commence à déranger. Je sens que cela va devenir palpitant.

Ecrit par : héron Gris | 22.03.2007

Avez-vous remarqué, cher Tonton, que le petit Nicolas n'est pas le seul à jouer au président avec vos attributs vestimentaires, labrador compris ? Bayrou itou, que j'ai vu paré d'une écharpe rouge, lors de son intervention sur la guerre du Darfour retransmise sur LCI ..
Longue vie à votre blog si passionnant et juste, le seul que j'aurai envie de lire désormais, depuis que je l'ai découvert par hasard il y a 5 minutes à peine, moi qui les fuis d'ordinaire

Ecrit par : dee | 22.03.2007

Bien injustes êtes-vous avec P. Devedjian! Croyez-vous qu'un pays se gouverne avec des benêts, des jocrisses et des gobe- mouches?
Il faut quand même quelques malins ne croyez-vous pas!
Ceux-là sont plus amusants généralement.
De l'autre catégorie nous en fournira abondamment l' homme de la glèbe.
"Bayrou, le trou d'air" titrait la dernière chronique de son blog
Christophe Barbier.
Petit impertinent !

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 22.03.2007

@ Kader

Suggérer que c'est Georges-Marc Benhamou qui tient ce blog ne semble guère sérieux...
D'abord, si Benhamou savait écrire, depuis le temps, ça se saurait...
Et puis ne murmure-t'on pas que Benhamou, ces temps-ci, est plutôt sarkozyste ?
Jusqu'à relire, dit-on, les discours du nain (ou plus exactement ceux d'Henri Guaino, qui semble en être le véritable auteur).
Alors que notre FM ressuscité, quant à lui, semble très ségoliste (mais peut-être n'est-ce que par mépris pour ce qu'est devenu "son" PS...).

Fanny et Héron Gris ont raison ; ne cherchons pas qui a emprunté l'identité de FM.
Qui sait ? Peut-être le dira-t'il lui-même avant la fin...

Ecrit par : Clarence | 22.03.2007

Post-Scriptum

Cher FM, la citation que vous avez mise en exergue sur votre page d'accueil me chiffonne un peu.
Car il me semble me souvenir que lors de cet adieu télévisuel, vous nous aviez en fait dit "Je crois aux forces de l'esprit ; je ne vous quitteRAI pas".

Peut-être avez-vous jugé que mettre la deuxième partie de la phrase au présent serait une preuve supplémentaire que vous êtes bien de retour, mais je trouve qu'en la laissant au futur, et en donnant à cette phrase, du coup, un pied de plus, on en rend la musique plus belle...

Bien à vous.

Ecrit par : Clarence | 22.03.2007

Ce blog nous manquait.

L'esprit, les savoirs, la plume: je vote Philippe S.

Comment trouvez-vous ces gens qui, trouvant que Ségolène Royal n'est pas assez à gauche, décident de voter à droite ?

Ecrit par : Pierre D | 22.03.2007

A la question de Pierre D :
"Comment trouvez-vous ces gens qui, trouvant que Ségolène Royal n'est pas assez à gauche, décident de voter à droite ?"

Je répondrais :
"Soit ils n'ont aucun sens de l'orientation, soit ce sont des menteurs car ils ne donnent pas la bonne raison."

Amicalement

Ecrit par : Helmut K. | 22.03.2007

C'est à dire votent Bayrou, les malheureux?!

Ecrit par : Matins tristes | 22.03.2007

Pétition pour s'opposer à l'extradition de Battisti ici :

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=45009#sp4...

Ecrit par : Marie-France G. | 22.03.2007

Qui peut vous avoir côtoyé, écrire aussi bien, être intelligent, connaître autant de détails croustillants sur tout ce qui a fait la vie politique Française de 1981 à nos jours et en même temps avoir tant d'humour ?

Nombreux sont ceux qui pourraient se croire appelés au banquet mais bien peu seraient en fait élus.

Pour Erik Arnoult tapez 1
Pour Jacques Attali tapez 2

En tous cas c'est passionnant.



PS : Maintenant que vous savez, Monsieur le Président, vous pourriez nous éclairer ...

Ecrit par : François | 22.03.2007

Tiens, je verrai bien la patte de Jean-Louis Bianco

Ecrit par : Tadzio | 22.03.2007

Pour ceux qui ont une idée mais ne veulent pas que soit levé le voile ... tapez 3

Ecrit par : fanny | 22.03.2007

M. Observatoire, je réagis bien tard à l'un de vos commentaires: rassurez-vous, et continuez à orner cet espace de vos commentaires; je lis avec autant de plaisir les saillies mitterandiennes et vos ajouts horticoles.

Ecrit par : A. Pinay | 22.03.2007

(je tape 3)

Ecrit par : A. Pinay | 22.03.2007

Monsieur le président

je ne sais si vous avez encore une petite influence sur notre terre, mais pouvez-vous demander à France Inter de ne pas prendre ses auditeurs pour des lapins de six semaines ?

En effet , encore toute ensommeillée et le nez dans mon bol, j'ai entendu comme d'autres que Bayrou était en passé devant Ségolène dans un sondage ... fait à Auxerre ... avec un Nicolas Démorand encore plus subtil dans la manipulation que ne l'était Stéphane Paoli . Quel choc, dès potron-minet!

Pouvez-vous leur demander de faire la même chose à ..... Rennes ou Nantes ou La Rochelle ? après tout c'est une radio publique .

Cela me permettra de prendre mon petit-déjeuner dans la quiétude matinale

Ecrit par : françoise | 22.03.2007

Je tape 3 aussi.

Ecrit par : Pierre | 22.03.2007

Cher FM,

La lecture de vos posts m'enchante! Pourriez vous écrire un peu plus?

Merci infiniment

Madame Bä

Ecrit par : chaoba | 22.03.2007

Quel délice ! Jusqu'où irez-vous ?
Je tape 3 finalement ... Un peu de mystère de temps en temps. Si Segolene gagne, il se dévoilera tout seul ... si elle perd, il s'en retournera dans sa tombe ...

Ecrit par : lemouss | 22.03.2007

Quel succès, quel enthousiasme, quelle clairvoyance ! Cela me rappelle Messine...

Ecrit par : C. Benjamin | 22.03.2007

A Pierre D. :
Ce sont là gens de droite, assurément.

Envisageons un scénario (tout est possible) pour le second tour:
Ségoléne, LePen.

J'ai idée que les masques tomberaient, à droite, et que Ségoléne, certes largement vainqueur, ne bénéficierait pas d'un plébiscite chiraquien (pour l'honneur des gens de gauche) comme il y a cinq ans.

Ecrit par : juju | 22.03.2007

De là-haut (car vous y êtes bien sûr...) entre deux balades avec Lucie Aubrac avez-vous pris le temps de regarder l'affiche de campagne du tout petit candidat (ce n'est pas sa taille bien sûr qui est en cause mais son humanité, sa culture, tout chez lui est petit...) elle ne vous rappelle rien? Là aussi il a voulu s'inspirer de vous...Et le tout petit candidat a tout faux bien sûr, là où vous apparaissiez rassurant sur un fond rural si Français, il trône, angoissant, dominant un espace vidé de ses hommes, lui, tout seul dans une France exangue, nue, dont tous les habitants ont été karchérisés comme nous dit sa dernière victime en date l'ex recteur de Lyon....Avec le tout petit candidat tout est possible surtout le pire....Mais vous veillez Président...
Au fait, je tape 3 bien sûr et ne les écoutez pas tous ceux qui vous cherchent un "nègre", vous avez toujours écrit vos discours vous-même!

Ecrit par : Artemisia | 22.03.2007

Bonjour, j'ai découvert une étrange fiction qui parle d'une dictature née en 2007, à sa tête un certain roza sky (après une lutte avec evil pine, rapport avec le programme de seg de villepinte ?) Cela fait froid dans le dos... parle de chasse aux déviants etc.

http://morne.free.fr/celluledessites/INFINI/Infini.htm

Apparement c'est extrait d'un fanzine appelé l'oeil de la réalité et qui ne semble pas dénué de bon sens...

http://morne.free.fr/celluledessites/OeilZinE/index.htm

Ecrit par : robo meyrat | 22.03.2007

Merci M. A. Pinay , seriez-vous aussi de St-Chamond ? ville un peu triste mais avec le Pilat pas loin et ses G.R qui conduisent
jusqu'à l' Aigoual près de ces Causses où méditait le jeune béarniais.
Question hippies, personnellement je préférais les belles nordiques blondes qui se foutaient de tout sauf de l'amour!..
mais le vrai, pas l'éthéré, pas le désincarné, pas celui des "maîtres" à l'usage des petites idéalistes évanescentes ( ces gars-là ont toujours ce qu'il faut pas loin, les fidèles c'est bon pour le ménage, la cuisine et le racket des parents pour faire vivre la communauté).
Ca ne devait pas être le genre chez Del Vasto ( encore un avec lequel on nous a bassinés un moment. L' Occident honteux a toujours en un faible coupable pour ces fakirs ! ).
Bref "ni gauche ni droite" ( lui ce n'est pas le genre ni Dieu, ni maître qui vous mène tous droit à de fâcheuses extrémités) c'était déjà un bon petit cave dans sa jeunesse. On comprend qu'il veuille maintenant jouer les hommes, voire carrément le parrain ( quand tu considères DSK en contrepoint tu trembles pour lui!).

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 22.03.2007

Je tape 3 itou ...
:o)

Ecrit par : Clarence | 22.03.2007

Ce "bloggeur" a le meme francais ampoule et besogneux que feu Mitterrand. C'est troublant. Mitterrand dicterait-il vraiment de l'au-dela?

Ecrit par : Miguel | 22.03.2007

De St Chamond je suis plutôt Ravachol. Mais l'âpreté des aciennes villes minières m'emplit d'effroi, je préfère la grisaille parisienne.
D'ailleurs, M. Mitterrand, je prends vos réflexions pour ce qu'elles sont: celles d'un vieux filou comme on n'en fait plus.

Ecrit par : A.Pinay | 22.03.2007

@ Françoise

Le sondage fait à Auxerre, quelle rigolade !
Tout ceci au prétexte que "Auxerre est la ville qui vote comme la France"...

Sondage exclusif fait ce soir dans mon appartement, "l'appart qui vote comme la France" :
- le second tour opposera Ségolène Royal à Olivier Besancenot.
- et pour l'heure, au second tour, c'est du 50/50...

Ecrit par : Clarence | 22.03.2007

La ville minière c'était St-Etienne , St-Chamond "était" industrielle ( textile, sidérurgie), une de ces villes qui avec Montchanin ont ( Creusot-Loire) connu le "début de la fin" de l 'industrie française dans la deuxième moitié des années 70 (Creusot-Loire - Giat plus récemment etc, etc... )avec toute la vallée du Gier.
L'âpreté du décor est compensée par la bonhommie et le naturel des gens et leur accent encore plus prononcé que celui des stéphanois et par la proximité des paysages de la Hte-Loire puis de l'Ardèche.
Mais va convaincre un parisien!

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 22.03.2007

Controverse capitale pour l'avenir de ce blog : il y a eu au moins une mine de charbon à St Chamond, mais je vous concède que ce ne fut pas son activité principale. J'ai eu quelques affinités avec la société Creusot-Loire qui avait acheté de vieilles usines dans le coin, blablabla.
Vivement le billet de demain, que ce débat éreintant s'aplanisse.

Ecrit par : A.Pinay | 22.03.2007

Pan sur le bec pour moi donc et à demain . "Il" nous parlera peut-être de la vraie gauche, de Buffet à Charivari; quand même il leur doit bien ça, surtout au PC qu'il a si bien roulé dans la farine (Marchais tu nous manques aussi; il leur foutrait une trouille aux petites présentatrices de maintenant !).

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 22.03.2007

Et Bousquet, vous le fréquentez toujours la haut?
Si tant est qu'il ait des permissions de sortie de là où il est (et où vous n'êtes manifestement pas, au désespoir de beaucoup qui voyaient en vous l'incarnation du Diable lui-même).

Et votre ami Georges Dayan était-il au courant de vos relations suivies avec René Bousquet, qui, en 1942, lui aurait volontiers acheté un aller simple vers le néant ?

Et finalement, qu'est ce qu'il en pense maintenant Georges Dayan?

Ca m'interesse vraiment.

Zgur

Ecrit par : Zgur | 22.03.2007

Tiens , pour en finir avec les dévastés et autres gourous ,un qui était croquignolet encore avant c'était Gurdjieff.
Pauwels en était fondu, Vladimir Fédorovski lui consacre un chapitre dans l'un des ses récents livres "Le roman de la Russie insolite".
Gurdjieff c'était une autre clientèle, femmes du monde , industriels etc... Ce type là il t'aurait foutu le patronat du CAC 40 aux patates et à la corvée de bois en Sibérie!..
On ne sait plus s'amuser.

Ecrit par : Observatoire(jardins) | 22.03.2007

j'ai oublié de préciser que je tape 3 bien sûr,le jeu n'est pas de savoir qui ni pourquoi.°°°°°°

Ecrit par : chaoba | 22.03.2007

Coin du feu :

A votre avis Mr le Président, lequel de vos très proches collaborateurs devenus amis a pu déclarer :

"Je suis très ami de Nicolas Sarkozy, (...) si il est élu, la France aura un président respectable."

Si vous avez trouvé tapez 2 ...

Pennez vous cela pour une trahison, pour de l'opportunisme pragmatique ou pour une profession de foi sincère et réfléchie ?

Ecrit par : françois | 22.03.2007

@ Clarence

merci pour cette bonne nouvelle quand au résultat de "l'appart qui vote comme la France" ,
je vais pouvoir boire ma tisane avec bonheur et aller dans les bras de Morphée en pleine sérénitude ....

Ecrit par : Françoise | 22.03.2007

Mon Cher Président,

Vos propos finement aiguisés évoquent pour moi une scène de "Il était une fois dans l'Ouest". Jusqu'à la fin du film, Franck Beauregard (Fonda) s'interroge sur l'identité de "L'Harmonica", ce vengeur qui lui tourne autour sans jamais annoncer la couleur.
Et Beauregard de répéter "Who's this guy?".

La même question vous va comme un gant. Le mystère, cher François (je puis me permettre?), est votre arme la plus absolue. Mais quand vous lâchez l'info, je me régale. Nul n'écrit plus comme vous. Jacques sait-il seulement tenir un stylo et ne pas dépasser de la marge pour peu qu'il écrive?

Vue depuis mon 38e parallèle, la France me semblait vouée inexorablement à Lagaffe et autres zombis babillards qui occupent TF1. Je constate qu'il n'en est rien et je vous félicite d'avoir su ne pas nous lâcher.

En tout cas, je ne vous lâche plus. Merci.

Ecrit par : JCP | 22.03.2007

3 aussi, bien sûr.

Ecrit par : Louise | 22.03.2007

Un blog!
Mon dieu! c'est cela que j'aurais du faire au lieu de m'éreinter à ecrire cette fichue constitution!

Ecrit par : valerie-giscard-d'estaing-2007 | 22.03.2007

Même mort, il ne nous laissera pas tranquille le sagouin !

Ecrit par : Michel Rocard | 23.03.2007

Je tape 1

Ecrit par : valdo lydeker | 23.03.2007

Monsieur le président certains rapportent que vous auriez dit quelques temps avant de mourir : "Suivez François Bayrou, il sera président de la République."

Alors ? Vous l'avez dit ou pas ?
Je pense évidement que vous allez nous dire que non.

Ecrit par : Shamilda | 23.03.2007

@Shamilda
Même lors du passage fatiditique, je crois savoir, que le Président n'a jamais tenu de propos stupides.

Ecrit par : Louise | 23.03.2007

cher Président,
vous avez l'âge de mon père, et je reconnais la référence à Lanza del Vasto, le pacifiste taant admiré de mes parents . Désolé ede relever un anachronisme : ce miltant, qui était largement votre aîné, n'a pas attendu le Larzac des années 70 pour devenir célèbre ! C'était le hippie sans frontières de vos vingt ans...

Bravo pour ce blog !

Ecrit par : fanchon | 24.03.2007

 

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